Bachar al-Assad donne un nouvel entretien sur RT (sous-titres français)

Bachar al-Assad évoque le rôle des Etats-Unis et des pays occidentaux dans la crise syrienne, parle du sort des rebelles, et donne son avis sur l’élection de Donald Trump

56 haut-fonctionnaires français complices de criminels et terroristes (Jean-Loup IZAMBERT)

Conférence de Jean-Loup IZAMBERT à Ille sur Têt le 18 décembre 2015 sur son dernier ouvrage: «56 – Tome 1: (L’État français complice de groupes criminels) », comportant 386 pages (youtube)

WikiLeaks révèle comment les Etats-Unis ont poursuivi de manière agressive le changement de régime en Syrie, en provoquant le début d’un bain de sang

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Le 9/10/2015, par Robert Naiman, Verso Books (extrait du livre)

Ce qui suit est le chapitre 10 des documents WikiLeaks:

Le 31 Août 2013, le président américain Barack Obama a annoncé qu’il avait l’intention de lancer une attaque militaire contre la Syrie en réponse à une attaque aux armes chimiques dans ce pays que les États-Unis ont attribué au gouvernement syrien. Obama a assuré le public américain que ce serait une action limitée uniquement destinée à punir le gouvernement Assad pour l’utilisation d’armes chimiques; l’objectif de l’action militaire américaine ne serait pas de renverser le gouvernement Assad, ni de changer l’équilibre des forces dans la guerre civile interconfessionnelle en Syrie.

L’histoire montre que la compréhension du public face à la politique étrangère des États-Unis dépend de façon cruciale de l’évaluation des motivations des responsables américains. Il est plus que probable que les responsables américains se présenteront aux yeux du public comme ayant des motivations plus nobles que ce qu’ils partagent avec d’autres en privé, et donc que si les membres du public avaient accès aux motivations partagées en privé, ils pourraient faire des évaluations différentes de la politique américaine. Ceci est la raison principale pour laquelle la publication des câbles diplomatiques américains par WikiLeaks était si importante.

Les câbles ont donné au public une ouverture récente sur les stratégies et les motivations des responsables américains telles qu’ils les ont exprimé entre eux, pas comme ils ont l’habitude de les exprimer au public. Dans le cas de la Syrie, les câbles montrent que le changement de régime avait été un objectif de longue date de la politique américaine; que les Etats-Unis ont fait la promotion du sectarisme en soutien à leur politique de changement de régime, contribuant ainsi à jeter les bases de la guerre civile interconfessionnelle et à l’effusion massive de sang que nous voyons aujourd’hui en Syrie; que les éléments clés de la politique de changement de régime par l’administration Bush sont restés en place alors même que l’administration Obama s’est tournée publiquement vers une politique d’engagement; et que le gouvernement américain était beaucoup plus intéressé par la politique étrangère du gouvernement syrien, notamment sa relation avec l’Iran, que par les droits de l’homme à l’intérieur de la Syrie.

Un câble du 13 Décembre 2006, «Influencer le SARG [Gouvernement Syrien] à la fin de 2006″, indique que, d’aussi loin que 2006 – cinq ans avant les manifestations du «Printemps arabe» en Syrie – déstabiliser le gouvernement syrien était une motivation centrale de la politique américaine. L’auteur du câble était William Roebuck, à ce moment chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Damas. Le câble souligne les stratégies pour déstabiliser le gouvernement syrien. Dans son résumé du câble, Roebuck écrit:

Nous croyons que les faiblesses de Bachar sont dans la façon dont il choisit de réagir à des questions imminentes, à la fois dans la perception et dans la réalité, comme le conflit entre les étapes de la réforme économique (cependant limitée) et des forces corrompues, bien enracinées, la question kurde, et la menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes en transit. Ce câble résume notre évaluation de ces vulnérabilités et suggère qu’il peut y avoir des actions, des déclarations, et des signaux que le gouvernement US peut envoyer et qui permettront d’améliorer la probabilité de telles opportunités qui se manifestent.

Ce câble indique que l’objectif des États-Unis en Décembre 2006 a été de saper le gouvernement syrien par tous les moyens, et que ce qui importait était de savoir si l’action des États-Unis permettrait de déstabiliser le gouvernement, pas de savoir ce que pourraient être les autres impacts de l’action. En public, les Etats-Unis étaient en faveur de la réforme économique, mais en privé les États-Unis ont vu le conflit entre la réforme économique et « les forces corrompues, retranchées » comme une « opportunité ». En public, les États-Unis étaient opposés aux « extrémistes islamistes » où que ce soit; mais en privé, ils ont vu la « menace potentielle pour le régime de la présence croissante d’extrémistes islamistes en transit » comme une « opportunité » que les Etats-Unis devraient considérer dans leur champ action pour essayer de l’augmenter.

Lire la suite: http://www.truth-out.org/progressivepicks/item/33180-wikileaks-reveals-how-the-us-aggressively-pursued-regime-change-in-syria-igniting-a-bloodbath

Etats-Unis/Israël: Les signes d’une politique commune, dès 2008, pour éliminer les figures-clés du régime syrien et de ses alliés

Syria.BasharAlAssad.02Photo: Affiche avec le portrait du président Assad, avec l’inscription « Que Dieu protège la Syrie » (2006).

Dans des révélations récentes de The Intercept, on apprend que la mort mystérieuse d’un général de Bachar al-Assad, en 2008, a été opérée par les services secrets israéliens, d’après des documents émanant de la NSA américaine. Mais cette mort et cet assassinat, replacés dans un contexte politique plus large, font voir d’autres choses importantes: le rapport conflictuel entre la Syrie et Israël, l’intérêt commun de certains pays (Etats-Unis, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie) pour faire tomber le régime Assad, mais aussi les défaillances internes au régime syrien, les purges au sein des services secrets et la fissuration d’un système qui allait tomber irrémédiablement vers une guerre généralisée.

C’est cette fissuration de l’intérieur qui a conduit à la situation actuelle en Syrie et qui a facilité l’expansion de la guerre, du chaos et de la terreur — le tout favorisé par une alliance de l’Occident, de pays arabes et de l’Etat israélien contre le régime Assad. Ce sont encore aujourd’hui ces fissurations idéologiques qui empêchent la paix en Syrie et qui empêchent tous les groupes opposés idéologiquement de trouver un terrain d’entente pour revenir à une situation « normale » d’avant-guerre.

Le régime syrien, semblable à un mur en béton, a subi des pressions venant de toutes parts – de l’intérieur même des services secrets, des opposants au régime, et de l’extérieur, venant de pays occidentaux ou arabes opposés à Bachar al-Assad – et il n’a pas tenu face à la contestation civile qui allait l’emporter dans une chute totale. Le problème, c’est qu’en s’effondrant, le régime syrien est retombé par morceaux entiers sur une population sans défense et que ce qui a émergé de ces ruines, c’est l’Etat Islamique.

Les assassinats d’Imad Mughniyeh et de Mohammad Suleiman: Israël et la CIA

L’assassinat d’Imad Mughniyeh est évoqué dans un des documents Wikileaks, les Stratfor Files. Stratfor, une société privée du renseignement américain, fait un rapport sur la mort d’Imad Mughniyeh, présenté comme « un des piliers du Hezbollah », et mort dans une explosion de voiture le 12 février 2008. Le rapport de Stratfor (traduit ici en français), établi grâce à une source israélienne, attribue l’attentat contre Imad Mughniyeh aux services secrets israéliens, le Mossad. Le plus étonnant, c’est qu’Imad Mughniyeh, décrit comme « un partisan de la guerre clandestine et un théoricien de l’attentat à la voiture piégée » (Wikipedia) est lui-même mort assassiné dans un attentat, dans l’explosion de sa voiture — comme si le Mossad avait voulu lui jouer une revanche en choisissant son moyen de lutte privilégié pour le tuer.

Mais, dans un article du Washington Post, daté de janvier 2015, on apprend que le Mossad a été assisté de l’aide de la CIA américaine pour réaliser l’élimination d’Imad Mughniyeh, notamment en ce qui concerne la mise au point de la bombe:

Les États-Unis ont aidé à construire la bombe, a dit l’ancien fonctionnaire, et l’ont testé à plusieurs reprises dans un établissement de la CIA en Caroline du Nord pour s’assurer que la zone de l’explosion potentielle soit contenue et n’entraînerait pas de dommages collatéraux.

Ces éléments qui ont été révélés il y a quelques mois montrent qu’il y a bien eu une volonté commune entre les Etats-Unis et Israël pour éliminer certaines figures-clés liées au Hezbollah et au régime syrien, les deux étant soutenus par l’Iran. Cette politique d’élimination et d’assassinats qui a eu lieu en 2008, bien avant le début de la guerre civile en Syrie, montre la montée de la tension politique au Moyen-Orient: les tentatives de paix entre Israël et la Palestine échouent, l’Etat israélien sent monter la menace d’une agression à ses frontières et s’empresse dans la panique de faire assassiner toute une liste de personnalités jugées dangereuses pour la sécurité de l’Etat d’Israël. Imad Mughniyeh en faisait partie, tout comme le général syrien Mohammad Suleiman.

Il y a deux interprétations à cette série d’assassinats ciblés: soit ces assassinats ont été menés comme une alternative pour éviter la guerre, autrement dit comme un moyen de pression pour forcer le gouvernement syrien à ne plus soutenir le Hezbollah et à négocier avec Israël, soit ces assassinats ont été menés par Israël et les Etats-Unis comme une préparation à une guerre planifiée avec la Syrie dès 2008, dans le but d’affaiblir à l’avance le régime syrien en éliminant les chefs militaires et les soutiens proches de Bachar al-Assad, comme Imad Mughniyeh et Mohammad Suleiman.

D’autre part, ce qui montre le lien entre ces deux assassinats comme le reflet d’une politique commune entre les Etats-Unis et Israël, c’est l’intervalle de temps — 6 mois à peine — qui séparent la mort d’Imad Mughniyeh et celle de Mohammad Suleiman. Comme le souligne The Intercept dans son article sur la mort de Mohammad Suleiman, le général qui était une figure-clé du régime de Bachar al-Assad:

L’assassinat israélien de Suleiman est venu moins de six mois après qu’une équipe conjointe de la CIA et du Mossad a assassiné un haut membre du Hezbollah dans le coeur de Damas, selon plusieurs responsables actuels et anciens de l’armée et du renseignement américain. L’implication américaine et israélienne dans cette attaque, qui visait l’agent du Hezbollah Imad Mughniyeh, a été rapportée en tout premier et en détail par le Washington Post.

On peut donc fortement soupçonner que l’assassinat d’Imad Mughniyeh, le 12 février 2008, puis celui de Mohammad Suleiman, le 1er août 2008, faisaient tous deux parties d’une liste commune au Mossad israélien et à la CIA américaine pour contrer et affaiblir le régime syrien et ses alliés, même si le lien à la CIA pour Mohammad Suleiman n’est pas démontré.

Le régime Assad, un régime fissuré de l’intérieur

En 2008, des sources citées par des journalistes faisaient déjà le lien entre la mort de Mohammad Suleiman et celle d’Imad Mughniyeh (sans parler encore d’une responsabilité du Mossad ou de la CIA). Ces articles soulevaient plutôt la question d’une vengeance au sein des services secrets syriens, en effet:

Des membres internes du régime indiquent que le meurtre de Mughniyeh, qui a causé au leader syrien un sérieux embarras avec ses alliés iraniens et le Hezbollah, a déclenché une purge dans les rangs supérieurs des services de renseignement en Syrie. Certains spéculent que ces purges ont pu créé un motif de revanche pour le meurtre de [Mohammad] Suleiman.

Ces affaires concernant les services secrets ont pu affaiblir de l’intérieur le régime syrien et conduire, peut-être, à une forme de trahison et de contestation accrue contre le régime de Bachar al-Assad avant de mener à la guerre civile.

D’autre part, le régime syrien était fragile de l’intérieur, comme l’ont constaté les diplomates américain, dès 2006, dans un câble publié par Wikileaks (06DAMASCUS5399). Les Etats-Unis avaient conscience de ces failles dans le régime syrien. Le cercle du pouvoir de Bachar al-Assad est très restreint à ce moment: le pouvoir est détenu par un nombre très limité de personnes, un « cercle intérieur » qui est fragile et vulnérable, ce qui laisse penser que Bachar al-Assad pouvait être facile à renverser:

Les actions qui conduisent Bachar à perdre l’équilibre et augmenter son insécurité sont dans notre intérêt, parce que son inexpérience et le cercle de décision extrêmement petit du régime le rendent sujet aux trébuches diplomatiques qui peuvent l’affaiblir à l’échelle nationale et régionale.

La question qui reste à l’esprit est la suivante: Est-ce que les Etats-Unis, Israël et leurs alliés qui voulaient faire tomber le régime Assad avaient planifié une guerre en Syrie dès 2008, en conduisant des politiques d’assassinats (est-ce que l’objectif de faire tomber le régime Assad était clairement défini et décidé?) —, ou bien est-ce que la révolution et la guerre civile en Syrie se sont produites comme une conséquence de l’échec répété des négociations de paix au Moyen-Orient, forçant les pays occidentaux à soutenir les rebelles et à s’enliser dans une guerre indéfinie contre le régime syrien? Les politiques d’assassinats ont peut-être été imaginées au départ comme une alternative à la guerre, un moyen d’affaiblir le régime syrien par étapes, en déconstruisant les bases du pouvoir de Bachar al-Assad, plutôt que de l’affronter directement dans des combats militaires, terrestres ou aériens.

Les Etats-Unis ont toujours eu conscience du rôle-clé et de la position stratégique de la Syrie pour l’avenir du Moyen-Orient. Ils avaient tout à fait conscience que la Syrie était un pays qui pouvait déstabiliser l’ensemble de la région, comme en témoigne l’extrait d’un rapport daté de 2008 et destiné au congrès américain:

Malgré la faiblesse de son armée et son économie morne, la Syrie demeure essentielle dans la géopolitique du Moyen-Orient. Le régime Assad a ses mains dans chacune des quatre grandes zones actives ou potentielles de conflit dans la région (Liban, Israël-Palestine, Irak, et Iran). […] D’autres pensent que l’Administration devrait aller encore plus loin pour faire pression sur le gouvernement syrien et devrait même envisager la mise en œuvre de sanctions économiques plus sévères contre celui-ci. (Résumé, p. 2)

Dans tous les cas, les Etats-Unis et Israël étaient impliqués idéologiquement face à la Syrie, bien avant le début de la guerre civile. Et il n’y a sans doute jamais eu de réelle « passivité » politique du côté israélien à l’égard du régime syrien, contrairement à ce que peut sous-entendre, par exemple, un article récent du Huffington Post:

La position de l’Etat hébreu, autre puissance régionale, sur le dossier syrien est quand à elle assez ambiguë et a évolué depuis le début de la crise. Si Israël a été d’une relative passivité durant les deux premières années, elle soutient désormais officiellement militairement et logistiquement les différents groupes armés rebelles présents dans les zones proches de la frontière israélo-syrienne

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Etat d’Israël a été actif dans les affaires syriennes, bien avant la guerre civile, à travers les assassinats de figures soutenant de près ou de loin Bachar al-Assad, ou de personnalités liées au régime. On ne peut donc pas dire que l’Etat hébreu « a été d’une relative passivité » dans l’analyse de ces faits. Des assassinats et des opérations secrètes ont été menés. Mais l’implication de l’Etat hébreu n’explique pas à elle seule la chute du régime de Bachar al-Assad, car on constate que ce régime était miné de l’intérieur idéologiquement et qu’il pouvait difficilement contenir une montée croissante de l’opposition.

Un commando israélien a assassiné un général syrien proche de Bachar al-Assad en 2008 – NSA leaks

RT, 16 juillet 2015

carte-de-syrie1Une unité du commando naval israélien a tiré et tué Muhammad Suleiman, un haut-conseiller militaire du président syrien Bachar al-Assad en 2008, selon un fichier divulgué de la National Security Agency, publié par The Intercept.

Suleiman a reçu une balle dans la tête et le cou, alors qu’il participait à un dîner dans sa villa dans la ville côtière syrienne de Tartous. Les commandos israéliens ont ensuite procédé à une fuite par la mer, indique le rapport, citant un document interne, qui a été obtenu à partir de la mine de fichiers divulgués par l’ancien contracteur de la NSA Edward Snowden.

Lire la suite: http://www.rt.com/news/273985-israel-mossad-syria-assassination-nsa/

Lire sur le Guardian: http://www.theguardian.com/world/2015/jul/15/nsa-reveals-israeli-commandos-killed-mahmoud-suleiman-syria?CMP=share_btn_tw

WikiLeaks: Une traduction du document des Câbles saoudiens pour «faire tomber» le régime syrien

saudi-king-abdullah-syria-bashar-assad-afpLe roi saoudien Abdallah et le président syrien Bachar al-Assad au Palais d’al-Shaab à Damas, le 7 octobre 2009

Albawaba.com, le 7 juillet 2015 via SyndiGate.info

WikiLeaks est revenu avec un autre rapport, lundi, qui semble montrer les sentiments saoudiens à l’égard du régime syrien; un télégramme révèle que les responsables saoudiens ont dit du président Bachar al-Assad qu’il doit tomber avant qu’il ne se venge sur l’Arabie saoudite.

Une traduction exacte de la note semble montrer que l’Arabie saoudite a fait des plans pour rencontrer des responsables russes et essayer de les persuader de mettre un terme à leur soutien au régime. Dans l’intérêt des objectifs diplomatiques du royaume, le télégramme a parlé d’interdire aux médias locaux la couverture défavorable de la Russie.

Voici une traduction de la partie la plus pertinente du document saoudien:

Le royaume a pris une position ferme et il n’y a plus de place pour se retirer. Il faut mettre l’accent sur la vérité que le premier but du régime syrien, pour contourner la crise actuelle, est la revanche contre les pays qui se dressent contre lui, et le royaume et certains des pays du Golfe sont en haut de la liste. Si nous prenons en considération l’ensemble de la cruauté de ce régime, son inhumanité et son manque d’hésitation à utiliser n’importe quel moyen pour réaliser ses objectifs, alors il y a un haut degré de danger pour le royaume, ce qui rend crucial de le viser – avec toutes les méthodes possibles et connues – pour faire tomber le régime actuel en Syrie.

Et voici la note originale en arabe. Le mémo semble incomplet:

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Par Hayat Norimine

Source: http://www.albawaba.com/loop/saudi-cables-translation-document-bring-down-syrian-regime-716790

Le site de la diplomatie française confronte les affirmations de Bachar al-Assad sur la BBC et France 2 à la situation en Syrie

Comparaison entre les affirmations de Bachar al-Assad et les conclusions de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie (avril 2015)

Lire le communiqué: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/actualites-2015/article/comparaison-entre-les-affirmations

Le Hezbollah accuse Israël d’avoir tué cinq ingénieurs nucléaires en Syrie

Un des scientifiques était iranien; le Hezbollah soupçonne les rebelles syriens travaillant pour Israël d’avoir effectué l’attaque.

Hassan Nasrallah et Bachar al-AssadCette photo montre le leader du Hezbollah, Sheik Hassan Nasrallah, à gauche, qui parle avec le président syrien Bachar al-Assad, à droite. 25 février 2010.

Haaretz, 11 novembre 2014

Le Hezbollah accuse Israël de la mort de cinq ingénieurs nucléaires, quatre syriens et un iranien, lundi, à Damas.

Les premiers rapports syriens ont déclaré que quatre Syriens ont été tués dans une embuscade, mais plus tard, la télévision d’Etat syrienne a admis qu’un cinquième scientifique, un iranien, était également parmi les victimes. Les cinq ont été tués après que des tireurs ont ouvert le feu sur leur bus dans une zone non touchée par les combats entre les groupes rebelles et les forces du président syrien Bachar al-Assad.

« Nous pouvons confirmer que cinq experts scientifiques ont été martyrisés par des terroristes dans le cadre des complots en cours de l’entité sioniste », a déclaré un commandant anonyme du Hezbollah à Beyrouth dans un rapport publié mardi par le Sydney Morning Herald.

Lire la suite: http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/1.625906

Un militant du Bahreïn arrêté pour avoir dénoncé le rôle de son pays dans la montée de l’Etat Islamique

220px-Nabeel_Rajab_at_his_officeNabeel Rajab, militant des droits de l’homme au Bahreïn, a été arrêté le 1er octobre pour un tweet qui a déplu aux autorités de son pays. Sans doute habitué aux arrestations et aux réactions excessives de son gouvernement, dans un monde incompréhensible où les réseaux sociaux ont été créés pour la liberté de tous mais où même l’informatique ne peut résoudre l’obscurantisme de certains esprits qui nous gouvernent, Nabeel Rajab a été « convoqué pour expliquer des tweets offensants », d’après un communiqué officiel. Dans ce tweet, « il affirme que d’anciens membres des services de sécurité du Bahreïn sont partis se battre en Syrie, dans les rangs de l’organisation Etat Islamique » (RFI) et il soulève ainsi un problème plus large concernant l’Etat Islamique, celui du rôle de certains gouvernements dans la montée du terrorisme au Moyen-Orient.

« Beaucoup de Bahreïniens qui ont rejoint le terrorisme et l’Etat islamique viennent des institutions sécuritaires. Elles ont été leur premier incubateur idéologique » (Source: Twitter)

Il est étonnant de voir que cette arrestation de Nabeel Rajab n’a pas été largement relayée dans les médias occidentaux, y compris les grandes chaînes audiovisuelles, comme un signe de soutien à toute forme de liberté d’expression, et que l’attention des journalistes se soit uniquement focalisée sur les frappes aériennes et le conflit avec la Turquie. Tout au plus, peut-on trouver le communiqué d’Amnesty International qui appelle à sa libération et celui de RSF qui condamne son arrestation arbitraire. Mais du côté des gouvernements et des institutions internationales, c’est le grand silence. Aucun communiqué ne semble avoir été publié.

Pourquoi les gouvernements européens n’apportent pas un soutien médiatique et politique à Nabeel Rajab, un militant qui a soulevé une question importante sur l’origine et la montée de l’Etat Islamique? Pourquoi n’y a-t-il pas d’appui direct pour soutenir ces voix dissidentes qui se font arrêter dans des pays qui prétendent lutter contre l’Etat Islamique, mais qui en contrepartie arrêtent toute personne qui remet en cause la logique de ce gouvernement? Des personnes comme Nabeel Rajab devraient être au centre du débat sur l’Etat Islamique, car son exemple prouve que des pays participant à la coalition anti-Etat Islamique censurent eux-mêmes leurs propres citoyens. Comment croire de ce fait à la sincérité et à l’efficacité d’une telle coalition, quand la base même de ce débat est censuré?

Alors que les Etats-Unis ont mené des frappes contre les positions de l’Etat Islamique à Kobané, ces derniers jours, et que la coalition internationale s’est réunie à Washington pour discuter de ce qui se passe au Moyen-Orient, avec parmi eux des pays qui ont des intérêts directs dans cette région du monde, à savoir l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn et les Emirats arabes unis, on constate parallèlement peu de soutien et peu de volonté de prise de conscience internationale face à l’origine de cette crise militaire et politique qui plonge dans le chaos l’Irak et la Syrie. La censure du débat sur la montée de l’Etat Islamique et l’arrestation de certains dissidents au Bahreïn n’aidera pas à résoudre ce conflit, qui est devenu trop complexe aujourd’hui pour que seule l’élite gouvernementale puisse choisir et diriger le destin de populations entières dans une situation aussi grave.

Résoudre un conflit lié au terrorisme et à une guerre qui semble s’étendre sur toutes les frontières, cela passe aussi par l’information des citoyens et par le débat sur les vraies origines de ce conflit, un débat critique où chaque pays devrait admettre son rôle dans la montée de l’Etat Islamique. Ce n’est pas uniquement un problème de terrorisme. C’est aussi, par exemple, le problème face à la vente des armes au Moyen-Orient, le fait que des pays occidentaux vendent de plus en plus d’armes comme seule méthode pour apaiser des régions en guerre, et le fait qu’un groupe terroriste ait pu s’emparer d’armes sophistiquées à grande échelle.

D’autre part, beaucoup d’armes ont été vendues à des pays qui ne sont pas encore des modèles à suivre en matière de droits de l’homme: que ce soit la Syrie, l’Irak ou d’autres pays confrontés à des rébellions et à des guerres civiles, les gouvernements occidentaux devraient d’autant plus s’interroger sur le sens réel du commerce des armes, quand on sait qu’il faudra deux fois plus d’armement pour arrêter des groupes faisant un usage démesuré de la violence face à des populations civiles.

Il faut peut-être remettre en cause le commerce des armes à un niveau international. Nos démocraties sont sans doute encore trop soumises au pouvoir de l’industrie de l’armement, mais l’armement et la défense ne doivent pas devenir les buts de nos démocraties et ne doivent pas s’imposer comme une logique gouvernementale dans le monde. De la même manière que les technologies de surveillance ne résoudront pas les problèmes de pauvreté et la corruption, il faut trouver d’autres objectifs plus nobles pour nos démocraties. Il faut se détourner de cette logique de l’armement qui ne fait qu’augmenter les guerres et le terrorisme dans le monde. Il faut remettre en cause les profits des sociétés d’armement qui, au lieu d’oeuvrer pour le bien de l’humanité, ne font que contribuer à sa destruction.

Il ne s’agit pas pour une société ou un gouvernement de faire des profits rapides et de développer des technologies militaires pour imposer sa suprématie politique dans le monde. Il ne s’agit pas de montrer qu’un pays est capable de produire des milliers d’armes nucléaires ou des quantités infinies de substances chimiques, car la sophistication des armes n’est pas un signe de progrès de l’humanité ni un signe que nos sociétés seraient devenues plus démocratiques que dans le passé. Nos gouvernements sont déjà capables de produire des armes à l’infini, mais parallèlement ils n’ont toujours pas appris à dialoguer entre eux de manière pacifique et ils n’ont toujours pas appris à privilégier la diplomatie et la négociation y compris dans la résolution de conflits liés au terrorisme. En témoigne la situation actuelle dans le monde.

Le chaos actuel au Moyen-Orient témoigne à quel point les Etats-Unis et les grandes puissances sont incapables de s’entendre sur une stratégie pour sortir de cette guerre et à quel point les gouvernements du Moyen-Orient ont du mal à sortir de l’opposition entre les régimes chiites et les régimes sunnites, à dépasser leur intérêt national et leur intérêt individuel pour penser à l’intérêt de tous les pays. Mais c’est aussi la faute de nos gouvernements en Occident qui n’ont pas su imposer leur vision d’une démocratie égalitaire et qui n’ont pas su demander à ces pays de faire plus d’efforts pour améliorer la situation des droits de l’homme, alors que cette chose était tout à fait à leur portée.

L’Iran et l’Irak financent l’Etat Islamique (ISIS) en Syrie: un membre détenu d’al-Qaïda

640px-Territorial_control_of_the_ISIS.svgIllustration: Wikipedia

Des membres détenus de la branche d’Al-Qaïda en Syrie ont révélé des histoires qui démontrent leurs liens avec le régime syrien. Depuis le début des combats, beaucoup des deux côtés ont été tués ou arrêtés. Certains de ces membres d’al-Qaïda (sous le nouveau nom ISIS) qui sont tombés aux mains des rebelles syriens ont dit qu’ISIS [Etat Islamique d’Irak et de Syrie] avait des liens avec le régime syrien.

Dans une interview qui a été diffusée par la chaîne d’informations Al Arabiya, un membre détenu d’ISIS [Etat Islamique d’Irak et de Syrie] a déclaré: « Il est arrivé une fois qu’un agent du régime syrien et 11 autres ont fait défection et ont conduit leur véhicule à Masila [nord de Raqqa]. Nous avons reçu l’ordre de les arrêter et de les remettre au régime ».

Il a dit qu’ISIS [Etat Islamique d’Irak et de Syrie] était derrière un attentat qui a détruit la gare de Raqqa, l’année dernière. « Nous avons reçu des ordres du commandant Abou Anas al-Iraqi de bombarder la gare. Nous avons également reçu l’ordre de tirer sur les ambulances et les civils qui tentent de rejoindre les victimes « , a-t-il dit.

Abou Anas al-Iraqi mène une brigade d’al-Qaïda dans la province de Raqqa. Il est surnommé al-Iraqi d’après son pays, l’Irak, où il travaillait comme officier de renseignement, selon un autre détenu.

« Abou Anas est financé directement par le régime, à travers l’Iran et l’Irak. Sa brigade est spécialisée dans les enlèvements, les voitures piégées et les assassinats ciblés de membres de la FSA [Armée Syrienne Libre] », a déclaré le détenu.

Il convient de mentionner que dans la tourmente récente dans la province irakienne d’Al-Anbar, nombre de députés irakiens ainsi que des dirigeants et figures politiques irakiens de premier plan ont souligné le rôle de premier plan de l’IRGS iranien de la force Qods dans le financement et l’armement des membres de l’ISIS [Etat Islamique d’Irak et de Syrie] pour la suppression des forces de l’opposition et des tribus locales.

Source: http://www.mojahedin.org/newsen/26382/Iran-and-Iraq-financing-ISIS-in-Syria-detained-member-of-Al-Qaeda