Mettre fin à toutes les guerres: une idée dont le temps est venu – pour nos enfants et toutes les générations futures

Worldbeyondwar.org

Par David Swanson et David Hartsough, avec la participation de George Lakey, Jan Passion, Mike Ferner, Colleen Kelly, Ruth Benn, Leah Bolger, Nathan Schneider, Hakim, Paul Chappell, Colin Archer, Kathy Kelly, et d’autres. (dont aucun n’est à blâmer pour les lacunes de ce projet). De nombreux groupes et individus discutent d’un nouveau projet; si vous avez des idées, faites-le nous savoir.

Si des souffrances inutiles sur une échelle énorme sont à éviter, nous devons abolir la guerre. Quelque 180 millions de personnes sont mortes dans les guerres du 20e siècle et, bien que nous n’avons pas encore répété de guerre à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale, les guerres ne vont pas disparaître. Leur destruction énorme continue, mesurée en termes de décès, blessures, traumatismes, des millions de personnes ayant dû fuir leurs maisons, le coût financier, la destruction de l’environnement, les pertes économiques, et l’érosion des droits civils et politiques.

Si l’humanité veut survivre, il faut abolir la guerre. Toute guerre apporte avec elle à la fois une destruction massive et le risque d’une escalade incontrôlée. Nous sommes confrontés à un monde de plus grande prolifération des armes, de pénurie de ressources, de pressions environnementales, et à la plus grande population humaine que la terre ait jamais vu. Dans un monde si turbulent, nous devons abolir la violence organisée par les gouvernements connue en tant que guerre, parce que sa poursuite risque de maner à notre extinction.

Si nous abolissons la guerre, l’humanité ne fera pas que survivre et mieux répondre à la crise climatique et à d’autres dangers, mais elle trouvera beaucoup plus facile de prospérer. La réaffectation des ressources loin de la guerre promet un monde dont les avantages sont au-delà de la simple imagination. Quelque 2 000 milliards de dollars par an, venant environ de la moitié des États-Unis et de la moitié du reste du monde, sont consacrés à la guerre et à la préparation de la guerre. Ces fonds pourraient transformer les efforts mondiaux pour créer des systèmes durables pour l’énergie, l’agriculture, l’économie, la santé, et l’éducation. La redirection du financement de la guerre pourrait sauver de nombreuses fois les vies qui sont prises par les dépenses de la guerre.

Lire la suite: http://www.worldbeyondwar.org/ending-war/

Publicités

Obama doit-il encore rester président après le scandale du massacre égyptien?

Armée-égyptienne-massacrePhoto: Massacre de l’armée égyptienne (8 juillet 2013)

C’est une question que personne ne se pose sans doute, mais après le massacre de plus de 500 manifestants et civils en Egypte, mercredi 14 et jeudi 15 août 2013, par une armée financée largement par l’administration américaine sous la présidence d’Obama — les pays occidentaux et la communauté internationale ne devraient-ils pas réclamer le départ de M. Barack Obama de son poste de président, ou du moins remettre profondément en cause la stratégie américaine au Moyen-Orient? Quand on finance une armée puissante, à hauteur de 1,3 milliards de dollars, avec l’accord du Pentagone, au lieu d’accorder des aides humanitaires à la population égyptienne, quand on finance une armée égyptienne, dans le seul but de maintenir les intérêts économiques des Etats-Unis, sans se soucier du réel besoin d’un avenir stable pour tous les Egyptiens, alors forcément la violence se produit et les Etats-Unis prouvent encore une fois leur manque de compréhension de la situation au Moyen-Orient et leur échec total à construire et promouvoir la paix dans ces régions.

Les Etats-Unis sont toujours et ont toujours été dans la logique de la défense de leurs propres intérêts en Egypte, et ils n’ont pas compris que la stabilité, l’économie et les droits de l’homme ne peuvent pas se développer si les aides américaines sont dirigées vers l’armée et le secteur militaire. Ce n’est pas là que doivent aller les aides. Ce ne devraient pas être là les priorités du gouvernement américain. Ce qui doit venir avant l’aide à l’armée, c’est assurer la démocratie et le développement des Droits de l’homme en Egypte, c’est-à-dire aider la population civile, l’économie et l’éducation, et non pas promouvoir la violence et le conflit par les armes. D’autre part, les Etats-Unis ont manqué de fermeté face au massacre, comme l’ont d’ailleurs dénoncé de nombreux sénateurs. Les pays occidentaux se taisent par rapport à la responsabilité des Etats-Unis. On condamne volontiers l’armée égyptienne, mais elle n’est pas seule responsable: Obama a aussi une responsabilité dans ce massacre égyptien, car il n’a pas su, en tant que président, définir les bonnes orientations politiques au Moyen-Orient, il n’a pas su accorder les financements aux égyptiens là où cela était nécessaire et il a permis la dégradation politique de la situation en Egypte qui a conduit à un massacre sanglant.

Le massacre égyptien signe donc l’échec final de la diplomatie américaine au Moyen-Orient. Le pouvoir américain est à l’agonie dans le monde, et voilà la dernière preuve de leur incapacité à promouvoir la démocratie et les droits de l’homme au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont été incapables, malgré leurs promesses, de ramener la paix au Moyen-Orient. Leur discours a toujours caché leurs intérêts économiques et financiers. Si vous voulez développer la démocratie dans votre pays, et si voulez vivre dans une situation de paix, ne vous fiez plus aux Etats-Unis, car c’est un pays absorbé dans une crise économique et dans ses propres problèmes de violence, un pays qui pense restaurer son image diplomatique en intervenant politiquement et militairement dans tous les pays du monde, mais un pays qui, à force de vouloir en faire trop, n’arrive finalement à aucun résultat. Aujourd’hui, l’échec est là. Obama n’a plus la carure d’un président, et surtout il n’est plus un symbole de démocratie et il n’est plus en mesure de faire croire à qui que ce soit qu’il a une quelconque volonté politique pour faire changer les choses au Moyen-Orient. En 10 ans, rien n’a changé dans cette région du monde, et la paix a échoué. Sans l’intervention des Etats-Unis, il y aurait peut-être eu moins de guerres aujourd’hui. Obama a échoué dans sa politique et dans ses promesses d’apporter la paix et le progrès humain.

Si cela était arrivé en France — si Hollande, par exemple, avait donné par malheur des financements à une armée coupable d’un massacre, au Mali ou ailleurs, on lui aurait déjà demandé de démissionner, et les gens se seraient mobilisés — ainsi donc, Obama est aujourd’hui dans une situation où le mieux serait pour lui qu’il démissionne et qu’il admette l’échec de sa politique, un échec profond de sa diplomatie étrangère, avec les scandales des drones au Pakistan, ou encore celui de Guantanamo, mais aussi un scandale à l’intérieur même des Etats-Unis où de nombreuses affaires d’espionnage ont éclaté. En démissionnant, Obama prouverait de cette manière aux citoyens américains qu’il a au moins de l’honneur et que face à ses nombreuses erreurs politiques, il renonce désormais à représenter le peuple qui l’avait élu et qui lui avait accordé sa confiance depuis l’année 2008.

Autres articles à ce sujet:

Obama et le massacre égyptien
http://www.wsws.org/fr/articles/2013/aou2013/mass-a17.shtml

« Obama, complice du massacre en Egypte » http://www.habarizacomores.com/2013/08/obama-complice-du-massacre-en-egypte.html

Crise égyptienne: la grande hypocrisie de la communauté internationale
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120165

Massacre Egypte : Erdogan accuse la Communauté internationale http://www.afrik.com/massacre-en-egypte-erdogan-met-en-cause-la-communaute-internationale

Lendemains amers en Egypte
http://www.dw.de/lendemains-amers-en-%C3%A9gypte/a-17025107

L’échec du processus démocratique en Egypte: une aubaine pour les djihadistes
http://oumma.com/19689/lechec-processus-democratique-egypte-une-aubaine-djiha

Egypte: Obama sous le feu des critiques

Armée égyptienne

BBC Afrique, 16 août 2013

De nombreux sénateurs et la presse américaine ont sévèrement critiqué Barack Obama pour n’avoir pas suspendu l’aide militaire à l’Egypte après le bain de sang au Caire.

Au Congrès, John McCain, l’ancien rival républicain de Barack Obama aux présidentielles de 2008, réclamait la suspension de l’aide militaire avant même les violences de mercredi, mais jeudi soir, il a accuse le ministre des Affaires Etrangères John Kerry d’avoir contribué à la détérioration de la situation en Egypte en ayant déclaré le mois dernier que le renversement de Mohamed Morsi par l’armée allait « rétablir la démocratie » en Egypte.

De son coté, le sénateur républicain de Rand Paul appelle Barack Obama à « suivre la loi » américaine qui prévoit la suspension de l’aide militaire en cas de coup d’Etat dans le pays bénéficiaire du soutien des Etats-Unis. « Le président Obama dit qu’il ‘condamne la violence en Egypte’, mais l’aide américaine continue de contribuer à financer cette violence », déplore le sénateur Paul.

Des amis démocrates du président Obama sont également scandalisés. « Tant que nous n’obtiendrons pas l’assurance que l’aide américaine est utilisée pour aider le peuple égyptien, il n’y a aucune raison de la continuer », lance ainsi Loretta Sanchez, une députée démocrate de Californie.

Quant au sénateur Patrick Leahy, le démocrate de gauche qui préside la commission judiciaire, il emboite le pas au Républicain Rand Paul en estimant que la loi américaine « est claire » et que « l’aide a l’Egypte doit cesser jusqu’à ce que la démocratie soir rétablie dans ce pays ».

La presse américaine est, elle aussi, favorable a l’arrêt de l’aide militaire américaine à l’Egypte. C’est le cas du New York Times et du Washington Post, les deux quotidiens américains les plus influents. C’est aussi le cas de journaux aussi différents sur le plan politique que le Los Angeles Times, un journal situe sur l’aile gauche de Barack Obama, ou le Washington Times, un quotidien ultra-conservateur.

Chaque année, les Etats-Unis accordent à l’Egypte une aide de 1,5 milliard de dollars, la plupart sous forme d’assistance militaire. Depuis 1948, l’Egypte a ainsi reçu plus de 70 milliards de dollars du gouvernement américain.

Jusqu’à présent, les milieux politiques américains considéraient cette aide comme une sorte de police d’assurance permettant de maintenir l’accord de paix que l’Egypte a signe avec Israël.

En juillet, une motion déposée par le sénateur Paul qui visait à suspendre l’aide américaine à l’Egypte n’avait pu recueillir que 13 voix sur les 100 membres du Sénat. Mais depuis, l’escalade de la violence en Egypte, l’utilisation d’équipement militaire américain par l’armée égyptienne dans ses actions de répression, ainsi que le manque d’influence des Etats-Unis sur le gouvernement Morsi, puis sur le gouvernement intérimaire, amènent de plus en plus d’élus américains et d’Américains ordinaires à exiger la suspension, voire, l’arrêt pur et simple de l’aide américaine a l’Egypte.

Source: http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/08/130816_obama_critics.shtml