Est-ce qu’un groupe de colons israéliens a utilisé des fonds gouvernementaux pour espionner des ONG des droits de l’homme?

Michael Sfard

Haaretz, Uri Blau, 19/01/2016

Enquête de Haaretz: Le groupe Regavim, financé par l’État, a commandé et payé une enquête privée sur un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations qu’il représente.

Une organisation pro-colonisation qui est partiellement financée par les gouvernements locaux en Israël était derrière une enquête privée qui a visé un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations avec lesquelles il travaille, a appris Haaretz.

L’avocat, Michael Sfard, avait déposé une plainte de police après que des documents internes, apparemment provenant de son bureau, avaient fait surface dans les médias. Dans une enquête de plusieurs années, la police a interrogé plusieurs personnes mises en examen, y compris le fondateur du mouvement de droite Im Tirtzu, et a constaté qu’entre 2010 et 2013, Sfard et son bureau avaient été placés sous la surveillance d’un détective privé.

Toutefois, la police n’a pas trouvé qui avait commandé l’enquête, et il y a environ six mois, ils ont fermé le dossier.

Haaretz a appris désormais de sources impliquées dans l’affaire que l’enquête privée a été commandée et financée par Regavim, une organisation non gouvernementale qui documente les activités illégales perpétrées par les Arabes et les Bédouins sur les terres de l’Etat en Israël et à travers la Ligne verte qui sépare Israël et la Cisjordanie.

Les résultats soulèvent des questions quant à savoir si Regavim, qui reçoit des fonds de l’Etat, a utilisé l’argent des contribuables pour mener des enquêtes privées sur des groupes à l’extrémité opposée du spectre idéologique.

Au moment de l’enquête, le service juridique de Regavim était dirigé par Bezalel Smotrich, l’un des fondateurs de l’ONG qui est maintenant un membre de la Knesset pour le parti de droite Habayit Hayehudi. Dans une conversation avec Haaretz, Smotrich a dit qu’il ne connaissait pas la question.

Regavim même et son président ont refusé de commenter.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.haaretz.com/israel-news/1.698201

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Espionnage des cabinets juridiques: L’ABA demande à la NSA comment est traitée l’information privilégiée avocat-client dans le travail du renseignement

WASHINGTON, 21 février 2014 – L’American Bar Association a envoyé une lettre à l’Agence nationale de sécurité, le 20 février, en exprimant des préoccupations sur les récentes allégations de surveillance possible du gouvernement à l’étranger sur les communications confidentielles des avocats américains avec leurs clients à l’étranger et le partage ultérieur de l’information privilégiée avec la NSA. L’ABA a également demandé des précisions sur les politiques et les pratiques actuelles de l’agence visant à protéger l’information privilégiée avocat-client que celle-ci intercepte ou reçoit, et si ces directives ont été suivies dans le cadre de l’incident allégué.

Un article paru dans le New York Times affirme que la Direction des transmissions australiennes a intercepté des communications privilégiées entre le gouvernement indonésien et un cabinet d’avocats américains et a alors partagé l’information avec la NSA. Citant cette allégation, le président de l’ABA, James R. Silkenat, craint que si des informations confidentielles ont été interceptées et partagées avec la NSA, celles-ci pourraient être utilisées de manière impropre par le gouvernement américain ou par des tiers.

La lettre de Silkenat au directeur de la NSA, le général Keith B. Alexander, et à l’avocat général de la NSA, Rajesh De, est disponible ici.

Voir l’intégralité du communiqué: http://www.americanbar.org/news/abanews/aba-news-archives/2014/02/aba_asks_nsa_howit.html

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