« Nous ne devons pas confondre l’ordre international avec celui des Etats-Unis »: le ministre russe de la Défense répond à son homologue américain

RT, 12/09/2016

220px-official_portrait_of_sergey_shoigu_with_awardsLes États-Unis confondent l’ordre international avec celui qui [serait] « américain », a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, remettant en question les politiques de Washington. Cela vient en réponse aux accusations d’Ash Carter selon qui Moscou veut éroder les principes de l’ordre international.

Dans la déclaration, Choïgou a fait remarquer que de nombreuses interventions dirigées par les Etats-Unis ont, en réalité, contribué aux problèmes de sécurité que la communauté internationale doit actuellement affronter.

« Ce sont les Etats-Unis, aux côtés de leurs partenaires occidentaux, qui ont été constamment en train de détruire les fondements du monde existant, en commençant par la Bosnie, le Kosovo jusqu’à l’Irak et la Libye ».

Lire la suite: https://www.rt.com/news/359115-carter-american-order-shoigu/

Des câbles WikiLeaks révèlent que Paul Manafort, le directeur de campagne de Trump, était une source secrète de l’ambassade américaine en Ukraine

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/760111699936550912 Voir la liste des documents: https://search.wikileaks.org/?query=manafort&exact_phrase=&any_of=&exclude_words=&document_date_start=&document_date_end=&released_date_start=&released_date_end=&include_external_sources=True&publication_type[]=6&publication_type[]=2&new_search=False&order_by=most_relevant#results

Une société chinoise a promis 2 millions de dollars à la Fondation Clinton en 2013

CBS News, Julianna Goldman, le 16 mars 2015

bill_hillary_clintonUne enquête de CBS News a découvert qu’au moins une société étrangère ayant des liens étroits avec son gouvernement a fait de généreux dons à la fondation dirigée par Bill, Hillary et Chelsea Clinton.

Depuis sa création, la Fondation Clinton a investi des millions chaque année pour le travail dans la lutte contre le sida et l’autonomisation des femmes, mais sa récente remontée des dons de gouvernements étrangers a soulevé des questions au sujet d’une influence potentielle sur Hillary Clinton, alors qu’elle se prépare à l’élection présidentielle .

La fondation a recueilli au moins 42 millions $ [provenant] des gouvernements étrangers – et selon une analyse par CBS News – au moins 170 millions $ [provenant] d’entités et d’individus étrangers.

Un donateur – Rilin Enterprises – a promis 2 millions de $ en 2013 à la dotation de la Fondation Clinton. La société est un conglomérat chinois privé dans la construction et le commerce, dirigé par le milliardaire Wang Wenliang, qui est également un délégué au parlement chinois. Les documents publics montrent que l’entreprise a dépensé 1,4 million $ depuis 2012, en lobbying auprès du Congrès et du Département d’Etat. La société est propriétaire d’un port stratégique le long de la frontière avec la Corée du Nord et est également l’un des entrepreneurs qui ont construit l’ambassade de Chine à Washington.

Ce contrat est un lien direct avec le gouvernement chinois, selon Jim Mann, qui a écrit plusieurs livres sur les relations de la Chine avec les Etats-Unis.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.cbsnews.com/news/chinese-company-pledged-2-million-to-clinton-foundation-in-2013/

Sur le même sujet: http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/les-dons-etrangers-a-la-fondation-clinton-exposent-hillary-aux-critiques_1670488.html

« Les Saoudiens subventionnent les pires élements de l’islamisme radical » (John Rick MacArthur)

Dans un débat de France24 sur le terrorisme aux Etats-Unis, des experts et des journalistes évoquent notamment le problème de « l’alliance malsaine » des Etats-Unis avec l’Arabie Saoudite. « Aux Etats-Unis, il n’y a qu’un seul lobby arabe, musulman, qui compte, c’est le lobby saoudien », d’après l’analyse de John Rick MacArthur.

Pour se préparer à rejoindre les guerres américaines, le Japon démantèle la liberté de la presse

Freedom of the Press Foudation, le 10 décembre 2015, Par Jon Mitchell

800px-Shinzo_Abe_with_Obama_laughing_2014En 2010, le Japon a été classé #11 à l’index Reporters sans Frontières de la liberté de la presse mondiale. En Février 2015, ce nombre avait chuté à #61 – et l’année prochaine, il sera probablement encore plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le Premier ministre Shinzo Abe et son Parti démocratique libéral se sont lancés dans une guerre d’usure contre les libertés de la presse au Japon.

Les agressions ont inclus: l’intégration des néo-nationalistes à des postes clés de la chaîne de diffusion publique, NHK; la profération de menaces voilées contre des réseaux de télévision dont la couverture critique du gouvernement pourrait leur coûter leur licence de radiodiffusion; et l’acusation envers un journaliste allemand – qui avait écrit à propos du révisionnisme historique du Premier ministre [Shinzo] Abe – d’avoir accepté un pot de vin en provenant de la Chine.

Cette semaine, David Kaye, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, a été programmé pour une visite à Tokyo – un voyage qui aurait attiré l’attention internationale sur la répression des médias par le gouvernement japonais. Mais au dernier moment, les responsables du gouvernement japonais ont annulé son voyage affirmant qu’ils étaient trop occupés pour le rencontrer.

Le LDP [Parti Libéral-Démocrate] est particulièrement soucieux d’éviter un examen de la loi sur les secrets d’État qu’il s’est précipité de faire passer au parlement à la fin de 2013.

800px-Abe_Bush_Heiligendamm_G8_2007_002La loi donne libre cours au gouvernement japonais de classer comme secret d’État toute information relative à la sécurité et à la diplomatie – avec aucun contrôle indépendant. L’information peut rester classée pour une période indéfinie, y compris ce qui concerne les rapports relatifs aux triples fusions à la centrale nucléaire de Fukushima.

Selon la nouvelle loi, les lanceurs d’alerte du gouvernement peuvent être emprisonnés pour 10 ans, tandis que les membres des médias publiant des informations font face à 5 ans d’emprisonnement; les journalistes étrangers – comme moi – vont probablement être expulsés.

Conscient que l’avenir de leur liberté de la presse était en jeu, le public japonais – environ 80% d’entre eux s’opposent à la loi – ont organisé certaines des plus grandes manifestations vues ici depuis des décennies.

Des directeurs de journaux, journalistes, éditeurs et avocats ont dénoncé la loi comme une atteinte à la liberté de la presse protégée par la Constitution du Japon. Reporters Sans Frontières a déclaré: « le parlement rend le journalisme d’investigation illégal, et bafoue les principes fondamentaux de la confidentialité des sources des journalistes et de ‘l’intérêt public' ».

L’opposition à la Loi sur les secrets d’Etat a été unanime – à une exception près: les Etats-Unis.

Peu de temps après l’adoption de la loi, l’ambassadrice américaine au Japon, Caroline Kennedy, a exprimé l’approbation de Washington:

Nous soutenons l’évolution des politiques de sécurité du Japon, car elles créent une nouvelle stratégie de sécurité nationale, établissent un Conseil de sécurité nationale, et prennent des mesures pour protéger les secrets de la sécurité nationale.

Pendant de nombreuses années, les maîtres du Japon à Washington ont pressé Tokyo d’introduire une législation répressive pour protéger les secrets concernant l’alliance de sécurité nippo-américaine. Plus particulièrement, Richard Armitage et Joseph Nye ont inclus ces lois sur leur liste de souhaits dans le rapport 2012 du CSIS [Center for Strategic and International Studies] sur l’alliance américano-japonaise.

Une telle ingérence du gouvernement américain dans la politique intérieure japonaise n’a rien de nouveau; la CIA a fourni de l’argent au LDP au cours des années 1950 et ’60 pour s’assurer un allié servile dans la région. Au cours des dernières années, cette pression a augmenté avec les exhortations de Washington à plusieurs reprises pour que le Japon permette aux membres de ses Forces d’autodéfense de se joindre aux guerres sans fin de l’Amérique au Moyen-Orient.

Lire l’intégralité de l’article: https://freedom.press/blog/2015/12/preparation-join-us-wars-japan-dismantles-freedom-press

La guerre en Syrie orchestrée en 2006, réflexions sur l’empire américain et sur les méthodes utilisées pour renverser un régime politique

WikiLeaks révèle comment les Etats-Unis ont poursuivi de manière agressive le changement de régime en Syrie, en provoquant le début d’un bain de sang

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Le 9/10/2015, par Robert Naiman, Verso Books (extrait du livre)

Ce qui suit est le chapitre 10 des documents WikiLeaks:

Le 31 Août 2013, le président américain Barack Obama a annoncé qu’il avait l’intention de lancer une attaque militaire contre la Syrie en réponse à une attaque aux armes chimiques dans ce pays que les États-Unis ont attribué au gouvernement syrien. Obama a assuré le public américain que ce serait une action limitée uniquement destinée à punir le gouvernement Assad pour l’utilisation d’armes chimiques; l’objectif de l’action militaire américaine ne serait pas de renverser le gouvernement Assad, ni de changer l’équilibre des forces dans la guerre civile interconfessionnelle en Syrie.

L’histoire montre que la compréhension du public face à la politique étrangère des États-Unis dépend de façon cruciale de l’évaluation des motivations des responsables américains. Il est plus que probable que les responsables américains se présenteront aux yeux du public comme ayant des motivations plus nobles que ce qu’ils partagent avec d’autres en privé, et donc que si les membres du public avaient accès aux motivations partagées en privé, ils pourraient faire des évaluations différentes de la politique américaine. Ceci est la raison principale pour laquelle la publication des câbles diplomatiques américains par WikiLeaks était si importante.

Les câbles ont donné au public une ouverture récente sur les stratégies et les motivations des responsables américains telles qu’ils les ont exprimé entre eux, pas comme ils ont l’habitude de les exprimer au public. Dans le cas de la Syrie, les câbles montrent que le changement de régime avait été un objectif de longue date de la politique américaine; que les Etats-Unis ont fait la promotion du sectarisme en soutien à leur politique de changement de régime, contribuant ainsi à jeter les bases de la guerre civile interconfessionnelle et à l’effusion massive de sang que nous voyons aujourd’hui en Syrie; que les éléments clés de la politique de changement de régime par l’administration Bush sont restés en place alors même que l’administration Obama s’est tournée publiquement vers une politique d’engagement; et que le gouvernement américain était beaucoup plus intéressé par la politique étrangère du gouvernement syrien, notamment sa relation avec l’Iran, que par les droits de l’homme à l’intérieur de la Syrie.

Un câble du 13 Décembre 2006, «Influencer le SARG [Gouvernement Syrien] à la fin de 2006″, indique que, d’aussi loin que 2006 – cinq ans avant les manifestations du «Printemps arabe» en Syrie – déstabiliser le gouvernement syrien était une motivation centrale de la politique américaine. L’auteur du câble était William Roebuck, à ce moment chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Damas. Le câble souligne les stratégies pour déstabiliser le gouvernement syrien. Dans son résumé du câble, Roebuck écrit:

Nous croyons que les faiblesses de Bachar sont dans la façon dont il choisit de réagir à des questions imminentes, à la fois dans la perception et dans la réalité, comme le conflit entre les étapes de la réforme économique (cependant limitée) et des forces corrompues, bien enracinées, la question kurde, et la menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes en transit. Ce câble résume notre évaluation de ces vulnérabilités et suggère qu’il peut y avoir des actions, des déclarations, et des signaux que le gouvernement US peut envoyer et qui permettront d’améliorer la probabilité de telles opportunités qui se manifestent.

Ce câble indique que l’objectif des États-Unis en Décembre 2006 a été de saper le gouvernement syrien par tous les moyens, et que ce qui importait était de savoir si l’action des États-Unis permettrait de déstabiliser le gouvernement, pas de savoir ce que pourraient être les autres impacts de l’action. En public, les Etats-Unis étaient en faveur de la réforme économique, mais en privé les États-Unis ont vu le conflit entre la réforme économique et « les forces corrompues, retranchées » comme une « opportunité ». En public, les États-Unis étaient opposés aux « extrémistes islamistes » où que ce soit; mais en privé, ils ont vu la « menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes en transit » comme une « opportunité » que les Etats-Unis devraient considérer dans leur champ action pour essayer de l’augmenter.

Lire la suite: http://www.truth-out.org/progressivepicks/item/33180-wikileaks-reveals-how-the-us-aggressively-pursued-regime-change-in-syria-igniting-a-bloodbath

Les Etats-Unis nient les affirmations faites par WikiLeaks d’un complot pour renverser le président bolivien

TelesurTV.net, le 6 octobre 2015

Coroico_townLa Bolivie dit qu’elle lance une enquête approfondie sur des révélations rendues publiques par un rapport de WikiLeaks

Les États-Unis ont réfuté les rapports selon lesquels ils prévoyaient de renverser le gouvernement de Bolivie.

La controverse a commencé après qu’un rapport ait fait surface sur WikiLeaks selon lequel le gouvernement américain avait comploté une tentative d’assassinat contre le président Evo Morales, en 2008.

Un représentant a décrit les accusations de WikiLeaks comme « absolument fausses et absurdes ».

Dans un communiqué très ferme, l’ambassade américaine en Bolivie a déclaré: « Le gouvernement des États-Unis n’a été impliqué dans aucun complot, ni tentative de renverser le gouvernement de la Bolivie ou d’assassiner le président Morales. Ce genre d’allégations sans fondement ne contribue pas à améliorer les relations bilatérales », a déclaré un porte-parole.

Malgré les dénégations, le gouvernement bolivien a annoncé qu’il continue en lançant une enquête approfondie.

Un ministre du gouvernement a révélé sur la télévision d’Etat, mardi matin, de nouvelles informations provenant d’un rapport de WikiLeaks.

Carlos Romero a rapporté des réunions qui ont eu lieu entre les dirigeants de l’opposition avec des représentants de l’ambassade des États-Unis entre 2007 et 2008. Romero a déclaré à TV Bolivia que les révélations montrent l’implication « catégorique » des Etats-Unis dans la coordination des « théories de conspiration » contre le gouvernement d’Evo Morales.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.telesurtv.net/english/news/US-Denies-WikiLeaks-Claims-of-Plot-To-Topple-Bolivian-President-20151006-0019.html

L’ancien président américain Jimmy Carter donne une nouvelle fois son opinion sur WikiLeaks

wikileaks_3_12-300x200Après être intervenu en novembre 2010 dans une interview où il disait notamment, au sujet des révélations de WikiLeaks, que « Quand vous prenez les choses comme ça hors du contexte, je pense que cela n’aide personne, mais que ça heurte diplomatiquement » (CBS News) à cause des personnes mises en danger par certains documents, l’ancien président américain Jimmy Carter – aujourd’hui atteint d’un cancer au cerveau – a précisé sa pensée dans une nouvelle interview, en août 2015, où il se montre plus tolérant et soucieux de la vérité face aux organisations qui publient des documents confidentiels.

Il déclare, en effet, à la question posée:

Quelle est votre opinion sur WikiLeaks? Pensez-vous que le secret, ou ce qu’on appelle les « activités de renseignement », permettent de renforcer ou d’affaiblir une nation?

Vous savez, mon avis est un avis minoritaire, parce que la plupart des Américains sont en désaccord avec moi. Je ne déplore pas les révélations de WikiLeaks. Celles-ci ont juste rendu public ce qui était, en fait, vrai. Le plus souvent, la révélation de la vérité, même si elle est désagréable, est bénéfique.

Le Centre Carter, par exemple, que je dirige aujourd’hui, a un grand projet sur la liberté d’information pour encourager les nations individuelles à adopter des lois pour permettre à leurs citoyens de connaître les décisions que prennent les responsables du gouvernement. Et cela est parfois embarrassant pour le gouvernement. Mais nous faisons ça partout dans le monde.

Je pense que, presque invariablement, le secret est conçu pour dissimuler des activités inappropriées et non conçu pour le bien-être de la population en général. Donc, il peut y avoir eu quelques problèmes avec certaines des révélations de WikiLeaks, mais je pense qu’en général la révélation forcée de la vérité est le plus souvent utile.

Lire l’intégralité de l’article: http://theelders.org/article/only-us-president-who-didnt-wage-war#Truth

Les USA d’Obama et le bellicisme: les présidents changent, le système perdure – par Farid DAOUDI

Barack_Obama,_Hamid_Karzai_&_Asif_Ali_Zardari_in_trilateral_meeting_5-6-09_3Le mandat de ce président, arrivant à terme, n’aura apporté rien de bon: recrudescence du racisme, de la violence, violation des droits humains, démagogie, ingérences dans les affaires intérieures des Etats et provocations de conflits internationaux ; et comble d’ingratitude, il discrédite son prix Nobel de la paix, ô combien dévalorisé. L’intégrité et la rationalité des politiciens et des historiens prendront soin d’établir un bilan contrasté, à l’instar de ses prédécesseurs… car il n’a pas représenté le changement attendu et une ligne digne du peuple américain. Souvenons-nous du 4 juin 2009 depuis l’université du Caire, son discours intitulé « Un nouveau départ » (« A New Beginning »), destiné à améliorer les relations américaines avec les musulmans. Obama avait mentionné son souhait de voir le Proche-Orient sans nucléaire militaire et de discuter avec l’Iran à propos de son programme nucléaire. S’était-il engagé à le faire avec Israël? Non. Souhaitait-il ne plus se mêler à l’avenir des affaires de la région? Sûrement pas.

Le discours démagogue d’Obama n’a pas marqué de rupture dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman depuis l’ère Bush. Ses critiques à l’égard d’Israël à un moment donné (dans le cadre de la question palestinienne) ont constitué « une pression–test » infructueuse sur le gouvernement Netanyahou. Obama feint de dialoguer avec les islamistes modérés afin d’affaiblir l’islamisme radical. Un Occident vu positivement par le monde musulman serait un frein au développement du discours anti-occidental des radicaux. Ce discours ne présentera cependant aucun point concret car les dés étaient pipés d’avance. L’Islamophobie, carte maîtresse du sionisme, est un procédé rentable.

La souveraineté des pays non assujettis au diktat américano-sioniste se trouvera exposée aux troubles, à la déstabilisation ou à l’agression planifiée de machines de guerre malléables (EI, El Qaïda… au M-O, filières nazies en Europe centrale, et groupes d’extrémistes en Afrique ou de mercenaires en Amérique latine) pour s’approprier du territoire par les armes, balayant les populations éprises de paix et de développement durable. La flotille humanitaire Liberté III vers Gaza a été un échec sous les yeux complaisants d’une « communauté internationale » désavouée et la duplicité d’une Onu pervertie (Dernièrement, le véto des US à l’Onu concernant la colonisation de Jérusalem). Le blocus généralisé, refus obstiné d’Israël d’ouvrir les terminaux pour acheminer les aides humanitaires et médicales est un crime de guerre aussi bien qu’un génocide systématique (perpétré au nom du Talmud) qui a commencé par des attaques avec des armes inappropriées et illégales (usage de bombes au phosphore blanc et autres armes prohibées) contre les civils (femmes, enfants, malades ou vieillards) dans la bande de Gaza. Lors du bombardement de Gaza par l’armée israélienne, pendant vingt-deux jours consécutifs, le président demeura silencieux! Les organisations internationales sans cesse interpellées pour s’impliquer plus directement, par une intervention réelle, demeureront mutiques sous l’influence américano-sioniste. L’aide internationale pour la reconstruction urgente de Gaza, insidieusement réduite (les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses) est aussi conditionnée par le bon vouloir d’Israël. Devant les violations continues des droits humains palestiniens, des demandes de suspendre l’Accord d’association de l’UE avec Israël affluent. L’Accord (quel accord?) est fondé sur un respect commun des droits de l’homme et des principes démocratiques, comme explicitement stipulé dans l’article 2 de l’Accord. « L’UE ne peut continuer à tolérer de telles actions par Israël », soutiennent 63 députés appartenant aux cinq plus grands groupes politiques du Parlement européen.

Moins engageants, les discours d’Obama n’auront traduit aucun changement dans la politique américaine. Obama s’est inscrit dans la continuité de la politique menée par ses prédécesseurs dans le conflit israélo-palestinien en apportant encore et encore un soutien quasi total à Israël. Certains leaders occidentaux (Hillary Clinton, John Mc Cain, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Manuel Valls, BHL, David Cohn Bendit, Matteo Renzi…) clament haut et fort leur appartenance à l’entité sioniste. Obama ne peut être étranger à cet état de fait. Obama lui-même est une énigme, comme Bush et bien d’autres. Il n’est pas difficile de comprendre qu’en tant que noir, il vit difficilement la situation des Noirs US. Il a souvent parlé de ses propres filles noires. Mais il n’a rien fait, rien pu faire d’essentiel et de spécifiquement destinés aux Noirs, ni à ceux victimes de discrimination raciale à caractère négrophobe… En vérité, un président des Etats-Unis d’Amérique n’est qu’une potiche, qui n’a qu’un rôle de représentation, sans pouvoir réel, aux mains des lobbies, et cela depuis des lustres. Le « Discours d’adieu » de Dwight David Eisenhower, prononcé le 17 janvier 1961, montre bien où est le véritable pouvoir et ceux qui ne jouent pas le jeu sont liquidés. Il ne fallait pas attendre des miracles d’Obama. A l’image de Carter en son temps, il a échoué à réaliser ses promesses ; mais il a eu le courage de prendre des engagements pacifistes et de tenter dans un contexte de perte d’influence des USA de vouloir les réaliser. Dans les années 60, le président Kennedy a demandé qu’il y ait des inspections à Dimona, en Israël. A cette époque, les États-Unis étaient opposés au programme nucléaire israélien. Kennedy a tenté d’arrêter Israël, en la matière, mais son assassinat ne lui en a pas laissé le temps… le mobile de l’assassinat de Kennedy est lié à la diffusion d’armes nucléaires en Israël et dans d’autres pays. Ceux qui l’ont assassiné étaient des gens qui étaient favorables à la dissémination nucléaire. Grâce à l’élimination du gêneur Kennedy, la prolifération a pu continuer. De fait, les présidents Johnson et Nixon qui lui ont succédé n’y voyaient aucun inconvénient: ils ont laissé faire Israël. Constatons simplement que c’est bien un changement allant en ce sens qui s’est manifesté, après l’assassinat de Kennedy… Le mal réside bien dans le système politique US, ses sénateurs, ses parlementaires qui surfent sur ces haines primaires en politique intérieure et internationale.

D’ailleurs, il en va de même pour l’État français et ses opérations extérieures sans aucun intérêt pour le pays, pour le peuple, sauf pour quelques groupes financiers et militaires. Quand De Gaulle, de guerre lasse, a voulu laisser partir l’Algérie, il a failli avoir un coup d’État à Paris : le système était remonté comme une horlogerie pour être colonial. De Gaulle lui-même avait tout fait pour garder un contrôle des anciennes colonies, y compris de l’Algérie. Les intellectuels en France – du moins les plus respectables d’entre eux – ont été, pendant deux siècles, à l’avant-garde du combat pour la justice et la liberté. La guerre d’Algérie les dressa, en majorité, contre la politique de « pacification » : la plupart dénoncèrent la torture et les exactions de l’armée française, et plus de 121 apportèrent leur soutien, dans un manifeste célèbre, aux déserteurs et aux insoumis. A leur tête, bien sûr, Jean-Paul Sartre et sa revue Les Temps modernes, mais aussi des ethnologues, des historiens, des orientalistes, des mathématiciens de réputation internationale, des écrivains, des artistes, des comédiens, des journalistes… On a du mal, aujourd’hui, à imaginer quel impact eut sur l’opinion, et les pouvoirs en place, pareille mobilisation des plus grands esprits de l’époque. L’opinion d’un peuple se façonne sous l’action des médias de masse ; leur effet néfaste s’avère indélébile à moins que survienne une hécatombe ou défaite majeure engendrant des pertes importantes qui modifierait son attitude. Pour changer le comportement des USA, modifier l’état d’esprit de son peuple, il faudrait une défaite majeure comme celle du Viet-Nâm. À ce moment-là, les masses réclameront à corps et à cris la fin des guerres provoquées par le complexe militaro-industriel, véritable décideur de la politique américaine. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, une formidable campagne médiatique fut alors lancée pour dénoncer l’imminence d’un danger soviétique sur fond de chasse aux sorcières, rendant absolument nécessaire une radicale augmentation du budget alloué au secteur de la défense.

De même, les prémices de l’attentat du 11 septembre 2001 sont à chercher, entre autres, dans le livre programme de Samuel Hutington « Le Choc des civilisations » (1993). Cet ouvrage et la notoriété que le pouvoir US lui a accordée a eu pour objectif principal de préparer l’opinion publique américaine et internationale à une croisade des temps modernes, contre le monde musulman et accessoirement la Chine que les stratèges du Pentagone ont déjà classé comme puissance rivale (Peer Compétitor), et donc future ennemie, dans un document intitulé Joint vision 2020. Cette théorie du choc des civilisations, qualifiée par le défunt Pr. Edward W. Saïd de « choc de l’ignorance » est une reprise de l’argumentaire de l’orientaliste Bernard Lewis tiré de son ouvrage, « Les racines de la rage musulmane » (1990). Les Etats-Unis ont constamment relancé la course aux armements en prétendant à intervalles réguliers que le pays est menacé. Les Think Tanks ou clubs de réflexion sionistes ont finalement trouvé dans le fondamentalisme musulman ce que les Etats-Unis utilisèrent jadis, à leur profit et à son insu, en Afghanistan. Ce mensonge a réussi à s’imposer grâce à la complexité des médias américains et de leurs relais en Europe.

La défense des droits humains, prélude à une ingérence politico-militaire

L’usage de l’argument des droits humains, galvaudé dans la rhétorique étatsunienne, contribue au conditionnement de l’opinion internationale: « La traite d’humains est une insulte à la dignité humaine et une attaque contre la liberté », a martelé John Kerry dans l’introduction d’un rapport, appelant à mener le « combat contre de l’esclavage moderne ». Les États-Unis accusent la Thaïlande, la Russie, l’Iran ou encore la Libye de ne pas lutter suffisamment contre la traite des êtres humains, dans un rapport annuel mondial accablant sur l' »esclavage moderne ». Ces pays, tout comme le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, le Yémen, la Corée du Nord ou le Zimbabwe étaient déjà au plus bas d’un classement dressé chaque année par le département d’État. La Russie figure dans cette dernière catégorie, au moins depuis 2013, ce qui avait provoqué la fureur de Moscou à l’époque. La plupart des pays occidentaux, ceux d’Europe, les États-Unis et l’Australie, mais aussi Israël, Taïwan, le Chili ou l’Arménie, sont en revanche dans la première catégorie, loués pour leur lutte contre la traite des êtres humains et le respect total des normes internationales. Ce rapport n’a pas droit à l’oubli, le fait que plus de 500.000 sionistes habitent actuellement dans plus de 150 colonies qu’Israël a construites depuis l’occupation, en 1967, des territoires palestiniens, en Cisjordanie et à Qods oriental ; or, les Nations Unies et une grande majorité de pays qualifient d’illégitime la colonisation israélienne.

Selon le discours d’Obama, « les grandes nations ne doivent pas intimider les petites » : or, il semble que le Président américain ait oublié, par exemple, le blocus économique imposé par son pays à Cuba depuis 1962 et qui dure depuis 52 ans. Le président Obama, le 23 Février 2011, sortant de son silence, constatant la Libye en proie à la violence sanglante et à l’insécurité, avait exigé des autorités libyennes qu’elles respectent les droits humains. De hauts responsables américains ont indiqué à l’agence Reuters, le 30 mars, que le président Obama avait signé, dans les dernières semaines, un décret confidentiel autorisant des opérations secrètes de la CIA en Libye pour soutenir des insurgés. Le pays faisait face à une soudaine rebellion populaire organisée par des opposants internes au régime du président Kadhafi, déterminés à mettre fin à son règne, avec l’aide de groupes d’islamistes armés et mercenaires fanatiques. Les options déjà envisagées par Washington, avec Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron incluaient de coordonner leurs actions en vue de stopper toute progression des forces loyalistes et la répression régnante. Prenant la suite de la coalition dirigée par les Etats-Unis, l’Alliance atlantique assurait déjà depuis plusieurs jours deux autres missions: le contrôle de l’embargo sur les armes et l’imposition de la zone d’interdiction aérienne. Le chaos, instauré militairement par l’OTAN, qui en résulte, fait émerger une nouvelle coalition d’intérêts tribaux, dont les délégués représentés au sein d’un CNT dans un pays menacé de démembrement, ont à mal de rétablir l’autorité et la sécurité dans le pays. Cela cause préjudice au développement soutenu de son économie (IDH le plus élevé d’Afrique) et à la poursuite d’une coopération utile à l’essor de l’Afrique. Personne n’a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un Etat souverain ni de le déclarer sans fondement, comme menace pour sa sécurité nationale ; le décret exécutif extrêmement honteux d’urgence nationale pris par Obama, le 9 mars 2015, en déclarant que « la situation au Venezuela représente une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ». Ce qui n’est pas sans nous rappeler la décision ordonnée par Reagan, il y a plus de trente ans, de déclencher la guerre des Contras contre le Nicaragua dans les années 80. Cette décision, extrêmement hypocrite est en plus une violation flagrante du droit international: Il s’agit bien d’une menace d’user de la force contre le Venezuela, et en même temps une incitation pour les valets vénézuéliens de poursuivre leurs efforts pour déstabiliser le pays.

Aux Etats-Unis, le poids réel des organisations sionistes est à la fois considérable et incommensurable et leur influence se fait sentir, sinon voir, dans chaque secteur critique de la société américaine. L’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) et l’ADL (Anti-Defamation League) sont seulement les plus connus au sein d’un réseau d’organisations politiques puissantes qui fonctionnent pour le compte d’Israël (base militaire américaine off-shore) et définissent efficacement les paramètres de la politique américaine au Moyen-Orient. Alors qu’ils constituent une minorité de six millions de Juifs en Amérique, leurs capacités organisationnelles, leur dévouement à la cause sioniste et leur empressement à utiliser leur richesse considérable pour promouvoir ce qu’ils perçoivent comme les intérêts d’Israël, compensent plus qu’il n’en faut n’importe quelle infériorité numérique dans une nation de 300 millions d’individus. En continu, les lobbies relais judéo-sionistes s’activent dans le monde à inféoder toute velléité nationale s’inspirant des valeurs universelles. L’islamisme radical s’avère un outil propice à infléchir la politique intérieure des Etats, attisant le communautarisme, au mépris de toute légalité. Les USA, État foncièrement agressif et dominateur, n’ont pas toujours été cette grande « démocratie respectueuse des droits humains » : le soutien constant, inconditionnel, que les USA ont toujours apporté aux pires dictatures (Franco, Suharto, Sig Man Ree, Pinochet, Salazar, Batista, Somoza, Duvalier, Mohamed V, Shah d’Iran, Colonels grecs, Argentins, Brésiliens…) et leurs crimes par millions, en Irak et ailleurs, ne sont pas des détails sans importance.

L’Onu garde un teint colonial, en dépit de ses engagements pacifistes, depuis le dernier partage du monde opéré au dépens du droit des palestiniens à leur autodétermination, ne réussissant pas à se dégager de l’emprise du sionisme juif qui abuse des organisations et mine les relations internationales. S’incrustant dans les rouages institutionnels (UE, OMC , FMI, Banque Mondiale…), investissant les secteurs-clé de la vie politique et économique, les ramifications sionistes infiltrent insidieusement les réseaux sociaux (CIA, MI6, Mossad, …), usant d’ingéniosité et de corruption à cette excroissance. Le mécanisme de relais n’épargnera pas les couches sociales défavorisées pour faciliter la création d’opportunités de spéculation à grande échelle (trafic de drogue, fausse monnaie, contrebande d’armes, sabotage, tractations illicites…) ; les méthodes d’ingérence et d’instrumentation des interventions se font plus sophistiquées, depuis la mise sous contrôle des marchés financiers et des médias, pour plus d’impact et obligation de résultat sur des cibles très diversifiées. Les services de sécurité des pays ont fort affaire pour prévenir les déconvenues, en matière de défense d’intégrité et de souveraineté. Les connexions multiformes sont d’un trait mafieux. Sous la bénédiction d’Obama et ses alliés vassaux, la propension de ce fléau maîtrise une circulation par milliards de dollars de brassage d’affaires sous diverses étiquettes pour soutenir ses ambitions planétaires. Les pays en mal développement se retrouvent dans une situation fragilisée par cette mondialisation rampante du sionisme dévastateur annihilant tout effort de progrès de développement ; la croissance volontariste des économies oeuvrant à l’autosuffisance et au bien-être des populations est contrariée. Cette menace globalisante concerne l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, exposés aux appétits impérialo-sionistes sans foi ni loi d’une « communauté internationale » inégalitaire. Le changement annoncé par Obama ne s’est pas rangé du côté de la légalité internationale.

Dans son affirmation de mener une politique de paix à travers le monde, prenant en compte le droit des peuples à s’autodéterminer ou à conduire leur propre destin, la Maison Blanche, a contrario, choisit de multiplier les conflits dans ces régions du globe, provoquant une recrudescence de la guerre asymétrique (Palestine, Afghanistan, Irak, Liban, Libye, Syrie, Yémen, Centrafrique, Nigéria, Mali, Soudan, Donbass…). Un nouveau mode de relations internationales dominées par l’effroi, la peur et la douleur s’en trouve instauré. Le Professeur Matti Steinberg, ex-analyste principal du Shin Beth: « La défense du Mont du Temple… La défense du Haram al Sharif, va pousser les chiites et sunnites à s’unir… L’affrontement entre eux – au centre de l’agitation actuelle dans le monde arabe – va disparaître. Ce sera une guerre de religions à tous points de vue, fondée sur des valeurs sacrées, absolues. » Un changement majeur souhaitable dans les relations américano-israéliennes doit s’opérer dans un proche avenir, après l’accord avec l’Iran, ouvrant la voie à la dénucléarisation possible de la région. Une adhésion universelle au TNP — y compris par l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord — doit demeurer un objectif fondamental des Etats-Unis. Obama a déclaré devant l’Assemblée plénière de l’ONU: « la seule solution à long terme de la guerre civile en Syrie est politique, y compris une transition politique qui répond aux aspirations légitimes de tous les citoyens syriens, indépendamment de leur appartenance ethnique ou de croyance ». Or, depuis les premiers jours du conflit, Obama a montré son soutien aux rebelles, mettant à leur disposition armes, équipements et formation. A plusieurs reprises, il a préconisé l’intervention en Syrie et finalement les USA ont bombardé ce pays en Septembre 2014. En moins de 6 ans de présidence, Obama aura bombardé 7 pays. La menace des djihadistes de l’État islamique, se développe jour après jour au Moyen Orient et en Afrique, l’épidémie d’Ebola pouvant affecter presque 1 million de personnes en 2015, l’Ukraine, la Syrie, Gaza, la Libye, le Yémen, restent déchirées par les conflits armés. Des terroristes mercenaires recrutés et formés dans des camps et bases militaires par des officines et avec le concours d’Israël et quelques pays arabes à la solde des USA s’activent à imposer la terreur à la population civile d’autres pays, pour maintenir la pression sur leur gouvernement à changer de politique, voire le contraindre à abandonner le pouvoir. Ces objectifs ne sont parfois pas frontaux mais souterrains, et peuvent frapper de manière inattendue et sporadique, laissant des doutes sur la réapparition ou la disparition de cette violence.

Nous assistons, en fait, depuis peu d’années à une montée fulgurante de l’extrémisme violent. Ce dernier prend différentes formes et touche de plus en plus de pays. D’où la multiplication de manifestations régionales et internationales dédiées à cette question sensible afin de lutter contre ce fléau et mettre en œuvre des politiques de déradicalisation. La lutte contre l’extrémisme violent doit s’étendre à tous les secteurs d’une société et impliquer gouvernements et citoyens. Cette lutte (stratégies et programmes à même de contribuer au renforcement des capacités de tous les pays) ne peut s’accommoder d’Etats faibles ou de situations d’anarchie et de chaos, et doit inclure la lutte contre la xénophobie et l’islamophobie qui s’affirment comme les nouveaux visages de l’extrémisme violent. Le Professeur Mustapha Chérif, philosophe algérien, lauréat 2013 du prix Unesco du dialogue des cultures, dans une lettre ouverte au peuple américain (août 2014), rassure que les musulmans ne sont pas anti-américains. « Citoyens américains, dit-il, sachez que les musulmans ne ressentent aucune haine contre l’Amérique et quiconque d’autre. Au contraire, ils aspirent à l’amitié et savent que dans notre village planétaire le devenir est commun. Ils ont simplement le droit d’être en « colère » face à la politique génocidaire en Palestine. » Ces mêmes musulmans, affirme-t-il, comptent beaucoup sur le peuple américain pour mettre fin au massacre. « Face à la tragédie palestinienne, les musulmans sont convaincus que les paroles ne suffisent pas, ce sont les actes qui font la différence. Les Américains, attachés à la démocratie, universelle, dans l’intérêt général, dans l’intérêt des Etats-Unis et pour la paix dans le monde, devraient imposer l’arrêt de l’agression, l’évacuation des territoires occupés et la création de l’Etat de Palestine, au côté d’Israël », demande-t-il, décrivant ainsi l’Amérique que les musulmans respectent. « Celle, précise-t-il, que les Pères fondateurs avaient initiée pour viser l’universel juste et non l’arbitraire. L’avenir du monde se joue en Palestine. » Mustapha Chérif a saisi l’occasion pour dénoncer l’immobilisme des régimes arabes. Un immobilisme aggravé par « leur duplicité, et les réactions irrationnelles et chaotiques des radicaux ». « Les musulmans ne doivent pas oublier ce qui reste à faire pour que le monde arabo-musulman ne prête pas le flanc et tienne sa digne place dans le monde », soutient-il, espérant que son cri soit entendu de l’autre côté de l’Atlantique.

Farid DAOUDI (Journaliste -Tlemcen- Algérie) Du même auteur : « Que fera Barack Obama de la nuisance d’Israël face au droit de résistance du peuple palestinien ? », paru sur Sputniknews (Janv.2009).


Il faut avoir en mémoire que les USA sont le pays qui:


 fut conquis par le massacre des Indiens et dont les derniers représentants sont cantonnés aujourd’hui dans des réserves ;
 co-organisa la traite des Noirs, l’esclavage puis le racisme, dont le Ku Klux Klan ;
 finança le nazisme ;
 largua 2 bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ;
 fit la guerre à la Corée parce que le régime politique ne convenait pas ;
 fit la guerre au Vietnam durant 20 ans ;
 arme et finance l’expansionnisme de l’état sioniste israélien pour imposer sa politique aux pays de la région ;
 massacra les communistes en Indonésie : 500 000 morts ;
 initia la guerre froide après avoir coupé le monde en 2 ; menaça Cuba puis la frappa d’embargo, lequel sévit encore ;
 mit en place, directement ou non, les dictatures sud-américaines : Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, Bolivie, Chili, etc. … ;
 fit bombarder le Nicaragua et le Salvador… ;
 décida de la guerre dans le Golfe, à la tête des armées occidentales ;
 décida de la guerre en Afghanistan et en Irak ; Avec emploi de bombes à neutrons, à billes, à fragmentation, napalm, gaz orange, défoliants, plutonium, uranium, mines antipersonnel, etc., … ;
 possède plus de 700 bases à travers le monde ; soutient les pires dictatures ;
 consacre un budget militaire supérieur à celui de tous les pays du monde ;
 torture à Abou Ghraïb et Guantanamo et emprisonne de façon arbitraire et illégale
 a perfectionné sa plus puissante bombe « anti-bunker », le Massive Ordnance Penetrator (MOP) en 2015 ;


Les USA mènent une nouvelle guerre froide dirigée contre la Russie et la Chine et une politique judéo-sioniste de démembrement (M-O) et de déstabilisation mondiale pour contrer l’avènement d’un ordre multipolaire.



… et les ressorts de la politique de l’Etat d’Israël voulue par les USA ;


Fin XIXème, le sionisme – mouvement politique (juif) minoritaire – apparaît sur la scène internationale. Son but est de créer un Etat pour les Juifs quelque part dans le monde. Ce choix se portera finalement sur la Palestine. Cependant cette terre palestinienne « parle arabe » et se trouve habitée par un peuple, les Palestiniens. Pour mettre en avant leur projet, les leaders sionistes élaborent une solution bien avant la déclaration Balfour de 1917. Il s’agit de penser d’abord et d’organiser ensuite le transfert de la population locale palestinienne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés pour cela et en particulier la force brutale. Ce projet, élaboré en secret dans les premières années, sera progressivement mis en avant par ses leaders après la grande révolte palestinienne de 1936 au cours de laquelle toutes les formes d’oppositions à ce projet par les Palestiniens seront fortement réprimées par la puissance mandataire britannique. Le principal est sans conteste la colonisation qui est la marque infamante que les thuriféraires de cet Etat tentent de masquer: il s’agit d’un processus qui structure depuis le début la construction d’Israël comme excluant les Palestiniens. Exclusion de leurs terres, de leurs maisons, d’eux-mêmes… La dimension religieuse de cette exclusion, dont l’envers est la dépossession et l’expropriation des dominés, a désormais totalement (comme on dit totalitaire) pris le dessus. Le sionisme, idéologie fondamentaliste de cette colonisation a pu séduire des laïques et des socialistes, y compris révolutionnaires (les kibboutz ont pu participer d’un idéal collectiviste), sa trajectoire aujourd’hui qui l’amène à être un sionisme religieux le met en collusion ouverte, comme jamais, avec tous les mouvements annexionnistes des terres palestiniennes. Le mouvement de la paix en Israël s’est fracassé devant le processus combiné d’une résistance palestinienne indéracinable et d’une colonisation qui, en renonçant à Gaza au prix de la transformer en prison absolue et en espace de guerre totale, travaille à convaincre définitivement les Israéliens qu’ils sont bien le peuple élu et que ce statut fonde qu’ils acceptent le massacre d’un autre peuple.


Voir Documentaires : « La Terre parle arabe de Maryse Gargour (2007) et « Au nom du Temple » de Charles Enderlin (2014).

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