Les Etats-Unis ont autorisé la NSA à espionner le BJP, révèle Edward Snowden

DNAIndia.com, 1er juillet 2014

Narendra Modi: SnowdenDes rapports ont fait surface disant que les États-Unis ont autorisé la National Security Agency (NSA) à espionner des organisations politiques basées à l’étranger, y compris le Bharatiya Janata Party (BJP) en Inde et le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) au Pakistan.

Selon l’Express Tribune, un document classifié a révélé que l’agence d’espionnage américaine NSA avait reçu la permission officielle pour espionner la plupart des pays et certains organismes internationaux, ainsi que des partis politiques, en vertu de la certification du tribunal de la FISA. Le rapport du Washington Post dit que, sous une certification de 2010 approuvée par la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISA), la NSA avait la permission d’espionner les 193 gouvernements étrangers ainsi que des factions étrangères, des organisations politiques et d’autres entités.

Alors que la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont restés à l’identique du programme d’espionnage de la NSA suivant les dispositions américaines de non-espionnage avec les quatre pays, deux factions de nations étrangères, l’Autorité palestinienne et la République turque de Chypre du Nord ont également été espionnées par les radars de la NSA.

De plus, la NSA a également été autorisée à espionner des organismes internationaux tels que l’ONU, l’Agence internationale de l’énergie atomique, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque asiatique de développement et beaucoup d’autres.

Source: http://www.dnaindia.com/world/report-us-authorised-nsa-to-spy-on-bjp-reveals-edward-snowden-1998854

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Les liens de WikiLeaks et de l’ONU

Personne ne s’est peut-être encore posé la question, mais à observer le phénomène Wikileaks depuis plusieurs années — le combat mené pour dénoncer les crimes de guerre, les attaques de drones, ou encore la défense de Bradley Manning —, on peut remarquer que les prises de position de Wikileaks tendent à rejoindre les centres d’intérêts de l’ONU et à coïncider avec une même perception des droits de l’homme. De là, peut-on dire que Wikileaks a des liens avec l’ONU? Aucun journaliste ne s’est jamais penché sur ce problème. Il n’y a rien d’évident dans une telle affirmation, si ce n’est que Julian Assange lui-même a affirmé, un jour, que lui et son organisation « travaillent avec des services secrets ». (TheLocal.se) Alors, pourquoi ne pas imaginer qu’il travaille aussi avec l’ONU ou certains de ses représentants dans la défense d’intérêts communs? En cinq points, nous tenterons d’élucider le problème.

1. En 2010, WikiLeaks révèle l’espionnage des représentants de l’ONU

A travers les séries de révélations du Cablegate, les fuites diplomatiques des Etats-Unis, WikiLeaks a rendu public le système d’espionnage qui avait été mis en place de manière illégale à l’égard des représentants de l’ONU. En juillet 2009, comme le précise Wikipedia, Hillary Clinton avait signé une directive qui ordonnait aux diplomates américains en fonction d’espionner leurs collègues à l’ONU, de collecter leurs « emails, mots de passe Internet et intranet, numéros de cartes bancaires, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes et plannings de travail « . (Le Monde) Cette directive provient du Département d’Etat américain et a pour référence le câble n°09STATE80163 sur le site Wikileaks. Tout comme l’espionnage de la NSA révélé par Edward Snowden, l’espionnage des représentants de l’ONU avait aussi suscité la colère dans le monde politique. On peut aussi constater dans le wiki de Wikileaks que, bien avant l’année 2010, l’organisation a publié certains rapports confidentiels de l’ONU, notamment « 70 rapports d’enquête des Nations Unies classés strictement confidentiel »Ceci semble confirmer que l’ONU et Wikileaks poursuivent des intérêts communs dans la défense des droits de l’homme.

2. Le soldat Bradley Manning défendu par Juan Mendez, ancien conseiller spécial de l’ONU

Autre lien entre Wikileaks et l’ONU: Bradley Manning, qui est le soldat à l’origine de la plus grande fuite de documents secrets de l’histoire, le Cablegate. Le traitement inhumain de Bradley Manning après son arrestation par les Etats-Unis a été dénoncé par Juan Mendez, ancien conseiller spécial de l’ONU et « rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels » depuis 2010, comme on peut le lire dans la description de son parcours professionnel publié sur le site de l’ONU. Juan Mendez s’était exprimé au Guardian en avril 2011 sur l’affaire Manning: « Je suis profondément déçu et frustré par le manquement aux responsabilités du gouvernement américain à l’égard de mes tentatives pour rendre visite à M. Manning ».

3. Wikileaks, l’ONU et la dénonciation des attaques de drones

Une autre prise de position qui rapproche Wikileaks et l’ONU serait la dénonciation des attaques de drones et les nombreuses atteintes à la vie des civils. Les Nations Unies ont appelé par exemple à « la transparence dans l’utilisation des drones armés, en citant les risques d’une utilisation illégale » (Centre d’informations de l’ONU, 25 octobre 2013), et à ce que « la communauté internationale doit tenir compte des préoccupations du Pakistan sur les drones, selon un expert de l’ONU ». (Centre d’informations de l’ONU, 15 mars 2013) En décembre 2013, « l’ONU appelle à ce que les frappes de drones se conforment au droit international ». (Dawn.com) On se rappelle aussi qu’à la même période où l’ONU fait ces communiqués sur les attaques américaines, Julian Assange « dénonce les drones, les assassinats ciblés » et les « raisons arbitraires » qui conduisent les Etats-Unis à placer des personnes sur des listes d’assassinats programmés, dans une interview avec Bill Maher. Il avait appelé dans cette interview à ce que le gouvernement américain déclassifie les documents secrets sur les attaques de drones.

4. L’ONU défend et veut assurer la protection des lanceurs d’alerte

Comme nous l’avions traduit dans un article du 12 juillet 2013, « La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souligné vendredi la nécessité de protéger ceux qui révèlent des violations des droits de l’homme, citant le cas de l’Américain Edward Snowden », et plus largement se référant à tout type de lanceurs d’alerte qui pourraient révéler des abus sur les droits de l’homme. Les lanceurs d’alerte sont bien plus que de simples héros solitaires de la société, comme le décrivent certains médias: au contraire, rejoignant la vision de l’organisation Wikileaks, l’ONU voit clairement en eux des militants utiles à la défense des droits de l’homme, des citoyens qui doivent donc être protégés comme les autres par la Déclaration universelle des Droits de l’homme et bénéficier des mêmes droits à l’asile politique ou au statut de réfugié, etc. Les lanceurs d’alerte sont aussi perçus dans leur dimension pacificatrice, à savoir que les révélations politiques peuvent aussi aider à résoudre des conflits, à trouver l’origine réelle de certaines guerres et à favoriser ainsi la paix dans le monde. La moindre information, si insignifiante soit-elle, peut parfois changer le destin du monde — c’est pourquoi chaque lanceur d’alerte est important, et c’est pourquoi chaque être humain peut devenir un lanceur d’alerte.

5. L’ONU, comme Wikileaks, dénonce la surveillance numérique

Dans la suite du scandale de la NSA, l’ONU a pris la défense d’Edward Snowden, mais a aussi entamé toute une réflexion sur le droit à la vie privée à l’ère numérique. Dans notre dernier article, nous nous sommes penchés sur les récents communiqués de l’ONU qui proposent des résolutions pour que les droits de l’homme soient mieux pris en compte et respectés dans le cadre de la surveillance. Voici donc encore un point qui rapproche Wikileaks et l’ONU, même si beaucoup d’autres organisations défendent aussi le droit à la vie privée. Vous pouvez lire le document A/C.3/68/L.45 dont il est question sur le site de l’ONU (disponible en différentes langues, en cliquant ici). Tout cela fait beaucoup de points communs entre Wikileaks et l’ONU: la défense de Bradley Manning, Edward Snowden, la défense du statut des lanceurs d’alerte, la défense des droits de l’homme, la défense des droits à l’asile politique et au statut de réfugié (Julian Assange et Edward Snowden ne sont-ils pas aussi des demandeurs d’asile politique?), la dénonciation de la surveillance numérique, la dénonciation des guerres et des abus de toutes sortes commis pendant les conflits. A travers certains aspects, l’ONU apparaît comme une instance internationale qui permet de réguler les droits de l’homme et d’instaurer un équilibre politique entre les pays. Wikileaks a aussi eu un rôle semblable: en rendant publics l’espionnage des diplomates ou les crimes de guerre, l’organisation Wikileaks a permis de mettre fin à des abus et à réguler la politique internationale en faveur de plus de justice et d’une prise de conscience face aux enjeux de la démocratie dans le monde.

Finalement, ce qu’on peut en conclure, c’est qu’au vu de toutes les questions qui concernent les droits de l’homme, il est à peu près évident que l’ONU a des liens avec Wikileaks. Que tant de choses les rapprochent uniquement par le hasard serait peu probable. Comme les pièces d’un puzzle, tous les éléments prennent sens dans ce tableau: Wikileaks et l’ONU, on dirait que c’est un peu la même chose, avec un but commun dans la défense des droits de l’homme et l’instauration d’une paix mondiale. Mais de là à savoir si l’ONU a pu être à l’origine d’une idée comme Wikileaks, avoir incité ou eu une influence dans la création de l’organisation, lui fournir des documents secrets ou une quelconque forme d’assistance — pour le savoir, il faudrait le demander à Julian Assange lui-même, si seulement il se sentait le courage de faire toute la transparence sur son organisation! Si Wikileaks avait des liens avec l’ONU, pourquoi l’aurait-il caché? Est-ce que la défense des droits de l’homme serait une chose que l’on cache et que l’on dissimule au public?… Ce serait somme toute assez bizarre de se dire que Wikileaks a peut-être bénéficié de l’assistance d’une organisation internationale telle que l’ONU: d’un côté, cela paraîtrait normal puisqu’ils défendent tous deux les droits de l’homme; d’un autre côté, pourquoi Wikileaks se décrirait comme une organisation non-gouvernementale? S’il y avait un lien avec l’ONU, ce serait certainement préférable de dire les choses clairement au grand public et aux médias, pour permettre à chacun de comprendre le vrai sens du combat de Wikileaks.

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CC BY-SA

Blocher: «La Suisse collabore avec la NSA»

Construction douteuse située sur le toit de l'ambassade américaine à GenèvePhoto: Ambassade américaine à Genève – Cliquer pour voir le diaporama complet

L’ancien ministre de la Justice Christoph Blocher n’exclut pas que la Suisse ait collaboré avec l’Agence de sécurité nationale (NSA) américaine.

Les services coopèrent avant tout dans la lutte antiterroriste, «afin d’assurer la sécurité», déclare-t-il dans le journal «Schweiz am Sonntag».

«Il est clair que la Suisse collabore avec les services de renseignement américains», selon le conseiller national UDC. La question est de savoir jusqu’où va cette coopération. Sans confirmer un lien avec la NSA, M. Blocher ne l’exclut toutefois pas.

Démenti officiel

Le président de la Confédération Ueli Maurer avait clairement nié, mercredi, toute collaboration avec la NSA. «Nous n’avons aucun contact et n’échangeons pas de données avec la NSA», avait-il indiqué aux médias à Berne.

Dans le «Tages-Anzeiger» samedi, le conseiller national PS Carlo Sommaruga a dit à ce propos souhaiter se rendre à Moscou pour «obtenir les informations de première main directement auprès d’Edward Snowden sur ce que faisait la NSA à Genève, puisqu’il y a été lui-même employé».

M. Snowden, ex-consultant à la NSA, est l’auteur des révélations sur l’ampleur des programmes de surveillance des communications par l’agence, aux Etats-Unis comme à l’étranger.

Centrales de renseignement

Christoph Blocher, lui, est sûr que des écoutes sont pratiquées au siège des Nations unies à Genève. «Les bâtiments de l’ONU à Genève sont des centrales du renseignement», explique-t-il. Lorsqu’il était Conseiller fédéral, des stations d’écoute avaient été retrouvées lors de travaux de rénovation. «Mais puisqu’il s’agissait d’un bâtiment de l’ONU, on ne pouvait rien faire».

Globalement, M. Blocher considère l’enregistrement et la transmission de données électroniques comme dangereux. Ainsi, il n’est pas justifié d’introduire le vote électronique: la confidentialité n’est pas garantie et des bulletins pourraient être manipulés ou falsifiés.

Source: http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/27302921

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