L’ambassadeur saoudien à l’ONU interrogé pour savoir pourquoi la démocratie est bonne en Syrie, mais pas en Arabie Saoudite

Trofire.com, 25 mars 2016

Lors d’une interview avec Mehdi Hassan d’UpFront [Al Jazeera], l’ambassadeur saoudien des Nations Unies a été interrogé au sujet des vues fermes du pays sur la participation des citoyens au sein du gouvernement.

Hasan a interrogé Abdallah al-Mouallimi sur les lois de l’Arabie Saoudite contre un citoyen appelant à une nouvelle forme de gouvernement.

« Pourquoi êtes-vous d’accord pour un gouvernement élu en Syrie, mais pas pour un gouvernement élu en Arabie Saoudite? »

Al-Mouallimi a déclaré que le peuple d’Arabie Saoudite se sentait bien avec son système de gouvernement tel qu’il est. Quand Hasan a demandé comment l’ambassadeur pouvait le savoir, compte tenu des lois restrictives qui empêchent de parler au sujet du gouvernement, al-Mouallimi a suggéré qu’Hasan aille le demander aux gens de façon anonyme. Il a exprimé son assurance [en affirmant que], bien que la population de l’Arabie Saoudite ne reçoive aucun choix en la matière, ils sont satisfaits de leur gouvernement.

Voir la vidéo.

Lire la suite de l’article: http://trofire.com/2016/03/25/u-n-saudi-ambassador-asked-democracy-good-syria-not-saudi-arabia/

Géopolitique de la 3ème Guerre mondiale: Etats-Unis, Russie, Arabie Saoudite, pétrole et cours du dollar

Veterans Today, 19 septembre 2014

Traduction intégrale:

[Charles Krauthammer, chroniqueur affilié] Nous avons, comme vous le dites, Isis, l’Etat islamique, au cœur du Moyen-Orient, l’Iran qui fait le nucléaire, la Russie en mouvement, la Chine réclamant un territoire qu’elle n’a pas vraiment le droit de réclamer.

[Journaliste] Les rapports au jour le jour montrent les troupes russes qui vont plus loin dans le sud-est de l’Ukraine et aident à inverser la tendance.

[Gen. Martin Dempsey] Peuvent-ils être vaincus, sans aborder cette partie de l’organisation qui réside en Syrie? La réponse est non.

[Ben Rhodes, conseiller national adjoint de sécurité] Nous envisageons activement ce qui va être nécessaire pour faire face à cette menace et on ne va pas être limité par des frontières.
http://www.reuters.com/article/2014/08/23/us-iraq-security-usa-idUSKBN0GM1T920140823

[Juge Jeanine Pirro, vidéo] Des frappes aériennes, bombardez-les, bombardez-les, continuez de les bombarder, encore et encore…

[Howard Zinn, vidéo] Si vous êtes né hier, vous croyez à tout ce que quelqu’un vous dit là-haut, et vous n’avez aucun moyen de le vérifier. Avec un peu d’histoire, cela ne prouve pas que le gouvernement vous ment aujourd’hui, cela vous demande juste de vérifier si c’est le cas, et ensuite de décider pour vous-même.

[Narrateur] Contrairement à la croyance générale, la conduite des nations sur les scènes internationales n’est presque jamais guidée par plus de considérations. Mais plutôt par un sombre cocktail d’argent et de géopolitique, comme quand vous voyez les porte-paroles de la classe dirigeante qui commencent à diaboliser un pays étranger, la première question dans votre esprit doit toujours être: « qu’est-ce qui est réellement en jeu ici? »

Depuis quelques temps, la Russie, la Chine, l’Iran et la Syrie ont été dans le collimateur. Une fois que vous comprenez pourquoi, les événements qui se déroulent en ce moment même dans le monde prennent beaucoup plus de sens. Le dollar américain est une monnaie vraiment unique. En fait, sa conception actuelle et sa relation à la géopolitique ne ressemblent à aucune autre dans l’histoire.

Avant 1971, le dollar américain était lié au standard de l’or, du moins officiellement. Selon le FMI, en 1966, les banques centrales étrangères détenaient 14 milliards en dollars américains, mais les Etats-Unis avaient seulement 3,2 milliards $ en or alloués pour couvrir les avoirs étrangers.

Traduction: la Réserve fédérale imprimait plus d’argent que ce qu’elle pouvait rembourser.

Le résultat a été une inflation galopante et une fuite générale du dollar.

En 1971, dans ce qui est allait être appelé plus tard appelé le « Choc Nixon« , le président Nixon a supprimé le dollar du standard de l’or, intégralement.

[Richard Nixon] J’ai ordonné au Secrétaire du Trésor de prendre les mesures nécessaires pour défendre le dollar contre les spéculateurs. J’ai ordonné au secrétaire, calmement, de suspendre temporairement la convertibilité du dollar en or ou en d’autres avoirs de réserve, à l’exception du montant et des conditions déterminées à être dans l’intérêt de la stabilité monétaire et dans le meilleur intérêt des États-Unis.

[Narrateur] À ce stade, le dollar est devenu une monnaie purement fondée sur la dette. Avec des monnaies basées sur la dette, l’argent est littéralement prêté à l’existence.

Environ 70% de la monnaie en circulation est créé par les banques ordinaires qui sont autorisés à prêter plus d’argent que ce qu’elles possèdent sur leurs comptes. Le reste est créé par la Réserve fédérale, qui prête de l’argent qu’ils ne possèdent pas, la plupart du temps au gouvernement.

C’est un peu comme faire des chèques sans provision, sauf que c’est légal, pour les banques.

Cette pratique qui est désignée comme un « système de réserves fractionnaires » est prétendument réglementée par la Réserve Fédérale, une institution qui se trouve être  détenue et contrôlée par un conglomérat de banques, et aucune agence ou branche du gouvernement ne réglemente la Réserve Fédérale.

[Journaliste] Quelle est la relation appropriée, quelle devrait être la relation appropriée entre le président de la Fed et le président des États-Unis?

[Allen Greenspan, président du FMI – vidéo] Eh bien, tout d’abord, la Réserve Fédérale est une agence indépendante, ce qui signifie essentiellement qu’il n’y a pas d’autre agence gouvernementale qui peut passer outre les actions que nous prenons. Cela est en place depuis si longtemps et il n’y a aucune preuve que l’administration, ou le Congrès ou qui que ce soit d’autre demande que nous faisons des choses autres que ce que nous pensons être la chose appropriée. Alors, de savoir quelle relation, cela n’a franchement pas d’importance.

Maintenant, pour rendre les choses encore plus intéressantes, ces prêts de réserve fractionnaire ont un intérêt attaché, mais l’argent pour payer ces intérêts n’existe pas dans le système. En conséquence, il y a toujours plus de dette totale que d’argent en circulation, et afin de rester à flot, l’économie doit croître sans cesse.

Ceci n’est évidemment pas durable.

Maintenant, vous commencez peut-être à vous demander comment le dollar a maintenu une position si dominante sur la scène mondiale depuis plus de quarante ans, si c’est réellement un peu plus qu’un système de Ponzi élaboré.

Eh bien, c’est là où le dollar rejoint la géopolitique.

En 1973, sous l’ombre de la crise pétrolière artificielle de l’OPEP, l’administration Nixon entame des négociations secrètes avec le gouvernement de l’Arabie Saoudite pour établir ce qui plus tard va être appelé le système de recyclage des pétrodollars. Selon l’accord, les Saoudiens ne vendaient leur pétrole qu’en dollars américains, et investiraient la majorité de leurs profits pétroliers excédentaires dans les banques américaines et les marchés de capitaux.

Le FMI utiliserait alors cet argent pour faciliter les prêts aux pays importateurs de pétrole qui avaient des difficultés pour couvrir l’augmentation des prix du pétrole. L’intérêt et les paiements sur ces prêts seraient évidemment libellés en dollars américains.

Cet accord a été formalisé dans la « Commission mixte américano-saoudienne sur la coopération économique » mise en place par le secrétaire d’État de Nixon, Henry Kissinger, en 1974.

[Un autre document publié par le Congressional Research Service révèle que ces négociations avaient un avantage pour eux, alors les responsables américains discutaient ouvertement de la possibilité de saisir des champs de pétrole en Arabie Saoudite militairement.]

Le système a été élargi pour inclure le reste de l’OPEP, en 1975.

Bien que présenté comme un tampon pour les effets récessifs de la hausse des prix du pétrole, cet arrangement a eu un effet caché. Il a supprimé les contraintes traditionnelles sur la politique monétaire américaine.

La Réserve Fédérale était maintenant libre d’augmenter l’offre de l’argent à volonté. La demande toujours croissante de pétrole permettrait d’éviter une fuite du dollar, tout en distribuant les conséquences inflationnistes sur l’ensemble de la planète.

Le dollar est passé d’une monnaie basée sur l’or à une monnaie basée sur le pétrole. Il est également devenu le premier produit d’exportation de l’Amérique.

Vous êtes-vous déjà demandé comment l’économie américaine a été en mesure de rester à flot, tout en gardant plusieurs milliards de déficits commerciaux en dollars pendant des décennies? Vous êtes-vous jamais demandé comment il se fait que les États-Unis détiennent une telle quantité disproportionnée de la richesse mondiale, quand 70% de l’économie américaine est fondée sur le consommateur?

Dans l’ère moderne, les combustibles fossiles font tourner le monde. Ils se sont intégrés dans tous les aspects de la civilisation: l’agriculture, le transport, les matières plastiques, le chauffage, la défense et la médecine, et la demande ne cesse de croître.

Aussi longtemps que le monde aura besoin de pétrole, et aussi longtemps que le pétrole sera vendu uniquement en dollars américains, il y aura une demande pour le dollar américain, et cette demande est ce qui donne sa valeur au dollar.

Pour les États-Unis, c’est une très bonne affaire. Les dollars sortent, soit en papier ou en chiffres dans un système informatique, et des produits et services réels et tangibles arrivent. Toutefois, pour le reste du monde, c’est une forme très sournoise d’exploitation.

En ayant un commerce mondial principalement en dollars, cela confère également à Washington une puissante arme financière à travers les sanctions. Cela est dû au fait que la plupart des transactions en dollars à grande échelle sont forcées de passer par les Etats-Unis.

Ce système de pétrodollars restera incontesté jusqu’en septembre 2000, lorsque Saddam Hussein a annoncé sa décision de faire passer les ventes de pétrole de l’Irak du dollar vers l’euro. Ce fut une attaque directe sur le dollar, et facilement, l’événement géopolitique le plus important de l’année, mais seulement un article dans les médias occidentaux l’a mentionné.

Dans le même mois où Saddam a annoncé qu’il s’éloignait du dollar, une organisation appelée « Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain » [PNAC], dont Dick Cheney s’est juste avéré être un membre, a publié un document intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique. Stratégie, Forces et Ressources pour un Nouveau Siècle« . Ce document a appelé à l’augmentation massive des dépenses militaires américaines et à une politique étrangère beaucoup plus agressive afin d’étendre la domination américaine dans le monde. Cependant le document a déploré que la réalisation de ces objectifs prendrait de nombreuses années dans « l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor ».

Un an plus tard, ils l’avaient.

Surfant sur la réaction émotionnelle du 11 septembre, l’administration Bush a réussi à envahir l’Afghanistan et l’Irak, et à passer le Patriot Act, sans aucune résistance significative.

Wesley Clark: Le plan US post 11/9: envahir 7 pays dont l’Irak, la Lybie, la Syrie et l’Iran

Il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak, et ce ne fut pas une question de mauvaises informations. Ce fut un mensonge froid et calculé, et la décision d’envahir a été faite en pleine connaissance de la catastrophe qui allait suivre.

[Dick Cheney en 1994, vidéo]

[Journaliste]: Pensez-vous que les Etats-Unis, ou les forces de l’ONU, auraient dû venir à Bagdad?

[Dick Cheney]: Non

[Journaliste]: Pourquoi non?

[Dick Cheney]: Parce que si nous étions allés à Bagdad, nous aurions été tout seuls. Il n’y aurait eu personne d’autre avec nous. Il y aurait eu une occupation américaine en Irak. Aucune des forces arabes prêtes à se battre avec nous au Koweït n’étaient prêtes à envahir l’Irak.

Une fois que vous êtes en Irak et que vous en avez pris le contrôle, que vous faites tomber le gouvernement de Saddam Hussein, alors qu’est-ce que vous allez mettre à sa place? Voilà une partie très instable du monde, et si vous faites tomber le gouvernement central de l’Irak, vous pourriez très facilement finir par voir des morceaux de l’Irak s’envoler: une partie, les Syriens aimeraient en avoir à l’ouest, une partie de celui-ci – l’est de l’Irak – les Iraniens aimeraient le récupérer, ils se sont battus pour ça pendant huit ans. Dans le nord, vous avez les Kurdes, et si les Kurdes se rassemblent et rejoingnent les Kurdes en Turquie, alors vous menacez l’intégrité territoriale de la Turquie.

C’est un bourbier si vous allez aussi loin et essayez de prendre le contrôle de l’Irak.

L’autre chose, c’était les victimes. Tout le monde a été impressionné par le fait que nous avons pu faire notre travail avec aussi peu de victimes que nous avons eues. Mais pour les 146 Américains tués en action, et pour leurs familles – cela n’a pas été une guerre sans prix. Et la question pour le président, pour savoir si oui ou non nous poursuivons notre présence à Bagdad, si nous prenons des pertes supplémentaires dans un effort pour obtenir Saddam Hussein, était de savoir combien de morts supplémentaires Américains vaut Saddam?

Notre jugement a été qu’il n’en vaut pas beaucoup, et je pense que nous avons eu raison.

Ils savaient exactement ce qui allait se passer, mais en 2003, ils l’ont quand même fait. Une fois que les champs de pétrole irakiens ont été sous contrôle américain, les ventes de pétrole ont été immédiatement rétablies en dollars. Mission accomplie.

Peu de temps après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a tenté d’étendre ces guerres à l’Iran. Soi-disant le gouvernement iranien travaillait à la construction d’une arme nucléaire. Après le fiasco en Irak, la crédibilité de Washington a été gravement endommagée, et par conséquent, ils ont été incapables de rassembler un soutien national ou international pour une intervention. Leurs efforts ont en outre été sabotés par des éléments au sein de la CIA et du Mossad qui sont venus à l’avant pour déclarer que l’Iran n’avait même pas pris la décision de développer des armes nucléaires, et encore moins d’en commencer une tentative. Cependant, la campagne de diabolisation contre l’Iran a continué même au sein de l’administration Obama.

Pourquoi?

Eh bien, cela pourrait-il avoir quelque chose en rapport avec le fait que, depuis 2004, l’Iran a été dans un processus d’organisation d’une bourse pétrolière indépendante? Les Iraniens construisaient leur propre marché du pétrole, et il n’allait pas être lié au dollar. Les premières livraisons de pétrole ont été vendues par ce marché en juillet 2011. Incapables d’obtenir la guerre qu’ils voulaient, les États-Unis ont utilisé l’ONU pour imposer des sanctions contre l’Iran. L’objectif des sanctions était de renverser le régime iranien. Bien que cela ait porté préjudice à l’économie iranienne, les mesures ont échoué à déstabiliser le pays. Cela était dû en grande partie à l’aide de la Russie dans le contournement des restrictions bancaires américaines.

En février 2009, Mouammar Kadhafi a été nommé président de l’Union Africaine. Il a immédiatement proposé la formation d’un Etat unifié avec une monnaie unique. C’est la nature de cette monnaie proposée qui l’a tué.

En mars 2009, l’Union Africaine a publié un document intitulé « Vers une monnaie unique africaine ». Les pages 106 et 107 de ce document discutent spécifiquement les avantages et les aspects techniques de l’exécution de la Banque Centrale Africaine sous un standard en or. À la page 94, il est dit explicitement que la clé de la réussite de l’Union monétaire de l’Afrique serait la « liaison éventuelle d’une monnaie unique africaine à la plus monétaire de toutes les marchandises – l’or. »[Remarque: La numérotation des pages est différente sur d’autres versions du document qu’ils ont publié]

En 2011, la CIA est venue en Libye et a commencé à soutenir des groupes militants dans leur campagne pour renverser Kadhafi, et les Etats-Unis et l’OTAN ont soutenu et appliqué une résolution de zone d’exclusion aérienne à l’ONU pour faire pencher la balance avec des frappes aériennes. La présence d’extrémistes d’Al-Qaïda parmi ces combattants rebelles a été mise sous le tapis. La Libye, comme l’Iran et l’Irak, avait commis le crime impardonnable de contester le dollar américain.

L’intervention de l’OTAN en Libye s’est transformée en une guerre secrète contre la Syrie. Le gouvernement libyen a été torpillé et les armes ont été expédiées via la Turquie aux rebelles syriens travaillant à renverser Assad. Il était déjà clair à ce stade qu’un grand pourcentage de ces combattants avaient des liens avec des organisations terroristes. Cependant l’appareil de sécurité nationale des États-Unis a considéré cela comme un mal nécessaire. En fait, le Conseil des relations étrangères a publié un article en 2012 déclarant que « L’afflux des djihadistes apporte de la discipline, de la ferveur religieuse, de l’expérience de la bataille d’Irak, du financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des résultats mortels. En bref, la FSA [Armée Syrienne Libre] a maintenant besoin d’al-Qaïda ».

[Voir theantimedia.org pour lire ça]

[Soyons clairs, les Etats-Unis ont mis l’Etat Islamique (ISIS) au pouvoir]

En 2013, ces mêmes rebelles syriens liés à Al-Qaïda ont lancé deux attaques au gaz sarin. Ce fut une tentative d’encadrer Assad et de mobiliser le soutien international pour une intervention militaire. Heureusement, ils ont été exposés par les Nations Unies et les enquêteurs russes, et la poussée en faveur des frappes aériennes s’est complètement effondrée lorsque la Russie est intervenue pour négocier une solution diplomatique.

La campagne pour un changement de régime en Syrie, tout comme en Libye, a été présentée en termes de droits de l’homme. Évidemment, ce ne sont pas les véritables motifs.

En 2009, le Qatar a mis en avant une proposition visant à lancer un pipeline de gaz naturel à travers la Syrie et la Turquie vers l’Europe. Assad l’a toutefois rejeté, et en 2011, il a forgé un pacte avec l’Irak et l’Iran pour construire un pipeline en coupant complètement le Qatar et l’Arabie saoudite de la boucle. Sans surprise, le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie ont été les joueurs régionaux les plus agressifs dans la poussée pour renverser le gouvernement syrien.

Mais pourquoi ce pipeline aurait mis la Syrie dans la ligne de mire de Washington?

Trois raisons:
1. Cet arrangement du pipeline permettait de renforcer de manière significative la position de l’Iran, leur permettant d’exporter vers les marchés européens sans avoir à passer par l’un des alliés de Washington. Cela réduisait évidemment le levier du gouvernement américain.
2. La Syrie est le plus proche allié de l’Iran. Son effondrement aurait intrinsèquement affaibli l’Iran.
3. La Syrie et l’Iran ont signé un accord de défense mutuelle, et une intervention américaine en Syrie pourrait ouvrir la porte à un conflit ouvert avec l’Iran.

En février 2014, ce jeu d’échecs mondial a chauffé dans un nouveau lieu: l’Ukraine. La véritable cible était cependant la Russie.

Vous voyez, la Russie se trouve être juste le deuxième plus grand exportateur de pétrole au monde, et non seulement ils ont été une épine dans le pied de Washington au niveau diplomatique, mais ils ont aussi ouvert une bourse de l’énergie en 2008, avec des ventes libellées en roubles et en or. [Ce projet était en cours depuis 2006. Ils ont également travaillé avec la Chine pour se retirer du dollar dans l’ensemble de leur commerce bilatéral.]

La Russie a également été dans un processus d’organisation d’une Union Economique Eurasienne, qui comprend des plans pour adopter une unité monétaire commune, et qui est prévue pour avoir son propre marché indépendant de l’énergie.

Avant la crise, l’Ukraine a été face à un choix: soit rejoindre l’UE en vertu d’un accord d’association ou rejoindre l’Union eurasienne. L’UE a insisté que ce n’était pas une proposition optionnelle. L’Ukraine ne pouvait pas rejoindre les deux. La Russie, d’autre part, a affirmé que l’adhésion aux deux ne posait pas de problème. Le Président Ianoukovitch a décidé d’aller avec la Russie.

[Cet article du Guardian vaut aussi la peine d’être lu.]

En réponse, l’appareil de sécurité nationale des États-Unis a fait ce qu’il fait le mieux: ils ont renversé Ianoukovitch et installé un gouvernement fantoche. Pour voir la preuve complète de l’implication de Washington dans le coup d’Etat, regardez « La crise en Ukraine: ce qu’on ne vous dit pas ».

Bien que tout cela semblait aller bien au début, les États-Unis ont rapidement perdu le contrôle de la situation. La Crimée a organisé un référendum et le peuple a voté massivement pour faire sécession de l’Ukraine et pour une réunification avec la Russie. La transition a été ordonnée et pacifique. Personne n’a été tué, mais l’Occident a immédiatement encadré tout l’événement comme un acte d’agression russe, et cela est devenu le point de mantra à partir de là.

La Crimée est importante sur le plan géostratégique en raison de sa position sur la mer Noire, qui permet la projection de la puissance navale en Méditerranée. [Elle a aussi été un territoire russe dans une grande partie de l’histoire récente.]

Les Etats-Unis ont fait pression pour l’inclusion de l’Ukraine dans l’OTAN depuis des années maintenant. Une telle démarche aurait placé les forces américaines juste sur la frontière de la Russie et aurait potentiellement pu aboutir à la perte pour la Russie de leur base navale en Crimée. C’est la raison pour laquelle la Russie a immédiatement accepté les résultats du référendum de Crimée et a rapidement consolidé le territoire.

Pendant ce temps, dans l’Est de l’Ukraine, deux régions ont déclaré l’indépendance face à Kiev et ont tenu des référendums de leur propre côté. Des résultats qui ont plébiscité l’autonomie.

Kiev a répondu à cela avec ce qu’ils appelaient des opérations anti-terroristes. Dans la pratique, ce fut une campagne massive et aveugle de bombardements qui ont tué des milliers de civils. Apparemment, tuer des civils n’était pas considéré comme une agression pour l’Occident. En fait, le FMI a explicitement mis en garde le gouvernement provisoire que leur enveloppe de prêts de 17 milliards de dollars pourrait être en danger, s’ils ne sont pas en mesure de mettre un terme au soulèvement en Ukraine orientale.

Alors que la guerre contre l’Ukraine orientale faisait rage, les élections ont eu lieu et Petro Porochenko a été élu président. Il se trouve que Porochenko a été exposé par un câble diplomatique publié par Wikileaks en 2008, pour avoir travaillé comme taupe pour le Département d’État des États-Unis depuis 2006. Ils se sont référés à lui comme « Notre homme en Ukraine » et la plupart du câble fait référence à l’information qu’il fournissait. [Un autre câble montre que les Etats-Unis savaient que Poroshenko était corrompu même à ce moment.]

Avoir une marionnette en place n’a cependant pas été suffisant pour donner à Washington la haute main dans cette crise. Qu’est-ce que Washington fait quand ils n’ont pas d’autre effet de levier? Ils imposent des sanctions, ils diabolisent et ils font des tentatives d’intimidation.

Cela n’est pas une très bonne stratégie lorsqu’ils traitent avec la Russie. En fait, cela s’est déjà retourné contre eux. Les sanctions ont simplement poussé la Russie et la Chine à une coopération plus étroite et a accéléré l’agenda dé-dollarisation de la Russie. Et en dépit de la rhétorique, cela n’a pas conduit la Russie à être isolée. Les États-Unis et l’OTAN ont creusé un fossé entre eux et la Russie, mais pas entre la Russie et le reste du monde.

Ce nouvel axe anti-dollar va plus loin que l’économie. Ces pays comprennent ce qui est en jeu ici. Voilà pourquoi, dans le sillage de la crise ukrainienne, la Chine a proposé un nouveau pacte de sécurité eurasienne qui inclurait la Russie et l’Iran.

Considérez les implications ici, alors que l’administration Obama commence les bombardements en Syrie, un pays qui a également un accord de défense mutuelle avec l’Iran.

Cela n’est pas la guerre froide 2.0. C’est la guerre mondiale 3.0. Les masses n’ont peut-être pas encore compris, mais l’histoire s’en souviendra de cette manière.

Les alliances se consolident et une guerre chaude prend son cours sur de multiples fronts. Si les provocations et les guerres par procuration continuent, c’est seulement une question de temps avant que les grands joueurs s’affrontent directement, et ceci est une recette pour un désastre.

Est-ce que tout cela résonne de manière folle pour vous? Eh bien, vous avez raison. Les gens qui dirigent le monde en ce moment sont fous, et le public est comme un somnambule dans une tragédie. Si vous voulez modifier le cours où nous sommes, il n’y a qu’une seule façon de le faire. Nous devons réveiller ce public. Même les armes les plus puissantes de la guerre sont neutralisées, si vous atteignez l’esprit de l’homme derrière la détente.

Comment pouvons-nous réveiller les masses, demandez-vous? N’attendez pas que quelqu’un d’autre réponde pour vous. Faites preuve de créativité. Agissez comme si l’avenir de vos enfants et de vos petits-enfants était en jeu, parce que c’est le cas.

Transcription originale en anglais: http://www.veteranstoday.com/2014/09/19/the-geopolitics-of-world-war-iii/

L’achat du silence: Comment le ministère des Affaires étrangères saoudien contrôle les médias arabes (WikiLeaks)

Obama Saudi ArabiaLundi, l’Arabie saoudite a célébré la décapitation de son 100ème prisonnier, cette année. L’histoire n’était présente nulle part dans les médias arabes, même si l’histoire a circulé dans les services de presse. Même les médias internationaux ont été relativement muets sur cet épisode, par rapport à ce que cela aurait été si cela avait concerné un pays différent. Comment une histoire comme celle-ci a pu passer inaperçue?

La publication par WikiLeaks, aujourd’hui, des « Câbles saoudiens » provenant du ministère saoudien des Affaires étrangères montre comment cela est fait.

Le royaume riche en pétrole de l’Arabie saoudite et sa famille régnante adoptent une approche systématique pour maintenir une image positive du pays sur la scène internationale. La plupart des gouvernements du monde entier se livrent à des campagnes de relations publiques pour repousser les critiques et bâtir des relations dans les lieux influents. L’Arabie Saoudite contrôle son image par la surveillance et l’achat d’allégeances depuis l’Australie jusqu’au Canada et partout ailleurs.

Les documents révèlent les vastes efforts pour surveiller et coopter les médias arabes, en veillant à corriger tout écart dans la couverture régionale de l’Arabie saoudite et les questions qui y sont liées. La stratégie de l’Arabie saoudite pour coopter les médias arabes prend deux formes, correspondant à l’approche de la «carotte et du bâton», mentionnée dans les documents comme «neutralisation» et «confinement». L’approche est personnalisée en fonction du marché et des médias en question.

Lire la suite du communiqué: https://wikileaks.org/saudi-cables/buying-silence

WikiLeaks publie les câbles saoudiens

wikileaks_3_12-300x200Aujourd’hui, vendredi 19 Juin à 13 heures GMT, WikiLeaks a commencé à publier les câbles saoudiens: plus d’un demi-million de câbles et autres documents du ministère saoudien des Affaires étrangères qui contiennent des communications secrètes de diverses ambassades saoudiennes à travers le monde. La publication comprend des rapports « Top Secret » d’autres institutions de l’État saoudien, dont le ministère de l’Intérieur et les Services du Renseignement Général du Royaume. Le cache massif des données contient également un grand nombre de communications email entre le ministère des Affaires étrangères et des entités étrangères. Les Câbles saoudiens sont en cours de publication par tranches de dizaines de milliers de documents au cours des prochaines semaines. Aujourd’hui WikiLeaks publie environ 70.000 documents de ce trésor dans une première tranche.

Julian Assange, l’éditeur de WikiLeaks, a déclaré: «Les câbles saoudiens lèvent le voile sur une dictature de plus en plus erratique et secrète qui a non seulement célébré sa 100ème décapitation cette année, mais qui est aussi devenue une menace pour ses voisins et pour elle-même. »

Lire l’intégralité du communiqué: https://wikileaks.org/saudi-cables/press

Accéder au moteur de recherche: https://wikileaks.org/saudi-cables/search

Comment le wahhabisme saoudien est la source du terrorisme islamiste

Le Dr. Yousaf Butt est un conseiller senior auprès du Conseil américano-britannique de l’information sur la sécurité et directeur à l’Institut de l’intelligence culturelle. Les opinions exprimées ici sont les siennes.

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Huffpost.com, le 20 janvier 2015

LONDRES – Les attentats terroristes horribles contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris ont conduit à des spéculations quant à savoir si les tueurs – les frères Chérif et Saïd Kouachi – étaient des loups solitaires ou s’ils étaient liés à des cerveaux au sein d’ISIS ou de son rival, Al-Qaïda. Bien qu’Al-Qaïda au Yémen ait revendiqué l’attaque, il n’est pas clair de savoir à quel degré l’affilié a effectivement dirigé l’opération. Peu importe que les connexions de l’organisation (le cas échéant) soient finalement avérées vraies, une chose est claire: la source de l’extrémisme islamique qui encourage et légitime cette violence se trouve dans la souche de l’islam du « wahhabisme » fanatique centré en Arabie Saoudite. Et si le monde veut tasser et éliminer un tel extrémisme violent, il doit se confronter à cet hôte primaire et facilitateur.

Paradoxalement, alors que l’ambassadeur d’Arabie Saoudite au Liban, Ali Awad Asiri, a participé au rassemblement de solidarité « je suis Charlie » à Beyrouth à la suite des attentats de Paris, de retour à la maison, le blogueur saoudien Raif Badawi a reçu les 50 premiers coups de fouet des 1000 qui lui sont dûs chaque vendredi sur les 20 prochaines semaines. Son crime? La gestion d’un site libéral pour promouvoir la liberté d’expression. (Heureusement, ces derniers jours, il semble que les autorités saoudiennes ont cédé à la pression internationale et suspendu la sentence.)[…]

Par exemple, un câble Wikileaks [09STATE131801] cite clairement la secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, qui dit que « les donateurs en Arabie Saoudite constituent la plus importante source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde entier. » Elle continue: « Plus de choses doivent être faites étant donné que l’Arabie saoudite reste une base de soutien financier essentiel pour al-Qaïda, les talibans, le LeT et d’autres groupes terroristes. » Et ce ne sont pas seulement les Saoudiens: le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis sont également impliqués dans le mémo. D’autres câbles publiés par Wikileaks décrivent comment les sociétés écran saoudiennes sont également utilisées pour financer le terrorisme à l’étranger.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.huffingtonpost.com/dr-yousaf-butt-/saudi-wahhabism-islam-terrorism_b_6501916.html

Le nouveau partenaire de la NSA dans l’espionnage: la brutale police d’Etat de l’Arabie Saoudite

The Intercept, 25 juillet 2014

La National Security Agency a considérablement élargi, l’an dernier, ses relations de coopération avec le ministère saoudien de l’Intérieur, l’un des organismes gouvernementaux les plus répressifs et violents du monde. Un mémo top secret d’avril 2013, fourni par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, détaille les plans de l’agence « pour fournir un soutien analytique direct et un soutien technique » aux Saoudiens sur les questions de «sécurité interne».

Obama Saudi ArabiaPhoto: Obama et le roi Abdallah d’Arabie Saoudite en 2010

Le ministère saoudien de l’Intérieur — désigné dans le document par MOI — a été condamné pendant des années comme l’un des violateurs les plus brutaux en matière de droits de l’homme dans le monde. En 2013, le Département d’Etat américain a indiqué que les « employés du Ministère de l’Intérieur ont parfois soumis les prisonniers et les détenus à la torture et à d’autres mauvais traitements physiques », en mentionnant spécifiquement un épisode de 2011 dans lequel les agents du MOI ont prétendument « versé un liquide de nettoyage antiseptique sur [la] gorge » d’un militant des droits de l’homme. Le rapport note également l’utilisation de la surveillance invasive du MOI destinée aux dissidents politiques et religieux.

Lire la suite: https://firstlook.org/theintercept/2014/07/25/nsas-new-partner-spying-saudi-arabias-brutal-state-police/

Document d’information sur l’Arabie Saoudite: https://firstlook.org/theintercept/document/2014/07/25/saudi-arabia-information-paper/

Voir aussi: Coopération entre la NSA et l’Arabie Saoudite d’après un nouveau #leaks de #Snowden (Openews.eu)

Le lien du gouvernement saoudien aux pirates de l’air du 11 septembre

World Trade Center, le 11 septembre 2001

Extrait du Faux Drapeau du 11/9 par Philip Marshall – Chapitre 16

Cela requiert une lecture attentive d’une déclaration apparemment inoffensive à l’intérieur du rapport de la Commission du 11/9 pour se rendre compte qu’un énorme entourage du ministre de longue date des renseignements saoudiens, le prince Turki al Faisal, se trouvait à Las Vegas le 11 Septembre 2001. Niché dans le dos de ce rapport, un compte sur trois avions affrétés séparés, transportant des dizaines de Saoudiens, au départ de Las Vegas sur les vols transatlantiques de minuit qui commencent le 19 Septembre.

Nous savons maintenant que ce groupe, dont fait partie le prince Turki, avec des liens profonds à la police secrète de l’Arabie Saoudite, était à Las Vegas pendant la période où la Commission du 11/9 ne pouvait pas expliquer pourquoi tous les pirates de l’air avaient fait des voyages à Las Vegas. La liste des responsables saoudiens qui sont aux Etats-Unis le 11 septembre comprend le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l’Aviation et le chef de Dallah Avco Group, en plus du Prince Turki et bien sûr du Prince Bandar, ambassadeur saoudien aux États-Unis. En outre, le responsable de deux des plus saintes mosquées de l’Arabie Saoudite est resté au même hôtel que les pirates de l’air tous-saoudiens du AA77 — au Marriott Residence Inn à Herndon, en Virginie — dans la nuit du 10 Septembre. Dans la semaine suivant l’attaque, il y a eu une douzaine de vols charters avec de hauts responsables saoudiens qui ont quitté Las Vegas, Newark, Boston et Washington, toutes les villes, soit dit en passant, avec des liens directs aux détournements des avions. Au 24 septembre 2001, ils étaient tous rentrés chez eux.

L’Observer britannique a rapporté que le très redouté prince Turki al Faisal avait eu une relation longue et mutuellement hostile avec Oussama Ben Laden. Turki, avec des relations américaines (il allait devenir l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, après le Prince Bandar), finançait les moudjahidines de Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980, mais le partenariat avec Ben Laden a pris fin peu après. Plus récemment, la totalité de la famille royale saoudienne est devenue la cible privilégiée d’Al-Qaïda pour leur relation avec les compagnies pétrolières américaines. D’un grand intérêt est le rapport de l’Observer selon lequel le pilote/pirate de l’air Mohammed Atta a quitté Hambourg peu de temps après avoir pris contact avec les agents de renseignement du Prince Turki au début de l’année 2000. La destination d’Atta, après une brève escale au Pakistan, était Huffman Aviation, la petite école en Floride où il a commencé sa formation de base en aviation. Il était bientôt rejoint par Jarrah et al Shehhi. Ils ont dit aux gens de Venice qu’ils étaient des gardes du corps auprès du gouvernement saoudien et qu’ils avaient besoin d’apprendre à piloter des avions.

L’entourage du prince a donné une occasion parfaite pour les raiders de faire venir dans le pays les instructeurs de vol des Boeings saoudiens qui étaient nécessaires, et de sortir après les attentats sans que personne ne les interroge. Les départs charters depuis Las Vegas étaient un quadriréacteur DC-8 pour Genève, le 19 septembre 2001, avec 69 passagers, dont 46 Saoudiens; un Boeing 727 pour l’Angleterre avec 18 Saoudiens, le 20 septembre; et le 23 septembre, un jumbo Lockheed L -1011 pour Paris. Seuls 34 passagers ont été répertoriés sur ce vol, qui avait une capacité de près de 400. Sur ce vol se trouvait le prince Turki.

Personne dans le gouvernement ne dira au juste qui a autorisé ces vols à partir sans même interroger qu’un seul des passagers soit interrogé. Prince Bandar a déclaré à Meet the Press, en septembre 2001, que le FBI a effacé les vols. Le FBI a dit qu’ils n’avaient pas effacé les vols.

Le Prince Turki et le Prince Bandar ont plus de relations avec les instructeurs de vol arabophones de Boeing que n’importe qui d’autre dans le monde. Les moyens et l’opportunité de glisser les pirates de l’air au sein du Pinal Airpark ou d’autres installations en vue de la formation étaient les leurs. La raison était un événement qui change le monde. Les Saoudiens pourraient grandement bénéficier non seulement du ciblage d’Al-Qaïda, mais d’une invasion américaine de l’Irak, celle qu’ils avaient imploré après la première guerre du Golfe. Dick Cheney aurait garanti au Prince Bandar que l’Amérique allait envahir l’Irak des mois avant que quiconque ait informé le Congrès des États-Unis.

En novembre 2001, le Prince Turki a exprimé son soutien public à l’opération américaine en Afghanistan, se référant à al-Qaïda comme un « culte du mal ». En affirmant la complicité de Ben Laden dans les attentats, il aiderait à « lancer l’assaut » du monde contre son pire ennemi, un ennemi qui a fait plusieurs tentatives d’assassinat contre la famille royale saoudienne. À l’hiver 1998, trois valises enfouies avaient été retrouvées en Arabie Saoudite contenant neuf missiles antichars Sagger. Les Saoudiens ont appris qu’Al-Qaïda avait l’intention de les utiliser contre la famille royale. L’ancien directeur du FBI Louis Freeh a déclaré au New Yorker, « D’où je me tiens et de ce que je savais… Al-Qaïda était plus une menace pour l’Arabie saoudite que pour les États-Unis, et toute la visée d’Oussama Ben Laden était le renversement de la famille royale et d’obtenir la sortie des forces américaines de l’Arabie Saoudite ».

Source: http://thebigbamboozle.tumblr.com/post/40938835223/saudi-government-connection-to-9-11-hijackers

Les liens du Prince al Faisal et de Ben Laden dans les articles du Guardian (Observer):

Un représentant saoudien au Royaume-Uni lié au 11/9: http://www.theguardian.com/world/2003/mar/02/september11.politics

Les liens de Ben Laden à l’ambassadeur saoudien: http://www.theguardian.com/uk/2002/oct/19/alqaida.september11

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