Un reportage dénonce la « confusion des genres entre militants écologistes et terroristes » dont fait preuve l’Etat français

L’Etat français prévoit encore plus de moyens pour la surveillance et le renseignement

StormyParadePhoto CC par leg0fenris: « Stormy Parade« 

Alors que le gouvernement français faisait croire fin juin qu’il était contre la surveillance mondiale du programme Prism, le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (.pdf) qui a été mis en ligne par l’Elysée cette année prouve du moins tout le contraire: le gouvernement n’a jamais autant compté sur le renseignement et sur l’efficacité des services secrets pour défendre ses intérêts et sa sécurité nationale. Nos libertés, nos communications sur internet et nos vies privées, n’auront donc jamais été autant menacées.

Pour citer une présentation du document (Ministère de la Défense):

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a été rendu public par le président de la République le lundi 29 avril 2013. Ce document fixe les orientations stratégiques des quinze prochaines années et servira de socle à la future loi de programmation militaire (2014-2019).

Comme le dit cet extrait, l’orientation stratégique va au-delà de 2013 et témoigne de la politique qui sera menée dans les « quinze prochaines années ». Le document présente quatre orientations majeures, en ce qui concerne le domaine du renseignement:

 le principe de mutualisation des moyens pour le renseignement ; [*ce qui veut dire que les services de renseignement seront de plus en plus amenés à partager toutes les données qu’ils possèdent pour cibler les citoyens et les individus visés par l’espionnage]

– le renforcement de la gouvernance du renseignement ; [*ce qui signifie indirectement l’indépendance et le pouvoir accordé aux services de renseignement]

– un effort particulier en faveur du renseignement intérieur ; [*ce qui signifie plus de fichage pratiqué envers les citoyens et les personnes résidant sur le territoire français au nom des efforts de sécurité intérieure]

– un effort d’investissement majeur dans tous les domaines du renseignement. [*c’est-à-dire que les nouveaux budgets seront recentrés sur le renseignement et les services d’espionnage, que ce soit au niveau civil, militaire, national, international, etc]

Autrement dit, les orientations demontrent que la volonté de l’Etat français n’est pas de réduire la surveillance globale des citoyens, mais au contraire d’accroître toujours plus de budget et de moyens aux services de renseignement. La collecte des données personnelles et l’espionnage des citoyens français ne risquent donc pas de diminuer. Comme le souligne un article du Figaro datant du 29 avril (pt. 5), « Cyberdéfense et renseignements sont prioritaires » dans ce projet du gouvernement, avec notamment le développement de méthodes d’interception des données à partir d' »émetteurs électromagnétiques depuis l’espace ».

Ceci permet d’autant mieux de comprendre la position de l’Etat français vis-à-vis de l’asile politique d’Edward Snowden. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’une démocratie qui vend des logiciels d’espionnage à des dictatures, comme cela a été le cas en Libye, qui pratique la surveillance de l’Internet comme le font les Américains avec Prism, et qui prévoit de développer dans les prochaines années des outils d’espionnage fonctionnant depuis l’espace, comment une telle « démocratie » aurait pu accorder l’asile politique à celui qui vient démentir tous les mensonges des gouvernements en Occident sur la surveillance de masse et l’interception des données personnelles?

La surveillance de masse devient de plus en plus importante dans nos pays, et les Etats qui maîtrisent ces technologies ne comptent pas la réduire. Ces technologies vont se développer, et cela aura des conséquences graves pour les libertés. La question est désormais de savoir: est-ce qu’en France, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis, nous sommes en train de devenir un Etat policier, qui au nom de la sécurité nationale et du terrorisme, continuera à porter atteinte aux libertés des individus et à étendre toujours plus loin le pouvoir des services de renseignement? Est-ce que ceci est le bon choix pour notre économie, pour notre culture, pour nos libertés et pour notre civilisation?

Lire l’intégralité du Livre blanc 2013: http://www.elysee.fr/assets/pdf/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale.pdf

Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

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Face au scandale Prism, nous avons élaboré une série de questions pour savoir s’il est possible juridiquement d’attaquer et de dénoncer le programme d’espionnage de la NSA. Quels sont les recours dont nous disposons en France? Peut-on lutter contre Prism? Des internautes et militants nous répondent par e-mail. Voici la 1ère réponse que nous avons reçue aujourd’hui.

1. Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

Réponse d’A.: Oui, mais ça changera quoi du fait que la NSA, enfant du Pentagone, lui-même enfant des personnes issues du groupe « Cult of dead Bones », eux-mêmes formés par le MI6 durant la seconde guerre mondiale (soit disant pour lutter contre le fascime) continuera, et ce d’une manière ou d’une autre, de faire ce genre de chose.

2. Y a-t-il une possibilité légale et juridique (du côté des citoyens) de dénoncer le programme PRISM tel qu’il est appliqué par les Etats-Unis, ainsi que la collecte et le stockage illégal des données personnelles, qui constituent une atteinte grave envers la vie privée des citoyens dans le monde?

Réponse d’A.: Oui, la déclaration universelle des droits de l’homme, et surtout l’article 2.4 du conseil nationnal de la résistance (1943) qui donne non seulement le droit à l’anonymat, mais au côté privé des courriers. (Le CNR à récemment été applaudi au Sénat).

3. Peut-on même envisager qu’un Etat porte plainte contre la NSA pour non-respect et violation de la confidentialité des communications diplomatiques, qui ont été espionnées à plusieurs reprises dans le cadre du programme PRISM, y compris lors de sommets politiques internationaux?

Réponse d’A.: Oui côté public pour faire poudre aux yeux, non dans la réalité derrière les rideaux puisque notre gouvernement fait pareil depuis des années avec le programme hérisson et est même rentré dans l’OTAN pour avoir accès à Echelon. Sans oublier qu’en fait, étant en vigie pirate rouge depuis 15 ans, ils ont de fait tous les droits pour le faire, et en dernier ressort l’état de guerre, qui en fait est le fait même des choses (et oui on est en guerre) fait que nous cons-citoyens n’avons pas notre mot à dire.

N.B. d’A.:
1. Durant la seconde guerre mondiale les Nazis qualifiaient la Résistance Française de Terroristes (on peut donc se demander qui sont les nazis aujourd’hui ?)
2. Durant la seconde guerre mondiale, le SS disait « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher ». Les politiciens d’aujourd’hui à travers le monde feraient bien de faire attention aux phrases qu’ils utilisent.

Librement

[Militant anonyme]

Encore plus de révélations: Le gouvernement espionne, en temps réel, les utilisateurs de Google, Facebook et le web en général

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Les révélations d’espionnage sur les clients de la téléphonie sont invraisemblables — mais c’est encore pire. Le gouvernement [américain] espionne, en temps réel, les groupes d’utilisateurs Internet. Sur le Guardian:

La National Security Agency a obtenu un accès direct aux systèmes de Google, Facebook, Apple et d’autres géants de l’Internet aux Etats-Unis, selon un document top secret obtenu par le Guardian.

L’accès de la NSA fait partie d’un programme non divulgué auparavant appelé PRISM, qui permet aux agents de recueillir des matériaux, y compris l’historique de recherche, le contenu des e-mails, les transferts de fichiers et les discussions instantanées en ligne, dit le document.

Disons-le clairement: Il a été démontré de façon concluante que le gouvernement espionne des millions d’Américains, sans  contrôle significatif, et sans le consentement de ces personnes — nous tous — que notre gouvernement est censé représenter.

Le document top secret obtenu par la Guardian énumère également Microsoft, Yahoo, YouTube, Skype, et AOL, comme des fournisseurs de données d’utilisateurs au programme PRISM de la NSA.

Ceux qui ont défendu les pouvoirs accrus de la cyber-surveillance du gouvernement dans le passé ont soutenu que la NSA aurait à obtenir le consentement des entreprises Internet pour obtenir des communications électroniques — mais PRISM contourne totalement cela, en donnant un accès direct à la NSA aux serveurs des entreprises!

Qu’est-ce que tout cela signifie? Cela signifie que tout ce que nous faisons sur Internet peut être (et a été) contrôlé par le gouvernement fédéral.

Cela pourrait être le point tournant. Il ne faut pas se soumettre, alors que la NSA et le gouvernement fédéral éviscèrent nos droits à la vie privée, en envahissant et en surveillant chacun de nos gestes.

S’il vous plaît, ajoutez votre nom pour le droit à demander une enquête.

Source: http://act.demandprogress.org/sign/nsa_internet