Guerre permanente: « Les aventures dans un monde américain de frustration »

Tom Engelhardt explore le monde étrange américain avec un oeil sur l’absurdité particulière du moment – de la nucléarisation de la planète au bon vieux bombardement, de la privatisation de la guerre à la vente de ses instruments, de la puissance de la sécurité nationale de l’état dans les élections américaines à la puissance de l’argent du même.

Middle East Online, 24/09/2016

[…]

300px-mq-1_predator_unmanned_aircraft_wikiNucléarisation de la planète: Je suis sûr que vous vous souvenez de Barack Obama, le gars qui est entré dans le bureau oval engageant à travailler pour « un monde exempt d’armes nucléaires ». Vous savez, le président qui a voyagé à Prague en 2009 pour dire de manière émouvante: « Donc, aujourd’hui, j’affirme clairement et avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité pour un monde sans armes nucléaires… Pour mettre fin à la logique de la guerre froide, nous allons réduire le rôle des armes nucléaires dans notre stratégie de sécurité nationale, et exhorter les autres à faire la même chose ». Cette même année, il a reçu le prix Nobel en grande partie pour ce qu’il pourrait encore faire, en particulier dans le domaine nucléaire. Bien sûr, c’était en 2009!

Après presque deux mandats dans le bureau oval, notre président de la paix, le seul qui ait jamais appelé à « l’abolition » nucléaire – et dont l’administration a mis à la retraite quelques armes dans notre arsenal nucléaire, plus que tout autre dans l’ère de l’après-guerre froide – préside désormais les débuts d’une modernisation de 3 billions de dollars de ce même arsenal. (Et que ce prix de 3 billions de dollars vient, bien sûr, avant même que les dépassements de coûts inévitables ne commencent.) Cela inclut un travail à grande échelle sur la création d’une arme nucléaire « guidée à haute précision » avec une option de rappel à moindre rendement. Une telle arme pourrait potentiellement faire venir les armes nucléaires sur le champ de bataille en première utilisation, une chose pour laquelle les États-Unis innovent fièrement.

Et cela m’amène au 6 septembre, à la première page du New York Times qui a attiré mon attention. Pensez-y comme la cerise sur le gâteau nucléaire de l’ère Obama. Son titre: « Obama peu susceptible d’engager une non-utilisation première des armes nucléaires ». Certes, si elle est faite, un tel vœu pourrait être inversé par un futur président. Pourtant, de peur que la promesse de ne pas engager une guerre nucléaire « affaiblirait les alliés et redonnerait du courage à la Russie et à la Chine… alors que la Russie est en cours d’exécution pratique de bombardement sur l’Europe et que la Chine étend sa portée dans le sud de la mer de Chine », le président a reculé sur la délivrance d’un tel vœu. En clair: le seul pays qui ait jamais utilisé de telles armes restera sur le dossier, toujours prêt, et disposé à le faire de nouveau sans provocation nucléaire, un acte qui, pense-t-on maintenant à Washington, créerait une planète plus calme.

Vous plaisantez!

Le bon vieux bombardement: rappelons celui d’octobre 2001, quand l’administration Bush a lancé son invasion de l’Afghanistan, les États-Unis ne bombardaient aucun autre pays largement islamique. En fait, ils ne bombardaient aucun autre pays. L’Afghanistan a été rapidement « libéré », les talibans écrasés, al-Qaïda mis en fuite, et c’était tout, semblait-il à ce moment.

Le 8 septembre, près de 15 ans plus tard, le Washington Post a rapporté que, sur un seul week-end et dans une « vague » d’activité, les États-Unis avaient fait tomber des bombes, ou tiré des missiles sur six pays largement islamiques: l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen et la Somalie. (Et cela aurait pu être 7, si la CIA n’avait pas un peu rouillé quand on en vient aux frappes de drone sur les zones frontalières et tribales du Pakistan que celle-ci a lancées à plusieurs reprises pendant ces années.) Dans le même esprit, le président qui a juré qu’il mettrait fin à la guerre des États-Unis en Irak et qui, au moment où il  quitte ses fonctions, fait la même chose en Afghanistan, supervise maintenant des campagnes de bombardement américaines en Irak et en Syrie qui font tomber près de 25,000 armes par an sur ces pays. Seulement récemment, afin de faciliter la poursuite de la plus longue guerre de notre histoire, le président qui a annoncé que son pays avait mis fin à sa « mission de combat » en Afghanistan en 2014, a une fois de plus déployé l’armée américaine dans un rôle de combat et a fait la même chose avec l’US Air Force. Pour cela, des B-52 (infâmie du Vietnam) ont été retournés à l’action là-bas, ainsi qu’en Iraq et en Syrie, après une décennie de retraite. Au Pentagone, les figures militaires parlent maintenant de guerre « générationnelle » en Afghanistan – bien jusqu’aux années 2020.

Pendant ce temps, le président Obama a personnellement aidé à innover dans une nouvelle forme de guerre qui ne restera pas longtemps une chose proprement américaine. Cela implique des drones armés de missiles, des armes de haute technologie qui promettent un monde de conflit sans victime (pour l’armée américaine et la CIA), et qui s’ajoute à une machine à tuer globale et permanente pour supprimer des leaders terroristes, « lieutenants » et « militants ». Bien au-delà des zones de guerre américaines officielles, les drones américains traversent régulièrement les frontières, portant atteinte à la souveraineté nationale dans tout le Grand Moyen-Orient et certaines régions d’Afrique, pour assassiner toute personne que le président et ses collègues estiment avoir besoin de mourir, citoyen américain ou autre (plus, bien sûr, tout le monde qui se trouve dans le voisinage). Avec la « liste d’assassinat » de la Maison Blanche et ses réunions des « mardis de la terreur », le programme de drone, promettant une action « chirurgicale » de chasse et d’assassinat, a brouillé la ligne entre la guerre et la paix, tout en étant normalisé pendant ces années. Un président est maintenant non seulement le commandant en chef, mais un assassin en chef, un rôle qu’aucun président imaginable du futur ne serait susceptible de rejeter. L’assassinat, auparavant un acte illégal, est devenu le cœur et l’âme du mode de vie et du mode de guerre de Washington qui ne semblent que répandre davantage le conflit.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.middle-east-online.com/english/?id=78852

L’Allemagne est le coeur révélateur de la guerre du drone de l’Amérique

Drohne vom Typ MQ-1 Predator beim Landeanflug

The Intercept, Par Jeremy Scahill @jeremyscahill, 17 avril 2015

Ceci est une enquête conjointe avec le magazine d’informations allemand Der Spiegel.

Un document top-secret du renseignement américain obtenu par The Intercept confirme que l’immense base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne, sert de cœur high-tech au programme de drone de l’Amérique. Ramstein est le site d’une station de relais satellite qui permet aux opérateurs de drones dans le sud-ouest américain de communiquer avec leur appareil à distance au Yémen, en Somalie, Afghanistan et d’autres pays ciblés. Le série du diaporama top-secret, daté de Juillet 2012, fournit le plan le plus détaillé à ce jour sur l’architecture technique utilisée pour mener des frappes avec les drones Predator et Reaper.

Lire la suite de l’enquête: https://firstlook.org/theintercept/2015/04/17/ramstein/

WikiLeaks – Fuite d’un rapport de la CIA: Le ciblage des leaders talibans est «inefficace»

drones_strikesLes États-Unis ont mené de nombreuses frappes de drones contre les talibans

BBC News, 19 décembre 2014

La suppression des hauts leaders talibans a eu peu d’impact sur l’organisation, selon un rapport de la CIA publié par Wikileaks.

Le rapport de 2009 analyse le « ciblage de haute valeur » dans un certain nombre de conflits – l’assassinat d’insurgés seniors.

Il dit que la capacité des talibans à remplacer les leaders perdus a entravé l’efficacité des opérations de la coalition contre son leadership.

La CIA n’a pas voulu commenter les documents divulgués.

Le rapport, que Wikileaks décrit comme «pro-assassinat», se penche sur les avantages et les inconvénients des programmes de « ciblage de haute valeur » [High Value Targeting] (HVT).

En plus d’examiner les actions récentes en Irak et en Afghanistan, le rapport évalue l’action britannique en Irlande du Nord, les opérations au Sri Lanka contre les Tigres tamouls et les efforts français pendant la guerre civile algérienne, entre autres.

Les avantages des opérations HVT [High Value Targeting], selon le rapport, comprennent le fait d’ « éroder l’efficacité des insurgés, l’affaiblissement de la volonté des insurgés et la réduction du niveau de soutien des insurgés ».

Les aspects négatifs potentiels comprennent « le renforcement de la liaison d’un groupe armé avec la population » et la « radicalisation des leaders restants d’un groupe d’insurgés ».

Sur l’Afghanistan, le rapport dit que le ciblage de personnalités seniors des talibans a été entravé par des problèmes qui le relient aux efforts plus larges des Afghans et de l’OTAN contre l’organisation.

Il dit aussi que les talibans ont une « planification de relève et un effectif de réserve, en particulier sur les niveaux intermédiaires ».

Depuis la rédaction du rapport, le président Obama a augmenté les frappes de drones dans le nord-ouest du Pakistan, en ciblant les leaders talibans et d’al-Qaïda.

Il y a également eu plusieurs frappes au Yémen.

Source: http://www.bbc.com/news/world-us-canada-30543290

Les marionnettes d’Al-Qaeda au service des intérêts de l’Occident

(Cet article reflète un point de vue personnel et n’engage pas le point de vue des autres personnes ayant collaboré à ce blog.)

On a parlé pendant tant d’années d’Al-Qaeda et désormais depuis quelques mois de l’Etat Islamique.

Je pense que c’est une très bonne chose si les musulmans se lèvent contre le terrorisme dans leur pays et qu’ils protestent contre l’Etat islamique (avec la vidéo #notinmyname), mais je ne comprends pas pourquoi ils ne se sont pas mobilisés plus tôt contre les attentats commis par Al-Qaeda dans le monde, car cette situation dure depuis des années.

Je ne considère pas comme certains qu’Al-Qaeda est plus modéré que l’Etat Islamique: pour moi, les deux sont des organisations criminelles qui tuent des civils, y compris des musulmans, et n’ont aucun respect pour la religion, ni pour la vie.

Essayez juste de vous imaginer le mal qu’Al-Qaeda a fait à tous les musulmans à travers le monde, en organisant des attentats terroristes: à cause de tous ces attentats, ils ont contribué à la politique destructrice de l’Occident au Moyen-Orient et ils ont directement donné un argument à l’Occident pour aller bombarder leurs pays dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

Les pays occidentaux trouvaient un intérêt dans ces attentats, car cela leur permettait de continuer la guerre et de justifier leur présence au Moyen-Orient, tout en écoulant des stocks d’armes.

Al-Qaeda a bien plus servi les intérêts de l’Occident que les intérêts des musulmans dans le monde.

Avec tous ces attentats, ils ont contribué à justifier les attaques américaines de drones au Moyen-Orient contre des civils, ils ont conduit à la mort des milliers de personnes et détruit des milliers de vie. Tout cela n’a bien sûr aucun rapport avec l’Islam ni avec aucune religion dans le monde.

Essayez de vous imaginer: et si Al-Qaeda avait dès le début choisi des méthodes pacifiques et non-violentes (comme Gandhi) pour revendiquer plus de droits pour les musulmans. Aujourd’hui, le Moyen-Orient aurait certainement été dans une meilleure situation en ce qui concerne les droits de l’homme, l’économie, la politique, les droits des femmes, etc. Nous n’en serions jamais arrivés à une situation où des gouvernements doivent bombarder des groupes aussi extrémistes que l’Etat Islamique.

La violence et les attentats terroristes n’ont jamais servi à rien dans le monde, car ils ne mènent qu’à la destruction et à la régression de toutes les libertés acquises.

Si Al-Qaeda n’avait pas commis tous ces attentats, le Moyen-Orient aujourd’hui aurait été une région riche et peut-être exemplaire en matière de droits de l’homme, peut-être que le niveau de vie y aurait été comparable ou supérieur aux pays occidentaux.

Tout l’argent que les terroristes dépensent pour les armes et les bombes est une perte inutile: cet argent devrait être consacré à nourrir les familles et à aider les musulmans, au lieu de les tuer. Les groupes terroristes font seulement la richesse des marchands d’armes et des gouvernements qui les soutiennent.

En même temps, le terrorisme fait régresser les droits en Occident, car au nom du terrorisme, nos gouvernements occidentaux imposent plus de surveillance Internet et font passer des lois liberticides, et parallèlement ils vendent aussi des logiciels de surveillance dans les pays musulmans, et les musulmans sont ainsi également victimes des effets du terrorisme, quand ils sont espionnés et fichés pour leurs convictions religieuses.

Des groupes terroristes comme Al-Qaeda ou l’Etat Islamique doivent renoncer au terrorisme, car ce qu’ils font ne fera jamais progresser le monde et ils servent uniquement les intérêts de l’Occident en installant un climat de guerre perpétuelle au Moyen-Orient.

kimono

Les frappes de drones basées sur le travail à Pine Gap pourraient voir les Australiens mis sous accusation, déclare Malcolm Fraser

Mark Corcoran, www.abc.net.au, 28 avril 2014

Drone américainLe personnel militaire et de renseignement australien impliqué dans les opérations controversées des drones de ciblage américains pourrait être attaqué pour crimes contre l’humanité, selon l’ancien Premier ministre Malcolm Fraser.

M. Fraser a dit que les Australiens travaillant à l’Installation Commune de Défense de Pine Gap, gérée par les Etats-Unis – et qui aurait joué un rôle clé dans la localisation des cibles de drones – n’ont pas la même protection juridique que leurs homologues américains.

« Le plus grand danger, c’est l’usage qui est désormais fait de Pine Gap », a déclaré M. Fraser à RN Breakfast.

« Au début, Pine Gap était de la collecte d’informations – c’était, si vous voulez, de l’écoute. »

« Maintenant, c’est le ciblage des systèmes d’armes. C’est aussi très impliqué dans le ciblage des drones. »

Lire la suite: http://www.abc.net.au/news/2014-04-28/australians-could-be-charged-over-us-drone-strikes-fraser/5416224

L’UE veut des sanctions contre l’Ukraine, mais pas de sanctions contre Obama?

Centre de Kiev (photo @SvobodaKyiv)A l’heure où les événements en Ukraine font réagir le monde occidental et où des sanctions sont peut-être envisagées contre le pouvoir ukrainien, l’Union Européenne a sans doute oublié d’envisager également des sanctions contre le président Barack Obama et contre les représentants de l’administration américaine qui, depuis le 18 juin 2004 (date de la première frappe de drone), et notamment depuis la fin du mandat de George Bush, ont commandité les assassinats par drones de plus de 4000 personnes au Pakistan, dont des centaines de civils et d’enfants, des frappes qui ont touché également des pays comme l’Afghanistan, le Yémen et la Somalie, comme on peut le lire dans beaucoup d’articles américains.

Il y a eu 70 morts en Ukraine lors des dernières contestations à Kiev. Au Pakistan, les Etats-Unis ont été beaucoup plus meurtriers, conduisant à la mort « entre 2.000 et 4.700 personnes, essentiellement des militants mais aussi des centaines de civils, selon différentes évaluations« . Est-ce que cela ne devrait pas faire réagir l’Union Européenne, de la même manière qu’on se mobilise pour dénoncer la violence et la répression en Ukraine? Il semble que les Etats-Unis ont pu assassiner librement et en toute impunité des populations et des civils au Pakistan pendant toutes ces années, sans même qu’aucun dirigeant européen ne se lève pour demander l’arrêt des violences.

Mais l’Ukraine n’est pas le Pakistan. Pour défendre les populations terrorisées par les drones, il en faut apparemment plus pour faire réagir les gouvernements en Europe. Les civils peuvent se faire tuer, sans que personne ne réagisse. L’allié américain est intouchable: il ne commet donc aucune erreur et on lui donne le droit de tuer? L’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye et la Syrie, etc — des guerres et des conflits au nom de la lutte anti-terroriste, au nom de la démocratie, ou pour les intérêts économiques de l’Occident, où la violence n’a pourtant pas été autant dénoncée que ce qui arrive aujourd’hui en Ukraine.

Y compris en Ukraine, les Etats-Unis et l’UE ne sont pas seulement préoccupés par la démocratie, mais par un intérêt économique et géostratégique: « renforcer l’OTAN par l’intégration d’un nouveau pays (le plus grand d’Europe), affaiblir la Russie en l’isolant diplomatiquement et s’approprier un marché jugé trop protectionniste en créant un «climat d’investissement favorable aux entreprises étrangères»« . Un jour viendra peut-être où l’Union Européenne sera un peu plus indépendante dans ses avis et osera critiquer les Etats-Unis pour ce qu’ils sont, notamment quand ils ne respectent pas les droits de l’homme, que ce soient la vie des civils pakistanais bombardés par les drones, les droits des prisonniers de Guantanamo, ou les droits à la liberté d’expression des lanceurs d’alerte qui subissent aussi une répression de la part du gouvernement américain.

En attendant, j’aurais aimé que ces mots parlant de l’Ukraine aient pu aussi être prononcés pour le Pakistan, si l’UE avait eu le courage de s’opposer à Obama face aux attaques meurtrières des drones:

« A la lumière de la dégradation de la situation, l’UE (a décidé) en urgence de mesures ciblées contre les responsables de ces violences et de l’usage de la force excessive »

Si seulement ces mots avaient pu être prononcés contre les attaques de drones au Pakistan, peut-être que les Etats-Unis et leur président Barack Obama auraient pris la mesure de leur erreur et des atteintes graves aux droits de l’homme qu’ils ont fait subir à la population. Mais que l’UE prenne des sanctions contre Obama, cela relève encore de la fiction.

On ne peut que se réjouir cependant de voir que le Pakistan a demandé récemment l’arrêt définitif des attaques de drones américains. Malheureusement, les Etats-Unis envisagent de continuer leurs frappes en installant des bases de drones dans d’autres pays et de continuer à cibler des individus de manière illégale. Que fera l’UE contre ça? Sans doute, rien.

Niger: les drones, la guerre en Libye, le nucléaire et Areva

NIGER-uranium

Alors que le public français se divertit de l’affaire Dieudonné et de l’affaire Julie Gayet, tout le monde semble oublier qu’il y a d’autres enjeux beaucoup plus importants en ce moment pour le gouvernement français: le Niger, les drones américains et Areva.

Dernièrement, François Hollande est arrivé à Washington pour négocier avec Barack Obama, notamment sur la question des drones au Sahel. Le terrorisme est l’une des préoccupations principales pour cette partie de l’Afrique, un enjeu de sécurité et de paix pour le continent. La France semble avoir décidé de s’armer de drones pour résoudre cette question et de s’allier avec les Etats-Unis. En décembre 2013, la France avait déjà reçu les deux premiers drones américains destinés à aller se poser au Niger. « À Paris, on se félicite déjà du partage au quotidien de renseignements obtenus par les drones français et américains basés à Niamey au Niger », comme le souligne un article du JDD. On comprend mieux pourquoi les pays occidentaux protestent si peu contre les drones tueurs des Etats-Unis au Moyen-Orient: ils envisagent de faire à peu près pareil en Afrique.

Si le gouvernement a fait le choix des drones, c’est sans doute, d’un point de vue militaire, pour économiser des vies humaines au sein de l’armée française et pour économiser les forces sur le terrain, mais il faut espérer que cela n’enclenchera pas des désastres humains comme ceux qui se sont produits au Moyen-Orient et que l’armée française fera un usage plus pacifique des drones par rapport à ce qu’ont fait les Américains. On se rappelle notamment des drones au Pakistan qui ont fait des milliers de victimes civiles, et parmi cela des dizaines d’enfants, sans parvenir à éradiquer les problèmes de sécurité et de terrorisme. Il faut espérer qu’en Afrique le même scénario ne se répètera pas et que les civils ne seront pas tués par ces machines aveugles qui survolent le ciel sans faire la différence entre un enfant, un terroriste ou un animal. Cependant, comme les Américains prévoient l’installation d’une base entière de drones au Sahel, on ne peut que prédire qu’il y aura certainement des victimes civiles, tôt ou tard.

Sur fond de négociations sur les drones, le Niger est au centre de la question, puisque la base de drones se situera sur son territoire. Les accords sont déjà signés à cet effet. Les négociations sur les drones et la sécurité au Sahel font du Niger un partenaire-clé de la France et des Etats-Unis: le Niger devient ainsi un nouvel allié occidental dans cette lutte contre le terrorisme, pour la sécurité et la stabilité de l’Afrique. On comprend donc mieux la prise de position du Niger qui désormais demande « une intervention internationale en Libye » et qui soutient la stratégie des pays occidentaux. Les drones au Sahel sont-ils le signe d’une nouvelle guerre occidentale en Libye? On imagine bien que le Niger n’a pas eu d’autre choix que de soutenir l’Occident, face à l’instabilité politique qui menace son territoire et face aux enjeux financiers avec la présence des sociétés comme Areva qui font vivre l’économie du pays.

C’est aussi pourquoi il y a sans doute eu des négociations au Niger: si le gouvernement du Niger a accepté la présence des drones français et américains, il y aura sans doute un soutien économique en échange, et pourquoi pas celui d’une renégociation des profits de la société Areva? En effet, ce n’est certainement pas un hasard si on a appris récemment que la France juge « légitimes » les demandes du Niger face à Areva (Le Monde). La déclaration du ministre délégué au développement, Pascal Canfin, coïncide étrangement avec les négociations sur les drones au Sahel et l’installation de la base américaine des drones au Niger. Autrement dit, le Niger a pris les drones, mais en échange la France va faire des efforts pour l’économie du Niger. Il semble que c’est sur ce point que se font les négociations entre les deux gouvernements. Areva est en ligne de mire, les anti-nucléaires sont certainement contents de cette petite avancée.

C’est ainsi que va le monde: il fallait des drones au Sahel, pour que la France remette en cause les profits d’Areva au Niger. Quand on pense qu’Areva exploite ce pays depuis 50 ans, on se dit que le Niger obtient tout de même très peu du gouvernement français, à travers les quelques paroles de soutien d’un ministre, face à l’immense catastrophe écologique qui a lieu dans ce pays et face à la pauvreté excessive de la population.

Al-Qaïda, nouveau prétexte à une propagande contre le Moyen-Orient – mais faut-il leur rappeler qu’il y a des solutions pour sortir du terrorisme?

En tant que responsable de ce blog, je voudrais sensibiliser les lecteurs à la continuelle propagande qui est faite contre le monde musulman, et notamment sur les causes du terrorisme international, surnommé Al-Qaïda. Un titre récent m’interpelle: « Al-Qaïda, plus forte et dangereuse que jamais, selon les experts« , peut-on lire dans plusieurs titres de presse. Les médias occidentaux, semble-t-il volontairement ou involontairement, quelques jours après le vote de la LPM [Loi de Programmation Militaire] en France, continuent de relayer une propagande qui vise à effrayer les citoyens du monde entier face à la menace terroriste, à influencer nos esprits pour nous faire croire qu’il existe toujours une guerre de civilisations et que les lois sur l’espionnage sont ainsi justifiées, mais sans pour autant expliquer les vraies raisons du terrorisme et sans expliquer qu’il y a des solutions faciles à trouver pour que tout le monde vive en paix sur cette planète, à l’abri du terrorisme. Nos médias, si intelligents et souvent complices des gouvernements, oublient de mentionner qu’il y a des solutions pour éradiquer le terrorisme, mais que si celui-ci n’est pas éradiqué, c’est que les réseaux terroristes sont utiles parfois aux intérêts des gouvernements pour renverser des régimes et pour évincer du pouvoir les gens qui font obstacle à certains. Les civils, que ce soit en Occident ou au Moyen-Orient, ne veulent plus du terrorisme, et nous ne voulons pas non plus que le terrorisme serve de prétexte aux gouvernements pour censurer l’internet, interdire des manifestations, accroître l’espionnage et réduire les droits à la liberté d’expression, où que ce soit dans le monde.

Al-Qaïda est utilisé aujourd’hui, comme c’était le cas il y a dix ans, avec l’Irak et l’Afghanistan, comme un prétexte pour attiser la haine entre les populations, pour nous faire croire que le Moyen-Orient est un ennemi de l’Occident, au risque de nous faire oublier qu’Al-Qaïda a eu des liens avec les Etats-Unis dans les années 80, comme l’affirmait Hillary Clinton. Au contraire, n’avez-vous pas compris que les seuls ennemis, ce sont les gouvernements qui ne cessent de se livrer des guerres entre eux? Le terrorisme, c’est une affaire d’Etat: ce sont des Etats qui se livrent une guerre pour le pouvoir et qui règlent leurs comptes personnels sur le dos des civils qui meurent et qui sont les victimes de tous ces attentats. Nous ne connaissons même pas les vrais enjeux de tous ces actes terroristes, mais certainement, il n’y a derrière tous ces attentats aucun prétexte religieux, et si les terroristes étaient religieux, ils devraient savoir qu’il n’y a rien de plus précieux que la vie pour un être humain et que la religion donne pour principe d’aimer la vie, et non de la détruire. Ceux qui tuent et commettent des attentats terroristes ne croient pas en la vie, ils ne croient pas en la démocratie et ils ne respectent pas la vie des civils qui meurent aux quatre coins de la planète. Le terrorisme ne sert en fait que l’intérêt des gouvernements et de gens haut placés au sein des gouvernements, et ceci leur permet de manipuler l’opinion publique et de faire passer toutes sortes de lois.

Mais parce que l’Occident persiste à fermer les yeux sur les vraies causes du terrorisme, nous, en tant que citoyens, nous leur disons: Il y a des solutions pour mettre fin à tous ces attentats et tous ces crimes. Et si vos services secrets ne sont pas en mesure de trouver des solutions efficaces pour mettre fin au terrorisme, malgré tous les moyens diplomatiques et technologiques que vous possédez, malgré tout l’argent que vous investissez, alors nous allons vous les donner, ces solutions qui sont pourtant si simples à trouver:

Premièrement, arrêtez d’opprimer les peuples du Moyen-Orient et de les rendre responsables du terrorisme. Traitez-les de manière égale aux peuples occidentaux, car les civils ne sont en rien la cause du terrorisme. Les civils au Moyen-Orient veulent la paix, comme nous voulons aussi la paix ici en Europe et ailleurs. Nous sommes solidaires avec eux, car ils veulent aussi le développement économique et le bien-être de leur société. Ils ne sont pas responsables de ce que des fous islamistes prétendent faire en leur nom ou au nom de la liberté. Que l’Occident traite ces peuples avec respect, et ce n’est pas parce que leur civilisation est moins développée économiquement, que vous avez le droit de les menacer diplomatiquement ou d’envoyer des embargos contre leurs nations.

Deuxièmement, aidez les peuples du Moyen-Orient à développer les droits de l’homme avec des aides économiques, au lieu de consacrer des millions de dollars à financer des armées et le développement militaire de ces pays. Si ces pays ne maîtrisent pas encore clairement le concept des droits de l’homme à la manière de l’Occident, il faut arrêter de leur livrer des armes ou des logiciels d’espionnage de leur population, ces choses ne faisant qu’accroître le manquement aux droits de l’homme et mettant en péril des milliers de civils. Actuellement, l’économie au Moyen-Orient a surtout pour destination l’intérêt des multinationales, le pétrole et les technologies de surveillance, alors que l’intérêt de l’économie devrait être centré sur la promotion des droits de l’homme et de la liberté des citoyens.

Troisièmement, arrêtez d’envoyer des drones sur les civils et de tuer les gens dans des pays qui détiennent des terroristes sur leur territoire. Tout civil a droit à la vie, même s’il est terroriste ou présumé terroriste. Il est préférable d’arrêter un terroriste et de le juger de manière démocratique, pour qu’il puisse faire face aux accusations de manière responsable face à la société. Les Etats-Unis envoient des drones sur des civils, sans même savoir si ceux-ci sont effectivement des terroristes, sans même qu’ils aient été arrêtés ou jugés. Certains sont tués par erreur. Comment voulez-vous que des réseaux comme Al-Qaïda n’exploitent pas la détresse des civils dont les proches ou les enfants ont été tués par erreur par vos armes ou par vos drones? L’Occident ne fait que donner des raisons à Al-Qaïda d’attiser la colère des populations et de recruter encore plus de terroristes, parce que ce sont des politiques inefficaces. La politique du drone est une politique de la violence, qui n’apportera que la violence au sein des populations dans le monde. La promotion de la paix au Moyen-Orient doit se faire dans le dialogue, et non dans le meurtre de la population par des moyens de haute-technologie.

Quatrièmement, incitez les multinationales étrangères à faire la promotion des droits de l’homme et à investir une partie de leurs énormes profits pour développer les droits de l’homme au Moyen-Orient. Incitez les multinationales étrangères à montrer l’exemple et à être digne des valeurs démocratiques de l’Occident. Quand les multinationales sont à l’étranger, leurs dirigeants devraient appliquer et respecter les mêmes droits que ceux qu’ils respectent quand ils sont dans leur pays: ils ne devraient pas chercher à exploiter la population locale, ils devraient appliquer une égalité dans les salaires et accorder des conditions de travail respectables à leurs salariés, respecter l’écologie et au besoin intervenir pour prévenir des catastrophes environnementales. La terre est un bien commun à tous. En Occident ou au Moyen-Orient, les multinationales doivent se rendre responsables de leurs activités face aux populations, afin de permettre le développement au sein de ces pays, et non pas pour freiner les droits et la liberté d’expression des habitants. Moralisez les multinationales internationales, et peut-être que le monde deviendra un peu plus moral et respectueux des droits de l’homme.

Enfin, demandez aux médias internationaux d’arrêter de relayer les propagandes en faveur de la guerre. Les médias ont un poids de conscience dans la construction d’un conflit entre les civilisations de l’Occident et du Moyen-Orient. Les médias propagent la haine entre les cultures du monde, parce qu’ils obéissent aux ordres des gouvernements et parce qu’ils ne comprennent pas l’intérêt de donner une vraie information aux citoyens dans le monde. Les médias ne donnent pas non plus d’informations sur les problèmes, les causes et les origines réelles du terrorisme international, qui fut utilisé et financé par les Etats-Unis comme un instrument de lutte contre l’influence soviétique, notamment en Afghanistan. On veut nous faire croire aujourd’hui que l’Occident est plus sûr, – grâce à vos systèmes d’espionnage qui portent atteinte à notre vie privée -, et l’Orient moins sûr avec Al-Qaïda. Mais les problèmes sont les mêmes partout: il n’y a pas un Moyen-Orient avec ses problèmes particuliers, et un Occident avec d’autres problèmes. Les civils font partout sur terre face aux mêmes problèmes de pauvreté, de logement, de crise et d’austérité, face à des gouvernements qui investissent dans les guerres, au lieu de développer l’éducation et la santé, et face à des gouvernements de plus en plus oppressifs quand aux libertés accordées aux citoyens. Al-Qaïda, encore un prétexte pour attiser le nationalisme en Europe et envoyer des soldats se faire tuer au Moyen-Orient? Les médias devraient nous apporter des solutions pour faire face au terrorisme, au lieu de nous répéter sans cesse qu’il y a des problèmes. Les médias piaillent comme des poules dans un poulailler pour nous alerter sur du vent, mais nous citoyens, nous aimerions entendre parler des êtres humains dotés de conscience et faisant pleinement face aux problèmes et aux défis de la société future. Arrêtez de nous faire peur avec Al-Qaïda, en agitant l’ombre de vos médias, et présentez-nous des vraies solutions, pacifistes et humaines à la fois, pour mettre fin au terrorisme et à l’extrémisme religieux. Les solutions sont à la portée de tous, il ne manque que le courage à ceux qui nous gouvernent pour les appliquer.

La paix peut exister en ce monde, si seulement nous pouvons être gouvernés par des gens intelligents – qui vivent les yeux ouverts sur les problèmes du monde, et non le regard fermé face aux enjeux et aux espoirs de l’avenir -, des gens emplis de sincérité et de courage qui devront nécessairement avoir pour principe premier le respect des droits de l’homme et le droit à la vie de chaque être humain sur la terre. Le droit à la vie est un principe inébranlable dans la construction et la diffusion des valeurs de  la démocratie. Ni peine de mort, ni torture, ni drones, prisons secrètes ou répression politique ne peuvent remplacer cela, de même que l’espionnage mondial ne pourra pas non plus améliorer la démocratie. L’avenir de la démocratie est dans les mains de l’Occident, c’est à nos dirigeants de changer la donne et de redonner un sens à ce mot partout dans le monde.

Les câbles Wikileaks confirment que les Etats-Unis et le Pakistan ont coordonné des attaques militaires contre les insurgés pakistanais

Les câbles Wikileaks confirment que le gouvernement du Pakistan a mené, en accord avec les Etats-Unis, une politique de répression contre des groupes présumés terroristes, en acceptant un financement américain de matériel militaire, et en autorisant notamment les survols et les tirs de drones américains sur le territoire pakistanais. La question est de savoir: comment un gouvernement qui se dit « indépendant » et se considère comme une « république » (le Pakistan) peut-il autoriser une force étrangère (les Etats-Unis) à bombarder son propre pays et à tuer des civils sur son propre territoire? C’est pourtant la triste réalité du 21ème siècle: quand un gouvernement tue et fait assassiner sa propre population, car les raids de l’armée visent aussi bien les terroristes que les civils, sans pour autant trouver de solution politique.

En témoignent les paroles du 1er ministre pakistanais, Youssuf Raza Gilani, dans un câble Wikileaks du 23 août 2008 (réf. 08ISLAMABAD2802):

« Beaucoup diront que nous avons passé un accord avec les Etats-Unis, mais je continue de comprendre que nous devons le faire. » (9.C)

« Je ne m’inquiète pas qu’ils le fassent, pour autant qu’ils attrapent les bonnes personnes. Nous protesterons à l’Assemblée Nationale, puis nous l’ignorerons. » (11.C)

Dans un autre câble daté du 9 octobre 2009 (réf. 09ISLAMABAD2449), on peut encore lire:

« L’Armée Pakistanaise vient juste pour la deuxième fois d’approuver le déploiement d’éléments des opérations spéciales des Etats-Unis pour soutenir les opérations militaires pakistanaises. »

Quelques jours avant cette décision d’approuver la présence d’éléments américains pour mener conjointement des opérations militaires, le Pakistan a demandé et reçu une aide de 300,000 $ des Etats-Unis, pour du matériel militaire destiné à la reconnaissance de nuit des cibles potentielles (réf. 09ISLAMABAD2380):

« Le Groupe des Services Spéciaux de l’Armée Pakistanaise (SSG) a demandé 25 appareils d’imagerie thermique (Renegade 320) pour ses unités à un coût de 300,000 dollars. » (2)

Justification pour la vente:

(SBU) Les opérations de contre-insurrection requièrent la capacité à conduire toute la gamme de la collecte de renseignements et des activités de combat 24 heures par jour, afin d’empêcher les militants ennemis de couvrir l’obscurité. » (3)

Considération sur les droits de l’homme:

(U) « Il n’y a pas de considérations relatives aux droits de l’homme qui exclueraient la livraison de NVD [Dispositifs de Vision de Nuit] à l’armée pakistanaise. » (8)

Dernièrement, en novembre 2013, deux chefs talibans ont été ciblés dans des attaques meurtrières, qui ne sont elles-mêmes que la continuation de cet accord passé entre les Etats-Unis et le Pakistan dans la lutte anti-terroriste.

Hakimullah MehsudLe 1er novembre 2013, les drones américains ont tué le chef des Talibans pakistanais, Hakimullah Mehsud, recherché notamment depuis l’attentat qui avait tué 7 militaires américains dans la province de Khost. La violence et les drones, c’est malheureusement la seule manière dont les Etats-Unis pensent résoudre le problème du terrorisme au Moyen-Orient. Or, on sait très bien que cela ne résout rien. Au contraire, à chaque assassinat, les Talibans choisissent un nouveau chef: « Hakimullah Mehsud enterré, les talibans choisissent un successeur », comme le titre le journal Le Monde. De plus, les combattants tués par les drones américains sont tous considérés comme des martyrs par la population et cela ne fait qu’accroître le sentiment anti-américain: « Hakimullah a été martyrisé« , témoigne un commandant taliban dans India Times, et comme on peut lire aussi dans l’article de Marie-France Calle, « Hakimullah Mehsud, ‘héros’ et ‘martyr’ au Pakistan« . Donc, le problème du terrorisme n’est en rien résolu. Les Etats-Unis jettent seulement de l’huile sur le feu en assassinant les talibans, car cela ne fait qu’augmenter leur motivation ainsi que la colère de la population contre leur gouvernement et contre l’armée américaine qui sont tous deux responsables de ces crimes.

Nasiruddin HaqqaniLe deuxième assassinat qui a visé un chef taliban est celui qui a eu lieu dimanche 10 novembre 2013 contre Nasiruddin Haqqani, fils de Jalaluddin Haqqani, le fondateur du réseau Haqqani, un réseau d’insurgés qui opéraient contre les forces de l’OTAN et des Etats-Unis sur la frontière afghano-pakistanaise. « Au moins quatre hommes armés ont ouvert le feu sur lui » a déclaré un représentant des Talibans à Miranshah. Les deux raisons invoquées de cet assassinat sont d’une part la responsabilité de Nasiruddin Haqqani dans le financement de cette organisation, et d’autre part, le fait qu’il était un soutien au chef taliban Hakimullah Mehsud, considéré par les Etats-Unis comme l’un des terroristes les plus recherchés. Même si la mort de Nasiruddin Haqqani n’a pas été revendiquée dans le cadre de la lutte anti-terroriste, on peut néanmoins considérer que cette mort est la résultante des accords communs passés entre les Etats-Unis et le Pakistan, comme ce fut le cas pour Hakimullah Mehsud: « Un cadavre fantôme, une police absente et des espions affairés: les suites de la mort au Pakistan de Nasiruddin Haqqani, figure des Talibans afghans, renforcent les forts soupçons de complicité d’Islamabad avec des groupes accusés de terrorisme« .

Sources de l’article:

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/08ISLAMABAD2802_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2449_a.html

http://www.wikileaks.org/plusd/cables/09ISLAMABAD2380_a.html

http://www.liberation.fr/monde/2013/11/11/pakistan-l-argentier-d-un-reseau-taliban-assassine_946139

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/11/11/pakistan-le-financier-du-reseau-haqqani-tue_3511815_3216.html

http://www.indiatimes.com/news/asia/us-drones-kill-pakistan-taliban-chief-hakimullah-mehsud-109826.html

http://blog.lefigaro.fr/inde/2013/11/hakimullah-heros-et-martyr-au.html

http://mediarabe.info/spip.php?breve20697

« Oui, tu peux. Mais tu ne le fais pas »: un manifestant contre Obama

Yes you can.But you don't-Obama protester

Plus de 30 organisations ont uni leurs forces pour protester contre la visite du président Barack Obama à Stockholm mercredi. Plus d’un millier de participants se sont inscrits sur les sites de médias sociaux pour une manifestation du quartier des Söder à Stockholm jusqu’au parlement suédois.

Le scandale de surveillance de la NSA, les attaques de drones américains et la prison de Guantanamo Bay sont quelques-unes des questions qu’ils veulent que le gouvernement suédois soulève avec le président américain.

L’un des organisateurs est un militant du Parti de Gauche, Dror Feiler qui était aussi derrière la manifestation du bateau pour Gaza, l’année dernière.

Il a parlé à Tom Sullivan. Ecoutez le témoignage

Source: http://sverigesradio.se/sida/artikel.aspx?programid=2054&artikel=5635291