Un manifestant de 91 ans va à la cour européenne au sujet de fichiers secrets de la police

The Guardian, par Rob Evans, le 25/07/2016

john_cattJohn Catt, qui n’a pas de casier judiciaire, espère forcer l’unité de « l’extrémisme intérieur » à supprimer des enregistrements de surveillance le concernant

Un individu âgé de 91 ans, dont les activités politiques ont été secrètement enregistrées par la police, a gagné le droit de présenter son cas juridique devant la Cour européenne des droits de l’homme.

John Catt, qui n’a pas de casier judiciaire, a mené une bataille de six ans pour forcer la police à supprimer leurs dossiers de surveillance sur ses activités à 66 manifestations pour la paix et les droits de l’homme.

La police avait noté des descriptions de son apparence et de ses vêtements lors des manifestations, et comment il aimait dessiner des croquis des manifestations.

L’affaire devant la Cour européenne pourrait aider à déterminer en quelle quantité la police est-elle autorisée à enregistrer de l’information sur les individus respectueux de la loi qui participent à des manifestations.

Les juges de la cour ont déclaré que l’une des questions clés qu’ils prendraient en considération, c’est de savoir si la conservation des dossiers était légale et nécessaire dans une société démocratique.

Lire l’intégralité de l’article: https://www.theguardian.com/world/2016/jul/25/protester-91-goes-to-european-court-over-secret-police-files

L’ambassadeur saoudien à l’ONU interrogé pour savoir pourquoi la démocratie est bonne en Syrie, mais pas en Arabie Saoudite

Trofire.com, 25 mars 2016

Lors d’une interview avec Mehdi Hassan d’UpFront [Al Jazeera], l’ambassadeur saoudien des Nations Unies a été interrogé au sujet des vues fermes du pays sur la participation des citoyens au sein du gouvernement.

Hasan a interrogé Abdallah al-Mouallimi sur les lois de l’Arabie Saoudite contre un citoyen appelant à une nouvelle forme de gouvernement.

« Pourquoi êtes-vous d’accord pour un gouvernement élu en Syrie, mais pas pour un gouvernement élu en Arabie Saoudite? »

Al-Mouallimi a déclaré que le peuple d’Arabie Saoudite se sentait bien avec son système de gouvernement tel qu’il est. Quand Hasan a demandé comment l’ambassadeur pouvait le savoir, compte tenu des lois restrictives qui empêchent de parler au sujet du gouvernement, al-Mouallimi a suggéré qu’Hasan aille le demander aux gens de façon anonyme. Il a exprimé son assurance [en affirmant que], bien que la population de l’Arabie Saoudite ne reçoive aucun choix en la matière, ils sont satisfaits de leur gouvernement.

Voir la vidéo.

Lire la suite de l’article: http://trofire.com/2016/03/25/u-n-saudi-ambassador-asked-democracy-good-syria-not-saudi-arabia/

Est-ce qu’un groupe de colons israéliens a utilisé des fonds gouvernementaux pour espionner des ONG des droits de l’homme?

Michael Sfard

Haaretz, Uri Blau, 19/01/2016

Enquête de Haaretz: Le groupe Regavim, financé par l’État, a commandé et payé une enquête privée sur un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations qu’il représente.

Une organisation pro-colonisation qui est partiellement financée par les gouvernements locaux en Israël était derrière une enquête privée qui a visé un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations avec lesquelles il travaille, a appris Haaretz.

L’avocat, Michael Sfard, avait déposé une plainte de police après que des documents internes, apparemment provenant de son bureau, avaient fait surface dans les médias. Dans une enquête de plusieurs années, la police a interrogé plusieurs personnes mises en examen, y compris le fondateur du mouvement de droite Im Tirtzu, et a constaté qu’entre 2010 et 2013, Sfard et son bureau avaient été placés sous la surveillance d’un détective privé.

Toutefois, la police n’a pas trouvé qui avait commandé l’enquête, et il y a environ six mois, ils ont fermé le dossier.

Haaretz a appris désormais de sources impliquées dans l’affaire que l’enquête privée a été commandée et financée par Regavim, une organisation non gouvernementale qui documente les activités illégales perpétrées par les Arabes et les Bédouins sur les terres de l’Etat en Israël et à travers la Ligne verte qui sépare Israël et la Cisjordanie.

Les résultats soulèvent des questions quant à savoir si Regavim, qui reçoit des fonds de l’Etat, a utilisé l’argent des contribuables pour mener des enquêtes privées sur des groupes à l’extrémité opposée du spectre idéologique.

Au moment de l’enquête, le service juridique de Regavim était dirigé par Bezalel Smotrich, l’un des fondateurs de l’ONG qui est maintenant un membre de la Knesset pour le parti de droite Habayit Hayehudi. Dans une conversation avec Haaretz, Smotrich a dit qu’il ne connaissait pas la question.

Regavim même et son président ont refusé de commenter.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.haaretz.com/israel-news/1.698201

Des avocats européens, américains et australiens appellent la Chine à mettre fin à la répression contre les droits

Xi_JinpingPhoto: Xi Jinping en visite d’Etat en Grande-Bretagne en octobre 2015

The Guardian, Tom Phillips, 18/01/2016

Une lettre ouverte dans le Guardian exhorte le président chinois Xi Jinping à montrer qu’il dirige une «superpuissance mondiale respectée» en libérant les avocats détenus

Lire la lettre complète ici: « La Chine doit cesser son intimidation et sa détention d’avocats des droits de l’homme »

Les principaux avocats des droits de l’homme en Europe, en Amérique du Nord et en Australie ont appelé le président chinois Xi Jinping à mettre fin à une répression sans précédent par ses forces de sécurité qui a vu des centaines d’avocats et leurs parents intimidés, interrogés, arrêtés et victimes de disparitions forcées.

Lire la suite: http://www.theguardian.com/world/2016/jan/18/european-us-and-australian-lawyers-call-for-china-to-end-rights-crackdown

Les 3 murs pour comprendre les problèmes de liberté d’expression dans nos sociétés

three walls

Le 1er mur, c’est celui de la liberté de penser [Free Thinking]; c’est ce mur intellectuel qui est le 1er barrage vers nos libertés, c’est notre éducation et notre culture qui parfois sont un frein à notre liberté de penser. La culture peut engendrer des réflexes de pensée, des automatismes dans notre manière de percevoir le monde.

Le 2ème mur, c’est celui de la liberté d’expression [Free Speech], notamment quand on vit dans un pays où les médias sont contrôlés par l’Etat et où la conscience d’un pays entier est réduite à ce qui peut être dit dans les relais officiels de la presse, occultant ainsi les opinions réelles de la population dans toute leur diversité.

Le 3ème mur, c’est le mur de la technologie et de l’accès libre [Free Access] aux technologies qui permettent le développement de nos sociétés. Ainsi en est-il des technologies de cryptage qui permettent de protéger l’anonymat et la vie privée des citoyens, ainsi en est-il d’Internet qui est une technologie qui favorise la liberté d’expression et la liberté de penser, etc.

Ce schéma est intéressant, car dans n’importe quel régime autoritaire, on retrouvera une atteinte à l’une ou à plusieurs de ces libertés. En Chine, par exemple, la censure s’applique à travers le contrôle d’Internet et des médias. Tout comme en Arabie Saoudite, où on a affaire à « l’un des environnements médiatiques les plus censurés au monde », selon Freedom House. Mais en Occident, où les pays sont réputés pour leur démocratie, on voit que l’atteinte à la vie privée à travers des technologies de surveillance est en fait une atteinte aux libertés fondamentales, et que ces technologies de surveillance ont un impact sur nos libertés de penser et sur notre liberté d’expression, dans la mesure où ces technologies de surveillance sont intrusives dans nos vies privées, qu’elles conduisent à un espionnage de masse et peuvent favoriser une persécution contre des individus ou des groupes humains (militants politiques, groupes religieux ou autres).

Il y a donc peu de pays, peut-être d’ailleurs aucun, où la liberté d’expression serait totale et où ces 3 murs auraient été intégralement dépassés pour arriver à des démocraties où nous avons à la fois la liberté de penser, la liberté d’expression et la liberté d’accès aux technologies.

Source de l’image: https://www.flickr.com/photos/isaacmao/139714481

Depuis Edward Snowden aux enlèvements récents des 5 éditeurs à Hong-Kong: les menaces contre la liberté d’expression en Chine et ailleurs – par Jean-Jacques M’u, éditeur d’ABC Editions

Menaces sur l’information: le casse-tête hongkongais

Blog Mediapart, JJMU, 13 janvier 2016

La capitale financière chinoise avait reçu en juin 2013 Edouard Snowden que les USA poursuivaient pour avoir diffusé des données « Top Secret ». En automne 2014, les manifestations étudiantes « des parapluies » étaient sévèrement réprimées par le régime de Pékin en dépit du principe “Un pays, deux systèmes”. Depuis octobre 2015, ce sont des éditeurs qui sont enlevés quand ils dénoncent…

Lire la suite: https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/130116/menaces-sur-l-information-le-casse-tete-hongkongais

Voir le site de l’éditeur: http://www.abceditions.net/

Exclusif: le gouvernement britannique exhorté à révéler son rôle dans l’accession de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

arabie_saoudite_cameronPhoto: Le premier ministre David Cameron rencontre le ministre saoudien des affaires étrangères le Prince Saud al-Faisal au 10 Downing Street

Independent.co.uk, Adam Withnall, Charlie Cooper, 3 janvier 2016

Les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party demandent à David Cameron de révéler si le gouvernement britannique a soutenu l’offre de l’Arabie Saoudite

David Cameron a été invité à « clarifier » le rôle que le gouvernement britannique a joué dans le vote en faveur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans une entente secrète présumée.

Le gouvernement saoudien a exécuté 47 personnes, samedi, provoquant l’indignation à travers le Moyen-Orient et en suscitant un regain d’inquiétudes sur son bilan des droits de l’homme.

En réponse, les leaders [du parti] Libéral Démocrate et du Green Party ont exigé une enquête publique afin de déterminer si la Grande-Bretagne a été impliquée dans une entente secrète en échange du vote en 2013 pour assurer aux deux pays une place sur un panel influent de l’ONU.

Des câbles diplomatiques publiés par Wikileaks l’an dernier tendent à montrer que le Royaume-Uni a entamé des négociations secrètes, en demandant à l’Arabie Saoudite son soutien avant un scrutin.

Les échanges n’ont jamais été commentés par les responsables britanniques. La Grande-Bretagne et l’Arabie saoudite ont tous deux plus tard été nommés parmi les 47 Etats membres du CDH de l’ONU à la suite du scrutin secret.

Après l’exécution de dizaines de personnes, y compris celle de l’éminent chef religieux chiite le cheikh Nimr al-Nimr, M. Cameron a été accusé par des militants des droits de l’homme de « fermer les yeux » sur les abus saoudiens.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/uk-government-urged-to-reveal-its-role-in-getting-saudi-arabia-a-key-un-human-rights-role-a6794801.html

Des musulmans chiites protestent à Londres contre les violations des droits de l’homme en Arabie Saoudite, après l’exécution du cheikh al-Nimr

Cependant, notre message aujourd’hui, alors que nous nous réunissons ici, et que nous nous souvenons de ce grand martyr, cet individu qui est venu et a dit « que peuvent-ils nous faire? ils peuvent nous tuer, mais en nous tuant, ils nous donnent la vie, ils nous permettent de vivre une seconde fois dans les cœurs et dans les esprits des gens ».

Aujourd’hui, oui, nous condamnons l’exécution de l’ayatollah al-Nimr en Arabie. Cependant, dans nos cœurs, et dans le cœur de millions [de gens], de ceux qui aiment la liberté, la justice et l’égalité des droits et les droits de l’homme à travers le monde, dans nos cœurs, l’ayatollah al-Nimr est revenu à la vie.

Aujourd’hui, nous nous plaignons, et en même temps, nous sommes solidaires.

Aujourd’hui, nous condamnons, mais dans le même temps, nous appelons à la justice, nous appelons à une condamnation venant des Nations Unies, venant de toute personne, de tout individu et de toute communauté dans le monde qui comprend la paix, la justice, les droits humains.

L’Ayatollah cheikh al-Nimr ne sera jamais oublié. Nous n’oublierons jamais son sacrifice.

Nous étions ici plusieurs fois au cours des dernières années et nous allons continuer à manifester contre la barbarie, contre les commanditaires du terrorisme, contre des personnes qui ont violé les droits humains fondamentaux et ont exécuté des individus.

Nous ne serons jamais silencieux et nous allons continuer à garder le message de l’ayatollah al-Nimr dans les cœurs et dans les esprits et dans les voix à travers le monde « 

(transcription d’une partie du discours prononcé par l’intervenant du rassemblement, de 14′ à 16′ min de la vidéo)

« L’Arabie Saoudite soutient les terroristes, mais exécute les critiques » du régime, selon l’Iran

L’Iran condamne l’exécution du chef religieux chiite Nimr al-Nimr

Royaume-Uni: La nouvelle ministre de l’emploi de David Cameron favorable au rétablissement de la peine de mort

Huffington Post, 11/05/2015, par Ned Simons

La nouvellement nommée ministre de l’emploi de David Cameron, Priti Patel, est en faveur de la peine de mort.

Patel, députée de Witham qui était ministre du Trésor dans le dernier gouvernement de Cameron, remplace Esther McVey, qui a perdu son siège lors de l’élection de la semaine dernière. Patel participera au Cabinet, mais tiendra le rang de ministre d’Etat.

Elle a déjà exprimé son soutien à la peine de mort. Elle a dit à BBC Question Time en 2011: «Je serais en faveur de la réintroduction de la peine capitale pour servir de dissuasion.

«Je pense que nous ne disposons pas suffisamment de dissuasion dans ce pays pour les criminels, et n’oublions pas, les meurtres et les violeurs et les criminels de cette nature ont choisi de commettre les crimes qu’ils commettent. »

Interrogée par le Mail on Sunday en 2006, pour savoir si elle favorisait la pendaison ou la chaise électrique dans les exécutions, Patel a déclaré: «Je n’ai pas réfléchi à tous les détails. »

Priti Patel, interrogée au sujet de la peine de mort en septembre 2011.

Lire la suite: http://www.huffingtonpost.co.uk/2015/05/11/priti-patel-wants-to-bring-back-the-death-penalty_n_7255322.html