Un nouveau scandale d’espionnage expose la corruption du renseignement privé

The Nation, par Tim Shorrock, le 14/10/2016

nsa_marylandLa récente arrestation d’un employé de Booz Allen Hamilton sur des accusations de vol de codes de piratage venant de la National Security Agency a mis en lumière la vaste privatisation du renseignement américain et les relations confortables entre les contracteurs et leurs superviseurs au gouvernement.

Comme relaté la semaine dernière, Harold Thomas Martin III, un expert en informatique de 51 ans qui travaillait pour Booz Allen Hamilton, a été arrêté le 27 août par le FBI après que les enquêteurs ont fouillé son domicile à Glen Burnie, dans le Maryland, et trouvé un cache de matériel classifié qu’il avait volé. Martin a été arrêté 3 ans après qu’un autre contracteur de Booz Allen Hamilton, Edward Snowden, avait divulgué des milliers de documents de la NSA révélant les détails du système mondial de surveillance de masse de l’agence.

Lire la suite: https://www.thenation.com/article/a-new-spy-scandal-exposes-the-corruption-of-privatized-intelligence/

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Lire la plainte pénale déposée par le FBI contre le contracteur du gouvernement, Harold Thomas Martin III

Le contracteur du gouvernement, Harold Thomas Martin III, 51 ans, a été arrêté et accusé de vol de biens du gouvernement et de retrait non autorisé et rétention de matériels classifiés [document daté du 29/08/2016]

Document mis en ligne sur le Washington Post: http://apps.washingtonpost.com/g/documents/national/read-the-criminal-complaint-filed-against-government-contractor-harold-thomas-martin-iii/2174/

Plainte criminelle contre le contracteur de la NSA, Harold Martin, mis en ligne par le NYT: https://www.documentcloud.org/documents/3123427-Harold-Martin-NSA.html et https://assets.documentcloud.org/documents/3123427/Harold-Martin-NSA.pdf

Un contracteur de la NSA, Harold Thomas Martin, pourrait faire face à des accusations d’espionnage pour 50TB de « codes volés »

BoingBoing, par Xeni Jardin, le 20/10/2016

nsa_marylandUn ancien contracteur de Booz Allen Hamilton qui a travaillé avec la National Security Agency [NSA] devrait faire face à des accusations d’espionnage dans une affaire impliquant 50 téraoctets ou plus de données très sensibles de la NSA, que le gouvernement affirme avoir été volées.

Les avocats fédéraux ont déclaré jeudi qu’ils vont poursuivre Harold Thomas Martin pour avoir volé des informations classifiées sous la même loi utilisée pour inculper Edward Snowden. Les personnes condamnées en vertu de la loi sur l’espionnage font face à des sanctions particulièrement sévères qui peuvent inclure des peines de prison allant jusqu’à 10 ans sur chaque chef d’accusation.

Harold Thomas Martin était-il un collectionneur compulsif de données dont les faibles pratiques de sécurité ont conduit au vol criminel des armes cybernétiques de la NSA dans le piratage des « Shadow Brokers »? Martin a-t-il été sciemment impliqué dans cet effort criminel? Pas de réponses claires pour le moment, mais ces questions pourraient bien faire l’objet d’un procès à venir.

De Reuters:

Harold Thomas Martin a passé plus de deux décennies à dérober des informations classifiées de plusieurs organismes gouvernementaux, ont déclaré les procureurs fédéraux dans un nouveau dépôt effectué auprès du tribunal de district des Etats-Unis à Baltimore. Ils devraient porter des accusations qui comprennent des violations de la loi sur l’espionnage, selon le dépôt.

La quantité de données volées est estimée à au moins cinquante téraoctets [50TB], assez pour remplir des dizaines de disques durs, ont déclaré les procureurs, en ajoutant que la conduite criminelle présumée « est à couper le souffle dans sa longévité et son échelle ». Certains responsables ont dit que la mine peut atteindre le plus grand hold-up de l’information gouvernementale classée dans l’histoire.

Un avocat représentant Martin n’a pas été immédiatement disponible pour faire un commentaire.

Parmi le matériel prétendument volé par Martin, était inclus un document top secret qui contenait des « plans opérationnels spécifiques contre un ennemi connu des États-Unis et de leurs alliés », ont déclaré les procureurs.

Les responsables américains ont annoncé dans une plainte plus tôt ce mois-ci que Martin, 51 ans, a été arrêté dans le Maryland en août et accusé de crime de vol de matériel classifié du gouvernement. Aucun motif n’a été avancé.

Et d’un profil antérieur de Martin sur Daily Beast:

L’officier de marine retraité, arrêté pour avoir retiré des informations hautement classifiées de la National Security Agency, a travaillé avec les hackers informatiques d’élite de l’organisation, qui se spécialisent dans l’utilisation de codes d’ordinateur pour pénétrer les systèmes de nations étrangères, selon un ancien collègue et le CV en ligne de l’individu.

Harold Thomas Martin, III, appelé Hal, a également été inscrit à un programme de doctorat à l’Université du Maryland, Baltimore County. L’université a un partenariat avec la NSA, dans lequel l’agence contribue au développement de programmes pour l’école et les employés de l’agence peuvent prendre des cours là-bas.

Martin a travaillé avec l’unité d’Opérations d’accès sur mesure [TAO] de la NSA, ont dit au Daily Beast des sources ayant une connaissance de sa formation. Dans son CV LinkedIn, Martin dit qu’il a travaillé comme « conseiller en ingénierie cybernétique » en soutien à « diverses cyber-initiatives liées » dans le département de la défense et la communauté du renseignement.

Source: http://boingboing.net/2016/10/20/nsa-contractor-harold-thomas-m.html

Une leçon de formation de l’armée américaine cite Hillary Clinton comme une menace de risque «intérieur»

NBC News, , 23 août 2016

clinton_threatUne présentation de formation de l’armée [américaine] sur les menaces internes inclut Hillary Clinton parmi la galerie insolente de tueurs et de personnes à l’origine de fuites de documents, citant l’ancienne secrétaire d’Etat comme un exemple d’ « employés négligents ou mécontents », a confirmé NBC News, mardi.

Le diaporama non-classifié, qui est d’abord apparu sur une page Facebook qui parodie l’armée, a été confirmée par un des responsables militaires américains, qui a dit que celui-ci a été utilisé dans le cadre d’une leçon sur la façon de sécuriser les matériels classifiés et d’améliorer la sécurité.

Lire la suite: http://www.nbcnews.com/news/us-news/army-training-lesson-cited-clinton-insider-threat-risk-n636701

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/768814800700858368

Julian Assange s’exprime sur l’affaire Lafarge, Hillary Clinton, l’Etat Islamique, la Libye et la Syrie

Autre extrait de l’interview:

Source Anonyme: Radio-Canada met en ligne une plateforme destinée aux lanceurs d’alerte

Source Anonyme: pour la protection des lanceurs d’alerte en ligne (20 janvier 2016) http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2016/01/20/source-anonyme-pour-la-protection-des-lanceurs-dalerte-en-ligne/

Voir le site: https://sourceanonyme.radio-canada.ca/

Le Programme « Insider Threat »: plusieurs milliers de personnels du Pentagone sous surveillance totale

Shadowproof, par Kevin Gosztola, le 7/01/2016

pentagoneAu moins plusieurs milliers de personnels militaires, civils et de contracteurs du ministère de la Défense ont été soumis à une «évaluation continue» ou une surveillance totale de leurs activités et de leurs communications électroniques. La surveillance fait partie du programme « Insider Threat » du ministère et soulève des inquiétudes sur l’extension où les communications pour le lancement d’alerte sont interceptées.

Selon un rapport au Congrès en 2015 obtenu par Steven Aftergood de Secrecy News, des « pilotes multiples et des démonstrations de concept utilisant les capacités « push » et « pull » pour mener une évaluation continue » ont été utilisés pour surveiller le personnel ayant accès à des informations classifiées.

Lire la suite: https://shadowproof.com/2016/01/07/insider-threat-program-hundred-thousand-pentagon-personnel-under-total-surveillance/

Les services de renseignement fournissent des informations aux lanceurs d’alerte pour garder un œil sur les visiteurs des sites internet (John Young)

Interview de John Young en janvier 2011

Cryptome.org publiait des documents classifiés et secrets bien avant que WikiLeaks fasse les titres de l’actualité. Le co-fondateur de Cryptome, John Young, a dit à RT que ces sites sont autorisés à rester en ligne, afin que les services de renseignement puissent garder un oeil sur leurs visiteurs. Il n’y a pas de secret sur Internet, a averti John Young.

Selon le fondateur de Cryptome, les services de renseignement organisent des opérations de fuites d’informations pour tester la sécurité de leurs systèmes.

Pour se préparer à rejoindre les guerres américaines, le Japon démantèle la liberté de la presse

Freedom of the Press Foudation, le 10 décembre 2015, Par Jon Mitchell

800px-Shinzo_Abe_with_Obama_laughing_2014En 2010, le Japon a été classé #11 à l’index Reporters sans Frontières de la liberté de la presse mondiale. En Février 2015, ce nombre avait chuté à #61 – et l’année prochaine, il sera probablement encore plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le Premier ministre Shinzo Abe et son Parti démocratique libéral se sont lancés dans une guerre d’usure contre les libertés de la presse au Japon.

Les agressions ont inclus: l’intégration des néo-nationalistes à des postes clés de la chaîne de diffusion publique, NHK; la profération de menaces voilées contre des réseaux de télévision dont la couverture critique du gouvernement pourrait leur coûter leur licence de radiodiffusion; et l’acusation envers un journaliste allemand – qui avait écrit à propos du révisionnisme historique du Premier ministre [Shinzo] Abe – d’avoir accepté un pot de vin en provenant de la Chine.

Cette semaine, David Kaye, Rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’opinion et d’expression, a été programmé pour une visite à Tokyo – un voyage qui aurait attiré l’attention internationale sur la répression des médias par le gouvernement japonais. Mais au dernier moment, les responsables du gouvernement japonais ont annulé son voyage affirmant qu’ils étaient trop occupés pour le rencontrer.

Le LDP [Parti Libéral-Démocrate] est particulièrement soucieux d’éviter un examen de la loi sur les secrets d’État qu’il s’est précipité de faire passer au parlement à la fin de 2013.

800px-Abe_Bush_Heiligendamm_G8_2007_002La loi donne libre cours au gouvernement japonais de classer comme secret d’État toute information relative à la sécurité et à la diplomatie – avec aucun contrôle indépendant. L’information peut rester classée pour une période indéfinie, y compris ce qui concerne les rapports relatifs aux triples fusions à la centrale nucléaire de Fukushima.

Selon la nouvelle loi, les lanceurs d’alerte du gouvernement peuvent être emprisonnés pour 10 ans, tandis que les membres des médias publiant des informations font face à 5 ans d’emprisonnement; les journalistes étrangers – comme moi – vont probablement être expulsés.

Conscient que l’avenir de leur liberté de la presse était en jeu, le public japonais – environ 80% d’entre eux s’opposent à la loi – ont organisé certaines des plus grandes manifestations vues ici depuis des décennies.

Des directeurs de journaux, journalistes, éditeurs et avocats ont dénoncé la loi comme une atteinte à la liberté de la presse protégée par la Constitution du Japon. Reporters Sans Frontières a déclaré: « le parlement rend le journalisme d’investigation illégal, et bafoue les principes fondamentaux de la confidentialité des sources des journalistes et de ‘l’intérêt public' ».

L’opposition à la Loi sur les secrets d’Etat a été unanime – à une exception près: les Etats-Unis.

Peu de temps après l’adoption de la loi, l’ambassadrice américaine au Japon, Caroline Kennedy, a exprimé l’approbation de Washington:

Nous soutenons l’évolution des politiques de sécurité du Japon, car elles créent une nouvelle stratégie de sécurité nationale, établissent un Conseil de sécurité nationale, et prennent des mesures pour protéger les secrets de la sécurité nationale.

Pendant de nombreuses années, les maîtres du Japon à Washington ont pressé Tokyo d’introduire une législation répressive pour protéger les secrets concernant l’alliance de sécurité nippo-américaine. Plus particulièrement, Richard Armitage et Joseph Nye ont inclus ces lois sur leur liste de souhaits dans le rapport 2012 du CSIS [Center for Strategic and International Studies] sur l’alliance américano-japonaise.

Une telle ingérence du gouvernement américain dans la politique intérieure japonaise n’a rien de nouveau; la CIA a fourni de l’argent au LDP au cours des années 1950 et ’60 pour s’assurer un allié servile dans la région. Au cours des dernières années, cette pression a augmenté avec les exhortations de Washington à plusieurs reprises pour que le Japon permette aux membres de ses Forces d’autodéfense de se joindre aux guerres sans fin de l’Amérique au Moyen-Orient.

Lire l’intégralité de l’article: https://freedom.press/blog/2015/12/preparation-join-us-wars-japan-dismantles-freedom-press

4 octobre 2006-4 octobre 2015: WikiLeaks fête ses 9 ans d’existence

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« Dès le 4 octobre 2006, le nom de domaine wikileaks.org avait été enregistré par John Young, cofondateur de Wikileaks et fondateur de cryptome.org » (Wikipedia)

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/650352946245468161