L’influence de la franc-maçonnerie au sein du gouvernement français

Le président défunt François Mitterrand (1916-1996) était un membre présumé de la franc-maçonnerie. Ses réalisations architecturales en sont la preuve, même si ce sujet est peu débattu en France, et certains considèrent que Mitterrand cherchait à mettre en place les piliers d’un gouvernement mondial.

Aujourd’hui, on peut se demander quels sont les restes de cette influence dans le gouvernement actuel, étant donné que le président François Hollande, par exemple, a travaillé pendant de nombreuses années dans le gouvernement de François Mitterrand:

« L’accession de François Mitterrand à l’Élysée en 1981 lance la carrière de François Hollande. Il devient chargé de mission en charge de l’Économie et est envoyé en Corrèze pour défier Jacques Chirac lors des législatives. » (Skynet.be)

Et d’autres politiciens comme Jean-Luc Mélenchon (FDG) ont aussi travaillé dans le gouvernement de François Mitterrand, même si aujourd’hui celui-ci n’est plus socialiste. Ce revirement est néanmoins récent, car J-L. Mélenchon faisait encore partie du gouvernement socialiste en 2000-2002 et il n’a quitté le parti qu’en 2008 pour fonder le Front de Gauche.

En 1987, J-L. Mélenchon qui n’est que sénateur à l’époque, a personnellement soutenu la candidature de François Mitterrand à la présidentielle face à deux autres candidats potentiels, comme on peut le voir dans une interview (archives INA).

J-L. Mélenchon a également admis publiquement dans une biographie datée de janvier 2012 être membre de la franc-maçonnerie, tout comme François Mitterrand avec qui il a travaillé était supposé l’être.

On peut aussi rappeler qu’en 1987, la même année que J-L. Mélenchon a soutenu la candidature de François Mitterrand à la présidentielle, Mitterrand une fois qu’il a été élu a reçu à l’Elysée une délégation de 350 franc-maçons (archives INA) accueillis pour une conférence au titre évocateur: « La place de la franc-maçonnerie dans le monde moderne », un titre qui peut laisser supposer que François Mitterrand devait son élection aux membres de la franc-maçonnerie ou qu’il était peut-être déjà membre de leur société.

Les sociétés secrètes peuvent avoir une grande emprise sur la politique, mais il n’y a jamais eu de révélations à ce sujet en France.

Mais dans un monde de transparence politique, ces sociétés secrètes ne devraient plus exister au sein des gouvernements.

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Les services secrets de la Scientologie, comparables à la Stasi de l’Allemagne de l’Est

En plein débat sur les services secrets et sur l’espionnage de la NSA, voici un documentaire sur la Scientologie qui dévoile un aspect inquiétant de cette secte qui, de la même manière que certains gouvernements, emploie des services de renseignement pour espionner, surveiller et faire taire des opposants. Le service secret de la Scientologie s’appelle OSA [Office of Special Affairs]. « Certains observateurs en dehors de l’Eglise ont caractérisé le département comme une agence de renseignement, en la comparant diversement à la CIA ou au KGB. » (Wikipedia) Un témoin du documentaire n’hésite pas à comparer les services secrets de la Scientologie à la Stasi de l’Allemagne de l’Est.

Au regard de ce documentaire, on découvre que les services secrets travaillant pour les gouvernements ne sont pas forcément les plus dangereux: les sectes utilisent aussi l’espionnage, mais pour des buts autrement plus dangereux et nuisibles à la démocratie et à la vie privée des individus. On apprend dans ce documentaire que la secte de Scientologie a infiltré les organes les plus importants du gouvernement américain, ce qui lui a permis de devenir légale aux Etats-Unis en 1993, mais on apprend également que la Scientologie a infiltré le gouvernement français [46’36mn] sous la présidence de François Mitterrand et qu’elle a réussi à faire jouer des décisions de justice en sa faveur.

La Scientologie a malgré tout été condamnée, en octobre 2013, en France, pour « escroquerie en bande organisée », une décision historique qui pourrait ouvrir la voie à son interdiction définitive. Dernièrement, on peut lire dans les médias que la Scientologie est de nouveau sous les feux de la justice en France et fait l’objet d’une enquête pour « harcèlement moral » et « abus de faiblesse ».

Caton, quand François Hollande donnait dans les PsyOps

Opération Caton-François HollandePhoto: François Hollande se faisant passer pour Caton, lors de l’interview téléphonique avec Philippe Caloni sur France Inter, le 3 février 1983 (Archives INA)

PsyOps.fr, publié le 23 décembre 2013

François Hollande, fraichement diplômé de l’ENA (1980 promotion Voltaire) s’adonnait aux psyops en tant qu’homme de main de François Mitterand. Les psyops ou “psychological operations” désignent les opérations psychologiques ou plus généralement les opérations d’influence qui visent à modifier le comportement d’un groupe ou d’une population.

Suite à son élection, François Mitterand commandite en 1982 l’opération Caton – une manipulation politique visant à déstabiliser la droite et à resserrer la gauche – dirigée par son conseiller spécial Jacques Attali. Caton est le pseudonyme utilisé par l’auteur du livre  “De la reconquête : pour vaincre la gauche, il faudra se débarrasser de la droite” édité par Claude Durand chez Fayard. Lors de sa sortie, comme expliqué dans le prière d’insérer, l’éditeur présentera l’auteur comme un dirigeant de la droite qui, craignant les représailles, souhaite préserver son anonymat.

Lire la suite: http://www.psyops.fr/2013/12/23/caton-francois_hollande-psyops-bercoff-attali/

Ce que les «Kissinger Cables» nous disent de la France de 1973-1974

Avec 1,7 million de câbles diplomatiques américains de la période 1973-1976 rendus publics le 8 avril par Wikileaks, il y en avait forcément quelques-uns pour traiter de la France. En l’occurrence 30.244 câbles envoyés depuis la France, et 125.000 au total la mentionnant, qui nous renseignent sur l’état d’un pays à cheval entre Pompidou et Giscard d’Estaing.

Sur les seules années 1973 et 1974, ces documents sont très riches. Le crépuscule du gaullisme, l’élection de Giscard, l’affirmation de Chirac et Mitterrand sur la scène politique… Les ambassadeurs américains ne se privent pas de commenter les péripéties de la politique française. Sélection en dix points

1. Quand Washington couvre les essais nucléaires français…
2. … et craint pour sa station spatiale
3. Hiver 1974: Pompidou «en phase terminale»
4. Giscard d’Estaing, ce «superbe technocrate»
5. Un portrait au vitriol de Mitterrand
6. Ouf, le candidat de la gauche n’est pas marxiste!
7. Ali McGraw, la femme de goût et la femme délaissée
8. La gruge fiscale, «passe-temps national»
9. Pour qui vote Moscou… et l’outre-mer?
10. Chirac amateur de la cuisine américaine de l’ambassade

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Project K: Mitterrand et Chirac vus par les diplomates US

Par Sébastien Seibt, le 8 avril 2013

WikiLeaks publie 1,7 million de documents diplomatiques américains de 1973 à 1976. Plusieurs d’entre eux permettent de mieux comprendre ce que les États-Unis pensaient de deux futurs présidents français : François Mitterrand et Jacques Chirac.

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