L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

CC-BY-SA

 

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Un groupe derrière la distribution d’un faux journal du New York Times identifié comme étant le Jewish Voice For Peace

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JTA et Haaretz, 3 février 2016

JTA – Jewish Voice for Peace a pris crédit mercredi pour la distribution de milliers de fausses versions du New York Times à Manhattan et sur les médias sociaux.

L’organisation, qui soutient le mouvement anti-Israël, Boycott, Désinvestissement, Sanctions, ou BDS, a déclaré dans un communiqué publié mercredi qu’il a distribué 10.000 exemplaires parodiques, qui comprenaient des articles tels que « le Congrès va débattre l’aide à Israël » et « Sur les traces de Mandela et King: un mouvement non-violent gagne du terrain dix ans plus tard », ainsi qu’un éditorial, « Notre nouvelle politique éditoriale: Repenser Israël-Palestine ».

Les membres du Jewish Voice for Peace de New York et de Jews Say No!, une organisation pro-palestinienne basée à New York, ont créé le journal pour « montrer à quel point est biaisé le présent rapport sur Israël et la Palestine et pour montrer à quoi pourrait ressembler un journal qui serait juste et précis, a dit dans un communiqué Alan Levine, membre de « Just Say No! et l’un de ses auteurs.

Le faux journal imite les polices et mise en forme de style du Times, et se décrit comme « Supplément – Repenser notre couverture sur Israël et la Palestine en 2015. » Parmi les objets présentés en ligne, un lien vers des « corrections » qui déclarent: « Il est venu à notre attention que la grande majorité des articles sur la violence en Israël et dans les territoires palestiniens occupés ont omis d’inclure les noms des Palestiniens tués par les forces israéliennes. » Il comprenait également des articles et des fausses annonces, comme l’une pour les montres « TimeUp » avec la devise « Le moment, c’est maintenant: la fin de l’aide militaire américaine à Israël. »

Le domaine du faux journal et du compte Twitter ont été suspendus, mais la version en ligne peut encore être consultée ici.

Un porte-parole du New York Times aurait déclaré que le journal s’est opposé à sa marque de fabrication en l’ayant utilisé pour pousser une position politique spécifique.

Source: http://www.haaretz.com/world-news/1.701218

Télécharger la version pdf du journal parodique: https://jewssayno.org/2016/02/04/heres-the-paper/

Est-ce qu’un groupe de colons israéliens a utilisé des fonds gouvernementaux pour espionner des ONG des droits de l’homme?

Michael Sfard

Haaretz, Uri Blau, 19/01/2016

Enquête de Haaretz: Le groupe Regavim, financé par l’État, a commandé et payé une enquête privée sur un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations qu’il représente.

Une organisation pro-colonisation qui est partiellement financée par les gouvernements locaux en Israël était derrière une enquête privée qui a visé un éminent avocat des droits de l’homme et les organisations avec lesquelles il travaille, a appris Haaretz.

L’avocat, Michael Sfard, avait déposé une plainte de police après que des documents internes, apparemment provenant de son bureau, avaient fait surface dans les médias. Dans une enquête de plusieurs années, la police a interrogé plusieurs personnes mises en examen, y compris le fondateur du mouvement de droite Im Tirtzu, et a constaté qu’entre 2010 et 2013, Sfard et son bureau avaient été placés sous la surveillance d’un détective privé.

Toutefois, la police n’a pas trouvé qui avait commandé l’enquête, et il y a environ six mois, ils ont fermé le dossier.

Haaretz a appris désormais de sources impliquées dans l’affaire que l’enquête privée a été commandée et financée par Regavim, une organisation non gouvernementale qui documente les activités illégales perpétrées par les Arabes et les Bédouins sur les terres de l’Etat en Israël et à travers la Ligne verte qui sépare Israël et la Cisjordanie.

Les résultats soulèvent des questions quant à savoir si Regavim, qui reçoit des fonds de l’Etat, a utilisé l’argent des contribuables pour mener des enquêtes privées sur des groupes à l’extrémité opposée du spectre idéologique.

Au moment de l’enquête, le service juridique de Regavim était dirigé par Bezalel Smotrich, l’un des fondateurs de l’ONG qui est maintenant un membre de la Knesset pour le parti de droite Habayit Hayehudi. Dans une conversation avec Haaretz, Smotrich a dit qu’il ne connaissait pas la question.

Regavim même et son président ont refusé de commenter.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.haaretz.com/israel-news/1.698201

A quand «Gaza-sur-Seine ?»

Le Quotidien d’Oran, par Mourad Benachenhou, 17 août 2015

320px-GazaSelon un article paru sur le quotidien américain «The Washington Post », daté du 15 août, intitulé «Une décennie plus tard, beaucoup d’Israéliens considèrent que l’évacuation de Gaza a été une grande erreur» (co-auteurs William Booth et Ruth Eglash), et consacré au dixième anniversaire de « l’évacuation unilatérale de Gaza par Israël », la population israélienne, dans sa majorité, est favorable à la « réoccupation de ce territoire », car, selon les auteurs de cet article, cet acte de « générosité et de bonne volonté » de la part de Moshé Sharon, alors Premier ministre, aurait été exploité par les Palestiniens pour « poursuivre leurs agressions non provoquées » contre la population civile israélienne.

Gaza est encore un territoire occupé par Israël

Le même article rapporte que le conseiller à la sécurité de Netanyahu se serait lamenté sur l’impossibilité d’une telle réoccupation en résumant son opinion par un proverbe, suivant lequel: «une fois qu’un œuf est brouillé, on ne peut pas lui rendre sa forme primitive».

Le problème avec la version israélienne selon laquelle Israël aurait mis fin à son occupation de Gaza en août 2005, est que l’Etat colonial est le seul à la soutenir. Pour le reste du monde, et au sens du droit international, Gaza est encore un territoire occupé par Israël.

Ce fait indéniable est décrit avec clarté dans l’extrait suivant d’un document consacré à la situation de ce territoire:

«Alors qu’Israël affirme qu’elle a cessé d’occuper Gaza en 2005, lorsqu’elle a unilatéralement redéployé ses troupes à l’extérieur de Gaza, et a retiré ses colons de Gaza, Gaza continue à être occupée au vu de la loi internationale comme de la communauté internationale, y compris les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne, et les Nations unies. La responsabilité ininterrompue d’Israël comme puissance occupante à Gaza est la conséquence de plusieurs facteurs. D’abord, Israël continue à assurer un contrôle effectif sur Gaza, y compris le contrôle des frontières, de l’espace aérien, des voies d’eau, de l’enregistrement de la population, de la monnaie, des mouvements de population, du commerce, de la fourniture d’électricité, de la distribution de l’eau, etc. etc. En second lieu, Israël maintient et exerce un droit de mener des opérations militaires régulières à Gaza, ce qui lui donne le contrôle militaire effectif sur le territoire. Selon le droit international, le contrôle effectif constitue l’ensemble des mesures d’occupation.» (source: Commission au Service du Peuple Américain, www. afsc.org/resource/gaza-under-siege)

Une guerre d’extermination contre le peuple de Gaza

Il est à rappeler qu’une année également s’est écoulée depuis la fin de l’agression sauvage de cinquante jours menée par Israël contre Gaza. Le rapport de l’ONU, dont les rédacteurs ont essuyé de la part des autorités israéliennes le refus de donner les preuves qu’elles avaient mené cette opération de représailles en réponse à des «attaques délibérées contre la population civile israélienne», révèle à la fois l’intensité de la violence militaire israélienne, tout comme le caractère massif des morts civils palestiniens, ainsi que des destructions des infrastructures et des habitations dans le territoire de Gaza.

Suivant ce rapport de 183 pages, et établi sous la responsabilité de Mary Mcgowan Davis, ancienne juge à la Cour suprême de l’Etat de New York, l’armée israélienne a mené 6.000 raids aériens, utilisé 14.500 obus de char et 50.000 obus d’artillerie, a tué 2.251 Palestiniens, dont 1.462 civils, y compris 299 femmes et 551 enfants, et a détruit 18.000 habitations et blessé 17.125 Palestiniens.

Israël refuse de donner les preuves que les civils israéliens auraient été visés par les tirs palestiniens

Ce rapport, dont il est encore une fois souligné qu’Israël a refusé d’y contribuer, note que:

«La Commission a requis des informations détaillées du gouvernement israélien sur les endroits où les fusées et les obus de mortier tirés par les groupes armés palestiniens, à partir de Gaza, ont effectivement atterri, pour procéder à une évaluation plus détaillée de la proportion des cas dans lesquels ces tirs ont été effectivement dirigés vers des zones à forte occupation de population en Israël. Malheureusement, le gouvernement d’Israël n’a pas donné de réponse, ce qui a rendu difficile pour la Commission la détermination de l’étendue des attaques ayant directement visé la population civile israélienne.»

A souligner que du côté israélien, les pertes estimées par la Commission s’élèvent à six civils (1 Israélien tué pour 243 civils palestiniens tués par l’armée israélienne) et 67 soldats (1 soldat israélien tué pour 12 Palestiniens armés tués par l’armée israélienne !).

240 Palestiniens exécutés pour chaque Juif israélien tué!

En refusant de fournir à la Commission d’enquête, pourtant dirigée par une citoyenne de l’Etat le plus puissamment aux côtés d’Israël, des preuves sur le caractère de légitime défense de ses attaques sauvages contre le peuple de Gaza, le gouvernement de Netanyahu reconnaît explicitement que son opération, intitulée «Marge de protection» (7 juillet-26 août 2014), qui n’est pas la première depuis «la fin de l’occupation de ce territoire» et ne sera sans doute pas la dernière jusqu’à la liquidation du dernier Palestinien, n’avait rien d’un acte d’autodéfense, mais d’une opération coloniale de représailles du type pratiqué sous d’autres cieux et en d’autres époques par les puissances coloniales d’antan.

A combien d’Oradour-sur-Glane correspond le massacre des Gazaouis par l’armée Israélienne?

Les SS encore en vie et qui ont massacré, en représailles au meurtre de l’un de leurs camarades, la population civile d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, doivent se demander pourquoi on continue à les présenter comme les pires des criminels de guerre, alors qu’ils ont eu le courage de faire face à leurs victimes, de les tuer de sang-froid, et ont utilisé seulement des armes légères pour perpétrer leur massacre, un acte de représailles inhumain, un crime de guerre patent, qu’aucune considération militaire ne pourrait justifier.

Leurs émules israéliens, au nom de l’idéologie sioniste, encore font mieux à Gaza, en utilisant, de loin, et de manière systématique, toute la puissance de feu dont ils disposaient, et sans le moindre brin de considération humanitaire ou de sentiments de pitié, couverts qu’ils sont par la complicité de la «communauté internationale» qui les protège de leurs propres turpitudes et leur garantit l’impunité, même lorsque leurs crimes sont indéniables.

La présidente américaine de la Commission neutre qui a établi ce rapport souligne que: «l’intensité de la dévastation et de la souffrance humaine à Gaza ne connaît pas de précédents et aura un impact sur les générations à venir.»

Israël au ban des nations et ses dirigeants, des criminels de guerre fugitifs!

Ce rapport, fondé sur des milliers d’interviews et d’enquêtes sur le terrain, et dont l’objectivité ne peut être mise en doute, va, suivant un observateur, «placer les leaders israéliens aux côtés des criminels de guerre fugitifs et approfondir l’isolement continu d’Israël sur la scène internationale.»

Faire croire que la maire de Paris, capitale d’un pays qui se targue d’être «la patrie des droits de l’homme» aurait organisé, de son propre chef, un festival destiné à célébrer la capitale d’Israël, et la première ville fondée par des colons juifs et exclusivement pour les Juifs sur le territoire palestinien, alors encore sous administration ottomane, au début du siècle dernier, est le comble de la fourberie politique.

Les arguments que la maire de Paris a avancés pour justifier ce festival sont d’autant moins convaincants qu’ils sont spécifiques et donc circonstanciels. Sinon qui l’empêcherait d’organiser un «festival Téhéran sur Seine», malgré l’embargo imposé aux relations avec l’Iran par «la communauté internationale?» Et pourquoi punir tout le peuple iranien pour des décisions politiques prises par le sommet de la hiérarchie de ce pays?

Une tentative grossière de briser l’isolement international d’Israël

Cette célébration qui, comme de juste, coïncide non seulement avec la publication du rapport de la Commission de l’ONU sur les crimes de guerre commis par le gouvernement de Netanyahu en juillet et août 2014, et avec le dixième anniversaire de la fausse «fin de l’occupation israélienne du territoire de Gaza», est un acte, hautement significatif, fondé sur des considérations de politique à la fois intérieure et extérieure, et destiné à aider Israël à rompre son isolement international de plus en plus fort, placée qu’elle est peu à peu au ban des nations, et dont le caractère d’Etat raciste, fanatique religieux et génocidaire apparaît avec de plus en plus de visibilité, dont l’exploitation de l’Holocauste est de moins en moins rentable, et dont le brandissement de l’antisémitisme comme explication à l’antisionisme est de moins en moins convaincant.

Qu’elle le veuille ou non, la maire de Paris ne peut nier que Tel Aviv est la capitale d’un Etat dont les fondements idéologiques sont contraires aux valeurs occidentales sacrées. Et tenter de séparer la population israélienne de son Etat est une entreprise d’autant plus vaine que cette population embrasse, dans sa massive majorité, l’idéologie sioniste qui refuse les droits de l’homme sur le territoire de la Palestine occupée, et n’y reconnaît que les droits des Juifs.

On ne peut pas à la fois défendre ardemment à Paris les droits de l’homme, sans distinction de race, de religion ou d’idéologie politique, et se lamenter sur le sort des citoyens d’un Etat fondé sur la négation de ces mêmes droits, présentés pourtant comme inaliénables!

La maire de Paris doit choisir soit d’être du côté de ceux qui subissent la discrimination et la mort du fait de leur religion et de leur race, soit de prendre position pour les oppresseurs au nom d’une race et d’une religion, et qui pratiquent le monopole du pouvoir politique au profit d’une majorité unie par son appartenance à une seule religion, et qui, au nom des enseignements de la Bible, exclut la population originale du pays de tout autre droit que de celui d’être tuée, expropriée, emprisonnée ou expulsée.

Alors qu’ailleurs, des collectivités locales et des institutions universitaires prestigieuses, de plus en plus nombreuses, participent à la campagne internationale de boycott d’Israël, connue sous le sigle anglais de «BDS» (boycottez, dé-investissez, sanctionnez), voici que la maire de Paris suit la voie inverse, qui ne peut qu’encourager Israël à faire preuve de plus de sauvagerie dans sa politique de génocide du peuple palestinien, au nom des enseignements de la religion juive, faut-il le souligner encore une fois?

En conclusion

Le peuple palestinien martyre, et le peuple de Gaza plus spécifiquement méritent, plus que les Sionistes, d’être mis à l’honneur dans la capitale d’un pays qui se targue d’ouverture sur l’humanité.

La maire de Paris aurait été mieux inspirée en organisant un Ramallah-sur-Seine, et mieux encore un «Gaza-sur-Seine», au lieu de tenter, maladroitement, de contribuer à briser l’étau de la réprobation internationale qui frappe, à juste titre, l’Etat d’Israël, et ceux qui ont choisi librement d’y habiter, au nom de la pratique religieuse de l’Alya, un autre nom pour le génocide planifié du peuple palestinien.

Ce n’est pas en courtisant les criminels de guerre qui servent de gouvernement à cet Etat de plus en plus honni, et qui gouvernent un peuple qui les a librement élus, qu’on va contribuer à donner plus de crédibilité aux «droits de l’homme» et aux «valeurs occidentales» comme à la supériorité de la «civilisation judéo-chrétienne» et ramener la paix dans un Moyen-Orient en pleine tourmente, et victime de la politique «vampiresque» de cet Etat.

Source: http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5217463

Les USA d’Obama et le bellicisme: les présidents changent, le système perdure – par Farid DAOUDI

Barack_Obama,_Hamid_Karzai_&_Asif_Ali_Zardari_in_trilateral_meeting_5-6-09_3Le mandat de ce président, arrivant à terme, n’aura apporté rien de bon: recrudescence du racisme, de la violence, violation des droits humains, démagogie, ingérences dans les affaires intérieures des Etats et provocations de conflits internationaux ; et comble d’ingratitude, il discrédite son prix Nobel de la paix, ô combien dévalorisé. L’intégrité et la rationalité des politiciens et des historiens prendront soin d’établir un bilan contrasté, à l’instar de ses prédécesseurs… car il n’a pas représenté le changement attendu et une ligne digne du peuple américain. Souvenons-nous du 4 juin 2009 depuis l’université du Caire, son discours intitulé « Un nouveau départ » (« A New Beginning »), destiné à améliorer les relations américaines avec les musulmans. Obama avait mentionné son souhait de voir le Proche-Orient sans nucléaire militaire et de discuter avec l’Iran à propos de son programme nucléaire. S’était-il engagé à le faire avec Israël? Non. Souhaitait-il ne plus se mêler à l’avenir des affaires de la région? Sûrement pas.

Le discours démagogue d’Obama n’a pas marqué de rupture dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman depuis l’ère Bush. Ses critiques à l’égard d’Israël à un moment donné (dans le cadre de la question palestinienne) ont constitué « une pression–test » infructueuse sur le gouvernement Netanyahou. Obama feint de dialoguer avec les islamistes modérés afin d’affaiblir l’islamisme radical. Un Occident vu positivement par le monde musulman serait un frein au développement du discours anti-occidental des radicaux. Ce discours ne présentera cependant aucun point concret car les dés étaient pipés d’avance. L’Islamophobie, carte maîtresse du sionisme, est un procédé rentable.

La souveraineté des pays non assujettis au diktat américano-sioniste se trouvera exposée aux troubles, à la déstabilisation ou à l’agression planifiée de machines de guerre malléables (EI, El Qaïda… au M-O, filières nazies en Europe centrale, et groupes d’extrémistes en Afrique ou de mercenaires en Amérique latine) pour s’approprier du territoire par les armes, balayant les populations éprises de paix et de développement durable. La flotille humanitaire Liberté III vers Gaza a été un échec sous les yeux complaisants d’une « communauté internationale » désavouée et la duplicité d’une Onu pervertie (Dernièrement, le véto des US à l’Onu concernant la colonisation de Jérusalem). Le blocus généralisé, refus obstiné d’Israël d’ouvrir les terminaux pour acheminer les aides humanitaires et médicales est un crime de guerre aussi bien qu’un génocide systématique (perpétré au nom du Talmud) qui a commencé par des attaques avec des armes inappropriées et illégales (usage de bombes au phosphore blanc et autres armes prohibées) contre les civils (femmes, enfants, malades ou vieillards) dans la bande de Gaza. Lors du bombardement de Gaza par l’armée israélienne, pendant vingt-deux jours consécutifs, le président demeura silencieux! Les organisations internationales sans cesse interpellées pour s’impliquer plus directement, par une intervention réelle, demeureront mutiques sous l’influence américano-sioniste. L’aide internationale pour la reconstruction urgente de Gaza, insidieusement réduite (les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses) est aussi conditionnée par le bon vouloir d’Israël. Devant les violations continues des droits humains palestiniens, des demandes de suspendre l’Accord d’association de l’UE avec Israël affluent. L’Accord (quel accord?) est fondé sur un respect commun des droits de l’homme et des principes démocratiques, comme explicitement stipulé dans l’article 2 de l’Accord. « L’UE ne peut continuer à tolérer de telles actions par Israël », soutiennent 63 députés appartenant aux cinq plus grands groupes politiques du Parlement européen.

Moins engageants, les discours d’Obama n’auront traduit aucun changement dans la politique américaine. Obama s’est inscrit dans la continuité de la politique menée par ses prédécesseurs dans le conflit israélo-palestinien en apportant encore et encore un soutien quasi total à Israël. Certains leaders occidentaux (Hillary Clinton, John Mc Cain, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Manuel Valls, BHL, David Cohn Bendit, Matteo Renzi…) clament haut et fort leur appartenance à l’entité sioniste. Obama ne peut être étranger à cet état de fait. Obama lui-même est une énigme, comme Bush et bien d’autres. Il n’est pas difficile de comprendre qu’en tant que noir, il vit difficilement la situation des Noirs US. Il a souvent parlé de ses propres filles noires. Mais il n’a rien fait, rien pu faire d’essentiel et de spécifiquement destinés aux Noirs, ni à ceux victimes de discrimination raciale à caractère négrophobe… En vérité, un président des Etats-Unis d’Amérique n’est qu’une potiche, qui n’a qu’un rôle de représentation, sans pouvoir réel, aux mains des lobbies, et cela depuis des lustres. Le « Discours d’adieu » de Dwight David Eisenhower, prononcé le 17 janvier 1961, montre bien où est le véritable pouvoir et ceux qui ne jouent pas le jeu sont liquidés. Il ne fallait pas attendre des miracles d’Obama. A l’image de Carter en son temps, il a échoué à réaliser ses promesses ; mais il a eu le courage de prendre des engagements pacifistes et de tenter dans un contexte de perte d’influence des USA de vouloir les réaliser. Dans les années 60, le président Kennedy a demandé qu’il y ait des inspections à Dimona, en Israël. A cette époque, les États-Unis étaient opposés au programme nucléaire israélien. Kennedy a tenté d’arrêter Israël, en la matière, mais son assassinat ne lui en a pas laissé le temps… le mobile de l’assassinat de Kennedy est lié à la diffusion d’armes nucléaires en Israël et dans d’autres pays. Ceux qui l’ont assassiné étaient des gens qui étaient favorables à la dissémination nucléaire. Grâce à l’élimination du gêneur Kennedy, la prolifération a pu continuer. De fait, les présidents Johnson et Nixon qui lui ont succédé n’y voyaient aucun inconvénient: ils ont laissé faire Israël. Constatons simplement que c’est bien un changement allant en ce sens qui s’est manifesté, après l’assassinat de Kennedy… Le mal réside bien dans le système politique US, ses sénateurs, ses parlementaires qui surfent sur ces haines primaires en politique intérieure et internationale.

D’ailleurs, il en va de même pour l’État français et ses opérations extérieures sans aucun intérêt pour le pays, pour le peuple, sauf pour quelques groupes financiers et militaires. Quand De Gaulle, de guerre lasse, a voulu laisser partir l’Algérie, il a failli avoir un coup d’État à Paris : le système était remonté comme une horlogerie pour être colonial. De Gaulle lui-même avait tout fait pour garder un contrôle des anciennes colonies, y compris de l’Algérie. Les intellectuels en France – du moins les plus respectables d’entre eux – ont été, pendant deux siècles, à l’avant-garde du combat pour la justice et la liberté. La guerre d’Algérie les dressa, en majorité, contre la politique de « pacification » : la plupart dénoncèrent la torture et les exactions de l’armée française, et plus de 121 apportèrent leur soutien, dans un manifeste célèbre, aux déserteurs et aux insoumis. A leur tête, bien sûr, Jean-Paul Sartre et sa revue Les Temps modernes, mais aussi des ethnologues, des historiens, des orientalistes, des mathématiciens de réputation internationale, des écrivains, des artistes, des comédiens, des journalistes… On a du mal, aujourd’hui, à imaginer quel impact eut sur l’opinion, et les pouvoirs en place, pareille mobilisation des plus grands esprits de l’époque. L’opinion d’un peuple se façonne sous l’action des médias de masse ; leur effet néfaste s’avère indélébile à moins que survienne une hécatombe ou défaite majeure engendrant des pertes importantes qui modifierait son attitude. Pour changer le comportement des USA, modifier l’état d’esprit de son peuple, il faudrait une défaite majeure comme celle du Viet-Nâm. À ce moment-là, les masses réclameront à corps et à cris la fin des guerres provoquées par le complexe militaro-industriel, véritable décideur de la politique américaine. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, une formidable campagne médiatique fut alors lancée pour dénoncer l’imminence d’un danger soviétique sur fond de chasse aux sorcières, rendant absolument nécessaire une radicale augmentation du budget alloué au secteur de la défense.

De même, les prémices de l’attentat du 11 septembre 2001 sont à chercher, entre autres, dans le livre programme de Samuel Hutington « Le Choc des civilisations » (1993). Cet ouvrage et la notoriété que le pouvoir US lui a accordée a eu pour objectif principal de préparer l’opinion publique américaine et internationale à une croisade des temps modernes, contre le monde musulman et accessoirement la Chine que les stratèges du Pentagone ont déjà classé comme puissance rivale (Peer Compétitor), et donc future ennemie, dans un document intitulé Joint vision 2020. Cette théorie du choc des civilisations, qualifiée par le défunt Pr. Edward W. Saïd de « choc de l’ignorance » est une reprise de l’argumentaire de l’orientaliste Bernard Lewis tiré de son ouvrage, « Les racines de la rage musulmane » (1990). Les Etats-Unis ont constamment relancé la course aux armements en prétendant à intervalles réguliers que le pays est menacé. Les Think Tanks ou clubs de réflexion sionistes ont finalement trouvé dans le fondamentalisme musulman ce que les Etats-Unis utilisèrent jadis, à leur profit et à son insu, en Afghanistan. Ce mensonge a réussi à s’imposer grâce à la complexité des médias américains et de leurs relais en Europe.

La défense des droits humains, prélude à une ingérence politico-militaire

L’usage de l’argument des droits humains, galvaudé dans la rhétorique étatsunienne, contribue au conditionnement de l’opinion internationale: « La traite d’humains est une insulte à la dignité humaine et une attaque contre la liberté », a martelé John Kerry dans l’introduction d’un rapport, appelant à mener le « combat contre de l’esclavage moderne ». Les États-Unis accusent la Thaïlande, la Russie, l’Iran ou encore la Libye de ne pas lutter suffisamment contre la traite des êtres humains, dans un rapport annuel mondial accablant sur l' »esclavage moderne ». Ces pays, tout comme le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, le Yémen, la Corée du Nord ou le Zimbabwe étaient déjà au plus bas d’un classement dressé chaque année par le département d’État. La Russie figure dans cette dernière catégorie, au moins depuis 2013, ce qui avait provoqué la fureur de Moscou à l’époque. La plupart des pays occidentaux, ceux d’Europe, les États-Unis et l’Australie, mais aussi Israël, Taïwan, le Chili ou l’Arménie, sont en revanche dans la première catégorie, loués pour leur lutte contre la traite des êtres humains et le respect total des normes internationales. Ce rapport n’a pas droit à l’oubli, le fait que plus de 500.000 sionistes habitent actuellement dans plus de 150 colonies qu’Israël a construites depuis l’occupation, en 1967, des territoires palestiniens, en Cisjordanie et à Qods oriental ; or, les Nations Unies et une grande majorité de pays qualifient d’illégitime la colonisation israélienne.

Selon le discours d’Obama, « les grandes nations ne doivent pas intimider les petites » : or, il semble que le Président américain ait oublié, par exemple, le blocus économique imposé par son pays à Cuba depuis 1962 et qui dure depuis 52 ans. Le président Obama, le 23 Février 2011, sortant de son silence, constatant la Libye en proie à la violence sanglante et à l’insécurité, avait exigé des autorités libyennes qu’elles respectent les droits humains. De hauts responsables américains ont indiqué à l’agence Reuters, le 30 mars, que le président Obama avait signé, dans les dernières semaines, un décret confidentiel autorisant des opérations secrètes de la CIA en Libye pour soutenir des insurgés. Le pays faisait face à une soudaine rebellion populaire organisée par des opposants internes au régime du président Kadhafi, déterminés à mettre fin à son règne, avec l’aide de groupes d’islamistes armés et mercenaires fanatiques. Les options déjà envisagées par Washington, avec Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique David Cameron incluaient de coordonner leurs actions en vue de stopper toute progression des forces loyalistes et la répression régnante. Prenant la suite de la coalition dirigée par les Etats-Unis, l’Alliance atlantique assurait déjà depuis plusieurs jours deux autres missions: le contrôle de l’embargo sur les armes et l’imposition de la zone d’interdiction aérienne. Le chaos, instauré militairement par l’OTAN, qui en résulte, fait émerger une nouvelle coalition d’intérêts tribaux, dont les délégués représentés au sein d’un CNT dans un pays menacé de démembrement, ont à mal de rétablir l’autorité et la sécurité dans le pays. Cela cause préjudice au développement soutenu de son économie (IDH le plus élevé d’Afrique) et à la poursuite d’une coopération utile à l’essor de l’Afrique. Personne n’a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d’un Etat souverain ni de le déclarer sans fondement, comme menace pour sa sécurité nationale ; le décret exécutif extrêmement honteux d’urgence nationale pris par Obama, le 9 mars 2015, en déclarant que « la situation au Venezuela représente une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ». Ce qui n’est pas sans nous rappeler la décision ordonnée par Reagan, il y a plus de trente ans, de déclencher la guerre des Contras contre le Nicaragua dans les années 80. Cette décision, extrêmement hypocrite est en plus une violation flagrante du droit international: Il s’agit bien d’une menace d’user de la force contre le Venezuela, et en même temps une incitation pour les valets vénézuéliens de poursuivre leurs efforts pour déstabiliser le pays.

Aux Etats-Unis, le poids réel des organisations sionistes est à la fois considérable et incommensurable et leur influence se fait sentir, sinon voir, dans chaque secteur critique de la société américaine. L’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) et l’ADL (Anti-Defamation League) sont seulement les plus connus au sein d’un réseau d’organisations politiques puissantes qui fonctionnent pour le compte d’Israël (base militaire américaine off-shore) et définissent efficacement les paramètres de la politique américaine au Moyen-Orient. Alors qu’ils constituent une minorité de six millions de Juifs en Amérique, leurs capacités organisationnelles, leur dévouement à la cause sioniste et leur empressement à utiliser leur richesse considérable pour promouvoir ce qu’ils perçoivent comme les intérêts d’Israël, compensent plus qu’il n’en faut n’importe quelle infériorité numérique dans une nation de 300 millions d’individus. En continu, les lobbies relais judéo-sionistes s’activent dans le monde à inféoder toute velléité nationale s’inspirant des valeurs universelles. L’islamisme radical s’avère un outil propice à infléchir la politique intérieure des Etats, attisant le communautarisme, au mépris de toute légalité. Les USA, État foncièrement agressif et dominateur, n’ont pas toujours été cette grande « démocratie respectueuse des droits humains » : le soutien constant, inconditionnel, que les USA ont toujours apporté aux pires dictatures (Franco, Suharto, Sig Man Ree, Pinochet, Salazar, Batista, Somoza, Duvalier, Mohamed V, Shah d’Iran, Colonels grecs, Argentins, Brésiliens…) et leurs crimes par millions, en Irak et ailleurs, ne sont pas des détails sans importance.

L’Onu garde un teint colonial, en dépit de ses engagements pacifistes, depuis le dernier partage du monde opéré au dépens du droit des palestiniens à leur autodétermination, ne réussissant pas à se dégager de l’emprise du sionisme juif qui abuse des organisations et mine les relations internationales. S’incrustant dans les rouages institutionnels (UE, OMC , FMI, Banque Mondiale…), investissant les secteurs-clé de la vie politique et économique, les ramifications sionistes infiltrent insidieusement les réseaux sociaux (CIA, MI6, Mossad, …), usant d’ingéniosité et de corruption à cette excroissance. Le mécanisme de relais n’épargnera pas les couches sociales défavorisées pour faciliter la création d’opportunités de spéculation à grande échelle (trafic de drogue, fausse monnaie, contrebande d’armes, sabotage, tractations illicites…) ; les méthodes d’ingérence et d’instrumentation des interventions se font plus sophistiquées, depuis la mise sous contrôle des marchés financiers et des médias, pour plus d’impact et obligation de résultat sur des cibles très diversifiées. Les services de sécurité des pays ont fort affaire pour prévenir les déconvenues, en matière de défense d’intégrité et de souveraineté. Les connexions multiformes sont d’un trait mafieux. Sous la bénédiction d’Obama et ses alliés vassaux, la propension de ce fléau maîtrise une circulation par milliards de dollars de brassage d’affaires sous diverses étiquettes pour soutenir ses ambitions planétaires. Les pays en mal développement se retrouvent dans une situation fragilisée par cette mondialisation rampante du sionisme dévastateur annihilant tout effort de progrès de développement ; la croissance volontariste des économies oeuvrant à l’autosuffisance et au bien-être des populations est contrariée. Cette menace globalisante concerne l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud, exposés aux appétits impérialo-sionistes sans foi ni loi d’une « communauté internationale » inégalitaire. Le changement annoncé par Obama ne s’est pas rangé du côté de la légalité internationale.

Dans son affirmation de mener une politique de paix à travers le monde, prenant en compte le droit des peuples à s’autodéterminer ou à conduire leur propre destin, la Maison Blanche, a contrario, choisit de multiplier les conflits dans ces régions du globe, provoquant une recrudescence de la guerre asymétrique (Palestine, Afghanistan, Irak, Liban, Libye, Syrie, Yémen, Centrafrique, Nigéria, Mali, Soudan, Donbass…). Un nouveau mode de relations internationales dominées par l’effroi, la peur et la douleur s’en trouve instauré. Le Professeur Matti Steinberg, ex-analyste principal du Shin Beth: « La défense du Mont du Temple… La défense du Haram al Sharif, va pousser les chiites et sunnites à s’unir… L’affrontement entre eux – au centre de l’agitation actuelle dans le monde arabe – va disparaître. Ce sera une guerre de religions à tous points de vue, fondée sur des valeurs sacrées, absolues. » Un changement majeur souhaitable dans les relations américano-israéliennes doit s’opérer dans un proche avenir, après l’accord avec l’Iran, ouvrant la voie à la dénucléarisation possible de la région. Une adhésion universelle au TNP — y compris par l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord — doit demeurer un objectif fondamental des Etats-Unis. Obama a déclaré devant l’Assemblée plénière de l’ONU: « la seule solution à long terme de la guerre civile en Syrie est politique, y compris une transition politique qui répond aux aspirations légitimes de tous les citoyens syriens, indépendamment de leur appartenance ethnique ou de croyance ». Or, depuis les premiers jours du conflit, Obama a montré son soutien aux rebelles, mettant à leur disposition armes, équipements et formation. A plusieurs reprises, il a préconisé l’intervention en Syrie et finalement les USA ont bombardé ce pays en Septembre 2014. En moins de 6 ans de présidence, Obama aura bombardé 7 pays. La menace des djihadistes de l’État islamique, se développe jour après jour au Moyen Orient et en Afrique, l’épidémie d’Ebola pouvant affecter presque 1 million de personnes en 2015, l’Ukraine, la Syrie, Gaza, la Libye, le Yémen, restent déchirées par les conflits armés. Des terroristes mercenaires recrutés et formés dans des camps et bases militaires par des officines et avec le concours d’Israël et quelques pays arabes à la solde des USA s’activent à imposer la terreur à la population civile d’autres pays, pour maintenir la pression sur leur gouvernement à changer de politique, voire le contraindre à abandonner le pouvoir. Ces objectifs ne sont parfois pas frontaux mais souterrains, et peuvent frapper de manière inattendue et sporadique, laissant des doutes sur la réapparition ou la disparition de cette violence.

Nous assistons, en fait, depuis peu d’années à une montée fulgurante de l’extrémisme violent. Ce dernier prend différentes formes et touche de plus en plus de pays. D’où la multiplication de manifestations régionales et internationales dédiées à cette question sensible afin de lutter contre ce fléau et mettre en œuvre des politiques de déradicalisation. La lutte contre l’extrémisme violent doit s’étendre à tous les secteurs d’une société et impliquer gouvernements et citoyens. Cette lutte (stratégies et programmes à même de contribuer au renforcement des capacités de tous les pays) ne peut s’accommoder d’Etats faibles ou de situations d’anarchie et de chaos, et doit inclure la lutte contre la xénophobie et l’islamophobie qui s’affirment comme les nouveaux visages de l’extrémisme violent. Le Professeur Mustapha Chérif, philosophe algérien, lauréat 2013 du prix Unesco du dialogue des cultures, dans une lettre ouverte au peuple américain (août 2014), rassure que les musulmans ne sont pas anti-américains. « Citoyens américains, dit-il, sachez que les musulmans ne ressentent aucune haine contre l’Amérique et quiconque d’autre. Au contraire, ils aspirent à l’amitié et savent que dans notre village planétaire le devenir est commun. Ils ont simplement le droit d’être en « colère » face à la politique génocidaire en Palestine. » Ces mêmes musulmans, affirme-t-il, comptent beaucoup sur le peuple américain pour mettre fin au massacre. « Face à la tragédie palestinienne, les musulmans sont convaincus que les paroles ne suffisent pas, ce sont les actes qui font la différence. Les Américains, attachés à la démocratie, universelle, dans l’intérêt général, dans l’intérêt des Etats-Unis et pour la paix dans le monde, devraient imposer l’arrêt de l’agression, l’évacuation des territoires occupés et la création de l’Etat de Palestine, au côté d’Israël », demande-t-il, décrivant ainsi l’Amérique que les musulmans respectent. « Celle, précise-t-il, que les Pères fondateurs avaient initiée pour viser l’universel juste et non l’arbitraire. L’avenir du monde se joue en Palestine. » Mustapha Chérif a saisi l’occasion pour dénoncer l’immobilisme des régimes arabes. Un immobilisme aggravé par « leur duplicité, et les réactions irrationnelles et chaotiques des radicaux ». « Les musulmans ne doivent pas oublier ce qui reste à faire pour que le monde arabo-musulman ne prête pas le flanc et tienne sa digne place dans le monde », soutient-il, espérant que son cri soit entendu de l’autre côté de l’Atlantique.

Farid DAOUDI (Journaliste -Tlemcen- Algérie) Du même auteur : « Que fera Barack Obama de la nuisance d’Israël face au droit de résistance du peuple palestinien ? », paru sur Sputniknews (Janv.2009).


Il faut avoir en mémoire que les USA sont le pays qui:


 fut conquis par le massacre des Indiens et dont les derniers représentants sont cantonnés aujourd’hui dans des réserves ;
 co-organisa la traite des Noirs, l’esclavage puis le racisme, dont le Ku Klux Klan ;
 finança le nazisme ;
 largua 2 bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ;
 fit la guerre à la Corée parce que le régime politique ne convenait pas ;
 fit la guerre au Vietnam durant 20 ans ;
 arme et finance l’expansionnisme de l’état sioniste israélien pour imposer sa politique aux pays de la région ;
 massacra les communistes en Indonésie : 500 000 morts ;
 initia la guerre froide après avoir coupé le monde en 2 ; menaça Cuba puis la frappa d’embargo, lequel sévit encore ;
 mit en place, directement ou non, les dictatures sud-américaines : Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, Bolivie, Chili, etc. … ;
 fit bombarder le Nicaragua et le Salvador… ;
 décida de la guerre dans le Golfe, à la tête des armées occidentales ;
 décida de la guerre en Afghanistan et en Irak ; Avec emploi de bombes à neutrons, à billes, à fragmentation, napalm, gaz orange, défoliants, plutonium, uranium, mines antipersonnel, etc., … ;
 possède plus de 700 bases à travers le monde ; soutient les pires dictatures ;
 consacre un budget militaire supérieur à celui de tous les pays du monde ;
 torture à Abou Ghraïb et Guantanamo et emprisonne de façon arbitraire et illégale
 a perfectionné sa plus puissante bombe « anti-bunker », le Massive Ordnance Penetrator (MOP) en 2015 ;


Les USA mènent une nouvelle guerre froide dirigée contre la Russie et la Chine et une politique judéo-sioniste de démembrement (M-O) et de déstabilisation mondiale pour contrer l’avènement d’un ordre multipolaire.



… et les ressorts de la politique de l’Etat d’Israël voulue par les USA ;


Fin XIXème, le sionisme – mouvement politique (juif) minoritaire – apparaît sur la scène internationale. Son but est de créer un Etat pour les Juifs quelque part dans le monde. Ce choix se portera finalement sur la Palestine. Cependant cette terre palestinienne « parle arabe » et se trouve habitée par un peuple, les Palestiniens. Pour mettre en avant leur projet, les leaders sionistes élaborent une solution bien avant la déclaration Balfour de 1917. Il s’agit de penser d’abord et d’organiser ensuite le transfert de la population locale palestinienne hors de sa terre. Tous les moyens seront utilisés pour cela et en particulier la force brutale. Ce projet, élaboré en secret dans les premières années, sera progressivement mis en avant par ses leaders après la grande révolte palestinienne de 1936 au cours de laquelle toutes les formes d’oppositions à ce projet par les Palestiniens seront fortement réprimées par la puissance mandataire britannique. Le principal est sans conteste la colonisation qui est la marque infamante que les thuriféraires de cet Etat tentent de masquer: il s’agit d’un processus qui structure depuis le début la construction d’Israël comme excluant les Palestiniens. Exclusion de leurs terres, de leurs maisons, d’eux-mêmes… La dimension religieuse de cette exclusion, dont l’envers est la dépossession et l’expropriation des dominés, a désormais totalement (comme on dit totalitaire) pris le dessus. Le sionisme, idéologie fondamentaliste de cette colonisation a pu séduire des laïques et des socialistes, y compris révolutionnaires (les kibboutz ont pu participer d’un idéal collectiviste), sa trajectoire aujourd’hui qui l’amène à être un sionisme religieux le met en collusion ouverte, comme jamais, avec tous les mouvements annexionnistes des terres palestiniennes. Le mouvement de la paix en Israël s’est fracassé devant le processus combiné d’une résistance palestinienne indéracinable et d’une colonisation qui, en renonçant à Gaza au prix de la transformer en prison absolue et en espace de guerre totale, travaille à convaincre définitivement les Israéliens qu’ils sont bien le peuple élu et que ce statut fonde qu’ils acceptent le massacre d’un autre peuple.


Voir Documentaires : « La Terre parle arabe de Maryse Gargour (2007) et « Au nom du Temple » de Charles Enderlin (2014).

Un Moyen-Orient sans nucléaire vaut la peine d’être imaginé, même si c’est une utopie

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Washington Post, par Walter Pincus, le 15 juin 2015

Qu’arriverait-il si Israël soudainement changeait de cap et annonçait qu’il était prêt à signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et de travailler à l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient?

Je ne dis pas que cela est en préparation. Loin de là.

Alors que les négociations entre les États-Unis et cinq autres puissances mondiales, connues comme les 5 +1, et l’Iran, se dirigent vers une sorte de conclusion, il est évident que peu importe le contenu de tout accord, il y aura un combat aux États-Unis au sujet de ses mérites. Et si l’accord survit, les années à venir verront inévitablement des allégations de toutes sortes, disant que l’un ou l’autre des côtés a violé ses termes.

Cela semblait être un moment opportun pour réfléchir à la question « Et qu’arriverait-il si? », qui a également été déclenchée en relisant une section du livre de 2013 du chroniqueur israélien Ari Shavit, « Ma Terre Promise, le Triomphe et la Tragédie d’Israël ».

Shavit a brièvement décrit l’histoire du programme nucléaire d’Israël, en le faisant remonter aux débuts de l’Etat nouvellement créé.

Lire la suite: http://www.washingtonpost.com/world/national-security/a-nuclear-free-middle-east-is-worth-imagining-even-if-its-fantasy/2015/06/15/83374158-104b-11e5-9726-49d6fa26a8c6_story.html

Les SpyCables déchiffrés: Épisode Un

Al Jazeera, 27 février 2015

Les SpyCables ont fait les titres de l’actualité dans le monde entier – et ont été décrits comme massifs et sans précédent dans les journaux d’aussi loin que la Chine comme en Amérique du Sud.

LES SPYCABLES

Une fuite de centaines de documents secrets du renseignement [provenant] des agences du monde entier, offrant un aperçu sur le monde trouble de l’espionnage. L’Unité d’Enquête d’Al Jazeera publie une sélection de documents et des histoires qu’ils contiennent.

La preuve que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a induit en erreur les Nations Unies comme informations importantes dans un certain nombre de pays. Le désir de la CIA de discuter avec le Hamas; la surveillance du responsable de Greenpeace; un complot visant à tuer le chef de l’Union africaine; tout a retenu l’attention mondiale.

Dans la première des deux émissions, nous évaluons l’impact de la publication par Al Jazeera de centaines de documents classifiés – allant de confidentiels à top secret – la fuite la plus vaste de documents du renseignement jamais publiée.

Présentateur: David Foster

Invités:

David Maynier, à Cape Town – Membre du Parlement sud-africain et ministre adjoint dans l’opposition [chargé] de la Sécurité d’Etat.

Justice Malala, à Johannesburg – analyste politique

Ferial Haffajee, sur le plateau – éditrice de l’hebdomadaire sud-africain, The City Press

Source: http://www.aljazeera.com/programmes/2015/02/spy-cables-decoded-episode-1-leaks-150227132927972.html

La CIA a violé la Convention sur les attentats terroristes – le cas de l’assassinat d’Imad Mughniyeh

par Kevin Jon Heller, 31 janvier 2015

Le Washington Post a un long article aujourd’hui sur la façon dont le Mossad et la CIA ont collaboré pour faire exploser le chef  des opérations internationales du Hezbollah en 2008 […]

mughniyehL’article aborde la légalité de l’assassinat de Mughniyeh, avec les États-Unis qui font valoir que c’était un acte légal de légitime défense en vertu de l’art. 51 de la Charte des Nations Unies et Mary Ellen O’Connell affirmant que c’était de la perfidie. Les lecteurs réguliers anticiperont mon scepticisme à l’égard de la première déclaration, et il n’y a tout simplement aucun appui dans le droit humanitaire international pour la deuxième déclaration. La perfidie est un acte « invitant la confiance d’un adversaire pour le conduire à croire qu’il a droit à, ou qu’il est obligé d’accorder une protection en vertu des règles du droit international applicable dans les conflits armés, avec l’intention de trahir cette confiance. »

Le Mossad et de la CIA n’ont rien fait de la sorte. Le Mossad et la CIA ont toutefois violé la Convention internationale pour la répression des attentats terroristes, ratifiée par Israël le 10 Février 2003 et par les Etats-Unis le 26 Juin 2002. Je ne veux pas m’attarder sur le Mossad dans ce post; l’analyse est la même que celle que j’ai apporté ici à l’égard de leur assassinat de scientifiques nucléaires iraniens. Au lieu de cela, je veux me concentrer sur la complicité des Etats-Unis dans la mort de Mughniyeh.

Lire la suite: http://opiniojuris.org/2015/01/31/cia-violates-terrorist-bombing-convention/

Source: https://twitter.com/opiniojuris/status/561567522957565952

Israël, les Etats-Unis et le 11 septembre. Retour en vidéo sur les opérations « False Flag »

Israël, les Etats-Unis et le 11 septembre

Descriptif de la vidéo:

[Image]: « Attaques terroristes à Jérusalem »

22 juillet 1946: Attentat contre l’hôtel King David de Jérusalem. 92 morts. Responsable: L’Irgoun, organisation armée sioniste. Les terroristes se déguisèrent en Arabes. Coordinateur de l’attentat: Menahem Begin, futur premier ministre d’Israël.

21 octobre 1949: Naissance à Tel Aviv de Benyamin Netanyahou. Son père était le secrétaire de Vladimir Jabotinsky, chef du courant sioniste fascisant et inspirateur politique de l’Irgoun.

Décembre 1949: Création du Mossad. Devise: « Car tu feras la guerre avec prudence ».

1951: Des attentats sont commis contre des synagogues en Irak. Responsable: les services secrets israéliens. Le but: provoquer l’émigration des Irakiens juifs en Israël.

1954: Neuf espions égyptiens au service d’Israël commettent des attentats – imputés aux islamistes – contre des intérêts américano-britanniques. « L’Opération Susannah » fut co-préparée par Shimon Peres, futur premier ministre d’Israël.

1956: Protocole de Sèvres. La France, la Grande-Bretagne et Israël concluent un pacte secret. [Guy Mollet, président du Conseil]. L’objectif: renverser le président égyptien et récupérer le canal de Suez.

1967: L’armée israélienne simule une attaque égyptienne contre un navire américain. 34 soldats de l’USS Liberty ont été tués. Lyndon Johnson, président des Etats-Unis, étouffa l’affaire.

1987: Le contre-espionnage israélien tente d’obtenir, via une société-écran, le contrat de sécurité du World Trade Center de New York.

1993: Au coeur du World Trade Center, une bombe explose dans un garage utilisé par une compagnie israélienne liée au Mossad. L’un des suspects, Ahmad Ajaj, avait été un informateur du Mossad. Son complice présumé, Mohammed Salameh, était le colocataire d’une Israélienne dénommée Josie Hadas. Soupçonnée par The International Herald Tribune d’être membre du Mossad, elle a disparu au lendemain de l’attentat.

1996: Benyamin Netanyahou de vient le Premier ministre d’Israël.

1996/2000: Les néoconservateurs américains et israéliens militent en faveur d’un renversement du régime en Irak. [Project for the New American Century]

11 janvier 2000: Les services secrets indiens interpellent onze Israéliens déguisés en Afghans islamistes.

Octobre 2000: Dans un cimetière du New Jersey [Gomel Chesed Cemetery], un vétéran de l’armée israélienne entend une conversation en hébreu au sujet des « tours jumelles frappées par les avions en septembre prochain ».

Janvier 2001: Les néoconservateurs s’installent à la Maison Blanche et au Pentagone.

Février 2001: Ariel Sharon devient le Premier ministre d’Israël.

Juillet 2001: Larry Silverstein, ami de Sharon et Netanyahou, prend possession du World Trade Center.

4 septembre 2001: La compagnie israélienne Zim, co-détenue par l’Etat et servant de couverture aux services secrets, déménage du World Trade Center après 25 ans d’occupation des locaux.

11 septembre 2001: A l’aube, la compagnie israélienne Odigo, basée à Herzliya et à New York, reçoit des messages électroniques faisant état d’un attentat imminent et de grande ampleur.

8H51, cinq minutes après l’impact du premier avion dans le World Trade Center (et avant l’arrivée du second avion): « Et je vois trois types sur le toit du van. Et je pouvais voir qu’ils avaient l’air heureux. Ils n’avaient pas l’air choqué. J’ai trouvé ça très étrange.

15H56: La police arrête cinq individus dont trois ont été aperçus en train de manifester une joie étrange à la vue de la tour nord en flammes. Selon un rapport du FBI, partiellement déclassifié en 2005, ils étaient en possession de 76 photos les illustrant « sautant de joie » avec la tour embrasée visible en arrière-plan. Lors de leur arrestation, l’un d’entre eux déclara: « Nous sommes israéliens. Nous ne sommes pas votre problème. Vos problèmes sont nos problèmes. Le problème, ce sont les Palestiniens. »

14 septembre 2001: Leur employeur, l’Israélo-Américain Dominik Otto Suter, s’est enfui à Tel Aviv. Sa compagnie était une couverture du Mossad. Suite aux pressions de l’administration Bush et de l’ambassadeur d’Israël, les 5 israéliens ont été libérés après 71 jours de détention. Durant toute l’année 2001, plus de 200 espions israéliens ont été arrêtés sur le sol américain te renvoyés sans procès dans leur pays.

12 septembre 2002: Benyamin Netanyahou met en garde les parlementaires américains contre les « armes de destruction massive » de l’Irak qui pourraient être délivrées aux « groupes terroristes ».

20 mars 2003: Les Etats-Unis déclarent la guerre à l’Irak. [George W. Bush: « Le temps de la tromperie et de la cruauté est maintenant terminé »]

14 décembre 2003: « Mesdames et Messieurs, nous l’avons eu! » [Paul Bremer annonce, à Bagdad, la capture de Saddam Hussein]

22 janvier 2013: Tel Aviv, Israël. Benyamin Netanyahou, l’homme qui a célébré – en 2006 – le soixantième anniversaire de l’attentat de l’hôtel King David, est reconduit à la tête du gouvernement israélien.

Le Hezbollah accuse Israël d’avoir tué cinq ingénieurs nucléaires en Syrie

Un des scientifiques était iranien; le Hezbollah soupçonne les rebelles syriens travaillant pour Israël d’avoir effectué l’attaque.

Hassan Nasrallah et Bachar al-AssadCette photo montre le leader du Hezbollah, Sheik Hassan Nasrallah, à gauche, qui parle avec le président syrien Bachar al-Assad, à droite. 25 février 2010.

Haaretz, 11 novembre 2014

Le Hezbollah accuse Israël de la mort de cinq ingénieurs nucléaires, quatre syriens et un iranien, lundi, à Damas.

Les premiers rapports syriens ont déclaré que quatre Syriens ont été tués dans une embuscade, mais plus tard, la télévision d’Etat syrienne a admis qu’un cinquième scientifique, un iranien, était également parmi les victimes. Les cinq ont été tués après que des tireurs ont ouvert le feu sur leur bus dans une zone non touchée par les combats entre les groupes rebelles et les forces du président syrien Bachar al-Assad.

« Nous pouvons confirmer que cinq experts scientifiques ont été martyrisés par des terroristes dans le cadre des complots en cours de l’entité sioniste », a déclaré un commandant anonyme du Hezbollah à Beyrouth dans un rapport publié mardi par le Sydney Morning Herald.

Lire la suite: http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/1.625906