William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, qualifie le rapport américain qui accuse la Russie de « blague »

William Binney est interviewé sur RT

William Binney, lanceur d’alerte de la NSA, a déclaré dans une interview que les services secrets américains qui ont publié le rapport de l’ODNI [Bureau du directeur du renseignement national] sur l’ingérence russe « devinent [les informations], ce qui signifie qu’ils ont perdu la discipline professionnelle du renseignement » et qu’on ne peut les croire. Dans le contexte des dernières semaines de la présidence d’Obama, il a déclaré que cela crée aussi un problème pour le futur président Trump qui va devoir résoudre cette difficulté.

Ancien employé de la NSA, William Binney a l’avantage d’avoir un regard interne sur le travail des services de renseignement américains, puisqu’il a lui-même travaillé à la NSA [National Security Agency] pendant 30 ans. L’analyste a ajouté que le renseignement américain est aujourd’hui utilisé « à des fins politiques de diverses manières, et qu’au lieu de chercher la vérité et des preuves concrètes, les services de renseignement collectent des millions de données mais ont toujours autant de mal à comprendre et analyser ce qui se trouve dans ces données ».

De plus en plus de données sont stockées par les Etats-Unis, et de plus en plus de datacenters sont construits, mais la quantité des données ne signifie pas que les services de renseignement sont capables de donner une information de meilleure qualité, là où un travail d’analyse est nécessaire pour comprendre ces informations qui sont collectées dans le monde entier. « Les données ne sont pas le renseignement, et c’est le processus qu’ils sont en train de perdre », conclut William Binney, en évoquant la qualité médiocre du rapport américain.

Lire le rapport de l’ODNI sur l’ingérence russe: https://www.dni.gov/files/documents/ICA_2017_01.pdf

CC-BY-SA

Vidéo: Russia Today

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Un ado de 14 ans aurait pu pirater les emails Podesta, selon Assange

Ray McGovern est interviewé sur RT

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a récemment déclaré à Fox News qu’un adolescent aurait pu pirater les emails de John Podesta et que la Russie n’était pas la source des emails divulgués. Manila Chan, de RT America, est accompagnée d’un ancien analyste de la CIA, Ray McGovern, pour évoquer les questions, discuter de la sympathie du président élu Donald Trump pour Assange et de l’incroyable disparité entre le récit des médias traditionnels aux États-Unis et les preuves du contraire. (youtube)

L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

CC-BY-SA

 

Un personnage lié à WikiLeaks dit qu’un démocrate « dégoûté » a fuité les emails de la campagne Clinton

Washington Times, Dave Boyer, 14/12/2016

craigmurray_c0-194-1234-913_s885x516Un personnage lié à WikiLeaks prétend qu’il a reçu les emails de la campagne Clinton d’un lanceur d’alerte démocrate « dégoûté », tandis que la Maison Blanche a continué d’accuser des hackers russes, mercredi, de s’être mêlés aux élections présidentielles et a affirmé que Donald Trump était « évidemment conscient » des efforts de Moscou en son nom.

Craig Murray, ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan et associé proche du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré dans un article du Daily Mail qu’il avait pris l’avion pour Washington pour un transfert clandestin avec l’une des sources des emails, en septembre.

Il a dit avoir reçu un paquet dans une zone boisée près de l’université américaine. »Aucune [des fuites] ne vient des Russes », a déclaré M. Murray au journal britannique. « La source avait un accès légal à l’information. Les documents provenaient de fuites internes, pas de piratages ».

Lire la suite: http://www.washingtontimes.com/news/2016/dec/14/craig-murray-says-source-of-hillary-clinton-campai/

Le Sean Hannity Show demande à Julian Assange si la Russie est derrière le piratage des documents obtenus par WikiLeaks

Les Russes et le piratage? ou bien des fuites venant de l’intérieur des Etats-Unis? (émission radio intégrale)

Julian Assange « Notre source n’est pas le gouvernement russe » (extrait de l’émission)

Exclusif: Face à face avec Edward Snowden à Moscou sur Trump, Poutine et les espoirs de plus en plus réduits d’un pardon présidentiel

Yahoo News Vidéo, 5 décembre 2016

Dans un entretien exclusif avec la commentatrice Katie Couric (Yahoo Global News) en Russie, Edward Snowden, l’ancien contracteur fugitif de la NSA qui a divulgué des informations sur les activités de surveillance américaines, parle de Poutine, de la vie en Russie avec sa petite amie de longue date et de la possibilité de retourner aux Etats-Unis pour faire face à la justice dans l’administration Trump.

Voir la vidéo: https://www.yahoo.com/news/exclusive-face-face-edward-snowden-090346357.html

23 novembre, à Londres: « Après les élections US, un monde plus dangereux? »

Mercredi 23 novembre, au Arlington Conference Center, à Londres, a lieu un débat sur le thème de « la direction [que] va prendre la politique étrangère américaine sous Donald Trump et comment le mouvement anti-guerre devrait y répondre ».

Parmi les intervenants, on note la présence de Tariq Ali qui était présent lors du discours de Julian Assange en août 2012, à l’ambassade d’Equateur, à Londres, et qui avait apporté son soutien au fondateur de WikiLeaks en prenant la parole publiquement parmi d’autres soutiens.

Infos sur la conférence: http://stopwar.org.uk/index.php/events/national-events/2265-23-november-london-after-the-us-elections-a-more-dangerous-world

Vidéo: Trump promet de renvoyer immédiatement jusqu’à 3 millions d’immigrés ayant des casiers judiciaires

The American First, 14/11/2016

Le président élu Donald Trump a déclaré dimanche qu’il avait l’intention de renvoyer ou d’incarcérer jusqu’à 3 millions d’immigrés illégaux criminels une fois qu’il prendra ses fonctions

Donald Trump interviewé sur CBS

« Ce que nous ferons, c’est de prendre les gens qui sont criminels et qui ont des casiers judiciaires, qui sont membres de gangs, dealers de drogues, il y a beaucoup de ces gens, probablement 2 millions, cela peut même aller jusqu’à 3 millions, nous les faisons sortir de notre pays ou bien nous les incarcérons, a dit Trump à Lesley Stahl de CBS lors d’une interview sur « 60 Minutes » diffusée dimanche soir. « Mais nous les faisons sortir de notre pays, ils sont ici illégalement ».

Source: http://theamericanfirst.com/video-trump-vows-to-immediately-deport-up-to-3-million-illegal-immigrants-with-criminal-records/

Donald Trump pourrait choisir un architecte du programme de torture de Bush pour diriger la CIA

The Intercept, Lee Fang, 11/11/2016

800px-aerial_view_of_cia_headquarters_langley_virginia_wikimediaDonald Trump pourrait choisir Jose Rodriguez, l’un des principaux architectes du programme de torture de George W. Bush, pour diriger la Central Intelligence Agency (CIA), selon un cabinet d’avocats ayant des liens étroits avec Trump.

Rodriguez, l’ancien directeur du Service national clandestin, a aidé à développer les sites noirs de la CIA, les prisons secrètes opérées dans des pays étrangers où les interrogateurs utilisaient une gamme de tactiques de torture, y compris l’utilisation du « waterboarding », une technique de simulation de noyade utilisée autrefois par les Khmers Rouges et les agents nazis pour recueillir des informations auprès des détenus.

Au moins 136 personnes ont été détenues et torturées par la CIA. Les tactiques d’interrogatoire incluaient également la nudité forcée, la privation de sommeil tout en étant verticalement enchaînés et le confinement dans une petite boîte.

Lire l’intégralité de l’article: https://theintercept.com/2016/11/11/trump-cia-torture/

La courbe des sondages Trump/Hillary suit les rebondissements des scandales dans les médias

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Pour qui voteriez-vous?

Des électeurs ont été questionnés sur leurs intentions de vote. En bleu, pour Hillary Clinton; en rouge, pour Donald Trump. A la date du 2 novembre 2016, 42,4% pour Clinton et 47,8% pour Trump. La courbe s’effondre pour Hillary juste après que le FBI a décidé d’annoncer la réouverture de l’enquête.

Le graphique a été partagé sur le compte Twitter @PrisonPlanet

Source du tweet: https://twitter.com/PrisonPlanet/status/793828395977101312