Julian Assange parle de la surveillance, du cryptage, de l’hébergement web à WHD global

Julian Assange depuis Londres, Questions/Réponses sur #worldhostingdays 02-04-2014 (Anglais)

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/452817253881634816

Julian Assange dénonce «l’emprise de la NSA» et la qualifie d’«agence délinquante»

Vidéo: Julian Assange au SXSW, le 8 mars 2014

Metro World News, Par Ned Ehrbar

Julian Assange a dénoncé le programme de surveillance américain samedi, dans un discours diffusé au festival de nouvelles technologiques South by Southwest et prononcé à l’ambassade de l’Équateur à Londres, où il est confiné depuis près de deux ans.

C’était une des rares apparitions publiques du cofondateur de WikiLeaks et un prélude aux discours que l’ancien analyste de la CIA Edward Snowden et le journaliste Glenn Greenwald prononceront aujourd’hui  dans des discussions «virtuelles» similaires.

«L’agence de surveillance nationale américaine (NSA) est devenue une agence délinquante qui évolue sans aucune contrainte, a raconté M. Assange. La capacité de surveiller tout le monde sur la planète est presque complète, et il ne manque que quelques années avant que l’espionnage de tout un chacun devienne total. Le danger, c’est qu’il s’agit d’un énorme transfert de pouvoir des mains de ceux qui sont surveillés à ceux qui contrôlent l’appareil de surveillance.»

Source: http://journalmetro.com/monde/460217/julian-assange-denonce-lemprise-de-la-nsa/

3 Février 2013: Julian Assange a reçu le « Yoko Ono Lennon Courage Award »

Yoko Ono Courage Award

Le 3 Février, lors d’un dîner privé, à The Modern, MoMA, NYC, en présence de plus de 150 invités, Julian Assange a reçu le « Yoko Ono Lennon Courage Award For the Arts 2013 » pour son travail WikiLeaks, qui comprend, parmi les autres révélations, Collateral Murder. Ce prix est décerné aux personnes qui ont fait preuve d’un courage extraordinaire et qui, à travers leur art, ont changé le monde.
Ont accepté le prix au nom de Julian Assange, à la fois l’Honorable Juge Baltasar Garzon Real et Michael Ratner, Président Émérite du Centre pour les Droits Constitutionnels.
Ont aussi assisté à la cérémonie de remise du prix, l’Honorable Ricardo Patino Aroca, Ministre des Affaires Étrangères de l’Équateur, et Daniel Ellsberg, source des « Pentagon Papers ».

Discours de Julian Assange in absentia:

Tout d’abord, je tiens à remercier Yoko Ono Lennon pour son esprit et son courage en m’accordant ce prix. Une femme dévouée dont les actions nombreuses la définissent. Une mise à l’épreuve pour nous tous.

Les gens me demandent souvent comment je fais pour continuer.

Ils le demandent comme si mon travail était une sorte de fardeau pour moi.

Rien ne serait plus éloigné de la vérité.

Il n’y a pas de plus grand plaisir que celui de se battre pour vos principes.

Il n’y a pas de plus grand plaisir que celui de se battre pour ceux qui ont tout risqué pour partager votre vision.

Et il n’y a pas de plus grand plaisir que de voir ceux que vous admirez, commencer à se battre pour vous, en retour.

Et tandis que l’ambassade qui m’abrite est toujours entourée par une police armée, ma voix est libre.

Dans les contraintes de l’opération extérieure de surveillance du Royaume-Uni, je suis libre de voir mon personnel et mes amis.

Beaucoup se sont battus et continuent de se battre pour permettre cette liberté fondamentale et je leur en suis reconnaissant.

Je tiens à remercier le peuple de l’Équateur.

Je tiens à remercier le Président Rafael Correa et le Ministre des Affaires étrangères Patino pour leur soutien courageux et inflexible.

Leur position renforce, non seulement mes droits, mais les droits des réfugiés politiques partout dans le monde. Soutenons-les.

Je dédie ce prix à nos sources courageuses, nos supporters et à mon personnel.

À travers leur courage et leur esprit, ils révèlent la vraie nature de notre civilisation humaine globale. C’est ainsi que nous pouvons la réformer. L’élever – et la rendre juste, au-delà de ses humbles origines.

Leur courage en documentant les crimes de guerre, les violations flagrantes des droits de l’homme et la corruption de nos sociétés, est inégalé.

Je tiens à remercier tous nos volontaires anonymes et tous ces volontaires d’Anonymous. Vous êtes invisibles dans votre travail, mais votre travail est loin d’être invisible.

Mais je tiens spécialement à en nommer quelques-uns.

Le volontaire Aaron Swartz, âgé de 26 ans. Activiste politique, traqué à mort, ici même à New York, le mois dernier, dans le cadre de la politique plus large de répression contre nos idéaux.

La source présumée, désormais prisonnier politique, Bradley Manning. Bradley est maintenant à deux semaines d’avoir passé 1000 jours en prison. La plus longue détention provisoire dans l’histoire de l’armée américaine.

La source présumée, désormais prisonnier politique, Jeremy Hammond, détenu sans jugement, ici même à New York, pour les derniers 336 jours jusqu’à aujourd’hui.

Le volontaire et source présumée, désormais prisonnier politique, Gottfrid Svartholm, détenu en Suède depuis près de cinq mois.

Les protestataires du blocus bancaire de WikiLeaks, Christopher Weatherhead, âgé de 22 ans, et Ashley Rhodes, âgée de 28 ans. Condamnés respectivement la semaine dernière à 18 mois et 7 mois de prison, au Royaume-Uni.

Et je tiens à remercier mes avocats Baltasar Garzon et Michael Ratner qui me représentent ici aujourd’hui, comme ils le font chaque jour.

Ensemble avec nos avocats aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, en Australie et en Équateur, ils font partie de la lutte pour s’assurer que nos droits soient respectés et que WikiLeaks puisse continuer sa mission.

Avec autant de courage, de ténacité, l’amour et le soutien de nos amis, faire taire WikiLeaks reste et continuera de rester un fantasme.

Nous continuerons notre combat pour informer le monde, comprendre ses institutions, et pour porter notre civilisation à un degré plus élevé.

Je vous remercie tellement,
Julian Assange
Ambassade d’Équateur
Londres
3 Février 2013

NEW YORK – 3 FÉVRIER A 21h30 (HEURE DE NEW YORK).
LONDRES – 4 FÉVRIER A 02h30 (HEURE DE LONDRES).
SYDNEY – 4 FÉVRIER A 13h30 (HEURE DE SYDNEY).

Source: http://www.twitlonger.com/show/ku2ld8

http://wlcentral.org/node/2812

Plus de détails:

http://collateralmurder.org/

http://wikileaks.org

http://usvwikileaks.org

http://justice4assange.com

http://imaginepeace.com/?tag=courage-awards-for-the-arts

http://ccrjustice.org

http://wikileaks-press.org/assange-wins-yoko-ono-lennon-courage-award/

Le discours de Julian Assange à l’ambassade d’Equateur, le 20 décembre 2012

Bonsoir, Londres.

Quelle vision, pour des yeux fatigués. Les gens me demandent ce qui me donne de l’espoir. Hé bien, la réponse est juste ici. Il y a six mois – il y a 185 jours –  je suis entré dans ce bâtiment. Il est devenu mon domicile, mon bureau et mon refuge. Grâce à l’attitude de principe du gouvernement équatorien et au soutien de son peuple, je suis en sécurité dans cette ambassade pour vous parler. Et chaque jour à l’extérieur, pendant 185 jours, des personnes comme vous ont veillé sur cette ambassade – qu’il pleuve, grêle ou fasse beau. Chaque jour. Je suis venu ici en été. C’est l’hiver maintenant.

J’ai été sustenté par votre solidarité et je suis reconnaissant des efforts de personnes de par le monde entier soutenant le travail de WikiLeaks, soutenant la liberté d’expression, la liberté de la presse, des éléments esentiels de notre démocratie. Bien que ma liberté soit limitée, au moins suis-je capable de communiquer ce Noël, non pas comme les 232 journalistes qui sont en prison ce soir.

Non pas comme Gottfrid Svartholm en Suède ce soir.

Non pas comme Jeremy Hammond à New York ce soir.

Non pas comme Nabeel Rajab au Bahreïn ce soir.

Et non pas comme Bradley Manning, qui a eu 25 ans cette semaine, un jeune homme qui a préservé sa dignité après avoir passé plus d’un dixième de sa vie en prison, sans procès, une partie de ce temps dans une cage, nu et sans ses lunettes. Et non pas comme tant d’autres dont les épreuves sont reliées aux miennes.

Je salue ces hommes et ces femmes de courage. Et je salue les journalistes et les publications qui ont couvert ce qui continue d’arriver à ces personnes, et les journalistes qui continuent de publier la vérité face à la persécution, les poursuites judiciaires et les menaces – qui prennent le journalisme au sérieux. Parce que c’est à partir de la révélation de la vérité que tout le reste s’ensuit.

Nos édifices ne peuvent être aussi grands que leurs briques sont fortes. Notre civilisation est seulement aussi forte que ses idées sont vraies. Quand nos édifices sont érigés par les corrompu(e)s, quand leur ciment est coupé avec des salissures, quand l’acier vierge est remplacé par des débris – nos édifices ne sont pas sûrs comme domicile. Et quand nos médias sont corrompus, quand nos intellectuels sont pusillanimes, quand notre histoire est emplie de demi-vérités et de mensonges – notre civilisation ne sera jamais juste. Elle ne s’élèvera jamais jusqu’au ciel.

Nos sociétés sont des bidonvilles intellectuels. Nos croyances concernant le monde et nous-mêmes, entre nous, ont été créées par le même système par qui le mensonge nous a menés dans des guerres à répétition qui ont tué des millions de gens. Vous ne pouvez pas construire un gratte-ciel avec de la pâte à modeler. Et vous ne pouvez pas édifier une civilisation juste à partir d’ignorance et de mensonges.

Nous devons nous éduquer les un(e)s les autres. Nous devons célébrer ceux et celles qui révèlent la vérité et dénoncer ceux qui empoisonnent notre capacité à comprendre le monde dans lequel nous vivons. La qualité de notre discours est la limite de notre civilisation.

Mais cette génération s’est dressée sur ses jambes et révolutionne la manière dont nous percevons le monde. Pour la première fois dans l’histoire les personnes qui sont affectées par l’histoire en sont les créateurs. Et pour ce qui est des autres journalistes et publications – vos oeuvres parlent d’elles-mêmes, comme le font vos crimes de guerre.

Je salue ceux et celles qui reconnaissent la liberté de la presse et le droit du public à l’information – reconnus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, reconnus dans le Premier Amendement des USA – nous devons admettre que ceux-ci sont en danger et ont besoin de protection, comme jamais auparavant.

WikiLeaks est sous le coup d’une enquête en cours du Ministère de la Justice US, et ce fait a été correctement reconnu par l’Équateur et les gouvernements d’Amérique Latine comme mettant matériellement en danger ma vie comme mon travail. L’asile n’est pas accordé sur un coup de tête, mais selon des faits. L’enquête états-unienne est rapportée par témoignage – sous serment – dans les Cours US, est reconnue par le Ministère de la Justice, et dans le Washington Post il y a tout juste quatre jours par le Procureur de la Virginie, comme un fait. Ses citations à comparaître sont combattues par nos agents dans les Cours US. Le Pentagone a réitéré ses menaces contre moi en septembre et affirmé que l’existence même de WikiLeaks était un crime en plein jour.

Mon oeuvre ne sera pas étouffée. Mais tant que cette enquête immorale se poursuit, et tant que le gouvernement australien ne défendra pas le journalisme et la publication de WikiLeaks, je dois rester ici.

Toutefois, ma porte est ouverte – et la porte a toujours été ouverte – pour quiconque désire me parler. Comme vous, je n’ai pas été accusé de crime. Si jamais vous vous entendez de la propagande suggérant autre chose, faites note de cette corruption du journalisme et allez sur justice4assange.com pour tous les faits réels. Dites au monde la vérité, et dites-le au monde qui vous a menti. Malgré les limitations, malgré le blocus bancaire extra-judiciaire, qui entoure WikiLeaks comme l’embargo sur Cuba, malgré une enquête criminelle sans précédent et une campagne pour nuir à et détruire mon organisation, 2012 a été une année immense.

Nous avons publié presque un million de documents. Des documents concernant la guerre qui se poursuit en Syrie. Nous avons exposé l’état de surveillance des masses dans des centaines de documents issus d’entreprises privées de renseignement. Nous avons publié des informations au sujet du traitement des détenus à Guantanamo Bay et ailleurs – le symbole de la corruption de la règle du droit en Occident, et au-delà.

Nous avons gagné contre le blocus bancaire illégal dans les tribunaux et au Parlement Européen. Après un combat de deux ans, les dons à WikiLeaks sont passés d’un statut de blocage et de non-déductibilité fiscale à la déductibilité dans le calcul des impôts à travers toute l’Union Européenne et les USA. Et la semaine dernière l’information révélée par WikiLeaks était cruciale – et citée au cours du jugement – dans la détermination de ce qui est vraiment arrivé à El-Masri, un Européen innocent kidnappé et torturé par la CIA.

L’année prochaine sera également riche en événements. WikiLeaks a déjà plus d’un million de documents en préparation pour être publiés, des documents qui concernent tous les pays du monde. Tous les pays du monde. Et en Australie un Sénateur non-élu sera remplacé par un Sénateur qui lui, l’est.

En 2013, nous continuons à nous dresser face aux brutes. Le gouvernement équatorien et les gouvernements de l’Amérique Latine ont démontré combien la coopération au travers de valeurs partagées peut enhardir les gouvernements pour résister à la contrainte et soutenir l’auto-détermination. Leurs gouvernements ne menacent personne, n’attaquent personne, n’envoient des drones sur personne. Mais ensemble ils sont forts et indépendants. Les appels las des manipulateurs de pouvoir à Washington en faveur de sanctions économiques contre l’Équateur, simplement à cause de la défense de mes droits, sont mal inspirés et immoraux. Le Président Correa a justement dit, « les principes de l’Équateur ne sont pas à vendre. » Nous devons nous unir ensemble pour soutenir le courageux peuple équatorien, pour les défendre contre une intervention à l’encontre de leur économie et une interférence dans leurs élections l’année prochaine.

La puissance de personnes parlant haut et fort et résistant ensemble terrifie le pouvoir corrompu et anti-démocratique. Tant et si bien que des gens ordinaires ici en Occident sont devenus les ennemis des gouvernements, des ennemis à surveiller, des ennemis à être contrôlés et appauvris.

La vraie démocratie n’est pas la Maison Blanche. La vraie démocratie n’est pas Canberra. La vraie démocratie est la résistance des peuples, armés de la vérité, de la place Tahrir jusqu’ici à Londres. Chaque jour, des personnes ordinaires nous enseignent que la démocratie c’est la liberté de parole et la dissidence. Car dès que nous, le peuple, cessons de dire ce qu’il y a à dire et cessons de nous révolter, dès que nous sommes distraits ou pacifiés, dès que nous nous détournons les un(e)s des autres, nous cessons d’être libres. Car la vraie démocratie est la somme – LA SOMME – de notre résistance.

Si vous ne vous exprimez pas – si vous abandonnez ce qui est uniquement à vous en tant qu’être humain: si vous abandonnez votre conscience, votre indépendance, votre sens de ce qui est bien et de ce qui est mal, en d’autres mots – peut-être sans le savoir, vous devenez passif(ve)s et sous contrôle, incapables de vous défendre et de défendre ceux et celles que vous aimez.

Les gens me demandent souvent, « Que puis-je faire? »

La réponse n’est pas si compliquée.

Apprenez comment fonctionne le monde Remettez en question les déclarations et les intentions de ceux et celles qui cherchent à nous contrôler derrière une façade de démocratie et de monarchie. Unissez-vous en un but commun et un principe commun pour imaginer, construire, documenter, financer et défendre.

Apprenez. Défiez. Agissez.

Maintenant.

Source: http://wikileaks.org/Statement-by-Julian-Assange-after.html

Discours de Julian Assange sur Russia Today


Traduit depuis le web par willsummer

Assange a défendu 3 lanceurs d’alerte qui ont dénoncé la corruption et les programmes de la NSA et de la CIA

Assange at Ecuador embassy

« Le discours d’Assange mentionne trois lanceurs d’alerte que je défends : il appelle à mettre fin à la guerre contre les lanceurs d’alerte »

Par Jesselyn Radack, le 20 août 2012

Quelle que soit votre opinion sur le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, il avait raison quand il a appelé à mettre fin à la guerre contre les lanceurs d’alerte, dans son discours à l’ambassade d’Equateur, hier [le 19 août 2012], à Londres:

La guerre de l’administration US contre les lanceurs d’alerte doit se terminer. Thomas Drake, William Binney, John Kiriakou, et d’autres lanceurs d’alerte héroïques doivent être pardonnés ou dédommagés des épreuves qu’ils ont endurées en tant que serviteurs du registre public.

Alors que les histoires de mes clients sont complètement différentes de celle d’Assange, l’administration Obama a menacé de persécuter criminellement chacun d’entre eux avec la même loi draconienne de l’Espionage Act, une loi destinée à chasser les espions, et non les lanceurs d’alerte. Et l’effet de la politique de l’administration Obama – sinon le but – est le même pour mes clients et pour Assange – à savoir de réduire au silence la dissidence.

Bien qu’Assange est souvent critiqué pour ne s’intéresser qu’à lui (qui lui en voudrait de tenir compte du fait que la police londonienne attendait à l’extérieur de l’ambassade d’Equateur pour l’arrêter ?), il a pris le temps dans son discours, long de plusieurs minutes, de s’adresser vers ceux qui ont été poursuivis en justice. Il a aussi correctement identifié la guerre de l’administration Obama contre les lanceurs d’alerte, comme une guerre contre les journalistes et contre les médias, un rapprochement que j’ai fait  moi-même, ainsi que Glenn Greenwald et les principaux médias des Etats-Unis.

Les Etats-Unis doivent donner l’assurance devant le monde entier qu’ils ne poursuivront pas des journalistes pour avoir mis en lumière les crimes secrets des puissants. Il ne doit pas y avoir de propos insensés, en ce qui concerne la poursuite judiciaire de n’importe quelle organisation de médias, que ce soit WikiLeaks ou bien le New York Times.

L’appel d’Assange aux Etats-Unis à mettre fin à la « chasse aux sorcières » contre Wikileaks rappelle à la mémoire Louis Brandeis de la Cour Suprême :

La peur d’un sérieux préjudice ne peut pas justifier seule la suppression de la liberté d’expression et de rassemblement. Les hommes craignaient les sorcières, et ils ont brûlé des femmes.

Maintenant le gouvernement a peur de la vérité et il persécute les lanceurs d’alerte, et parmi eux trois de mes clients qu’Assange a bien mentionné hier :

  • Thomas Drake est le lanceur d’alerte de la National Security Agency (NSA), qui est devenu la 4ème personne aux Etats-Unis à être sous le coup des charges de l’Espionage Act pour allégation de mauvais usage d’information classifiée. Le dossier du gouvernement contre lui s’est évanoui de manière spectaculaire quelques jours avant le procès en juin 2011, et les preuves sont devenues publiques depuis que la tombée des charges a montré que celles-ci étaient construites sur du vide.
  • William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, avec Drake, et les anciens officiels de la NSA J. Kirk Wiebe, Edward Loomis, et l’ancienne rédactrice du Congrès Diane Roark, s’est plaint par des voies internes adéquates de la dilapidation, de la fraude, des abus massifs, et de l’illégalité à la NSA, et il a été par la suite soumis à une enquête, menacé de poursuites judiciaires, et assujetti à un raid armé du FBI. Il a finalement obtenu une lettre d’immunité.
  • Le lanceur d’alerte de la Central Intelligence Agency (CIA) John Kiriakou a lancé l’alerte sur le waterboarding et a aidé à exposer le programme de torture de la CIA, auquel il a refusé de participer. Kiriakou a aussi été chargé sous le coup de l’Espionage Act, et il comparaît dans son procès en novembre 2012. Pour aider et soutenir Kiriakou allez ici ou mentionnez « j’aime » sur la page Facebook Defend John Kiriakou.

Assange est sans doute une figure controversée, mais quoi que vous pensiez du messager, le message d’Assange demande l’attention de quiconque reconnaît les valeurs de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Source: http://www.whistleblower.org/blog/42-2012/2184-assanges-speech-mentions-three-of-my-whistleblower-clients-calls-for-end-to-war-on-whistleblowers

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