Surveillance: l’État français est-il en guerre contre les Français ?

Voltairenet.org, Par Jean-Claude Paye

La loi de programmation militaire française étend les pouvoirs des Armées à la « la prévention de la criminalité ». Ce faisant, elle abroge, sur le modèle de ce qu’ont fait les États-Unis après le 11-Septembre, la distinction classique entre défense et sécurité intérieure, entre armée et police. Du coup, elle soumet les citoyens français à un régime de surveillance autrefois réservé à des agents d’une puissance étrangère.

Lire la suite: http://www.voltairenet.org/article182979.html

Le gouvernement secret, ou la constitution en crise

« Le gouvernement secret », PBS.

Cette vidéo est extraite d’un documentaire de 1987, où le présentateur américain de la chaîne PBS, Bill Moyers, soulève la question de l’existence d’un gouvernement secret en mettant en lumière les nombreux réseaux qui pourraient y être reliés: politiques, économiques, services secrets, etc. Un autre terme employé pour y faire référence est celui de « gouvernement de l’ombre » [shadow government], un terme qui indique l’existence d’une conspiration qui agit en marge du pouvoir officiel.

« Le gouvernement secret est un réseau fermé de fonctionnaires officiels, d’espions, de mercenaires, d’ex-généraux, de profiteurs et de super-patriotes qui, pour une variété de motifs, opèrent en dehors des institutions légitimes des gouvernements. Les présidents ont recours à eux quand ils ne peuvent pas gagner le soutien du congrès ou de la population, créant ce pouvoir sans surveillance tant redouté par les professionnels de notre constitution. Imaginez que le rêve de William Casey soit devenu réalité. Supposez que l’entreprise ait grandi jusqu’à devenir une organisation super-secrète, auto-financée, auto-perpétuée. Imaginez qu’ils décident seuls d’assassiner Gorbachev ou le leader de l’Afrique du Sud. Est-ce que le président pourrait les contrôler? Et qu’en serait-il si le président devenait l’ennemi public n°1 de l’entreprise — qui le saurait? qui aurait pu dire non?… » (Bill Moyers, PBS)

Aujourd’hui, on peut se demander si le rôle de la NSA, dans la surveillance quasi-totalitaire des communications de la planète, peut s’apparenter ou non au pouvoir d’un gouvernement secret: la NSA, comme l’a souligné Edward Snowden dans sa première interview, peut espionner n’importe qui dans le monde, n’importe quel leader politique de la planète, y compris le président des Etats-Unis. La NSA peut accéder à n’importe quel type de communications, n’importe quel contenu crypté ou non-crypté, sans véritable contrôle de la justice, et de ce fait, la NSA acquiert un pouvoir de contrôle humain et de contrôle sur la société entière.

Nous reposons à notre façon les questions de Bill Moyers: Et si des espions de la NSA, ou d’une agence partenaire de la NSA, aux Etats-Unis ou à l’étranger, décident d’assassiner un leader politique, un militant écologiste ou un défenseur des droits de l’homme, qui pourrait s’y opposer? Qui pourrait le savoir à l’avance, alors qu’il n’y a quasiment aucun contrôle sur les données stockées par les agences de renseignement? Le pouvoir quasi-totalitaire de la NSA sur les communications de la planète met-il en péril la démocratie? Des gouvernements ont-ils pu être déstabilisés grâce à ces informations? Si la NSA était infiltrée par une société secrète, cela pourrait-il aider un gouvernement secret à prendre le contrôle de la démocratie?

Transcription complète du documentaire PBS sur le gouvernement secret: http://www.wanttoknow.info/050423secretgovernment

L’ONU soutient le droit à la vie privée à l’ère numérique

1er novembre 2013: Le droit à la vie privée à l’ère du numérique (pdf)
Document A/C.3/68/L.45: http://www.un.org/ga/search/viewm_doc.asp?symbol=A/C.3/68/L.45

26 novembre 2013: Extrait du communiqué de l’ONU
« Le projet, approuvé sans vote, aurait l’Assemblée générale demande aux États membres de revoir leurs procédures, des pratiques et de la législation sur la surveillance des communications, de leur interception et la collecte des données personnelles, y compris la surveillance de masse, en vue de faire respecter la droit à la vie privée en assurant la mise en œuvre pleine et effective de toutes les obligations pertinentes en vertu du droit international des droits de l’homme »
https://www.un.org/News/Press/docs/2013/gashc4094.doc.htm

18 décembre 2013: Extrait du communiqué de l’ONU
« 55 projets ont été adoptés sans vote, y compris un texte sur la question émergente de la vie privée dans le cyberespace. Aux termes de ce texte, intitulé Droit à la vie privée à l’ère numérique, l’Assemblée a établi, pour la première fois, que les droits de l’homme doivent prévaloir quel que soit le support, et donc la nécessité d’une protection à la fois en ligne et hors ligne. »
http://www.un.org/News/Press/docs//2013/ga11475.doc.htm

19 décembre 2013: « L’Assemblée générale soutient le droit à la vie privée à l’ère numérique » (Centre d’informations de l’ONU)
http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=46780&Cr=privacy&Cr1=#.UuY15PZKHLF

11 février 2014: Soutenez « le jour où nous nous défendons » contre la surveillance massive

The day we fight back

Communiqué « The Day We Fight Back » Against Mass Surveillance

A l’intention des médias – 10 janvier 2014
Contact US: Blair FitzGibbon 202-503-6141
(traduction: Hello@LesChatsCosmiques.net)

Pour commémorer le décès tragique d’Aaron Swartz, les principaux groupes Internet et les plateformes en ligne [Mozilla, BoingBoing, l’Electronic Frontier Foundation, Reddit, etc.] s’unissent pour organiser une journée militante contre la surveillance du net par la NSA.

Afin d’honorer la mémoire de Swartz et de célébrer l’anniversaire de la suspension du SOPA, cette mobilisation est intitulée « The Day We Fight Back [Jour de Riposte] »

Washington, DC – Une large coalition  de groupes activistes, de sociétés et de plateformes en ligne prévoient d’organiser le 11 février une journée mondiale de mobilisation activiste à l’encontre de l’espionnage de masse pratiqué par la NSA. Intitulée « The Day We Fight Back (Jour de Riposte)», cette journée activiste a été annoncée le 10 janvier, à la veille de la commémoration du décès tragique d’Aaron Swartz, technologue engagé. Cette contestation lui est doublement dédiée car elle vise également à célébrer une victoire à laquelle il a contribué, à savoir la suspension du Stop Online Piracy Act (SOPA) il y aura deux ans ce mois-ci.

Les participants incluent à ce jour Access, Demand Progress, l’Electronic Frontier Foundation, Fight for the Future, Free Press, BoingBoing, Reddit, Mozilla, ThoughtWorks,. D’autres devraient rejoindre le mouvement et nous invitons des millions d’internautes, américains et citoyens du monde, à exercer des pressions sur les législateurs pour mettre fin à la surveillance généralisée.

Le 11 janvier 2013, Aaron Swartz a mis fin à ses jours. Aaron avait un esprit brillant et inquisiteur qu’il avait consacré à l’étude des moyens et des finalités de la technologie via ses écrits, ses recherches et son art. Avant sa mort, il se focalisait notamment sur les questions d’activisme politique en soutien aux libertés civiques, à la démocratie et à la justice économique.  Aaron avait impulsé et guidé le mouvement qui finit par vaincre le Stop Online Piracy Act en janvier 2012. Ce texte de loi aurait détruit l’Internet tel que nous le connaissons en bloquant par exemple l’accès aux sites qui autorisent les contenus générés par les utilisateurs – à savoir l’un des fondements clés de la dynamique d’Internet.

Cofondateur avec Aaron Swartz de l’organisme Demand Progress, David Segal  a déclaré « Aujourd’hui, l’espionnage exercé en masse par la National Security Agency représente la plus grande menace ayant jamais pesé sur les libertés des internautes et d’une manière plus générale sur la société. Si Aaron était toujours de ce monde, il serait sur la ligne de front pour riposter contre des pratiques qui visent à saper toute possibilité d’échange et d’engagement entre êtres humains libres ».

Selon Roy Singham, le président de la société ThoughtWorks qui employait Aaron avant son décès: « Aaron nous a montré qu’être un technologue au 21e siècle signifie agir et prendre des mesures afin que les technologies ne soient pas retournées contre les intérêts publics. Il est plus que temps que la tribu des technologues s’unissent à l’échelle mondiale pour mettre un terme à la surveillance généralisée »

Pour Josh Levy, de Free Press: « Depuis les premières révélations l’été dernier, des centaines de milliers d’internautes se sont unis en ligne ou hors ligne  afin de protester contre les programmes de surveillance de la NSA. Anticonstitutionnels, ces programmes ne portent pas seulement atteinte à nos droits fondamentaux de nous connecter et de communiquer en privé, ils frappent au coeur même des fondements de la démocratie.  Seul un large mouvement d’activistes, d’organisations et d’entreprises pourra convaincre Washington de restaurer ces droits ».

Le directeur d’Access Brett Solomon ajoute qu’ »Aaron pensait en termes de systèmes. Il savait qu’un Internet libre et ouvert représente un prérequis crucial pour préserver nos sociétés libres et ouvertes. Son esprit nous guide dans notre détermination à surmonter les menaces qui pèsent sur ces libertés. Le 11 février prochain, nous nous élèverons contre la surveillance de masse ».

En cette journée d’action, la coalition et les activistes qu’elle représente passeront des appels et enverront des e-mails aux législateurs américains. Les propriétaires de sites web installeront des bannières encourageant leurs visiteurs à lutter contre la surveillance tandis que les employés de sociétés technologiques exigeront de leurs employeurs qu’ils fassent de même. Les internautes sont pour leur part encouragés à créer et diffuser des mèmes et avatars de médias sociaux reflétant des demandes similaires.

Les sites et internautes qui souhaitent participer à cette action peuvent visiter TheDayWeFightBack.org et s’inscrire pour être tenus informés des derniers développements. Des mises à jour seront régulièrement publiées d’ici la journée d’action prévue le 11 février.

Qui: Access, Demand Progress, Electronic Frontier Foundation, Fight for the Future, Free Press, The Other 98%, BoingBoing, Mozilla, Reddit, ThoughtWorks – et de nombreux autres à nous rejoindre.

Quoi: Une journée d’action à l’encontre de l’espionnage de masse en l’honneur d’Aaron Swartz et de la suspension du SOPA.

Quand: 11 février 2014

Comment peut-on soutenir le mouvement ? :
1.    Visitez TheDayWeFightBack.org
2.    Inscrivez-vous pour indiquer votre participation et pour recevoir les dernières informations.
3.    Inscrivez-vous pour pouvoir installer des widgets pour sites internet afin d’encourager vos visiteurs à lutter contre la surveillance.
4.    Utilisez tous médias sociaux utiles pour souligner votre participation.
5.    Créez et diffusez tous mèmes, outils, sites dédiés et autres idées à même de souligner votre participation, sensibiliser votre entourage et encourager les autres à faire de même.

Source: https://thedaywefightback.org/

Texte traduit par Les Chats Cosmiques
http://leschatscosmiques.tumblr.com
http://www.scoop.it/cosmikats
https://twitter.com/cosmikats

Un expert soupçonne Apple et la NSA d’installer des logiciels espions dès la fabrication de l’iPhone

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RTS.ch, 01.01.2014, 21h21

Apple dit ne jamais avoir donné accès au contenu des iPhones à la NSA (voir la vidéo)

Le fabricant informatique américain Apple a assuré mardi qu’il n’avait « jamais travaillé avec la NSA », l’agence de sécurité des Etats-Unis, pour lui donner accès aux données contenues sur ses iPhone.

Réagissant à des informations de presse, le fabricant informatique américain Apple a assuré mardi  ne jamais avoir travaillé avec l’agence de sécurité des Etats-Unis (NSA) pour lui donner accès aux données contenues sur ses iPhone.

« Apple n’a jamais travaillé avec la NSA pour créer une porte dérobée dans ses produits, y compris les iPhone », déclare le groupe à la pomme dans un communiqué. « Nous ne sommes pas au courant du programme incriminé de la NSA qui viserait nos produits », a-t-il ajouté.

« Accès total »

Lors d’une conférence de presse en Allemagne, un expert informatique, Jacob Applebaum, a affirmé que le programme « DROPOUTJEEP » de la NSA permettait à l’agence d’intercepter les messages SMS, d’avoir accès aux listes de contacts, de localiser un téléphone, d’accéder à la messagerie vocale et d’activer le micro et la caméra d’un iPhone.

Des documents en ce sens, auxquels a réagi Apple, ont été publiées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

ats/afp/jvia

Source: http://www.rts.ch/info/monde/5496943-apple-dit-ne-jamais-avoir-donne-acces-au-contenu-des-iphones-a-la-nsa.html

Hollande et le PS s’en prennent de nouveau à « l’anonymat sur Internet »

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 15h42 | Par Martin Untersinger et Damien Leloup

The hackerLa lutte contre l’anonymat sur Internet fait son grand retour. Après Harlem Désir, lundi 16 décembre sur BFM-TV, c’est François Hollande, en recevant le même jour le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a pris pour cible « la tranquillité de l’anonymat sur Internet ».

Ecouter: Hollande au Crif: « Lutter contre la tranquillité de l’anonymat sur Internet »

« Nous travaillons avec Jean-Marc Ayrault (…) pour éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé », a déclaré le président. Pas plus que le premier secrétaire du Parti socialiste, ce dernier ne dit pas s’il envisage, comme le sénateur Jean-Louis Masson en son temps, une loi pour limiter l’usage du pseudonymat et de l’anonymat sur Internet.

Cette question semble revenir dans la bouche des décideurs dans la même forme que lors de sa dernière incursion dans le débat public. Pourtant, les termes du débat n’ont pas beaucoup changé.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/17/hollande-et-le-ps-s-en-prennent-de-nouveau-a-l-anonymat-sur-internet_4335593_651865.html

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