Wikileaks: un choix de documents sur les attentats du 11 septembre

Avis aux curieux, blogueurs et journalistes qui voudraient se replonger dans les événements tragiques du 11 septembre 2001. Les Global Intelligence Files — mails de la société de renseignement Stratfor, qui travaille de près avec le gouvernement américain — font aussi l’objet de certaines analyses de leurs conseillers, en relation aux attentats contre le World Trade Center. La vie de Ben Laden, la construction de la mosquée de Ground Zero, les nouvelles mesures contre le terrorisme et les réactions à l’étranger… Et bien d’autres aspects, y compris la possible implication du gouvernement américain dans l’organisation des attentats du 11 septembre. Les analystes de Stratfor discutent à plusieurs reprises, en effet, de ces théories de la conspiration intérieure et prennent ces idées très au sérieux. Vous pouvez traduire et vous inspirer de ces documents pour nous envoyer vos propres articles pour Wikileaks Actu.

Attentat du 11 septembre - Tours jumelles

Voici le résumé de notre recherche:

1) La mort de Ben Laden à Abbottabad, Pakistan

La figure la plus associée aux attentats du 11 septembre est Oussama Ben Laden. Les analystes de Stratfor évoquent la difficulté avec laquelle les agences de renseignement aux Etats-Unis ont réussi à localiser le terroriste. Même si les rumeurs ont beaucoup reproché aux Etats-Unis d’avoir volontairement laissé Ben Laden en liberté, pendant des années, Stratfor évoque plutôt la difficulté de le trouver parmi les 170 millions d’habitants au Pakistan. C’est la CIA qui a promis le 17 septembre 2001 de mettre la main sur Ben Laden, et cela a créé une compétition secrète entre les agences de renseignement, comme le soulignent les analystes. On apprend aussi dans ce document les conditions de vie de Ben Laden à Abbottabad et pourquoi il a échappé à la surveillance américaine en n’utilisant aucun moyen de communication électronique. Mais la NSA a finalement réussi à localiser le complexe d’Abbottabad. Les analystes de Stratfor évoquent aussi l’idée que la version officielle de la mort de Ben Laden peut être une histoire fabriquée, destinée à protéger les vraies sources qui ont servi à l’arrêter et qui pour certaines travaillaient certainement dans le domaine du renseignement.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3161716

2) Un complot intérieur, venu du gouvernement américain?

Plusieurs e-mails Stratfor évoquent les théories du complot du 11 septembre. Un premier mail évoque les mensonges du sénateur américain John MacCain, avec pour titre: « McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! » Ce titre reprend une analyse de Dick Fojut, un vétéran de la guerre en Corée qui vit et écrit des articles pour dénoncer l’implication du gouvernement américain dans le 11 septembre. Les analystes de Stratfor partagent entre eux ces articles, mais ceci ne veut pas dire qu’ils adhérent à la théorie de Dick Fojut. Ceci montre néanmoins que le but des agences de renseignement est aussi de collecter et de surveiller la parution des articles sur internet, dans la mesure où ces articles peuvent porter atteinte à l’image du gouvernement américain.
« McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1267362

« Le 11 septembre a-t-il été la couverture d’une fraude financière? » — telle est encore une autre question posée dans les e-mails Stratfor:
[Commentaires Analytiques & Renseignement] « Cela suggère que certaines figures inconnues de la Réserve Fédérale ont pu être en collusion… »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207972

L’e-mail suivant évoque encore la problématique d’une fraude fianncière, liée aux attentats du 11 septembre et impliquant directement l’administration Bush. Les analystes de Stratfor reprennent cette fois le lien d’un article de blog qui parle de la disparition de réserves d’or juste avant les événements du 11 septembre. L’article dit: « Pourquoi les Etats-Unis se sont attaqués eux-mêmes et ont détruit le World Trade Center? L’escroquerie de l’Amérique ». Plusieurs banques et institutions financières possédaient des ressources en or, en bas du World Trade Center, et des transactions importantes auraient eu lieu au moment des attentats.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=450606

Puis, les analystes recensent une longue série d’articles parus sur internet, qui ont pour thème « LE GOUVERNEMENT US/Bilderberg/Rothschild/Rockefellers sont les « TERRORISTES » de la « DETTE » obligeant les Américains à abandonner leurs droits, ou pourquoi le gouvernement des Etats-Unis a utilisé le complot du 11 septembre comme un outil de manipulation politique, de la même manière que d’autres projets mystérieux de la CIA, tels que HAARP au Japon et en Chine, etc. La collecte des articles parus sur internet montre à quel point la moindre information est surveillée, même si celle-ci est publiée sur un simple blog. Rien n’échappe aux analystes de Stratfor, pas même les vidéos de Youtube.
[Commentaires Analytiques & Renseignement] Le Gouv U.S. est le terroriste
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1896908

Charles Drace, en réponse à un article de Fred Burton (Stratfor): « Bush n’a pas attaqué l’Afghanistan et l’Iraq en réponse à la provocation d’Al-Qaïda. En fait, c’est Dick Cheney qui a laissé les avions arriver à New York, en empêchant les chasseurs d’attaque de les poursuivre, et n’importe qui avec un peu de sens sait maintenant que les bâtiments du WTC ont été démolis par des explosifs, et pas par des avions. » L’analyse qui suit est très intéressante et mérite d’être lue.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=467779

Pourquoi les missions de Bush se sont avérées contradictoires, à la suite du 11 septembre: « L’une consistait à mener une guerre contre la terreur. La seconde était de ramener Oussama Ben Laden et ses partisans face à la justice. Les deux ont été faites pour de la bonne rhétorique. Mais elles étaient aussi fondamentalement contradictoires. Une guerre n’est pas une enquête judiciaire, et une enquête criminelle n’est pas une partie de la guerre. »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1697416

Pourquoi « la dictature US capitaliste a permis les attaques du World Trade Center de se produire pour créer une PROVOCATION DE MASSE utilisée comme un faux prétexte pour projeter le pouvoir américain en Asie Centrale » — un article envoyé par William H. Depperman à l’agence Stratfor, en expliquant plusieurs aspects de la théorie du complot:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207145

Trois questions au sujet du 11/9, à George Friedman- par Enver Masud, Fondateur et Directeur Général, The Wisdom Fund:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=533890

[Commentaires Analytiques & Renseignement] 11/9
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1313332

RE: #11 – La symbolique du chiffre 11 dans les attentats du 11 septembre
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3487640

3) L’Arabie Saoudite face aux attentats du 11 septembre

L’Arabie Saoudite a plusieurs fois été accusée d’avoir une implication possible dans les attentats du 11 septembre, notamment à travers le recrutement des pirates de l’air qui étaient d’origine saoudienne. Il est donc étonnant de voir un e-mail Stratfor évoquer un article de Gulf News, où un auteur saoudien appelle à rejeter toutes les théories du complot par respect pour les victimes: « Ne déshonorez pas les victimes en faisant des allégations sauvages« . Pourquoi faire cet appel, alors même que l’enquête américaine n’a jamais abouti et que le rapport de la Commission du 11 septembre porte de nombreuses erreurs? Pourquoi cet auteur se place symboliquement dans la lignée du gouvernement américain, qui voudrait faire étouffer toute enquête future? Un attentat de l’ampleur du 11 septembre suppose une conspiration de large envergure: les pirates de l’air n’ont pas agi seuls, ils ont été financés, formés dans des écoles de pilotage sur le sol américain, ils ont reçu de l’argent de comptes saoudiens. On ne peut que douter de la sincérité de cet article, qui sous prétexte d’hommage aux victimes, appelle en fait à ne plus se poser de questions sur la vérité du 11 septembre.
Royaume d’Arabie Saoudite/Etats-Unis – Un écrivain de Dubaï exhorte à honorer les victimes du 11/9 en rejetant les théories de la conspiration
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=709112

Un autre article saoudien, plus objectif dans son contenu, revient sur les conséquences politiques du 11 septembre et notamment l’effet de la guerre contre le terrorisme, qui a ciblé plusieurs pays au Moyen-Orient, comme l’Irak, l’Afghanistan et le Liban. L’e-mail Stratfor cite l’analyse de cet article dans sa totalité:
AFGHANISTAN/ASIE DE L’EST/Moyen-Orient-Asie du Sud – Un écrivain saoudien liste les effets du 11/9 dix ans après
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=730792

4) Le contre-terrorisme et la menace internationale d’Al-Qaïda

ETATS-UNIS/AFGHANISTAN/ALLEMAGNE – Un journal allemand dit que la recherche pour les sources du financement du terrorisme donne de modestes résultats
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=702975

Les analystes Stratfor évoquent la nécessité, selon eux, de faire évoluer la loi internationale pour combattre le terrorisme. En reprenant l’analyse de George Friedman sur les missions contradictoires de Bush, ils constatent un « échec de la loi internationale pour évoluer pour apporter une direction dans l’opération contre les combattants tels qu’Al-Qaïda ». Dans cet e-mail, se dessinent aussi les traits de la politique étrangère américaine: à savoir convaincre le monde entier de la lutte anti-terroriste et permettre une coordination internationale de la loi, afin que les lois existant aux Etats-Unis puissent s’appliquer dans d’autres pays, mais c’est en même temps le danger de cette politique qui consisterait à défendre les intérêts américains au nom de la loi internationale.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1088924

Un commentaire intéressant des conseillers de Stratfor: « Al Qaeda a mis en place une ‘structure’ dans un certain nombre de pays, y compris aux Etats-Unis pour livrer le 11/9. Qu’en serait-il si ces structures n’étaient jamais démantelées, jamais touchées? » En effet, il est difficile d’évaluer la puissance du réseau Al-Qaïda, si l’on ne peut en comprendre la structure internationale, et les analystes de Stratfor eux-mêmes semblent plutôt ignorants sur le sujet. Les médias parlent également peu de ce problème.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=583326

Une présentation du livre Stratfor consacré au thème Al-Qaïda: « STRATFOR a commencé à faire la chronique de la décentralisation du mouvement jihadiste en 2004, et ce livre est une collection de nos meilleures et de nos plus représentatives analyses sur le sujet depuis cette époque ».
Re: Intro au livre Stratfor sur Al-Qaïda
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5301218

Rapport Spécial de Sécurité: La Menace Militante Contre les Hôtels (Stratfor)
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1688955
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=290595 (.pdf)

Rapport de Renseignement Stratfor sur le Terrorisme. L’un des paragraphes est consacré au 11 septembre, avec l’évocation de la politique « zéro tolérance » à l’égard des menaces terroristes, voir le sous-titre « Le 11/9 et les fenêtres cassées »:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=521901

L’Afrique du Sud et la guerre internationale contre le Terrorisme: Présentation d’Al-Qaïda par Douglas McClure – Bref Aperçu – délivré pour la 1ère fois en novembre 2004 et depuis mis à jour
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5315408 (.doc)

RE: Vidéos de surveillance terroriste, prises le jour du 11 septembre
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1954534
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3423281

5) Le 11 septembre et la naissance de « l’âge du chaos » dans le monde

Les attentats du 11 septembre et la guerre internationale contre le terrorisme ont ouvert, comme le souligne un journal turc, un « âge du chaos » dans le monde et une redéfinition des forces politiques mondiales, autrement dit une nouvelle répartition de l’ordre politique mondial.
AFGHANISTAN/AFRIQUE/AM-LAT/UE/Moyen-Orient Asie du Sud – Un journal turc dit que le 11/9 a ouvert la porte à un « âge du chaos »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=715165

En 2007, Michael Kirschner écrit aux analystes de Stratfor: « Ben Laden n’est pas vaincu. Nous avons vu que son calendrier et son approche est différente de la nôtre. Il y avait eu 8 ans entre les attaques du WTC; il n’y en a que 6 depuis l’attaque réussie sur le sol américain, mais pendant cet intervalle il y a eu d’autres attaques réussies ailleurs dans le monde. Je ne vois pas où il a perdu du pouvoir, ou de manière plus importante, de l’influence. (…) Nous avons créé un monde bien plus dangereux pour nos enfants et pour les leurs en même temps, en tombant volontairement et consciemment dans le piège de Ben Laden. » Encore de nos jours, certains analystes estiment que le terrorisme est bien plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’était à l’époque du 11 septembre, car ce sont les attaques qui ont finalement réveillé un fort sentiment anti-américain dans le monde et qui ont aussi prouvé que l’Amérique n’était pas un pays invincible.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=364934

Les évenements qui ont marqué la dernière décennie, vus par les analystes de Stratfor.
11 Septembre —2001- « Le monde de l’Après-Guerre froide »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1669061

Géopolitique Hebdomadaire: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=393888

John Mauldin écrit un e-mail aux analystes de Stratfor, en précisant inclure dans son article, une présentation de son ami George Friedman (Stratfor), au sujet du nouveau paysage politique que doit affronter le nouveau président américain dans le monde de l’Après-11 septembre. A la fin de l’e-mail, suivent 10 questions aux potentiels candidats de la présidentielle américaine de 2008.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1246846

Un e-mail qui semble être celui d’un lecteur de Stratfor, Roger Burke, qui compare les attentats du World Trade Center à l’effet dévastateur de la tempête Katrina, l’ouragan qui s’est abattu en 2005 sur les côtes des Etats-Unis. En comparaison, précise-t-il, les attentats du 11 septembre ont fait plus de 3000 morts, alors que l’ouragan Katrina en a causé environ 1600.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367097

Un concours proposé aux lecteurs de Stratfor sur le thème du 11 septembre: « Quelles seraient les orientations de la politique étrangère américaine aujourd’hui, si les attaques du 11/9 n’avaient jamais eu lieu? ». Etant donné l’ampleur des conséquences internationales et du chaos qui a été généré dans le monde, on peut en effet imaginer que la politique étrangère américaine n’aurait pas été la même, sans doute l’opinion publique américaine n’aurait pas soutenu les guerres au Moyen-Orient, mais néanmoins les orientations générales auraient peut-être quand même été liées aux questions du terrorisme international et de la lutte contre les régimes opposés aux Etats-Unis.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=599289

[Lettres à Stratfor] RE: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1275157

Tony Blair: Les erreurs sur la planification de l’après-guerre (citations de son discours prononcé en public), les aspects légaux/illégaux de l’invasion et les désaccords avec les Nations Unies.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1639185

6) Les commémorations et événements autour du 11 septembre

[OS] CONSULTATIF POUR DEMAIN: LE VICE-PRESIDENT BIDEN ACCUEILLE UNE PROJECTION DE DOCUMENTAIRE DANS LE CADRE DE LA COMMEMORATION DU 10ème ANNIVERSAIRE DES ATTAQUES DU 11/9
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=4069095

LE COEUR D’UN SOLDAT: HONORANT LA FORCE A TRAVERS UNE CHANSON AVEC JAMES STEWART ET L’OPERA DE SF – MARDI 13 SEPTEMBRE 2011: « Un nouveau grand opéra qui aborde la tragédie du 11/9 est présenté à San Francisco »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5479517

Fwd: Rassemblement Historique du 11/9 pour « Arrêter la Mosquée à Ground Zero »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367007

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Ferdinando Imposimato propose une plainte devant la cour pénale internationale de La Haye dans l’affaire du 11 septembre

La Rédaction Mouvida.com, 17 avril 2013

11 Septembre et Stratégie de la Tension – Le Juge imposimato persiste et signe!

Le grand juge anti-mafia italien Ferdinando Imposimato réaffirme publiquement que la Vérité sur le 11 Septembre et sur les attentats des années noires en Allemagne et en Italie est très éloignée de la Version Officielle!

En tant que Président honoraire de la Cour Suprême de Cassation en Italie, il est le plus grand personnage de la Justice italienne, et tout au long de sa carrière exemplaire, il s’est occupé de très nombreuses affaire d’Etat telles que l’attentat contre le Pape Jean Paul II, persiste et signe dans sa condamnation du groupe Bilderberg et dans sa dénonciation de la Version officielle sur les attentats du 11 Septembre, espérant porter la Vérité devant la Cour Pénale Internationale de Lahaye.

Ces déclarations en provenance d’un personnage aussi important d’un pays aussi important que l’Italie sont totalement censurées par les grands médias alignés, alors qu’elles constituent un véritable tremblement de terre qui pourrait menacer le Système établi!

Ces déclarations, en provenance d’un expert judiciaire en comparaison duquel les journaleux et intervenants dans les grands médias alignés passent pour des ignares pathétiques et sans aucune légitimité eu égard à son palmarès impressionnant, revêtent une importance particulière avec le double attentat de Boston et la lettre mortelle à la Ricine envoyées à Obama, dans ce qui ressemble de plus en plus comme une nouvelle Stratégie de la Tension!

Longue vie à Ferdinando Imposimato qui est pressenti par le Mouvement 5 Etoiles comme un Candidat majeur pour les prochaines élections présidentielles!

En espérant, face à la censure des médias et collabos du NWO, qu’internet permettra de relayer son appel à la Vérité vers un public le plus nombreux possible…

Source: http://mouvida.com/11-septembre-et-strategie-de-la-tension-le-juge-imposimato-persiste-et-signe/

Affaire Snowden: la France aphone, par Eva Joly

EDWARD-SNOWDEN

Eva Joly,
Députée européenne EELV,
ancienne candidate à la présidentielle de 2012

Publication: 15/07/2013 06h29

Alors que Edward Snowden vient de demander l’asile à la Russie de Vladimir Poutine, il convient de rappeler que l’aspect feuilletonesque des tribulations du lanceur d’alerte ne doit pas nous faire oublier l’essentiel: nous ne sommes pas dans une fiction, et cette affaire jette une lumière crue sur la réalité des relations internationales et sur le rang qu’y tient la France.

Notre vieille nation aime à croire qu’elle est une grande nation; influente sur le cours du monde parce qu’écoutée dans le concert des nations. Plaident pêle-mêle pour cette thèse notre Histoire, le rôle central que nous jouons dans la construction européenne, notre statut de membre du conseil de sécurité à l’Onu, notre rang économique, la place particulière que nous occupons sur le continent africain, la capacité de résistance que l’on prête volontiers à nos dirigeants et la réputation d’être le pays des droits de l’Homme.

A rebours de cette vision par trop optimiste, nombre d’esprits préfèrent entonner l’éternel refrain du déclin de la France. Rien ne me porte à rejoindre leurs rangs, car je connais la vitalité démocratique de notre pays, et ce, d’autant plus que parcourant le monde, je sais quels espoirs le simple mot de France peut susciter partout sur la planète. Mais je dois constater avec tristesse que la manière dont l’actuel gouvernement a agi dans sa gestion de l’affaire Snowden illustre une forme de renoncement à tenir notre rang qui ne présage rien de bon.

Je rentre du Brésil: le récent comportement du gouvernement français y a suscité doutes, interrogations, inquiétudes et déception. Comment expliquer que nous ayons pu interdire à Evo Morales de survoler notre territoire au motif, au demeurant erroné, que l’avion présidentiel aurait pu transporter Edward Snowden? Cette décision constitue une triple faute.

En premier lieu, elle est signe de faiblesse. Nous venons de donner l’impression que la France est devenue l’auxiliaire de police du gouvernement des Etats-Unis, et que celui-ci peut à sa guise nous dicter notre conduite. Rappelons quand même que nous venons de découvrir que la France faisait partie des pays espionnés par les Etats-Unis. De manière hallucinante, notre réponse ne fut pas de trouver une réponse à la hauteur du problème ni même de seulement tendre l’autre joue: elle fut de céder complaisamment aux demandes impérieuses d’un Etat qui n’était pourtant pas en situation d’exiger de nous une telle chose, au regard de son comportement inamical. Ce réflexe de soumission est dévastateur.

En second lieu, il s’agit d’une faute stratégique: pour faire plaisir à Barack Obama, nous venons d’envoyer un bien mauvais signal à l’Amérique latine. Nous fâcher avec les pays d’Amérique latine en humiliant inutilement le président bolivien est une erreur majeure. Quelle méconnaissance de notre histoire ! Alors que dans les années 70, la France fut terre d’accueil pour nombre de réfugiés politiques chiliens, argentins ou uruguayens, nous voilà aujourd’hui aidant à la traque d’un homme dont le seul crime, jusqu’à ce qu’on nous apporte la preuve du contraire, est d’avoir dénoncé des actes scandaleux de la part de son gouvernement. Pensons-nous que l’Amérique latine a oublié le tristement célèbre plan Condor et est disposée à accepter que nous nous fassions dicter notre politique par les Etats-Unis quand il s’agit d’agir pour les droits de l’Homme? Je gage que notre image est durablement écornée par le mauvais road-trip aérien que nous avons imposé au président d’une nation dont la dignité vaut bien celle des Etats-Unis d’Amérique.

En dernier lieu, je considère qu’il était moralement infondé d’agir de la sorte. Loin de participer à une chasse à l’homme, la protection des lanceurs d’alerte devrait au contraire être un objectif naturel d’un pays tel que le nôtre. Nous aurions dû offrir l’asile politique à Snowden au lieu de concourir, même de manière indirecte, à le pourchasser. Je crois à un monde multipolaire, et je milite pour un rééquilibrage des relations internationales. Les Etats-Unis sont nos alliés. En aucun cas nous ne devons admettre de devenir leurs vassaux. Entre les coups de menton cocardiers de l’ère Sarkozy et la génuflexion contrite du président Hollande, il existe une autre voie, qui est celle d’une France offensive dans la défense de ses valeurs et réaliste dans la défense de ses intérêts. Les choses sont parfois plus simples qu’on ne le croit. Quand on hésite sur le chemin à suivre, souvenons-nous que le courage peut servir de boussole. Sur la scène internationale, le premier acte de l’existence, c’est la résistance. Dans l’affaire Snowden, la France doit quitter les rivages du silence embarrassé, et faire enfin entendre sa voix. C’est une question de valeurs autant que de géopolitique.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/eva-joly/affaire-snowden-la-france-aphone_b_3595768.html?utm_hp_ref=international

Lire aussi: « EELV demande à François Hollande d’accorder l’asile politique à Edward Snowden »
http://eelv.fr/2013/07/01/eelv-demande-a-francois-hollande-daccorder-lasile-politique-a-edward-snowden/

Snowden invoque le principe de Nuremberg lors de sa conférence de presse à Moscou

Edward Snowden à Moscou

Solidarité & progrès, samedi 13 juillet 2013

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a rencontré le 12 juillet, à l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, incluant Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Avant la conférence de presse prévue pour l’occasion, l’ambassadeur américain à Moscou avait demandé à HRW de transmettre un message à Snowden, disant que le gouvernement américain ne le reconnaissait pas comme un lanceur d’alerte mais comme un simple criminel.

Voici les remarques faites par Snowden lors de la conférence de presse, au cours de laquelle il en a appelé à la Constitution américaine, à la déclaration des droits de l’Homme et au principe du tribunal de Nuremberg pour juger de la criminalité de l’administration Obama.

Bonjour,

Je m’appelle Ed Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, un foyer au paradis, et je vivais dans un grand confort. J’avais aussi la capacité de faire des perquisitions sans mandat, de saisir et de lire vos communications. Les communications de quiconque, à n’importe quel moment. C’est-à-dire le pouvoir de changer le destin des gens.

C’est également une violation majeure de la loi. Les 4ème et 5ème amendements à la Constitution de mon pays, l’Article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi que plusieurs traités interdisent de tels systèmes de surveillance massive et étendue.

Tandis que la Constitution américaine prescrit ces programmes comme illégaux, mon gouvernement prétend que des ordonnances de justice secrètes, que personne n’a le droit de regarder, confèrent une certaine légitimité à cette affaire illégale. Ces ordonnances ne font que corrompre les notions de justice les plus fondamentales. Ce qui est immoral ne peut être rendu moral par le recours à des lois secrètes.

Je crois aux principes affirmés à Nuremberg en 1945 : ’Les individus ont des devoirs internationaux qui transcendent les obligations nationales d’obéissance. Par conséquent, les citoyens ont à titre privé le devoir de violer les lois domestiques pour empêcher des crimes contre la paix et l’humanité d’avoir lieu.’

Ainsi, j’ai fait ce que je croyais être juste et j’ai commencé une campagne visant à corriger ces méfaits. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je ne me suis allié à aucun gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. Au lieu de cela, j’ai pris ce que je savais pour le mettre à la disposition du public, afin que ce qui nous affecte tous puisse être discuté par nous tous au grand jour, et j’ai demandé au monde la justice.

Cette décision morale de dire au public comment cet espionnage nous affecte tous m’a coûté cher, mais c’était la bonne chose à faire et je n’ai aucun regret.

Depuis ce jour, le gouvernement et les services de renseignements des Etats-Unis d’Amérique ont cherché à faire de moi un exemple, un avertissement à tous les autres qui pourraient parler comme je l’ai fait. On m’a rendu apatride et on m’a pourchassé pour mon acte d’expression politique. Le gouvernement des Etats-Unis m’a inscrit sur une liste d’interdiction de vol. Il a demandé à Hong Kong de me renvoyer en dehors du cadre de ses lois, en directe violation des principes de non-refoulement – la Loi des nations. Il a menacé de sanctions les pays qui respecteraient les droits de l’Homme et le système d’asile de l’ONU.

Il a même pris l’initiative sans précédent d’ordonner à des alliés militaires de forcer l’atterrissage d’un avion présidentiel dans sa recherche d’un réfugié politique. Cet escalade dangereuse représente une menace non seulement à la dignité de l’Amérique latine, mais aux droits humains partagés par tout individu, toute nation vivant en liberté contre la persécution, et cherchant à bénéficier de l’asile.

Pourtant, confronté à cette agression hors de proportion d’un point de vue historique, des pays à travers le monde m’ont offert soutien et refuge. Ces pays, incluant la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont ma gratitude et mon respect pour être les premiers à tenir tête aux violations des droits humains perpétrées par les plus puissants plutôt que par les plus faibles. En refusant de compromettre leurs principes face à l’intimidation, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de me rendre dans chacun de ces pays pour faire part de ma gratitude à leur peuple et à leurs dirigeants.

Je vous fais part aujourd’hui de mon acceptation formelle de toutes les offres d’asile que j’ai reçues et de celles qui peuvent m’être faites à l’avenir. Avec, par exemple, le droit d’asile qui m’a été accordé par le Président du Venezuela Maduro, mon statut de réfugié est maintenant officiel, et aucun autre Etat n’a le droit d’interférer dans mon droit de bénéficier de cet asile. Comme nous l’avons toutefois constaté, certains gouvernements en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors du droit, et leur comportement persiste jusqu’à ce jour. Cette menace illégale m’enlève la possibilité de me rendre en Amérique latine pour bénéficier du droit d’asile qui m’a été accordé là-bas, en accord avec les droits que nous partageons.

Cette volonté des Etats puissants d’agir en dehors du droit représente une menace pour nous tous, et nous ne devons pas lui permettre de triompher. Ainsi, je demande votre assistance dans ma requête de garanties pour un sauf-conduit à l’égard des pays concernés, afin que je puisse me rendre en Amérique latine, ainsi que dans ma requête d’asile en Russie, jusqu’à ce que ces Etats agissent selon le droit et que mes voyages légaux soient permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui, et j’espère qu’elle sera reçue favorablement.

Source: http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/snowden-invoque-le-principe-de-nuremberg-lors-de.html

Communiqué d’Edward Snowden aux groupes de Droits de l’homme à l’aéroport Cheremetievo de Moscou: http://wikileaks.org/Statement-by-Edward-Snowden-to.html

Communiqué audio intégral d’Edward Snowden à l’aéroport Cheremetievo de Moscou: https://soundcloud.com/frank-forrester-1/full-edward-snowdens-statement

Voir l’extrait vidéo du communiqué d’Edward Snowden: http://lifenews.ru/news/116311

L’ONU peut-elle envisager un statut de protection internationale pour les lanceurs d’alerte?

03-18-2013commissionerpilla
Les individus tels que Snowden qui révèlent des violations des droits doivent être protégés, dit Pillay

12 juillet 2013 – La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné vendredi la nécessité de protéger ceux qui révèlent des violations des droits de l’homme, citant le cas de l’Américain Edward Snowden qui a mis à jour les violations à grande échelle du droit à la vie privée du fait de programmes de surveillance.

« Alors que les préoccupations concernant la sécurité nationale et les activités criminelles peuvent justifier l’utilisation exceptionnelle et ciblée de programmes de surveillance, un manque de garanties suffisantes du droit à la vie privée risque d’avoir un impact néfaste sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a déclaré Mme Pillay dans un communiqué de presse.

« Le cas Snowden a montré la nécessité de protéger les personnes qui divulguent des informations ayant des répercussions sur les droits humains et le respect du droit à la vie privée », a-t-elle souligné.

M. Snowden, un ancien employé de l’agence de sécurité nationale des Etats-Unis, est accusé d’avoir divulgué aux médias des informations secrètes sur des programmes de surveillance électronique menés à une grande échelle. Selon les médias, M. Snowden aurait formulé des demandes d’asile auprès de plusieurs pays.

« Sans préjuger de la validité de la demande d’asile formulée par M. Snowden, je lance un appel à tous les États afin qu’ils respectent le droit d’asile garanti par les normes internationales, notamment l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 1 de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés, et qu’ils statuent sur ladite demande en conformité avec leurs obligations internationales », a déclaré Mme Pillay.

La Haut commissaire a également rappelé que, selon l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 17 du Pacte international sur l’état des droits civils et politiques, personne ne peut faire l’objet d’ingérences arbitraires dans sa vie privée et que chacun a le droit de bénéficier de la protection de la loi contre de telles ingérences.

«Les individus doivent avoir la certitude raisonnable que leurs communications privées ne sont pas indûment examinées par les autorités étatiques », a affirmé la Haut commissaire. « Le droit à la vie privée, les libertés d’information et d’expression sont intimement liés. Le public détient un droit démocratique de participer aux affaires publiques. Un tel droit, s’il est uniquement adossé à des informations autorisées, ne peut s’exercer pleinement», a-t-elle conclu.

Source: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=30716&Cr=pillay&Cr1=#.UeD_QlNSw1s

Stratfor Files: L’Argentine répond fermement aux déclarations du Premier Ministre britannique sur les Malouines

David Cameron, Premier Ministre britannique en plein discours, aux USA

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Date 2011-06-17 12:30:53
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Réponse cinglante du gouvernement à la déclaration du Premier ministre britannique sur les Malouines

Rapport de Guido Braslavsky : « Londres met un « point final » à l’affaire des Malouines : réponse cinglante de l’Argentine » ; Clarin.com.
Jeudi 16 juin 2011 20 : 20 :34
Dans un communiqué publié hier soir, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il « déplore » le fait que le gouvernement britannique « revendique l’autorité de mettre un terme à l’histoire du conflit de souveraineté sur les îles ». Il a également accusé Londres de faire montre d’un « mépris permanent » et d’afficher « un manque de respect pour le droit international » en ce qui concerne le mandat de l’ONU et les appels de la communauté internationale pour que les deux pays reprennent les négociations.

Le Ministre des Affaires étrangères Hector Timerman s’est servi de Twitter pour alimenter une dispute avec Cameron, rejetant l’expression « fin de l’histoire » que le politologue américain Francis Fukuyama avait introduit dans les discussions globales des années 1990. « Aux Malouines, je dis au Premier ministre que la fin de l’histoire n’est jamais une décision prise par une seule personne, quel que soit son sentiment de toute-puissance », a twitté le ministre des Affaires étrangères.

Ce nouvel échange diplomatique a eu lieu mercredi, au lendemain du 29ème anniversaire de la fin de la guerre, laquelle coïncide avec la chute de Puerto Argentino (Port Stanley) ; date que les Kelpers célèbrent comme « Jour de Libération ». Cameron s’est ensuite adressé au parlement britannique, confirmant la position officielle du Royaume-Uni sur la question des Malouines : il refuse de négocier la souveraineté, à moins que les Kelpers lui demandent de le faire.

« Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles doivent continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire », Cameron a t’il déclaré énergiquement, considérant la question comme close.

Comme il le fait chaque semaine, le Premier ministre du Parti conservateur est allé à la Chambre des communes pour présenter son rapport. La question des îles malouines a fait surface pendant la séance consacrée aux questions, période pendant laquelle des questions orales peuvent être posées sur les problèmes qui ne sont pas à l’ordre du jour. Le problème a été soulevé lorsqu’un député du Parti conservateur, Andrew Rosindell, a demandé à Cameron de rappeler au président Barack Obama lors de leur prochaine réunion que Londres n’acceptera jamais aucune négociation quelle qu’elle soit en ce qui concerne l’archipel de l’Atlantique sud. Cette préoccupation était motivée par le fait que la semaine dernière l’OEA ait exhorté l’Argentine et le Royaume-Uni à se rencontrer afin de négocier la question des Malouines « dès que possible ».

Cette semaine, Cristina Kirchner a réitéré cette demande à deux reprises. Elle l’a d’abord fait lundi pendant la visite du Secrétaire général Ban Ki-moon à Buenos Aires, en présence de qui elle a renouvelé sa demande que le Royaume-Uni respecte les résolutions de l’ONU et a critiqué le deux poids, deux mesures que les nations les plus puissantes appliquent dans les relations internationales. Elle est revenu sur la question mardi, lorsqu’elle inaugurait l’héliport présidentiel « Roberto Mario Fiorito ». Son nom est un hommage au seul pilote d’hélicoptère mort lors de la guerre de 1982. Lors de cette cérémonie, la présidente a également délivré un DNI (document national d’identité) à James Peck, qui est né à Port Stanley en 1968. Il est Kepler de quatrième génération et fils d’un ancien combattant britannique, et  a plus tard choisi de devenir citoyen argentin.

En mai 2010, Cristina a parlé avec Cameron lors du Sommet de l’Union de Madrid « Amérique latine –Europe » Dans le discours qu’elle y a fait la présidente avait de nouveau exhorté le Royaume-Uni à négocier, Londres opposa son refus habituel, déclarant qu’il considère les îles comme un « territoire d’outre-mer » qui appartient au Royaume-Uni.

Ces dernières années, les relations bilatérales sont devenues plus tendues en raison de la décision britannique d’autoriser les explorations d’hydrocarbure au nord des îles. A cela, l’Argentine a répondu avec un décret émis en février 2010 obligeant les navires en route vers les îles et qui souhaitent traverser la mer argentine ou mouiller dans les ports argentins à demander l’autorisation au gouvernement argentin. Il a également promulgué la loi 2659, laquelle pénalise les entreprises qui procèdent à des explorations sur le plateau continental argentin sans avoir obtenu la permission du gouvernement argentin.

Dans un autre rapport écrit en espagnol et publié le 16 juin La Nacion ajoute : « Le Premier ministre britannique a confirmé le droit des insulaires à l’autodétermination ».

C’était une réponse direct et quasi- automatique aux revendications que l’Argentine venait de rappeler à l’Organisation des Nations Unies et au soutien qu’elle avait reçu de l’OEA. Hier, le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré au Parlement britannique que la souveraineté des Malouines « n’est pas négociable » et il a confirmé le droit à l’autodétermination des insulaires.

Ce faisant, le gouvernement britannique a tué dans l’œuf les récentes tentatives de la Casa Rosada pour entamer des pourparlers avec Londres concernant la souveraineté. Cameron, un membre du Parti conservateur, était présent hier au Parlement britannique et a abordé, entre autres, la question des Malouines.

En réponse au député conservateur Andrew Rosindell qui suggérait à Cameron que lors de sa prochaine rencontre avec le président Barack Obama, il lui dise que la Grande-Bretagne ne sera jamais d’accord pour négocier la souveraineté de l’île avec l’Argentine, le Premier ministre a parlé avec force : « Tant que les Malouines manifestent l’intérêt de rester un territoire sous souveraineté britannique, elles devront continuer à être un territoire sous souveraineté britannique. Point final. Fin de l’histoire ».

La demande de Rosindell a été faite la semaine dernière, après que l’OEA, dont les Etats-Unis sont également membres, ait unanimement exhorté l’Argentine et la Grande-Bretagne à se rencontrer « dès que possible » pour négocier en vue de trouver une solution au conflit.

Cameron a également tenu ces propos au cours de la semaine même pendant laquelle la présidente Cristina Kirchner et le secrétaire général Ban Ki-moon se sont réunis à Buenos Aires, et elle a renouvelé la requête argentine auprès de Londres de négocier la souveraineté de l’île avec Buenos Aires et de se conformer à la résolution de l’ONU qui incite les nations à se réunir afin de négocier lorsque des situations conflictuelles surgissent.

Il y a deux jours, lorsqu’elle a inauguré l’héliport présidentiel Roberto Mario Fioriti, nommé en l’honneur du seul pilote d’hélicoptère décédé dans la Guerre des Malouines ; il est mort lorsqu’il venait en aide à un bateau de pêche ; la présidente a déclaré : « Affirmer avoir une hégémonie géographique à une distance de plus de 14 000 kilomètres frise le ridicule ».

‘Arrogance’

Il n’y a pas que du guano, des algues et du poisson aux îles Malouines…

Hier, sept heures après que Cameron ait parlé, le gouvernement a dénoncé les propos tenus par le premier ministre britannique. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères proclame : « L’Argentine déplore le fait que le gouvernement du Royaume-Uni s’arroge, avec une arrogance lamentable, le pouvoir de mettre fin à cette histoire, se référant à un conflit de souveraineté dont l’existence a été reconnue par les Nations-Unies et qui est toujours dans l’attente d’être résolu ».

« Le gouvernement a déclaré que la Grande-Bretagne fait preuve d’un mépris constant à l’égard du nouveau mandat des Nations-Unies et à l’encontre des multiples appels de la communauté internationale exhortant l’Argentine et le Royaume-Uni à reprendre les négociations afin de parvenir à une solution au conflit de souveraineté concernant les Îles Malouines ».

Pendant ce temps, à New York, l’ambassadeur argentin aux Nations-Unies, Jorge Arguello, a déclaré que « la communauté internationale doit juger consciencieusement jusqu’à quel point il est approprié de continuer à reconnaître le statut de membre permanent au Conseil de Sécurité des Nations-Unies aux pays qui ignorent ou violent systématiquement les décisions de l’Assemblée générale ».

Arguello a également annoncé que « les déclarations de M. Cameron confirment que le Royaume-Uni défendra ses intérêts par n’importe quel moyen. Ils ne sont pas prêts à agir conformément à la loi, mais semblent déterminés à défendre leur position de facto dont les origines remontent à l’utilisation de la force au 19ème siècle ».

« Les propos de Cameron ont été tenus un jour après que le gouvernement ait donné un DNI à James Peck, un indigène des îles Malouines, et le fils d’un ancien combattant britannique (qui a combattu dans la guerre de 1982. Peck a choisi de devenir citoyen argentin). »

(Description des sources : Buenos Aires Clarin.com en espagnol – version en ligne extrêmement consultée, quotidien en format tabloïd propriété du group de médias Clarin ; généralement critique envers le gouvernement ; URL : http://www.clarin.com. )

Le matériel de World News Connection est généralement la propriété de la source citée. L’autorisation d’exploitation doit être demandée au propriétaire. Toute demande de renseignement concernant l’exploitation peut être adressée au NTIS, le département américain de commerce.

Traduit via le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Lien vers l’article original: https://wikileaks.org/gifiles/docs/2985193_united-states-americas-government-replies-to-british-pm-s.html

Traduit en français: https://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14517.0.html

Eric explique les conditions de l’asile politique de Julian Assange


Eric Descarrier est un supporter français de Julian Assange, il vit depuis 29 ans à Londres et est venu à l’ambassade d’Equateur pour manifester son soutien. Il s’exprime sur l’asile politique de Julian Assange et sur la possibilité d’un passeport diplomatique.

Qu’est-ce que ça implique si Julian Assange obtient la nationalité équatorienne ?

S’il obtient la nationalité équatorienne, ça n’empêchera pas la police britannique de l’arrêter. Par contre, si l’Equateur lui donne, je dirais, la possibilité de représenter l’Equateur aux nations-Unies ou comme diplomate, il aura l’immunité parlementaire. Et normalement, en fonction de cette immunité parlementaire, il serait capable de quitter ce building libre. Si les Britanniques décident d’arrêter un diplomate, ça risque d’aller vers une guerre, je dirais, du trade, donc on peut pas imaginer un conflit armé entre l’Angleterre et Quito, ou l’Amérique du Sud, ça les intéresse pas. Eux, ils veulent faire du business. Mais, par contre, oui, le trade, le business, ils peuvent isoler l’Angleterre. Donc c’est pour ça certainement d’’ailleurs que M. Cameron a dû dire à M. William Hague : « Ne nous démarre pas une 3ème Guerre mondiale avec les Sud-américains, parce que nous, on fait du commerce avec eux. » Donc tant que M. Cameron député Prime Minister ne reviendra pas aux affaires, parce qu’ils sont en vacances, rien ne va se passer, ça va être le statu quo. S’ils décident d’envahir, je dirais, l’ambassade, ils se mettent à contre-faux avec la convention de 1985 qui protège les consulats et les ambassades : M. Poutine peut envahir l’ambassade d’Angleterre s’il y a des dissidents, ou alors en Chine, donc c’est pas leur intérêt de faire ça. Pour le moment, c’est le statu quo. C’est une impasse, et ceci doit être résolu uniquement diplomatiquement.

La nationalité lui sera accordée dans les prochains jours ?

Il semblerait que c’est dans l’air, on n’a pas confirmation. Il semblerait que c’est… on n’en parle.

Mais c’est-à-dire que s’il n’y a pas une approbation du gouvernement britannique, ce passeport ne sera pas valable ?

Non, c’est pas qu’il n’y a pas une approbation, Ils n’ont pas à donner une approbation. Moi je peux avoir la nationalité sud-américaine, si on me la donne. Ils n’ont pas à interférer. Mais par contre, ils peuvent toujours arrêter un individu qui a commis, ou supposé commis, des crimes sexuels. Mais par contre, s’il a l’immunité parlementaire venant, je dirais, de Quito, représentant l’Equateur aux Nations-Unies par exemple, je ne pense pas que les Britanniques, que la police britannique pourrait l’arrêter.

Pourquoi vous dîtes qu’il y aura un statu quo tant que le gouvernement n’est pas rentré ?

Statu quo, parce que c’est comme en France, quand tout le monde vient de rentrer de vacances. En France, M. Hollande est revenu aux affaires. Mais il semblerait que le 1er ministre, M. Cameron, à mon avis, je peux me tromper, n’est pas revenu encore de vacances, et que c’est toujours William Hague, le ministre, je dirais, de la sécurité, non, au Foreign Office, pardon, le ministre des Affaires Etrangères, qui le remplace. Voilà.