Comment définir les sociétés secrètes?

Tous partis politiques, secrets, liés par un serment, sont dangereux pour une nation. Président Ulysses Grant

Le language du profane

Définition

Logo "Opposé à toutes les sociétés secrètes"« Par société secrète était autrefois signifié une société dont on connaissait l’existence, mais dont les membres et les lieux de réunions n’étaient pas connus publiquement. Aujourd’hui, nous entendons par société secrète, une société avec des secrets, ayant un rituel exigeant un serment d’allégeance et de discrétion, prescrivant des cérémonies à caractère religieux, soit par l’utilisation de la Bible, soit par extraits, ou par la mise en place d’un autel dans une loge, par l’utilisation de prières, de chants, de signes et de symboles religieux, de services funéraires spéciaux, etc » (Rosen, « L’Eglise catholique et les sociétés secrètes », p. 2).

Raich donne une description plus détaillée: « Les sociétés secrètes sont des organisations qui cachent complètement leurs règles, l’activité de leur entreprise, les noms de leurs membres, leurs signes, mots de passe et usages de l’extérieur ou du « profane ». En règle générale, les membres de ces sociétés sont tenus au secret le plus strict concernant toutes les affaires de l’association par serment ou promesse ou parole d’honneur, et souvent sous la menace de peines sévères en cas de sa violation.

Si une telle société secrète a des degrés supérieurs et inférieurs, les membres du plus haut degré doivent également prendre soin de cacher leurs secrets de leurs frères issus du degré inférieur. Dans certaines sociétés secrètes, les membres ne sont pas autorisés à savoir même les noms de leurs plus hauts officiers. Les sociétés secrètes ont été créées pour promouvoir certains objectifs idéaux, obtenus non pas par la violence mais par des mesures morales.

En cela, elles se distinguent des conspirations et complots secrets qui sont formés pour atteindre un objet particulier par des moyens violents. Les sociétés secrètes peuvent être religieuses, ou sociales, politiques, scientifiques. » (Kirchenlex., V, p. 519). En réduisant encore plus la définition à la signification technique des sociétés secrètes (societates clandestinae) dans les documents ecclésiastiques, l’archevêque Katzer dans une pastorale (20 janvier 1895) a dit: « L’Eglise catholique a déclaré qu’elle considère ces sociétés comme illicites et interdites quand elles (1) unissent leurs membres dans le but de conspirer contre l’État ou l’Église; (2) exigent le respect du secret à un point tel qu’il doit être maintenu devant même l’autorité ecclésiastique légitime; (3) demandent un serment de leurs membres ou une promesse d’obéissance aveugle et absolue; (4) font usage d’un rituel et de cérémonies qui les constituent en sectes ».

Lire l’intégralité de l’article: http://politicalvelcraft.org/secret-societies/

L’influence de la franc-maçonnerie au sein du gouvernement français

Le président défunt François Mitterrand (1916-1996) était un membre présumé de la franc-maçonnerie. Ses réalisations architecturales en sont la preuve, même si ce sujet est peu débattu en France, et certains considèrent que Mitterrand cherchait à mettre en place les piliers d’un gouvernement mondial.

Aujourd’hui, on peut se demander quels sont les restes de cette influence dans le gouvernement actuel, étant donné que le président François Hollande, par exemple, a travaillé pendant de nombreuses années dans le gouvernement de François Mitterrand:

« L’accession de François Mitterrand à l’Élysée en 1981 lance la carrière de François Hollande. Il devient chargé de mission en charge de l’Économie et est envoyé en Corrèze pour défier Jacques Chirac lors des législatives. » (Skynet.be)

Et d’autres politiciens comme Jean-Luc Mélenchon (FDG) ont aussi travaillé dans le gouvernement de François Mitterrand, même si aujourd’hui celui-ci n’est plus socialiste. Ce revirement est néanmoins récent, car J-L. Mélenchon faisait encore partie du gouvernement socialiste en 2000-2002 et il n’a quitté le parti qu’en 2008 pour fonder le Front de Gauche.

En 1987, J-L. Mélenchon qui n’est que sénateur à l’époque, a personnellement soutenu la candidature de François Mitterrand à la présidentielle face à deux autres candidats potentiels, comme on peut le voir dans une interview (archives INA).

J-L. Mélenchon a également admis publiquement dans une biographie datée de janvier 2012 être membre de la franc-maçonnerie, tout comme François Mitterrand avec qui il a travaillé était supposé l’être.

On peut aussi rappeler qu’en 1987, la même année que J-L. Mélenchon a soutenu la candidature de François Mitterrand à la présidentielle, Mitterrand une fois qu’il a été élu a reçu à l’Elysée une délégation de 350 franc-maçons (archives INA) accueillis pour une conférence au titre évocateur: « La place de la franc-maçonnerie dans le monde moderne », un titre qui peut laisser supposer que François Mitterrand devait son élection aux membres de la franc-maçonnerie ou qu’il était peut-être déjà membre de leur société.

Les sociétés secrètes peuvent avoir une grande emprise sur la politique, mais il n’y a jamais eu de révélations à ce sujet en France.

Mais dans un monde de transparence politique, ces sociétés secrètes ne devraient plus exister au sein des gouvernements.

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