Des yeux privés. Une petite société inconnue qui permet une surveillance de masse mondiale

The Intercept, par Ryan Gallagher et Nicky Hager, le 23/10/2016

800px-medusa_by_caravaggio_1597_galleria_degli_uffizi_21810229096C’était un instrument puissant de technologie créée pour un client important. Le système Medusa, nommé d’après le monstre mythique grec avec des serpents à la place des cheveux, avait un objectif principal: aspirer de grandes quantités de données Internet à une vitesse stupéfiante.

La technologie a été conçue par Endace, une entreprise peu connue de Nouvelle-Zélande. Et le client important a été l’agence d’écoute électronique britannique, le Government Communications Headquarters, ou GCHQ.

Des dizaines de documents internes et d’emails d’Endace, obtenus par The Intercept et rapportés en coopération avec Television New Zealand, révèlent le rôle clé de l’entreprise dans l’aide aux gouvernements à travers le monde pour récolter de grandes quantités d’informations sur les emails privés des gens, des discussions en ligne, des conversations sur les médias sociaux, et les historiques de navigation sur Internet.

Les fichiers divulgués, qui ont été fournis par une source via SecureDrop, montrent qu’Endace a listé une agence de sécurité marocaine impliquée dans la torture comme étant l’un de ses clients. Ils indiquent également que la société a vendu ses engins de surveillance à plus de la moitié d’une douzaine d’autres organismes gouvernementaux, y compris aux États-Unis, en Israël, au Danemark, en Australie, au Canada, en Espagne et en Inde.

Certaines des plus grandes ventes d’Endace au cours des dernières années, cependant, l’étaient au GCHQ du Royaume-Uni, qui a acheté une variété de systèmes d' »acquisition de données » et de « sondes » qu’il utilise pour surveiller secrètement le trafic Internet.

Les documents du lanceur d’alerte de la National Security Agency, Edward Snowden, précédemment divulgués par The Intercept, ont montré comment le GCHQ a considérablement élargi sa surveillance en ligne entre 2009 et 2012. Les documents Endace, nouvellement obtenus, s’ajoutent à ces révélations, mettant en lumière pour la première fois le rôle vital joué par le secteur privé pour faciliter l’espionnage.

Lire la suite: https://theintercept.com/2016/10/23/endace-mass-surveillance-gchq-governments/

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EXCLUSIF: les Emirats arabes unis [EAU] recrutent une « force opérationnelle d’élite » pour un état de surveillance secrète #GCC

MiddleEastEye, Rori Donaghy, 01/07/2016

emirats_arabes_unis_wikiLe chercheur en sécurité, dit avoir reçu une offre de 20 000 $ par mois pour aider le gouvernement des EAU à espionner le public

Les Emirats arabes unis recrutent une équipe internationale d’experts en informatique pour développer un état de surveillance de grande envergure couvrant Abu Dhabi et Dubaï, comme peut le révéler Middle East Eye.

L’expert en sécurité italien, Simone Margaritelli, a divulgué les détails du projet après avoir récemment voyagé à Dubaï pour un entretien professionnel qui se révéla être destiné à ce qu’il décrit comme un système de surveillance « extrêmement opaque ».

Margaritelli est un chercheur de sécurité mobile qui vit à Rome et travaille dans l’équipe de recherche et développement de la société de sécurité mobile Zimperium basée à San Francisco.

Il a été ciblé pour le recrutement par les EAU en partie à cause de son travail sur BetterCap, un outil open source qui espionne les communications en ligne.

Lire la suite: http://www.middleeasteye.net/news/exclusive-uae-elite-task-force-security-secret-surveillance-state-135285760

Un manifestant de 91 ans va à la cour européenne au sujet de fichiers secrets de la police

The Guardian, par Rob Evans, le 25/07/2016

john_cattJohn Catt, qui n’a pas de casier judiciaire, espère forcer l’unité de « l’extrémisme intérieur » à supprimer des enregistrements de surveillance le concernant

Un individu âgé de 91 ans, dont les activités politiques ont été secrètement enregistrées par la police, a gagné le droit de présenter son cas juridique devant la Cour européenne des droits de l’homme.

John Catt, qui n’a pas de casier judiciaire, a mené une bataille de six ans pour forcer la police à supprimer leurs dossiers de surveillance sur ses activités à 66 manifestations pour la paix et les droits de l’homme.

La police avait noté des descriptions de son apparence et de ses vêtements lors des manifestations, et comment il aimait dessiner des croquis des manifestations.

L’affaire devant la Cour européenne pourrait aider à déterminer en quelle quantité la police est-elle autorisée à enregistrer de l’information sur les individus respectueux de la loi qui participent à des manifestations.

Les juges de la cour ont déclaré que l’une des questions clés qu’ils prendraient en considération, c’est de savoir si la conservation des dossiers était légale et nécessaire dans une société démocratique.

Lire l’intégralité de l’article: https://www.theguardian.com/world/2016/jul/25/protester-91-goes-to-european-court-over-secret-police-files

Marche de solidarité à Londres pour demander l’accès aux fichiers des polices politiques secrètes

Marche de solidarité: Vendredi 15 Janvier 2016, 13h00, Cour suprême, Londres

ADN-ZB/Uhlemann/16.1.1990/Berlin: Stürmung AfNS-Zentrale/ Bei einer Demonstration vor dem Gebäude des ehemaligen AfNS in der Normannen-/ Ruschestraße, zu der das Neue Forum aufgerufen hatte, stürmten Tausende von Haß und Rache erfüllte Bürger das bereits von einem Bürgerkomitee kontrollierte Gebäude und zerstörten Einrichtungen im Werte von Hunderttausenden Mark.

Publié le 8 Janvier 2016

15 Janvier 1990 [Berlin] – On voit la fumée de la police secrète de la Stasi monter depuis le QG de la Stasi à Berlin, alors que les agents tentent désespérément de brûler la preuve de leurs abus. Les gens prennent d’assaut le complexe pour arrêter la destruction, et exigent l’accès aux fichiers qui avaient été compilés sur eux.

15 Janvier 2016 – Les #spycops au Royaume-Uni

Plus d’un quart de siècle plus tard, nous nous battons pour l’accès à la vérité sur la police politique secrète en Grande-Bretagne. Alors qu’une audience a lieu dans l’une des affaires en cours contre les abus commis par des unités secrètes de la MET [Metropolitan Police], rejoignez-nous pour exiger qu’ils… Donnent les noms de couverture et ouvrent les fichiers!

Marche de solidarité – vendredi 15 janvier 2016 – 13h00 Royal Courts of Justice, The Strand, London WC2 métro le plus proche: Holborn / Temple

Source: https://policespiesoutoflives.org.uk/demo-15-jan/

Le Programme « Insider Threat »: plusieurs milliers de personnels du Pentagone sous surveillance totale

Shadowproof, par Kevin Gosztola, le 7/01/2016

pentagoneAu moins plusieurs milliers de personnels militaires, civils et de contracteurs du ministère de la Défense ont été soumis à une «évaluation continue» ou une surveillance totale de leurs activités et de leurs communications électroniques. La surveillance fait partie du programme « Insider Threat » du ministère et soulève des inquiétudes sur l’extension où les communications pour le lancement d’alerte sont interceptées.

Selon un rapport au Congrès en 2015 obtenu par Steven Aftergood de Secrecy News, des « pilotes multiples et des démonstrations de concept utilisant les capacités « push » et « pull » pour mener une évaluation continue » ont été utilisés pour surveiller le personnel ayant accès à des informations classifiées.

Lire la suite: https://shadowproof.com/2016/01/07/insider-threat-program-hundred-thousand-pentagon-personnel-under-total-surveillance/

Qui croire? La crise de crédibilité des médias européens

en.ejo.ch, Michael Haller, 27 octobre 2015

Capture-newspaper-hat-300x214Permettez-moi de vous ramener au 3 Décembre 2013: Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian, témoigne devant le Comité des affaires intérieures de la Chambre des communes. Cela allait devenir un interrogatoire tendu de 78 minutes sur la décision de son journal de publier les documents top-secrets de la NSA fuités par le lanceur d’alerte Edward Snowden.

Rusbridger parlait d’une voix faible. Bien que confus à certains moments, son message était très clair: les journalistes du Guardian avaient scrupuleusement vérifié les documents confidentiels qu’ils avaient reçus de Snowden. Ils avaient noirci tous les noms dans les documents, et avaient demandé l’avis d’experts. Seulement après ces précautions, le journal a publié les histoires – pas contre la démocratie, mais pour la promouvoir. Dans un pays démocratique, avec la liberté de la presse, les journalistes ont l’obligation de révéler de telles pratiques sinistres pour le bien de l’intérêt public, avait-il déclaré. Les interrogateurs du Comité n’ont présenté aucun contre-argument convaincant.

À cette époque, il y a deux ans, le Guardian a publié de nombreux rapports d’enquête. Cela a grandement bénéficié à la réputation du journal. Dans l’année des révélations d’Edward Snowden, la population britannique a considéré le Guardian comme « le journal le plus digne de confiance, le plus exact et le plus fiable au Royaume-Uni ».

Voilà pour les bonnes nouvelles. Les nouvelles pas-si-bonnes que ça sont que: même le Guardian est en train de perdre des lecteurs. Le journal ainsi que son site web fonctionnent à perte, et de plus en plus. Les réalisations des journalistes du Guardian ne sont possibles que parce que le propriétaire du journal – la Fondation Scott Trust – fait intervenir environ 50 millions £ pour soutenir ses faibles finances. Où est-ce que cela se produit ailleurs dans le monde?

Le journalisme en Europe de l’Ouest: une crise de crédibilité

En effet, l’image plus large du journalisme en Europe est plutôt sombre: le journalisme en Europe occidentale souffre d’une «crise de crédibilité». Dans cet article, je présente cinq thèses sur ce phénomène.

Thèse 1: Une baisse de la capacité de recherche

Thèse 2: Un manque de professionnalisme

Thèse 3: La course pour les revenus sur la publicité

Thèse 4: Trop d’opinion; Trop peu de faits

Thèse 5: Le contenu des informations est devenu «conventionnel»

Lire l’intégralité de l’article: http://en.ejo.ch/ethics-quality/who-to-believe-european-medias-credibility-crisis

Cette nouvelle campagne veut aider les agents de la surveillance à quitter la NSA ou le GCHQ

Panneau Intelexit placé à l’extérieur du complexe Dagger, une base militaire américaine et avant-poste de la NSA à Darmstadt, en Allemagne

Wired.com, Andy Greenberg, le 28/09/2015

Des groupes de soutien aident les membres de sectes et de gangs à se libérer de leurs anciennes vies. Les Alcooliques et Narcotiques Anonymes aident les toxicomanes à surmonter leurs dépendances. Et maintenant, un groupe de militants de la vie privée veut offrir à son public ciblé une voie d’évacuation pour ce qu’ils considèrent comme un piège tout aussi insidieux: leurs emplois pour des agences de renseignement comme la NSA.

Le lundi, un groupe de militants anti-surveillance à Berlin a lancé Intelexit, une campagne visant à encourager les employés de la NSA et de l’agence d’espionnage britannique GCHQ à reconsidérer la moralité de leur travail d’espionnage et de les persuader de le quitter. Ils ont prévu de lancer le projet avec une série de panneaux publicitaires stratégiquement postés à proximité des bâtiments de l’agence de renseignement dans le monde entier. L’un d’eux, avec le message « écoutez votre cœur, pas les appels téléphoniques privés », devait être installé à côté du complexe Dagger, une base militaire et un avant-poste de la NSA à Darmstadt, en Allemagne, a déclaré le groupe à WIRED.

Lire la suite: http://www.wired.com/2015/09/campaign-help-surveillance-agents-quit-nsa-gchq/

Lire l’article « Ecoutez votre coeur, pas les appels privés » (Russia Today) https://www.rt.com/news/317026-campaign-intelligence-agents-quit/

Voir le site de la campagne Intelexit: https://www.intelexit.org/

Le journaliste d’ECHELON au Royaume-Uni: « Snowden a prouvé que les espions doivent rendre des comptes »

Duncan Campbell

Les journalistes Duncan Campbell et Crispin Aubrey avec l’ancien opérateur Sigint, John Berry, en 1978

BoingBoing.net, le 3 août 2015, par Cory Doctorow

Le journaliste d’investigation légendaire Duncan Campbell décrit sa vie dans son enlèvement par la branche spéciale de la police métropolitaine de Londres, surveillé et harcelé par les espions et les ministres du Royaume-Uni, et il révèle l’identité du lanceur d’alerte qui lui a divulgué les détails d’ECHELON.

L’article de Campbell est accompagné par des documents de Snowden jamais publiés qui démontrent l’étendue de la surveillance ECHELON, et retrace la lignée des journalistes et des lanceurs d’alerte qui ont pris d’énormes risques personnels pour révéler la corruption, les actes criminels, et le secret parmi les espions et leurs maîtres au sein du gouvernement.

Il révèle aussi, pour la première fois, l’identité du lanceur d’alerte qui a révélé l’existence du programme d’écoutes téléphoniques de masse de Menwith Hill: « Oliver G. Selfridge, un des fondateurs du domaine de l’intelligence artificielle et membre du Conseil consultatif scientifique de la NSA jusqu’en 1993 ». Selfridge est mort en 2008. […]

« Le GCHQ et moi »: ma vie à démasquer les oreilles indiscrètes britanniques [Duncan Campbell/The Intercept]

Lire la suite: http://boingboing.net/2015/08/03/uk-echelon-journalist-snowd.html

Le gouvernement américain a marqué un journaliste éminent d’Al-Jazeera comme « membre d’Al-Qaïda »

Ahmad Muaffaq Zaidan_al_jazeera

The Intercept, le 8/05/2015, Par Cora Currier, Glenn Greenwald, and Andrew Fishman

Le gouvernement américain a marqué un éminent journaliste comme membre d’Al-Qaïda et l’a placé sur une liste de surveillance de terroristes présumés, selon un document top-secret qui détaille les efforts de renseignement pour suivre les courriers d’Al-Qaïda en analysant les métadonnées.

Le briefing décrit Ahmad Muaffaq Zaidan, chef du bureau d’Al Jazeera de longue date à Islamabad, comme membre du groupe terroriste. Ressortissant syrien, Zaidan a porté ses reportages au long de sa carrière sur les talibans et Al-Qaïda, et a mené plusieurs entretiens de haut niveau avec les principaux leaders d’Al-Qaïda, y compris Oussama ben Laden.

Un diaporama de Juin 2012 à partir d’une présentation PowerPoint de la Nationak Security Agency porte sa photo, son nom et un numéro d’identification de la liste de surveillance du terrorisme, et l’étiquette « membre d’Al-Qaïda », ainsi que des Frères musulmans. Il note également qu’il « travaille pour Al Jazeera. »

La présentation était parmi les documents fournis par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden.

Dans un bref entretien téléphonique avec The Intercept, Zaidan a «absolument» nié être un membre d’Al-Qaïda ou des Frères musulmans. Dans une déclaration fournie par Al Jazeera, Zaidan a noté que sa carrière a couvert de nombreuses années de travail dangereux en Afghanistan et au Pakistan, et a exigé de faire des interviews de personnes clés dans la région – une partie normale du travail de tout journaliste.

Lire l’intégralité de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2015/05/08/u-s-government-designated-prominent-al-jazeera-journalist-al-qaeda-member-put-watch-list/

Comment le Pentagone pourrait bientôt partager les données des Américains avec des armées étrangères

30 avril 2015, Par Patrick Tucker

La nouvelle cyber-stratégie pourrait fournir aux alliés des informations sur les Américains réunies sous la législation proposée.

pentagoneAlors qu’Ashton Carter a dévoilé la nouvelle Cyber-Stratégie du Pentagone la semaine dernière, il a souligné son importance en révélant que les réseaux du DOD [Département de la Défense] avaient été infiltrés par des acteurs au sein de la Russie. Le secrétaire à la Défense n’a pas mis l’accent sur une disposition de la stratégie qui pourrait envoyer des données privées sur les entreprises et les citoyens américains à des forces armées étrangères.

Patrick Tucker est l’éditeur technologique de Defense One. Il est également l’auteur de « The Naked Future » [Le Futur nu]: Qu’arrive-t-il dans un monde qui anticipe chacun de vos mouvements? (Current, 2014). Auparavant, Tucker était rédacteur en chef adjoint de The Futurist pendant neuf ans. Tucker a écrit à propos de la technologie émergente dans Slate, … Biographie complète

Voici ce qu’il dit: « Pour améliorer la conscience situationnelle commune, le DOD [Département de la Défense] travaillera en partenariat avec le DHS [Département de la Sécurité Intérieure] et d’autres agences pour développer des mécanismes continus, automatisés et standardisés pour partager l’information avec chacun de ses partenaires essentiels dans le gouvernement américain, les armées partenaires et alliées-clé, les gouvernements étatiques et locaux, et le secteur privé. En outre, le DOD collaborera avec d’autres agences du gouvernement américain et le Congrès pour soutenir la législation qui permet le partage de l’information entre le gouvernement américain et le secteur privé « .

La nouvelle stratégie indirectement, mais sans équivoque, fait le lien avec la législation de partage de l’information qui fait lentement son chemin vers le bureau du président. Parmi les différents projets de loi qui se déplacent autour du Capitol Hill, le plus important est le Cyber Information Sharing Act [Loi sur le Partage de la Cyber-Information]. Entre autres choses, la CISA protègerait les entreprises face à des poursuites pour avoir envoyé des données concernant leurs utilisateurs au DHS, qui serait autorisé à les envoyer en temps réel au DOD et à d’autres agences américaines et organisations. À son tour, la nouvelle stratégie du DOD revendique le droit de partager des données de cyber-menaces au-delà des États-Unis. Vraisemblablement, cela inclurait des informations obtenues via CISA.

En particulier, la nouvelle stratégie engage la cyber-assistance du DOD [Département de la Défense], y compris le partage de l’information, à des alliés au Moyen-Orient. « Dans le cadre de son cyber-dialogue et des partenariats, le DOD travaillera avec les principaux alliés et partenaires au Moyen-Orient afin d’améliorer leur capacité à sécuriser leurs réseaux militaires, ainsi que l’infrastructure critique et des ressources clés dont dépendent les intérêts américains. Les principales initiatives comprennent le partage amélioré de l’information pour établir une compréhension unifiée de la cyber-menace, une évaluation de notre posture de cyber-défense mutuelle, et les approches de coopération pour renforcer la cyber-expertise. »

Lire l’intégralité de l’article: http://www.defenseone.com/technology/2015/04/how-pentagon-could-soon-share-americans-data-with-foreign-militaries/111553/