Tout s’est déroulé selon le Plan – Le massacre de Raba’a et le meurtre en masse des manifestants en Egypte

Egypte: Meurtres en masse par les Forces de Sécurité

Human Rights Watch, 12 août 2014

Le rapport de 188 pages documente la façon dont la police égyptienne et l’armée ont méthodiquement ouvert le feu à balles réelles sur des foules de manifestants opposés à l’éviction du 3 juillet par l’armée de Mohamed Morsi, premier président civil élu en Egypte, lors de six manifestations entre le 5 Juillet et le 17 Août 2013. Bien qu’il existe également des preuves que certains manifestants ont utilisé des armes à feu au cours de plusieurs de ces manifestations, Human Rights Watch n’a été en mesure de confirmer leur utilisation que dans quelques cas qui ne justifient pas les attaques meurtrières grossièrement disproportionnées et préméditées contre des manifestants massivement pacifiques.

Lire le communiqué de presse: http://www.hrw.org/news/2014/08/12/egypt-rab-killings-likely-crimes-against-humanity

Lire le rapport: http://www.hrw.org/reports/2014/08/12/all-according-plan

Version intégrale du rapport (pdf): http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/egypt0814_ForUpload_0_0.pdf

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Les documents découverts des Frères musulmans pourraient conduire Obama en prison

Vidéo de Western Journalism, publiée le 30 août 2013

Traduction intégrale de la vidéo:

Un document découvert des Frères musulmans, publié lors d’un procès sur le financement du terrorisme en 2008, appelle à la destruction des États-Unis. Le candidat présidentiel des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a proclamé devant des milliers de partisans que « le jihad est notre voie ». Malgré cela, Barack Obama a accueilli Mohamed Morsi à bras ouverts quand il a été élu président de l’Egypte et il a continué à le soutenir lorsque des rapports non-stop ont fait surgir que les Frères musulmans avaient mis en place des chambres de torture pour leurs adversaires politiques et qu’ils ont ouvertement crucifié des chrétiens.

Avec les Frères musulmans conduits hors du pouvoir à la déception de notre président des Frères musulmans, Barack Obama, l’armée égyptienne désormais au pouvoir a découvert un trésor de documents liant le régime Obama avec les activités illégales des Frères musulmans.

Un de ces documents est une liste des officiels des Frères musulmans qui reçoivent des pots de vin secrets en dollars US, payés par le consulat américain et s’élevant à des millions de dollars.

Le journaliste d’investigation Jerome Corsi a obtenu une copie du document détenu par l’armée égyptienne qui prouve que le régime Obama a envoyé des millions de dollars en pots de vin aux Frères musulmans.

Mais qui gérait tout cet argent? Est-ce que les Frères musulmans se promenaient avec des centaines de milliers de dollars dans leurs poches? Entre Malik Obama, le demi-frère d’Obama. Selon la télévision égyptienne, tel que rapporté par Jerome Corsi, la Cour suprême constitutionnelle d’Egypte voulait « …informer le peuple américain que le frère de leur président Obama est l’un des architectes d’importants investissements des Frères musulmans. »

Nous ne parlons pas seulement ​​des pots de vin que les Frères musulmans ont reçu en Egypte, mais de l’ensemble des finances des Frères musulmans dans le monde entier, qui plus que probablement comprennent une étonnante somme de 8 milliards de dollars de pots de vin aux Frères musulmans donnés par le régime Obama tel que rapporté par l’Egypt Daily News et Arabic News TV 14. Le pot de vin était un paiement pour garantir que l’immense étendue de terre égyptienne, la péninsule du Sinaï, soit remise au groupe-frère des Frères musulmans, le Hamas.

Selon l’Egypt Daily News, un document existe montrant l’accord de 8 milliards de dollars avec l’administration Obama qui a été signé par l’ancien président des Frères musulmans, Mohamed Morsi, et son commandant en second Khairat al-Shater, tous deux en état d’arrestation par l’armée égyptienne pour assassinat et trahison.

Est-ce que ce document existe vraiment, montrant le pot de vin de 8 milliards de dollars signé par Obama ou l’un de ses représentants? Sans aucun doute.

Selon l’Anatolia News Agency, Saad al-Shater, le fils de Khairat al-Shater, a dit que son père, avant d’être arrêté, avait en sa possession une preuve qui aurait mis le président Obama en prison et c’est sans doute ce document auquel il faisait référence.

Si l’armée égyptienne publie ce document dans la presse, cela sonnerait sans doute la fin de l’administration Obama et signifierait une longue peine de prison pour trahison pour Barack Hussein Obama.

Voir l’article et la transcription en anglais de la vidéo: http://www.maggiesnotebook.com/2013/09/barack-and-malik-obama-muslim-brotherhood-us-consulates-and-billions-of-usd-us-buying-sinai-for-hamas/

Révélations sur des écoutes téléphoniques entre l’ex-président Mohamed Morsi et le chef d’Al-Qaïda

AlgeriePatriotique.com, 12 décembre 2013

morsi-zawahiriDes sources très bien informées font état de fuites organisées concernant des appels téléphoniques secrets entre Mohamed Morsi et Ayman Al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda, mettant dans l’embarras plus d’un gouvernement, que ce soit en Occident, en Israël ou dans certains pays arabes. Les Etats-Unis n’ont pas soufflé mot pour commenter ces révélations choc démontrant la collusion entre un chef d’Etat en exercice et le terroriste soi-disant ennemi public numéro un, dont un journal égyptien à gros tirage vient de publier le deuxième volet. Les conversations téléphoniques entre le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, et le président déchu Mohamed Morsi attestent également de l’implication de Khairat Al-Shater, chef adjoint du guide suprême des Frères musulmans et de celle de Tahtawi, l’ancien conseiller présidentiel de Morsi. Cet échange secret témoigne de la relation qui unit les Frères musulmans et Al-Qaïda et divulgue, en outre, l’utilisation par la confrérie d’un réseau de communications très pointu, fondé par une société américaine pour empêcher tout contrôle de communications téléphoniques et pour éviter l’espionnage des e-mails, et dont les responsables de cette société entretiennent, selon des sources souveraines, une relation directe avec l’homme fort de l’organisation des Frères musulmans, Khairat Al-Shater. Les dispositifs de renseignement ont été en mesure de déchiffrer les codes utilisés par la confrérie pour les échanges téléphoniques et les e-mails avec Al-Qaïda, et découvert que les téléphones satellitaires spéciaux provenaient de Turquie et qu’ils avaient été remis à Mohamed Morsi en personne, qui les avait à son tour distribués à certains fonctionnaires de la présidence, dont Ahmed Shiha, l’un des conseillers de l’ex-président, et l’ambassadeur Tahtawi ; tous ont utilisé les téléphones plusieurs fois dans leurs contacts avec Al-Qaïda. Les sources souveraines affirment que depuis l’avènement de Mohamed Morsi au pouvoir, Ayman Al-Zawahiri est devenu le responsable d’Al-Qaïda à l’intérieur du territoire égyptien. Les enregistrements des conversations révèlent ainsi, pour la première fois, que des Pakistanais et des Palestiniens ont rencontré Khairat Al-Shater, qu’ils ont eu un contact direct avec Ayman Al-Zawahiri et qu’ils en ont reçu des directives 24 heures avant le massacre des soldats égyptiens à Rafah. En outre, il s’avère qu’Al-Qaïda s’est connectée aux réseaux israéliens à partir de différents endroits à l’intérieur du Sinaï, profitant de la difficulté de décodage de l’entreprise israélienne pour éviter la censure, mais les dispositifs égyptiens ont réussi à en décrypter trois codes et surveiller les liens entre les éléments d’Al-Qaïda et sa filiale «l’Etat islamique en Irak et au Levant», depuis la prise de pouvoir de Morsi.

Appel du 1er octobre 2012
Ayman Al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda, à Mohamed Morsi, à propos du massacre des soldats égyptiens de Rafah: «Les soldats n’ont pas commis de péché, leurs tyrans de dirigeants qui exercent la politique sioniste et américaine portent la responsabilité de leur mort. Il ne faut pas avoir peur de ce sang. Il faut repousser l’attaque de la religion islamique à laquelle nous sommes exposés.» Puis: «L’armée égyptienne doit être une armée islamiste. Il faut lui permettre de former l’ensemble de nos éléments, permettre la barbe et accepter des djihadistes, ne pas laisser les tyrans gérer l’armée et accepter des soldats de toutes les nationalités pour faire face à la tyrannie et soutenir la terre de l’islam.» Morsi répond: «Nous cherchons à former une armée islamique de djihadistes sous la direction de « l’Armée de l’Islam », intégrant les enfants des moudjahidines et les Frères musulmans de toutes les nationalités au sein de l’institution de l’armée…»

Appel du 28 décembre 2012
Al-Zawahiri à Morsi: «Les laïques agissent au détriment de la doctrine de l’islam qu’ils menacent par des manifestations sans ampleur. Je vous ordonne la nomination du cheikh Hazem Salah Abou Ismaël comme vice-président, parce que ce serait appliquer la loi de Dieu, et ils ont tellement peur de lui. Si vous n’appliquez pas la charia, nous allons la mettre en œuvre nous-mêmes. Il faut donner un poste à cheikh Imad Abdul Ghafour, homme de valeur et de respect apprécié par les moudjahidine. Tu dois arrêter le cheikh d’Al-Azhar, ordonner la fermeture de l’ensemble de cette institution pour sa déviation de la trajectoire et appliquer la charia sur eux. Vous devez nommer Khairat Al-Shater prince des moudjahidines…»

Appel du 12 janvier 2013
Ayman Al-Zawahiri à Morsi: «Les enseignements de Dieu doivent être appliqués et mis en œuvre, ainsi que la loi islamique. L’arrêt des laïques commence par empêcher la construction des églises, les Coptes doivent payer une dîme (jiziya) et renoncer aux demandes s’ils veulent vivre en paix.» Puis: «Vous allez régner des centaines, voire des milliers d’années, vous devez appliquer l’expérience du Pakistan et de l’Afghanistan en Egypte en appliquant la loi.» Il explique: «L’exécution de toute personne qui enfreint la loi et pour appartenance laïque qui contribue à répandre l’immoralité. Aider les chrétiens est une violation de la loi.» Il ajoute: «Nous ne reconnaissons pas une Constitution laïque, il n’y a pas de Constitution par le juge, elle n’existe qu’en vertu de Dieu.» Morsi répond: «Ô Commandeur de la droiture, nous avons pris des décisions de dissuasion face à ceux-là, et nous préparons une nouvelle législation, un nouveau défi dans les médias. Dans un avenir proche, nous allons fermer ces canaux et nous allons créer des médias islamistes. Un gros budget doit venir de l’organisation internationale de la confrérie des Frères musulmans dont le programme est d’établir des canaux satellites islamiques pour exhorter au djihad. Il y aura un canal fixe par satellite pour vous et vos hommes d’Al-Qaïda, et ce canal pourra être diffusé à partir de l’Afghanistan et former les cadets des Frères musulmans.» Al-Zawahiri: «Certains médias sont financés par l’église et travaillent avec les adversaires de la loi.» Morsi: «Nous allons bientôt honorer nos engagements envers vous.»

Appel du 20 janvier 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Grâce à nous, vous êtes à l’extérieur des prisons de la tyrannie et nous voulons libérer tous nos frères du système des tyrans. Nous voulons installer le califat au Yémen et en Irak, et nous soutenir est un devoir. Nous avons une demande: la libération des moudjahidine d’Al-Qaïda détenus dans les geôles d’Al-Arab et dans les autres prisons. Nous avons soutenu avec l’argent et les armes en Libye, au Yémen et dans le Sinaï, et il faut qu’une partie de cet argent aille aux familles des moudjahidines, et pour l’entraînement et la formation des moudjahidine dans le Sinaï. Nos demandes ne sont pas nombreuses, mais il y en aura d’autres par des intermédiaires qui sont nos frères.» Suite à cet appel, les sources de renseignement révèlent que pour la première fois, 350 familles de groupes takfiristes sont entrées au Sinaï et d’autres familles appartenant à Ahmed Ashoush ont été logées là-bas sur la demande personnelle de Morsi, leur offrant des habitations et des terres. Morsi avait prévu à l’époque de fermer définitivement la prison de Burj Al-Arab, mais la confrérie des Frères musulmans est revenue sur sa décision, car elle envisageait d’emprisonner un certain nombre de dissidents et de journalistes sur les conseils d’Al-Shater qui a déclaré: «La prison sera pour les opposants et les djihadistes pourront tous sortir.»

Appel du 2 février 2013
Al-Zawahiri à Morsi: «Demandez la libération de cheikh Omar Abdel Rahman et mettez la pression sur l’Amérique pour le libérer.» Morsi: «D’accord, bien sûr !» Les sources ont révélé que Morsi a eu des contacts directement après l’appel avec les autorités américaines et a demandé à son assistant Issam Haddad de se déplacer pour négocier la libération d’Omar Abdel Rahman, acceptant de faire des concessions importantes aux Etats-Unis, comme l’augmentation des forces de maintien de la paix internationale dans le Sinaï, l’exploitation de plusieurs kilomètres carrés dans le Sinaï pour réinstaller les Palestiniens de Ghaza et permettre à Israël de planter des capteurs à la frontière avec l’Egypte, mais les dispositifs sécuritaires ont arrêté le processus et déjoué complètement le complot.

Appel du 9 mars 2013
Morsi à Al-Zawahiri, en présence de Tahtawy et Shiha et d’un autre conseiller, à l’intérieur du palais présidentiel: «Nous avons l’intention de faire voyager les fils des Frères musulmans en Afghanistan, puis au Pakistan.» Il a demandé le soutien d’Al-Zawahiri pour aider à la coordination de ces voyages. Les sources révèlent que plus d’un voyage avait déjà été effectué, et les services de renseignement ont déconseillé au président de permettre à nouveau ce genre de voyages dans des moments aussi sensibles, lui disant qu’il serait accusé d’extrémisme. Mais Morsi n’a pas tenu compte des mises en garde qu’il a complètement ignorées. Les forces de sécurité ont réagi en arrêtant à leur retour en Egypte tous les éléments qui avaient participé à ces voyages en Afghanistan et au Pakistan, mais ils ont été libérés au bout d’une semaine, suite à l’intervention directe de la présidence.

Appel du 12 avril 2013
Dans un appel de deux minutes, Al-Zawahiri a critiqué Morsi à la suite des événements de la cathédrale Saint-Marc à Abbassiya: «Nous avons suivi ce qui s’est passé pour les chrétiens et leurs partisans et nous avons parlé avec nos frères dans les différents groupes. Parler de réconciliation et de pardon est une insulte à tous les musulmans. Les chrétiens doivent quitter cette terre.» Morsi: «La présidence n’a rien fait, même pas des excuses à la minorité copte. Leur droit de vivre en Egypte et leurs tentatives de demander l’aide de l’extérieur ne sera pas à leur avantage, ils sont une minorité en vertu de la loi islamique.»

Appel du 15 mai 2013
Dans cet appel, Al-Zawahiri décrit Omar Al-Bashir du Soudan comme «un président croyant qui ne reconnaît pas l’opposition». Ensuite, il déclare: «Tu dois procéder à l’abolition de la justice d’Etat. Le pouvoir judiciaire ne se prononce pas dans un pays islamique.» Morsi a répondu qu’il se préparait «pour le prochain nettoyage de toutes les institutions de l’Etat».

Appel du 21 juin 2013
Ce volet concerne les appels successifs entre Ayman Al-Zawahiri et Faraj Al-Abed Al-Mowafy, élément d’Al-Qaïda, spécialiste du transport des fonds. Al-Zawahiri: «Laissez les groupes appliquer la loi de Dieu, l’argent est entré au Pakistan à travers un certain nombre de lieux.» Ce Faraj Al-Abed Al-Mowafy a réussi à faire sortir plus de trois milliards de dollars hors d’Egypte via la Libye, après avoir rencontré Ramzy Mowafy dans le Sinaï sur ordre des Frères musulmans et d’Al-Qaïda, et s’est ensuite rendu en Libye.
Des sources indiquent qu’Al-Qaïda prévoyait, à ce moment-là, de faire sauter un certain nombre d’ambassades arabes et étrangères pour empêcher le départ de Morsi du pouvoir, y compris le bombardement du bâtiment de la National Security Agency (NSA). Les sources confirment que, sur ordre des services de sécurité, des Pakistanais ont été interdits d’accès dans le pays et que d’autres éléments qui y étaient entrés pour planifier une série d’attentats à la bombe ont été arrêtés. Ainsi, les sources ont révélé pour la première fois que les agences de renseignement de trois pays ont prévu de capturer Ayman Al-Zawahiri grâce à ses relations et contacts avec le président déchu, surtout après la surveillance de ses appels, et l’accord conclu avec Mohamed Morsi d’entrer en Egypte et de vivre dans un endroit caché loin des yeux du monde et des services de sécurité et du renseignement.
Après toutes ces informations que nous avons essayé de synthétiser, nous ne pouvons que nous poser des questions légitimes: pourquoi les Etats-Unis sont-ils restés silencieux face à ces révélations? Bien entendu, cette divulgation doit certainement embarrasser bon nombre de personnalités et d’Etats qui ont soutenu Morsi. N’oublions pas le défilé permanent des Occidentaux au Caire, hypocrites comme à leur habitude, lors de l’arrestation de Morsi. Pensons à McCain qui continue à soutenir les Frères musulmans. Pensons aussi à Catherine Ashton qui a visité Morsi dans sa cellule. Pensons à l’ambassadrice des Etats-Unis, Ann Paterson, qui a joué un rôle crucial entre les Etats-Unis et la confrérie des Frères musulmans. D’après des sources sécuritaires et bien informées, un plan a été déjoué visant à la libération de Morsi afin de pouvoir le liquider pour le réduire au silence. Qui a intérêt à ce que Morsi ne parle pas? En tout cas, ces enregistrements viennent à point nommé pour nous démontrer les liens entre le président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, et le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri.

Mohsen Abdelmoumen

Source: http://www.algeriepatriotique.com/article/revelations-sur-des-ecoutes-telephoniques-entre-lex-president-mohamed-morsi-et-le-chef-dal-q

Obama doit-il encore rester président après le scandale du massacre égyptien?

Armée-égyptienne-massacrePhoto: Massacre de l’armée égyptienne (8 juillet 2013)

C’est une question que personne ne se pose sans doute, mais après le massacre de plus de 500 manifestants et civils en Egypte, mercredi 14 et jeudi 15 août 2013, par une armée financée largement par l’administration américaine sous la présidence d’Obama — les pays occidentaux et la communauté internationale ne devraient-ils pas réclamer le départ de M. Barack Obama de son poste de président, ou du moins remettre profondément en cause la stratégie américaine au Moyen-Orient? Quand on finance une armée puissante, à hauteur de 1,3 milliards de dollars, avec l’accord du Pentagone, au lieu d’accorder des aides humanitaires à la population égyptienne, quand on finance une armée égyptienne, dans le seul but de maintenir les intérêts économiques des Etats-Unis, sans se soucier du réel besoin d’un avenir stable pour tous les Egyptiens, alors forcément la violence se produit et les Etats-Unis prouvent encore une fois leur manque de compréhension de la situation au Moyen-Orient et leur échec total à construire et promouvoir la paix dans ces régions.

Les Etats-Unis sont toujours et ont toujours été dans la logique de la défense de leurs propres intérêts en Egypte, et ils n’ont pas compris que la stabilité, l’économie et les droits de l’homme ne peuvent pas se développer si les aides américaines sont dirigées vers l’armée et le secteur militaire. Ce n’est pas là que doivent aller les aides. Ce ne devraient pas être là les priorités du gouvernement américain. Ce qui doit venir avant l’aide à l’armée, c’est assurer la démocratie et le développement des Droits de l’homme en Egypte, c’est-à-dire aider la population civile, l’économie et l’éducation, et non pas promouvoir la violence et le conflit par les armes. D’autre part, les Etats-Unis ont manqué de fermeté face au massacre, comme l’ont d’ailleurs dénoncé de nombreux sénateurs. Les pays occidentaux se taisent par rapport à la responsabilité des Etats-Unis. On condamne volontiers l’armée égyptienne, mais elle n’est pas seule responsable: Obama a aussi une responsabilité dans ce massacre égyptien, car il n’a pas su, en tant que président, définir les bonnes orientations politiques au Moyen-Orient, il n’a pas su accorder les financements aux égyptiens là où cela était nécessaire et il a permis la dégradation politique de la situation en Egypte qui a conduit à un massacre sanglant.

Le massacre égyptien signe donc l’échec final de la diplomatie américaine au Moyen-Orient. Le pouvoir américain est à l’agonie dans le monde, et voilà la dernière preuve de leur incapacité à promouvoir la démocratie et les droits de l’homme au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont été incapables, malgré leurs promesses, de ramener la paix au Moyen-Orient. Leur discours a toujours caché leurs intérêts économiques et financiers. Si vous voulez développer la démocratie dans votre pays, et si voulez vivre dans une situation de paix, ne vous fiez plus aux Etats-Unis, car c’est un pays absorbé dans une crise économique et dans ses propres problèmes de violence, un pays qui pense restaurer son image diplomatique en intervenant politiquement et militairement dans tous les pays du monde, mais un pays qui, à force de vouloir en faire trop, n’arrive finalement à aucun résultat. Aujourd’hui, l’échec est là. Obama n’a plus la carure d’un président, et surtout il n’est plus un symbole de démocratie et il n’est plus en mesure de faire croire à qui que ce soit qu’il a une quelconque volonté politique pour faire changer les choses au Moyen-Orient. En 10 ans, rien n’a changé dans cette région du monde, et la paix a échoué. Sans l’intervention des Etats-Unis, il y aurait peut-être eu moins de guerres aujourd’hui. Obama a échoué dans sa politique et dans ses promesses d’apporter la paix et le progrès humain.

Si cela était arrivé en France — si Hollande, par exemple, avait donné par malheur des financements à une armée coupable d’un massacre, au Mali ou ailleurs, on lui aurait déjà demandé de démissionner, et les gens se seraient mobilisés — ainsi donc, Obama est aujourd’hui dans une situation où le mieux serait pour lui qu’il démissionne et qu’il admette l’échec de sa politique, un échec profond de sa diplomatie étrangère, avec les scandales des drones au Pakistan, ou encore celui de Guantanamo, mais aussi un scandale à l’intérieur même des Etats-Unis où de nombreuses affaires d’espionnage ont éclaté. En démissionnant, Obama prouverait de cette manière aux citoyens américains qu’il a au moins de l’honneur et que face à ses nombreuses erreurs politiques, il renonce désormais à représenter le peuple qui l’avait élu et qui lui avait accordé sa confiance depuis l’année 2008.

Autres articles à ce sujet:

Obama et le massacre égyptien
http://www.wsws.org/fr/articles/2013/aou2013/mass-a17.shtml

« Obama, complice du massacre en Egypte » http://www.habarizacomores.com/2013/08/obama-complice-du-massacre-en-egypte.html

Crise égyptienne: la grande hypocrisie de la communauté internationale
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120165

Massacre Egypte : Erdogan accuse la Communauté internationale http://www.afrik.com/massacre-en-egypte-erdogan-met-en-cause-la-communaute-internationale

Lendemains amers en Egypte
http://www.dw.de/lendemains-amers-en-%C3%A9gypte/a-17025107

L’échec du processus démocratique en Egypte: une aubaine pour les djihadistes
http://oumma.com/19689/lechec-processus-democratique-egypte-une-aubaine-djiha

Egypte: Obama sous le feu des critiques

Armée égyptienne

BBC Afrique, 16 août 2013

De nombreux sénateurs et la presse américaine ont sévèrement critiqué Barack Obama pour n’avoir pas suspendu l’aide militaire à l’Egypte après le bain de sang au Caire.

Au Congrès, John McCain, l’ancien rival républicain de Barack Obama aux présidentielles de 2008, réclamait la suspension de l’aide militaire avant même les violences de mercredi, mais jeudi soir, il a accuse le ministre des Affaires Etrangères John Kerry d’avoir contribué à la détérioration de la situation en Egypte en ayant déclaré le mois dernier que le renversement de Mohamed Morsi par l’armée allait « rétablir la démocratie » en Egypte.

De son coté, le sénateur républicain de Rand Paul appelle Barack Obama à « suivre la loi » américaine qui prévoit la suspension de l’aide militaire en cas de coup d’Etat dans le pays bénéficiaire du soutien des Etats-Unis. « Le président Obama dit qu’il ‘condamne la violence en Egypte’, mais l’aide américaine continue de contribuer à financer cette violence », déplore le sénateur Paul.

Des amis démocrates du président Obama sont également scandalisés. « Tant que nous n’obtiendrons pas l’assurance que l’aide américaine est utilisée pour aider le peuple égyptien, il n’y a aucune raison de la continuer », lance ainsi Loretta Sanchez, une députée démocrate de Californie.

Quant au sénateur Patrick Leahy, le démocrate de gauche qui préside la commission judiciaire, il emboite le pas au Républicain Rand Paul en estimant que la loi américaine « est claire » et que « l’aide a l’Egypte doit cesser jusqu’à ce que la démocratie soir rétablie dans ce pays ».

La presse américaine est, elle aussi, favorable a l’arrêt de l’aide militaire américaine à l’Egypte. C’est le cas du New York Times et du Washington Post, les deux quotidiens américains les plus influents. C’est aussi le cas de journaux aussi différents sur le plan politique que le Los Angeles Times, un journal situe sur l’aile gauche de Barack Obama, ou le Washington Times, un quotidien ultra-conservateur.

Chaque année, les Etats-Unis accordent à l’Egypte une aide de 1,5 milliard de dollars, la plupart sous forme d’assistance militaire. Depuis 1948, l’Egypte a ainsi reçu plus de 70 milliards de dollars du gouvernement américain.

Jusqu’à présent, les milieux politiques américains considéraient cette aide comme une sorte de police d’assurance permettant de maintenir l’accord de paix que l’Egypte a signe avec Israël.

En juillet, une motion déposée par le sénateur Paul qui visait à suspendre l’aide américaine à l’Egypte n’avait pu recueillir que 13 voix sur les 100 membres du Sénat. Mais depuis, l’escalade de la violence en Egypte, l’utilisation d’équipement militaire américain par l’armée égyptienne dans ses actions de répression, ainsi que le manque d’influence des Etats-Unis sur le gouvernement Morsi, puis sur le gouvernement intérimaire, amènent de plus en plus d’élus américains et d’Américains ordinaires à exiger la suspension, voire, l’arrêt pur et simple de l’aide américaine a l’Egypte.

Source: http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/08/130816_obama_critics.shtml