Guerre permanente: « Les aventures dans un monde américain de frustration »

Tom Engelhardt explore le monde étrange américain avec un oeil sur l’absurdité particulière du moment – de la nucléarisation de la planète au bon vieux bombardement, de la privatisation de la guerre à la vente de ses instruments, de la puissance de la sécurité nationale de l’état dans les élections américaines à la puissance de l’argent du même.

Middle East Online, 24/09/2016

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300px-mq-1_predator_unmanned_aircraft_wikiNucléarisation de la planète: Je suis sûr que vous vous souvenez de Barack Obama, le gars qui est entré dans le bureau oval engageant à travailler pour « un monde exempt d’armes nucléaires ». Vous savez, le président qui a voyagé à Prague en 2009 pour dire de manière émouvante: « Donc, aujourd’hui, j’affirme clairement et avec conviction l’engagement de l’Amérique à rechercher la paix et la sécurité pour un monde sans armes nucléaires… Pour mettre fin à la logique de la guerre froide, nous allons réduire le rôle des armes nucléaires dans notre stratégie de sécurité nationale, et exhorter les autres à faire la même chose ». Cette même année, il a reçu le prix Nobel en grande partie pour ce qu’il pourrait encore faire, en particulier dans le domaine nucléaire. Bien sûr, c’était en 2009!

Après presque deux mandats dans le bureau oval, notre président de la paix, le seul qui ait jamais appelé à « l’abolition » nucléaire – et dont l’administration a mis à la retraite quelques armes dans notre arsenal nucléaire, plus que tout autre dans l’ère de l’après-guerre froide – préside désormais les débuts d’une modernisation de 3 billions de dollars de ce même arsenal. (Et que ce prix de 3 billions de dollars vient, bien sûr, avant même que les dépassements de coûts inévitables ne commencent.) Cela inclut un travail à grande échelle sur la création d’une arme nucléaire « guidée à haute précision » avec une option de rappel à moindre rendement. Une telle arme pourrait potentiellement faire venir les armes nucléaires sur le champ de bataille en première utilisation, une chose pour laquelle les États-Unis innovent fièrement.

Et cela m’amène au 6 septembre, à la première page du New York Times qui a attiré mon attention. Pensez-y comme la cerise sur le gâteau nucléaire de l’ère Obama. Son titre: « Obama peu susceptible d’engager une non-utilisation première des armes nucléaires ». Certes, si elle est faite, un tel vœu pourrait être inversé par un futur président. Pourtant, de peur que la promesse de ne pas engager une guerre nucléaire « affaiblirait les alliés et redonnerait du courage à la Russie et à la Chine… alors que la Russie est en cours d’exécution pratique de bombardement sur l’Europe et que la Chine étend sa portée dans le sud de la mer de Chine », le président a reculé sur la délivrance d’un tel vœu. En clair: le seul pays qui ait jamais utilisé de telles armes restera sur le dossier, toujours prêt, et disposé à le faire de nouveau sans provocation nucléaire, un acte qui, pense-t-on maintenant à Washington, créerait une planète plus calme.

Vous plaisantez!

Le bon vieux bombardement: rappelons celui d’octobre 2001, quand l’administration Bush a lancé son invasion de l’Afghanistan, les États-Unis ne bombardaient aucun autre pays largement islamique. En fait, ils ne bombardaient aucun autre pays. L’Afghanistan a été rapidement « libéré », les talibans écrasés, al-Qaïda mis en fuite, et c’était tout, semblait-il à ce moment.

Le 8 septembre, près de 15 ans plus tard, le Washington Post a rapporté que, sur un seul week-end et dans une « vague » d’activité, les États-Unis avaient fait tomber des bombes, ou tiré des missiles sur six pays largement islamiques: l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, la Libye, le Yémen et la Somalie. (Et cela aurait pu être 7, si la CIA n’avait pas un peu rouillé quand on en vient aux frappes de drone sur les zones frontalières et tribales du Pakistan que celle-ci a lancées à plusieurs reprises pendant ces années.) Dans le même esprit, le président qui a juré qu’il mettrait fin à la guerre des États-Unis en Irak et qui, au moment où il  quitte ses fonctions, fait la même chose en Afghanistan, supervise maintenant des campagnes de bombardement américaines en Irak et en Syrie qui font tomber près de 25,000 armes par an sur ces pays. Seulement récemment, afin de faciliter la poursuite de la plus longue guerre de notre histoire, le président qui a annoncé que son pays avait mis fin à sa « mission de combat » en Afghanistan en 2014, a une fois de plus déployé l’armée américaine dans un rôle de combat et a fait la même chose avec l’US Air Force. Pour cela, des B-52 (infâmie du Vietnam) ont été retournés à l’action là-bas, ainsi qu’en Iraq et en Syrie, après une décennie de retraite. Au Pentagone, les figures militaires parlent maintenant de guerre « générationnelle » en Afghanistan – bien jusqu’aux années 2020.

Pendant ce temps, le président Obama a personnellement aidé à innover dans une nouvelle forme de guerre qui ne restera pas longtemps une chose proprement américaine. Cela implique des drones armés de missiles, des armes de haute technologie qui promettent un monde de conflit sans victime (pour l’armée américaine et la CIA), et qui s’ajoute à une machine à tuer globale et permanente pour supprimer des leaders terroristes, « lieutenants » et « militants ». Bien au-delà des zones de guerre américaines officielles, les drones américains traversent régulièrement les frontières, portant atteinte à la souveraineté nationale dans tout le Grand Moyen-Orient et certaines régions d’Afrique, pour assassiner toute personne que le président et ses collègues estiment avoir besoin de mourir, citoyen américain ou autre (plus, bien sûr, tout le monde qui se trouve dans le voisinage). Avec la « liste d’assassinat » de la Maison Blanche et ses réunions des « mardis de la terreur », le programme de drone, promettant une action « chirurgicale » de chasse et d’assassinat, a brouillé la ligne entre la guerre et la paix, tout en étant normalisé pendant ces années. Un président est maintenant non seulement le commandant en chef, mais un assassin en chef, un rôle qu’aucun président imaginable du futur ne serait susceptible de rejeter. L’assassinat, auparavant un acte illégal, est devenu le cœur et l’âme du mode de vie et du mode de guerre de Washington qui ne semblent que répandre davantage le conflit.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.middle-east-online.com/english/?id=78852

Les marionnettes d’Al-Qaeda au service des intérêts de l’Occident

(Cet article reflète un point de vue personnel et n’engage pas le point de vue des autres personnes ayant collaboré à ce blog.)

On a parlé pendant tant d’années d’Al-Qaeda et désormais depuis quelques mois de l’Etat Islamique.

Je pense que c’est une très bonne chose si les musulmans se lèvent contre le terrorisme dans leur pays et qu’ils protestent contre l’Etat islamique (avec la vidéo #notinmyname), mais je ne comprends pas pourquoi ils ne se sont pas mobilisés plus tôt contre les attentats commis par Al-Qaeda dans le monde, car cette situation dure depuis des années.

Je ne considère pas comme certains qu’Al-Qaeda est plus modéré que l’Etat Islamique: pour moi, les deux sont des organisations criminelles qui tuent des civils, y compris des musulmans, et n’ont aucun respect pour la religion, ni pour la vie.

Essayez juste de vous imaginer le mal qu’Al-Qaeda a fait à tous les musulmans à travers le monde, en organisant des attentats terroristes: à cause de tous ces attentats, ils ont contribué à la politique destructrice de l’Occident au Moyen-Orient et ils ont directement donné un argument à l’Occident pour aller bombarder leurs pays dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

Les pays occidentaux trouvaient un intérêt dans ces attentats, car cela leur permettait de continuer la guerre et de justifier leur présence au Moyen-Orient, tout en écoulant des stocks d’armes.

Al-Qaeda a bien plus servi les intérêts de l’Occident que les intérêts des musulmans dans le monde.

Avec tous ces attentats, ils ont contribué à justifier les attaques américaines de drones au Moyen-Orient contre des civils, ils ont conduit à la mort des milliers de personnes et détruit des milliers de vie. Tout cela n’a bien sûr aucun rapport avec l’Islam ni avec aucune religion dans le monde.

Essayez de vous imaginer: et si Al-Qaeda avait dès le début choisi des méthodes pacifiques et non-violentes (comme Gandhi) pour revendiquer plus de droits pour les musulmans. Aujourd’hui, le Moyen-Orient aurait certainement été dans une meilleure situation en ce qui concerne les droits de l’homme, l’économie, la politique, les droits des femmes, etc. Nous n’en serions jamais arrivés à une situation où des gouvernements doivent bombarder des groupes aussi extrémistes que l’Etat Islamique.

La violence et les attentats terroristes n’ont jamais servi à rien dans le monde, car ils ne mènent qu’à la destruction et à la régression de toutes les libertés acquises.

Si Al-Qaeda n’avait pas commis tous ces attentats, le Moyen-Orient aujourd’hui aurait été une région riche et peut-être exemplaire en matière de droits de l’homme, peut-être que le niveau de vie y aurait été comparable ou supérieur aux pays occidentaux.

Tout l’argent que les terroristes dépensent pour les armes et les bombes est une perte inutile: cet argent devrait être consacré à nourrir les familles et à aider les musulmans, au lieu de les tuer. Les groupes terroristes font seulement la richesse des marchands d’armes et des gouvernements qui les soutiennent.

En même temps, le terrorisme fait régresser les droits en Occident, car au nom du terrorisme, nos gouvernements occidentaux imposent plus de surveillance Internet et font passer des lois liberticides, et parallèlement ils vendent aussi des logiciels de surveillance dans les pays musulmans, et les musulmans sont ainsi également victimes des effets du terrorisme, quand ils sont espionnés et fichés pour leurs convictions religieuses.

Des groupes terroristes comme Al-Qaeda ou l’Etat Islamique doivent renoncer au terrorisme, car ce qu’ils font ne fera jamais progresser le monde et ils servent uniquement les intérêts de l’Occident en installant un climat de guerre perpétuelle au Moyen-Orient.

kimono

FuturePerfect Ö Festival, Suède: Contribution de 
Julian Assange au forum des Droits et de l’Activisme

Vaxholm, Suède, 26 août 2012: Contribution de 
Julian Assange, l’éditeur en chef de WikiLeaks, au forum des Droits et de l’Activisme au FuturePerfect Ö Festival. N’ayant pas pu assister au festival en Suède, ni participer à un vidéo-chat en direct, Assange a participé via un enregistrement audio, aux côtés de John Manoochehri, Jennifer Robinson, Richard Reynolds, Tom Strömberg, Samuel Jarrick, et Blaine O’Neill.

Hey, Ö Festival, mon nom est Julian Assange et je vous parle depuis l’ambassade d’Equateur à Londres. Cette ambassade qui est devenue mon lieu de résidence temporaire est aussi un lieu de travail bien occupé. Il est donc possible que vous entendiez des bruits de bureau, et je vous demande pardon si l’audio n’est pas de bonne qualité. Je suis ravi que ce festival existe toujours en Suède, alors que ce n’est une surprise pour personne que je sois malheureusement au regret de certains des changements politiques survenus en Suède au cours des 20 dernières années. Je suis content que des festivals comme celui-ci, qui représentent le meilleur aspect des traditions suédoises, soient encore possibles. Aujourd’hui, je ne veux pas parler des difficultés auxquelles je fais face. Si nous devons changer notre société, pour en faire une société meilleure, une société plus civilisée, alors nous devons tout d’abord comprendre quels sont les ingrédients principaux de la civilisation. Avec civilisation, je ne veux pas parler d’ »industrialisation », je veux parler de la partie « civile » qui repose dans la civilisation.

Donc je dis que si nous nous intéressons de près à ce terme de « média », et à ce que cela devrait vraiment être, et ce que c’est dans son essence, nous arrivons à la conclusion qu’il n’y a pas de civilisation, qu’il n’y a pas de société sans média. Ce qui veut dire : enlevons tous les médias, enlevons tous les « médiums », enlevons toute aptitude pour les êtres humains de communiquer entre eux dans le présent, et cela aussi nous apprendra à partir des expériences passées à comprendre le futur. S’il n’y a pas de communication entre les gens, si toute personne est isolée comme un arbre au milieu de la forêt, clairement il n’y a alors aucune civilisation et il n’y a pas de société. En ce moment, nous utilisons l’air pour communiquer avec nos amis, quand nous les rencontrons en personne, c’est le medium d’une communication humaine ordinaire ; nous utilisons internet pour communiquer dans la distance, les lignes de téléphones, le courrier, la presse écrite, les chaînes de télé, etc, et par dessus tout, les bibliothèques, pour la communication à long terme. Nous comprenons clairement que si toutes ces communications sont supprimées, la société s’effondre complètement et nous sommes réduits à une errance individuelle, d’animaux isolés sur la planète. Nous n’avons pas la capacité d’apprendre l’un de l’autre comment nous en sortir dans notre monde, et aucune capacité à apprendre du passé comment s’en sortir avec le monde dans lequel nous vivons, et le monde dans lequel nous vivons est le seul que nous ayons, et c’est avec ce monde que nous devons nous en sortir.

La qualité de nos médias, la qualité de notre communication, la qualité de notre habileté à apprendre chacun l’un de l’autre, et à apprendre de nos expériences passées, afin de mieux nous adapter au monde dans lequel nous vivons, c’est donc cette qualité des médias qui doit être optimisée. Avec la meilleure communication possible, avec la meilleure capacité à apprendre de nos expériences, nous avons une chance – de ne pas simplement faire un truc idiot -, nous avons la chance d’être plus civilisés les uns par rapport aux autres, nous avons la chance d’éviter les embûches qui ont été révélées dans le passé. Le média est donc extrêmement important. Maintenant, bien sûr, la description classique du média, fréquemment utilisée, se réfère à une industrie, à un corps industriel et à un lobby industriel. Tous ces gens qui vivent et qui profitent de leur propre interposition dans les communications entre un groupe et un autre. Maintenant un média, aussi loin qu’il ait du succès et qu’il soit profitable et largement distribué, il est, en tant que corps industriel, par nature corrompu. Et pour comprendre d’où vient la corruption, en tout premier lieu, voyons qu’un corps industriel, une organisation qui devient puissante pour en influencer d’autres, se trouve capable de produire le consentement et de supprimer la dissidence. Comme résultat, les gens qui travaillent à l’intérieur, et ces propriétaires qui la détiennent, sont invités à s’asseoir à la table du pouvoir et ils obtiennent certaines concessions sur leurs modes de vie et sur leur façon de faire du business. Ils deviennent de cette manière une partie du gouvernement qu’ils sont censés surveiller. Ceci est inévitable, c’est un fait inévitable pour toutes les organisations de médias qui deviennent importantes et puissantes, et qui le font ainsi pendant plusieurs années. Elles deviennent inévitablement une partie du gouvernement qu’elles sont censées surveiller.

A présent, grâce à internet, nous pouvons tous publier un instant de vérité. Bien sûr, cela peut retomber avec le temps, cela peut être difficile de faire une chose que WikiLeaks a fait, qui a publié des centaines de milliers de documents sensibles, mais nous pouvons tous en publier un. La réponse à cette menace est de brûler la vérité dans des proportions sans cesse croissante de propagande, de telle sorte que les organisations de médias soient influencées de telle manière qu’elles s’autocensurent en termes de volume. Par exemple, il est clair que la plupart des sources des médias dominants en Suède sont capables de publier un article plein de vérité sur même la plupart des sujets les plus controversés. Mais ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est de montrer aucun signe d’un agenda institutionnel qui y est destiné. Ils ne peuvent pas publier en volumes sur ces sujets. Bien évidemment, quand nous avons affaire au politique, nous avons affaire à des perceptions en masse. Et les perceptions en masse sont affectées par des communications en masse. Ce n’est pas suffisant de simplement révéler la vérité dans un seul article isolé ou dans un tweet isolé. Ce qui est important, c’est de voir la vérité révélée en masse, où les gens peuvent la voir en masse et où les opinions peuvent être affectées en masse.

C’est donc le mur auquel nous sommes confrontés. C’est comme lutter avec une pompe à incendie ; c’est la taille du tuyau qui importe, ce n’est pas le fait que tu aies une pompe ou pas. Ce dont nous avons besoin, c’est de nous tenir ensemble et de créer une pompe aussi grande que possible, pour pomper et faire sortir la vérité dans un volume suffisamment important pour étancher le feu. Nous devons comprendre la gravité de la situation à laquelle fait face la civilisation. Nous approchons rapidement d’une société de surveillance globale ; en fait, pour la plupart des Etats nous y sommes déjà. Nous approchons rapidement d’un état de guerre permanent ; en fait, la plupart des pays Occidentaux ont été engagés maintenant dans des guerres au cours des 10 dernières années, et ils le sont de plus en plus. Nous constatons une énorme croissance du nombre des agences de renseignement. La frontière entre la police et l’armée commence à s’écrouler, avec l’armement de la police, l’augmentation croissante de l’arsenal corporel que la police possède. A travers le monde, nous voyons un effondrement de la règle de la loi, une justice politisée et arbitraire, avec les listes d’assassinat des Etats-Unis approuvées par le Président en secret, sans processus exigé, la détention continuelle d’enfants sans accusation dans la baie de Guantanamo depuis 10 ans, sans espoir de libération. La surveillance de masse ayant été introduite dans tous les pays sans supervision effective de la part de la population.

La jonction entre les compagnies internationales et les réseaux de gens influents parmi les professionnels des banques, tous ces gens prenant le contrôle démocratique et électoral des bases de leurs populations respectives. Quand la loi devient arbitraire, il n’y a rien à faire, aucun endroit où tu puisses aller pour que ta famille soit protégée, où les choses qui te tiennent à cœur puissent être protégées, car à cause de sa nature arbitraire, cela peut affecter chacun de nous. Nous entrons dans une période de guerre permanente, nous avons vu la plupart des pays de l’OTAN à présent engagés dans une guerre au cours des 10 dernières années, et cette guerre est sur une pente ascendante, et d’autres guerres commencent, par exemple la poussée au conflit avec la Syrie, la participation aux conflits en Somalie, etc. En Suède, l’industrie de la guerre a atteint un tel niveau que la Suède est désormais l’exportateur de bombes numéro 1 par habitant dans le monde, c’est presque le double d’Israël qui était jusqu’à présent le fabricant numéro 1 par habitant.

Nous faisons face à une crise globale sérieuse, nous devons donc comprendre que ce n’est pas un choix concernant la bonne chose à faire, ce n’est pas un choix concernant le fait d’être moral ou pas, ce n’est pas une question de savoir si on se fait des amis, ou si nous sommes reconnus en tant que membres de la société. Nous sommes confrontés à la question de savoir si nous aurons une civilisation qui sera civile ou pas. Nous faisons face à un choix pour savoir si nous avons quelque chose à proposer, non seulement pour nos petits-enfants, mais aussi pour nous-mêmes. La proximité de la civilisation globale a un caractère dystopien et se rapproche rapidement. Il suffit pour cela de seulement regarder les avancées technologiques déployées par les armées et les services de renseignement, et l’appui législatif. Pour chaque morceau de législation que nous menons à terme, cinq autres sont en train de lever et de se mettre en place.

Alors pour la question de savoir ce que l’on peut faire, en tout premier lieu, nous devons comprendre le problème, nous devons comprendre la sévérité du problème, nous devons avertir les autres de la sévérité du problème, nous devons expliquer que ce n’est pas un choix, que ce n’est pas quelque chose dont nous pouvons sortir, qu’il y a un vrai risque de voir apparaître une dystopie globale technologique et politique, que les éléments-clé de cette dystopie sont déjà apparus et qu’ils nous affectent déjà dans un sens négatif. Alors nous devons ensemble avec les gens nous unir dans une même compréhension, nous devons inventer de nouveaux sens technologiques pour lutter contre le feu avec notre propre forme de feu, nous devons avoir une unité et une détermination absolues dans la réponse. Si nous regardons en arrière vers les luttes de résistances antérieures, des phénomènes similaires qui se sont produits dans le passé, c’est ce qui a  été décisif pour le dernier jour. L’unité, la détermination, la compréhension et la créativité, cherchant tout lieu possible où les forces de l’obscurité puissent être tenues à distance, c’est le seul moyen par lequel nous pourrons tous survivre cette menace qui avance et qui est contre tous.

TRANSCRIPTION originale de l’anglais par Selçuk Balamir
Traduction française par kimono

Source: http://soundcloud.com/futureperfectfestival/julian-assange-on-activism-at
Plus d’infos sur le blog relatif à l’article: http://2012.futureperfect.se/activism-assange