Un contracteur de la NSA, Harold Thomas Martin, pourrait faire face à des accusations d’espionnage pour 50TB de « codes volés »

BoingBoing, par Xeni Jardin, le 20/10/2016

nsa_marylandUn ancien contracteur de Booz Allen Hamilton qui a travaillé avec la National Security Agency [NSA] devrait faire face à des accusations d’espionnage dans une affaire impliquant 50 téraoctets ou plus de données très sensibles de la NSA, que le gouvernement affirme avoir été volées.

Les avocats fédéraux ont déclaré jeudi qu’ils vont poursuivre Harold Thomas Martin pour avoir volé des informations classifiées sous la même loi utilisée pour inculper Edward Snowden. Les personnes condamnées en vertu de la loi sur l’espionnage font face à des sanctions particulièrement sévères qui peuvent inclure des peines de prison allant jusqu’à 10 ans sur chaque chef d’accusation.

Harold Thomas Martin était-il un collectionneur compulsif de données dont les faibles pratiques de sécurité ont conduit au vol criminel des armes cybernétiques de la NSA dans le piratage des « Shadow Brokers »? Martin a-t-il été sciemment impliqué dans cet effort criminel? Pas de réponses claires pour le moment, mais ces questions pourraient bien faire l’objet d’un procès à venir.

De Reuters:

Harold Thomas Martin a passé plus de deux décennies à dérober des informations classifiées de plusieurs organismes gouvernementaux, ont déclaré les procureurs fédéraux dans un nouveau dépôt effectué auprès du tribunal de district des Etats-Unis à Baltimore. Ils devraient porter des accusations qui comprennent des violations de la loi sur l’espionnage, selon le dépôt.

La quantité de données volées est estimée à au moins cinquante téraoctets [50TB], assez pour remplir des dizaines de disques durs, ont déclaré les procureurs, en ajoutant que la conduite criminelle présumée « est à couper le souffle dans sa longévité et son échelle ». Certains responsables ont dit que la mine peut atteindre le plus grand hold-up de l’information gouvernementale classée dans l’histoire.

Un avocat représentant Martin n’a pas été immédiatement disponible pour faire un commentaire.

Parmi le matériel prétendument volé par Martin, était inclus un document top secret qui contenait des « plans opérationnels spécifiques contre un ennemi connu des États-Unis et de leurs alliés », ont déclaré les procureurs.

Les responsables américains ont annoncé dans une plainte plus tôt ce mois-ci que Martin, 51 ans, a été arrêté dans le Maryland en août et accusé de crime de vol de matériel classifié du gouvernement. Aucun motif n’a été avancé.

Et d’un profil antérieur de Martin sur Daily Beast:

L’officier de marine retraité, arrêté pour avoir retiré des informations hautement classifiées de la National Security Agency, a travaillé avec les hackers informatiques d’élite de l’organisation, qui se spécialisent dans l’utilisation de codes d’ordinateur pour pénétrer les systèmes de nations étrangères, selon un ancien collègue et le CV en ligne de l’individu.

Harold Thomas Martin, III, appelé Hal, a également été inscrit à un programme de doctorat à l’Université du Maryland, Baltimore County. L’université a un partenariat avec la NSA, dans lequel l’agence contribue au développement de programmes pour l’école et les employés de l’agence peuvent prendre des cours là-bas.

Martin a travaillé avec l’unité d’Opérations d’accès sur mesure [TAO] de la NSA, ont dit au Daily Beast des sources ayant une connaissance de sa formation. Dans son CV LinkedIn, Martin dit qu’il a travaillé comme « conseiller en ingénierie cybernétique » en soutien à « diverses cyber-initiatives liées » dans le département de la défense et la communauté du renseignement.

Source: http://boingboing.net/2016/10/20/nsa-contractor-harold-thomas-m.html

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Une leçon de formation de l’armée américaine cite Hillary Clinton comme une menace de risque «intérieur»

NBC News, , 23 août 2016

clinton_threatUne présentation de formation de l’armée [américaine] sur les menaces internes inclut Hillary Clinton parmi la galerie insolente de tueurs et de personnes à l’origine de fuites de documents, citant l’ancienne secrétaire d’Etat comme un exemple d’ « employés négligents ou mécontents », a confirmé NBC News, mardi.

Le diaporama non-classifié, qui est d’abord apparu sur une page Facebook qui parodie l’armée, a été confirmée par un des responsables militaires américains, qui a dit que celui-ci a été utilisé dans le cadre d’une leçon sur la façon de sécuriser les matériels classifiés et d’améliorer la sécurité.

Lire la suite: http://www.nbcnews.com/news/us-news/army-training-lesson-cited-clinton-insider-threat-risk-n636701

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/768814800700858368

Les services de renseignement fournissent des informations aux lanceurs d’alerte pour garder un œil sur les visiteurs des sites internet (John Young)

Interview de John Young en janvier 2011

Cryptome.org publiait des documents classifiés et secrets bien avant que WikiLeaks fasse les titres de l’actualité. Le co-fondateur de Cryptome, John Young, a dit à RT que ces sites sont autorisés à rester en ligne, afin que les services de renseignement puissent garder un oeil sur leurs visiteurs. Il n’y a pas de secret sur Internet, a averti John Young.

Selon le fondateur de Cryptome, les services de renseignement organisent des opérations de fuites d’informations pour tester la sécurité de leurs systèmes.

L’ancien président américain Jimmy Carter donne une nouvelle fois son opinion sur WikiLeaks

wikileaks_3_12-300x200Après être intervenu en novembre 2010 dans une interview où il disait notamment, au sujet des révélations de WikiLeaks, que « Quand vous prenez les choses comme ça hors du contexte, je pense que cela n’aide personne, mais que ça heurte diplomatiquement » (CBS News) à cause des personnes mises en danger par certains documents, l’ancien président américain Jimmy Carter – aujourd’hui atteint d’un cancer au cerveau – a précisé sa pensée dans une nouvelle interview, en août 2015, où il se montre plus tolérant et soucieux de la vérité face aux organisations qui publient des documents confidentiels.

Il déclare, en effet, à la question posée:

Quelle est votre opinion sur WikiLeaks? Pensez-vous que le secret, ou ce qu’on appelle les « activités de renseignement », permettent de renforcer ou d’affaiblir une nation?

Vous savez, mon avis est un avis minoritaire, parce que la plupart des Américains sont en désaccord avec moi. Je ne déplore pas les révélations de WikiLeaks. Celles-ci ont juste rendu public ce qui était, en fait, vrai. Le plus souvent, la révélation de la vérité, même si elle est désagréable, est bénéfique.

Le Centre Carter, par exemple, que je dirige aujourd’hui, a un grand projet sur la liberté d’information pour encourager les nations individuelles à adopter des lois pour permettre à leurs citoyens de connaître les décisions que prennent les responsables du gouvernement. Et cela est parfois embarrassant pour le gouvernement. Mais nous faisons ça partout dans le monde.

Je pense que, presque invariablement, le secret est conçu pour dissimuler des activités inappropriées et non conçu pour le bien-être de la population en général. Donc, il peut y avoir eu quelques problèmes avec certaines des révélations de WikiLeaks, mais je pense qu’en général la révélation forcée de la vérité est le plus souvent utile.

Lire l’intégralité de l’article: http://theelders.org/article/only-us-president-who-didnt-wage-war#Truth

Un commando israélien a assassiné un général syrien proche de Bachar al-Assad en 2008 – NSA leaks

RT, 16 juillet 2015

carte-de-syrie1Une unité du commando naval israélien a tiré et tué Muhammad Suleiman, un haut-conseiller militaire du président syrien Bachar al-Assad en 2008, selon un fichier divulgué de la National Security Agency, publié par The Intercept.

Suleiman a reçu une balle dans la tête et le cou, alors qu’il participait à un dîner dans sa villa dans la ville côtière syrienne de Tartous. Les commandos israéliens ont ensuite procédé à une fuite par la mer, indique le rapport, citant un document interne, qui a été obtenu à partir de la mine de fichiers divulgués par l’ancien contracteur de la NSA Edward Snowden.

Lire la suite: http://www.rt.com/news/273985-israel-mossad-syria-assassination-nsa/

Lire sur le Guardian: http://www.theguardian.com/world/2015/jul/15/nsa-reveals-israeli-commandos-killed-mahmoud-suleiman-syria?CMP=share_btn_tw

WikiLeaks rétablit enfin son système de soumission [de documents] pour vos secrets

Andy Greenberg, 01/05/2015

Câbles secrets américains-WikileaksCela a pris près d’une demi-décennie. Mais Wikileaks est de retour dans le business pour accepter des fuites parfaitement anonymes.

Vendredi, le groupe qui dévoile les secrets a annoncé avoir enfin relancé une version bêta de son système de soumission de fuites, un site de téléchargement de fichiers qui fonctionne avec le logiciel anonyme Tor pour permettre aux uploaders [téléchargeurs] de partager des documents et des conseils tout en protégeant leur identité de tout réseau indiscret, et même de WikiLeaks. La relance de cette page, qui dans le passé a servi de base à la mission de transparence de WikiLeaks – vient quatre ans et demi après que WikiLeaks ait fermé son dernier système de soumission en plein milieu de luttes intestines entre les dirigeants de WikiLeaks et de plusieurs de leurs employés désenchantés.

Lire la suite: http://www.wired.com/2015/05/wikileaks-finally-brings-back-submission-system-secrets

L’Allemagne est le coeur révélateur de la guerre du drone de l’Amérique

Drohne vom Typ MQ-1 Predator beim Landeanflug

The Intercept, Par Jeremy Scahill @jeremyscahill, 17 avril 2015

Ceci est une enquête conjointe avec le magazine d’informations allemand Der Spiegel.

Un document top-secret du renseignement américain obtenu par The Intercept confirme que l’immense base militaire américaine de Ramstein, en Allemagne, sert de cœur high-tech au programme de drone de l’Amérique. Ramstein est le site d’une station de relais satellite qui permet aux opérateurs de drones dans le sud-ouest américain de communiquer avec leur appareil à distance au Yémen, en Somalie, Afghanistan et d’autres pays ciblés. Le série du diaporama top-secret, daté de Juillet 2012, fournit le plan le plus détaillé à ce jour sur l’architecture technique utilisée pour mener des frappes avec les drones Predator et Reaper.

Lire la suite de l’enquête: https://firstlook.org/theintercept/2015/04/17/ramstein/

#PJLRenseignement: L’Assemblée Nationale française montre son soutien à la légalisation des alertes à la manière d’Edward Snowden

Washington Post, par Rick Noack, 17 avril 2015

EDWARD-SNOWDENSi le lanceur d’alerte américain Edward Snowden était français, il aurait eu une bonne chance de rester un homme libre – même en ayant fuité des milliers de documents classifiés du renseignement.

Alors que les législateurs américains démocrates et républicains ont souligné ensemble à maintes reprises que Snowden et d’autres lanceurs d’alerte similaires devaient faire face à une peine, les parlementaires français ont pris la position opposée, jeudi. L’Assemblée Nationale française a créé un amendement qui légalisera la fuite d’informations par des employés du renseignement s’ils veulent exposer un abus de pouvoir par leurs propres autorités.

« L’affaire Snowden a démontré la nécessité de créer les conditions pour que des agents puissent dénoncer des abus commis par les services de renseignement », [explique] Jean-Jacques Urvoas, l’auteur de l’amendement, cité par la station de radio française France Inter.

Selon Urvoas, l’amendement est censé fournir « une protection juridique à un agent des services de renseignement qui dénonce la collecte illégale de renseignements ou une supervision abusive. »

Lire la suite: http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2015/04/17/france-just-passed-a-bill-to-legalize-edward-snowden-style-whistleblowing/

Les SpyCables déchiffrés: Épisode deux

Al Jazeera, 27 février 2015

Les SpyCables sont la fuite la plus vaste qui soit pour des documents du renseignement, et l’Agence de Sécurité d’État de l’Afrique du Sud est confrontée à son délit le plus dommageable.

Dans la seconde [partie] des deux émissions, nous examinons l’impact de la plus grande fuite de renseignement depuis Edward Snowden – sur l’espionnage mondial et les relations de l’Afrique du Sud avec le reste du monde.

Qu’est-ce que nous apprennent les SpyCables sur la façon dont les agences de renseignement communiquent entre elles et quel effet aura la fuite sur les relations internationales?

Présentateur: David Foster

Invités:

Andre Roux, à Johannesburg – Ancien officier du renseignement sud-africain, désormais avec l’Institut d’études sur la sécurité.

Andrew Feinstein, sur le plateau – Ancien député sud-africain et auteur du Monde de l’ombre [The Shadow World], sur le commerce des armes et les organisations du renseignement.

Clayton Swisher, sur le plateau – chef de la Direction du journalisme d’investigation, Al Jazeera.

Source: http://www.aljazeera.com/programmes/2015/02/spy-cables-decoded-episode-2-150227141908212.html

Les SpyCables déchiffrés: Épisode Un

Al Jazeera, 27 février 2015

Les SpyCables ont fait les titres de l’actualité dans le monde entier – et ont été décrits comme massifs et sans précédent dans les journaux d’aussi loin que la Chine comme en Amérique du Sud.

LES SPYCABLES

Une fuite de centaines de documents secrets du renseignement [provenant] des agences du monde entier, offrant un aperçu sur le monde trouble de l’espionnage. L’Unité d’Enquête d’Al Jazeera publie une sélection de documents et des histoires qu’ils contiennent.

La preuve que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a induit en erreur les Nations Unies comme informations importantes dans un certain nombre de pays. Le désir de la CIA de discuter avec le Hamas; la surveillance du responsable de Greenpeace; un complot visant à tuer le chef de l’Union africaine; tout a retenu l’attention mondiale.

Dans la première des deux émissions, nous évaluons l’impact de la publication par Al Jazeera de centaines de documents classifiés – allant de confidentiels à top secret – la fuite la plus vaste de documents du renseignement jamais publiée.

Présentateur: David Foster

Invités:

David Maynier, à Cape Town – Membre du Parlement sud-africain et ministre adjoint dans l’opposition [chargé] de la Sécurité d’Etat.

Justice Malala, à Johannesburg – analyste politique

Ferial Haffajee, sur le plateau – éditrice de l’hebdomadaire sud-africain, The City Press

Source: http://www.aljazeera.com/programmes/2015/02/spy-cables-decoded-episode-1-leaks-150227132927972.html