Les médias veulent centrer l’attention sur la Syrie, et pas le Yémen. Pourquoi?

70% de la population, soit près de 19 millions de personnes, ont besoin d’une assistance humanitaire au Yémen, comme l’explique cette vidéo

Bachar al-Assad donne un nouvel entretien sur RT (sous-titres français)

Bachar al-Assad évoque le rôle des Etats-Unis et des pays occidentaux dans la crise syrienne, parle du sort des rebelles, et donne son avis sur l’élection de Donald Trump

L’hostilité entre Israël et l’Iran considérée comme une « menace à la sécurité régionale » dans un rapport du GCHQ

Reportage RT « Le renseignement britannique a espionné Israël »

Selon un rapport du GCHQ cité dans ce reportage, « les israéliens constituent une vraie menace à la sécurité régionale notamment à cause de la position du pays vis-à-vis de l’Iran. »

Espionnage des avions, d’Israël et de l’Autorité palestinienne : nouvelles révélations Snowden http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/12/07/espionnage-d-air-france-d-israel-et-de-l-autorite-palestinienne-ce-qu-apportent-les-nouvelles-revelations-snowden_5044727_4408996.html

Le Yémen, au centre de la guerre pour le pétrole, selon WikiLeaks

Communiqué WikiLeaks, 25 novembre 2016

Aujourd’hui, vendredi 25 novembre, WikiLeaks publie les Yemen Files.

Les Yemen Files sont une collection de plus de 500 documents de l’ambassade des États-Unis à Sanaa, au Yémen. Comprenant plus de 200 emails et 300 fichiers PDF, la collection détaille la correspondance et les documents officiels relatifs à l’Office of Military Cooperation (OMC) situé dans l’ambassade américaine. Cette collection d’étend sur une période allant de 2009 à la veille de la guerre au Yémen qui éclate sérieusement en mars 2015. Cette période couvre à la fois le mandat d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’État (2009-2013) et les deux premières années du mandat du secrétaire John Kerry.

Julian Assange a déclaré: « La guerre au Yémen a produit 3,15 millions de personnes déplacées en interne. Bien que le gouvernement des États-Unis ait fourni la plupart des bombes et soit profondément impliqué dans la conduite de la guerre elle-même, le reportage sur la guerre en anglais est manifestement rare.

Le Yémen est d’un intérêt stratégique significatif, car le Yémen contrôle un point d’étranglement étroit vers la mer Rouge et le canal de Suez par lesquels 11% du pétrole mondial passe chaque jour. En outre, le Yémen est à la frontière de l’Arabie saoudite (au nord) et de l’Oman (à l’est), et il a accès à la mer d’Arabie, à travers laquelle 20% du pétrole mondial passe depuis le détroit d’Ormuz (incluant le pétole saoudien et de l’Iran). L’Arabie Saoudite cherche à contrôler un port du Yémen afin d’éviter la contraction potentielle de ses expéditions de pétrole par l’Iran le long du détroit d’Ormuz ou par des pays qui peuvent contrôler son autre chemin d’expédition de pétrole le long de la mer Rouge.

Les Yemen Files offrent des preuves documentaires de l’armement, de la formation et du financement des forces yéménites par les États-Unis pendant les années qui ont précédé la guerre. Les documents révèlent, entre autres, l’acquisition de nombreux types d’armes: aéronefs, navires, véhicules, propositions pour le contrôle de la sécurité des frontières maritimes et l’achat par le Yémen de systèmes biométriques américains.

Une présence américaine est restée dans le pays jusqu’en février 2015, lorsque les États-Unis ont fermé leur ambassade en raison de l’agitation continue entre les différentes factions du pays. La guerre a éclaté un mois plus tard.

Source: https://wikileaks.org/yemen-files/

« Le financement du terrorisme », le cas de la CIA et du Qatar (conférence-débat)

« Terrorisme, argent et services secrets : le cas de la CIA et du Qatar », par Maître Élie Hatem, Avocat à la Cour, enseignant à la Faculté Libre de Droit et d’Économie de Paris. (youtube)

Voir les autres extraits de la conférence: https://www.youtube.com/channel/UCoM2foCdexbxGoCwUA5_g-w/videos

Le débat: Arabie Saoudite-Israël, une alliance secrète? (vidéo)

27 septembre 2016

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/09/26/486486/Le-dbat-Arabie-SaouditeIsral-Une-alliance-secrte-25-sep

3 moyens par lesquels l’axe Russie-Chine essaye de déstabiliser l’Occident

vladimir_putin_and_xi_jinping_brics_summit_2015_01_wikiBusiness Insider UK, Amanda Macias, le 03/09/2016

[Alors que le président chinois Xi Jinping se prépare à accueillir le sommet annuel du G20, ce n’est plus un secret que le président russe Vladimir Poutine sera le top invité.

Le 4 septembre, les dirigeants des plus grandes économies du monde se réuniront à Hangzhou, en Chine, pour discuter des affaires, du commerce, et d’une série de défis de politique étrangère.]

« La Russie et la Chine coopèrent et coordonnent aujourd’hui à un degré sans précédent – politiquement, militairement, économiquement – et leur coopération porte des ramifications anti-américaines et anti-occidentales, » écrivent les auteurs Douglas Schoen et Melik Kaylan dans « L’Axe Russie-Chine ».

« En bref, il y a une nouvelle guerre froide en cours, avec nos anciens adversaires de retour dans le jeu, plus puissants que ce qu’ils ont été pendant des décennies, et avec l’Amérique plus confuse et hésitante qu’elle ne l’a été depuis les années Carter ».

Voici un aperçu des quelques façons dont l’axe Russie-Chine opère contre les intérêts américains et occidentaux.

1. Soutenir des régimes malhonnêtes économiquement et militairement

La Chine et la Russie continuent de fournir une aide militaire et économique à des régimes malhonnêtes comme la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie. […]

2. L’acroissement massif du potentiel militaire

La Russie et la Chine ont augmenté leurs budgets de défense afin d’améliorer et d’acquérir du matériel militaire. […]

3. L’action hostile pour consolider et élargir les revendications territoriales dans leurs domaines […]

Lire l’intégralité de l’article: http://uk.businessinsider.com/3-ways-a-russia-china-axis-is-seeking-to-undermine-the-west-2016-9/

« Nous ne devons pas confondre l’ordre international avec celui des Etats-Unis »: le ministre russe de la Défense répond à son homologue américain

RT, 12/09/2016

220px-official_portrait_of_sergey_shoigu_with_awardsLes États-Unis confondent l’ordre international avec celui qui [serait] « américain », a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, remettant en question les politiques de Washington. Cela vient en réponse aux accusations d’Ash Carter selon qui Moscou veut éroder les principes de l’ordre international.

Dans la déclaration, Choïgou a fait remarquer que de nombreuses interventions dirigées par les Etats-Unis ont, en réalité, contribué aux problèmes de sécurité que la communauté internationale doit actuellement affronter.

« Ce sont les Etats-Unis, aux côtés de leurs partenaires occidentaux, qui ont été constamment en train de détruire les fondements du monde existant, en commençant par la Bosnie, le Kosovo jusqu’à l’Irak et la Libye ».

Lire la suite: https://www.rt.com/news/359115-carter-american-order-shoigu/

Les origines de l’Etat Islamique: une responsabilité historique?

OneEurope.info, le 12 avril 2016

[Extrait de l’article]

La montée de l’Etat Islamique sur les cendres des interventions occidentales

280px-Sykes_picotL’insuffisance chronique de l’Irak et de la Syrie pour lutter efficacement contre l’Etat Islamique (ISIS) a conduit les commentateurs à les qualifier d' »États défaillants ». L’expression révèle leur incapacité à exercer le monopole de la violence au sein de leurs frontières, ainsi qu’à garder le contrôle de leur territoire et de la population. Pourtant, on a tendance à oublier à quel point le processus même de construction de la nation a été entravé dans cette région. Faire porter la responsabilité des nations occidentales pour la misère de ces pays serait très simple, et cela constituerait une insulte à l’égard de ces nations indépendantes et souveraines. Cependant, il faut reconnaître que celles-ci portent une sorte de responsabilité.

En octobre 2015, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a admis que la guerre en Irak pourrait être en partie responsable de la montée de l’Etat islamique. En fait, on peut faire valoir que les conditions nécessaires à la prospérité des mouvements terroristes dans ce pays – la faiblesse d’un État-nation et l’effondrement de ses institutions – ont été réunies depuis longtemps. Ce fut le cas en 1991, lorsque 28 pays ont décidé d’appliquer vigoureusement les 13 résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de défendre la souveraineté du Koweït contre l’invasion de l’Irak, au coût d’environ 30 000 décès (pour la plupart des Irakiens) et la destruction d’innombrables infrastructures civiles essentielles. La fin de la guerre n’a pas mis fin aux sanctions économiques sur la quasi-totalité des ressources commerciales et financières soumises à l’Irak, des sanctions qui sont connues pour avoir eu un effet désastreux sur les populations civiles. Enfin, la guerre juridiquement débattue qui a suivi en 2003, fondée sur la fausse hypothèse que l’Irak possédait des armes de destruction massive, a achevé la destruction de la structure de commandement de l’état et la mort de plus d’une centaine de milliers de civils.

Les origines de l’Etat Islamique (ISIS) ne peuvent pas être identifiées sur un seul jour, mais plutôt en tenant compte de l’ensemble de l’histoire très troublée de la région, ce qui a créé un terrain fertile pour la montée de ce groupe terroriste qui est maintenant dans le contrôle d’un territoire et d’une population. La prise de la première ville irakienne en janvier 2014, Falloujah, a été rendue possible par une armée forte qui était équipée d’une artillerie lourde américaine; contre une très faible armée chiite, méprisée par la nouvelle majorité sunnite irakienne. Mais la vraie force de l’Etat Islamique (ISIS) réside dans son projet politique. Le califat auto-proclamé a commencé une guerre contre la civilisation occidentale qu’il tient pour responsable de tous les malheurs de la région. L’abolition de facto de la frontière entre l’Irak et la Syrie a été annoncée comme « La fin de Sykes-Picot » dans un discours qui a naturellement uni les combattants régionaux sous une bannière commune. Le premier objectif de ces recrues est de se débarrasser de la minorité régnante chiite qui a opprimé la masse. En outre, la tactique du président Bachar al-Assad pour nourrir l’instabilité de son propre pays afin d’apparaître irremplaçable (par exemple, en libérant des centaines de prisonniers extrémistes en 2011) a été fondamentale pour rendre l’idéologie politique de l’Etat Islamique (ISIS) si forte. Dans un tel contexte, il est clair que la religion est juste l’un des nombreux outils que ce mouvement terroriste utilise pour convaincre le monde qu’il mène un « choc des civilisations » moderne.

Dans les mois précédents, l’Etat Islamique (ISIS) a accumulé les défaites militaires et il a perdu une partie importante de son territoire. Néanmoins, l’Irak et la Syrie n’ont pas besoin d’une « victoire » étrangère contre un adversaire désigné. Ces pays ont besoin d’espérer en un avenir qu’ils vont seulement façonner. Le cessez-le-feu récent qui a été négocié en Syrie par l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, est un pas en avant dans la fin du conflit. Mais ce qui doit être ciblé afin d’assurer une résolution efficace, ce sont les causes du succès précédent de l’Etat Islamique (ISIS). À cet égard, les anciennes puissances mandataires doivent assumer leur passé colonial et leur responsabilité, aussi bien pour surmonter leur position intéressée à la fois sur le sort de Bachar al-Assad que sur la fragmentation de la Syrie. Ce qu’ils ne peuvent pas nier, c’est le caractère irréversible de leurs actions au Moyen-Orient depuis cent ans.

Lire l’intégralité de l’article: http://one-europe.info/the-origins-of-isis-a-historical-responsibility

Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks révèle la volonté du Royaume Saoudien de renverser Bachar al-Assad

Par Brad Hoff, le 25 février 2016

[Présentation du traducteur: Le texte ci-dessous est la traduction partielle d’un câble diplomatique saoudien, faisant partie du lot des « Saudi Cables » rendus publics par WikiLeaks à l’été 2015. Il est daté de 2012 et évoque ce qui est perçu comme la nécessité absolue, pour le régime saoudien, de parvenir au renversement du régime en place à Damas, par crainte des rétributions du régime « brutal et violent » de Bachar al-Assad, cherchant à « se venger des pays qui se sont dressés contre lui » – c’est en soi un aveu de culpabilité dans le déclenchement du conflit et de sa perpétuation… Si l’Occident – dont la France – souhaite véritablement vaincre Daesh et trouver une solution équitable aux troubles qui ravagent la Syrie, il s’agirait de demander des comptes à Riyad, ainsi qu’aux pays du Golfe qui sont évoqués dans ce câble…! Comme l’analyse Brad Hoff dans l’article de Levant Report, ce que l’Arabie Saoudite craignait le plus dans cette guerre, c’étaient « une intervention militaire russe et des représailles syriennes »]

Renverser le régime syrien par « tous les moyens mis à disposition »

[…] intérêt partagé, et pense que la position russe actuelle ne représente qu’un mouvement pour faire pression sur lui [Assad] et que la force de sa propre position ne tiendra pas, étant donnés les liens russes aux intérêts avec des pays occidentaux et les pays du Golfe.
S’il plaît à votre Majesté, j’appuie l’idée d’entrer dans un dialogue profond avec la Russie par rapport à sa position vis-à-vis de la Syrie*, la Seconde Conférence Stratégique se tenant à Moscou, pour oeuvrer à orienter la discussion sur le sujet de la Syrie, et d’exercer toute pression qui s’avère possible pour la détourner de sa position actuelle. Je vois également une opportunité pour inviter le chef du Comité des Relations Internationales de la Douma à visiter le Royaume. Comme il vaut mieux rester en communication avec la Russie et d’ordonner aux médias de ne pas s’opposer aux personnalités russes et de s’abstenir de les insulter, afin qu’aucun tort ne puisse advenir aux intérêts du Royaume, il est possible que le nouveau président russe change la politique russe envers les pays arabes dans un meilleur sens. Toutefois, notre position actuellement en pratique, qui est de critiquer la politique russe envers la Syrie et ses positions qui sont contraires à nos principes déclarés, demeure. Il est aussi avantageux d’augmenter la pression sur les Russes en encourageant l’Organisation des Etats Islamiques à exercer une forme de pression en brandissant fortement l’opinion publique islamique, puisque la Russie craint la dimension islamique davantage que la dimension arabe.
En ce qui concerne la crise syrienne, le Royaume est ferme dans sa position et il n’y a plus aucun espace pour reculer. Le fait doit être souligné que, dans le cas où le régime syrien était capable de traverser sa crise présente sous quelque forme que ce soit, son premier objectif sera de se venger des pays qui se sont dressés contre lui, avec le Royaume et certains pays du Golfe arrivant en haut de cette liste. Si nous considérons la brutalité et la violence de ce régime et son absence d’hésitation à avoir recours à tous les moyens pour parvenir à ses fins, alors la situation aura atteint un haut niveau de péril pour le Royaume, qui doit chercher par tous les moyens et biais possibles à renverser le régime actuel en Syrie.
Pour ce qui est de la position internationale, il est claire qu’il y a un manque de « désir » et pas un manque de « capacité » de la part des pays occidentaux, en premier lieu des Etats-Unis, à prendre des mesures fermes… […]

*[dans le texte arabe: Russie, mais il s’agit d’une coquille]

Traduit de l’anglais par Lawrence Desforges

Source: http://levantreport.com/2016/02/25/newly-translated-wikileaks-saudi-cable-overthrow-the-syrian-regime-but-play-nice-with-russia/

 

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