Michael Tsarion – Les architectes du contrôle: contrôle de masse et futur de l’humanité

Documentaire de Michael Tsarion et Blue Fire Film (2008)

Michael Tsarion, auteur et chercheur, cite le livre de Jim Keith (1949-1999) au début de ce documentaire (un livre consacré au contrôle de l’esprit, au Projet Monarch et à la manipulation de masse):

Voici le nouvel homme. Sa conception de la réalité est une danse d’images électroniques qui sont tirées sur son cerveau antérieur, une délicate construction de ses maîtres, conçue de telle sorte qu’il ne percevra en aucun cas le véritable ou le réel. Son bonheur lui est livré par un tube ou une connexion électronique. Son Dieu se cache derrière un rideau électronique; Quand le rideau est retiré, nous trouvons le sorcier de la CIA et le manipulateur des médias (Contrôle de Masse: L’Ingénierie de la Conscience Humaine, Jim Keith, 2003)

Le documentaire évoque plusieurs aspects du contrôle de masse. « La vraie guerre est une guerre contre la conscience. Il est très important de toujours se rappeler que le contrôle de l’esprit est omniprésent. C’est presque une question de savoir qui est contrôlé mentalement, en opposition à qui n’est pas contrôlé mentalement. Il y a juste une différence de degrés. La question d’ensemble qui consiste à savoir ce qu’est la conscience et comment celle-ci peut être manipulée est l’une des questions les plus importantes de notre époque. »

Néanmoins, régulièrement supprimé de youtube, il est possible que le lien de la vidéo que nous donnons dans cet article ne soit plus accessible d’ici quelques semaines. Il suffit de faire une recherche youtube avec les termes suivants « Architects Of Control: Mass Control & The Future of Mankind » pour retrouver les extraits du documentaire.

Et si les « False Flag » étaient une bande-annonce d’un film d’Hollywood?

« False Flag, vous n’avez jamais connu une telle peur »

Source: https://socioecohistory.wordpress.com/2015/01/15/false-flag-the-movie-trailer-hd-you-have-never-known-such-fear/

La propagande occidentale à travers les yeux de la Corée du Nord – Interview avec Slavko Martinov sur Russia Today

Interview de Slavko Martinov

Abby Martin parle au cinéaste Slavko Martinov, auteur du film «Propagande», un documentaire réalisé à partir de la perspective de la Corée du Nord, qui sert de critique contre la structure hyper-capitaliste, la manipulation politique, et le consumérisme qui caractérise le monde occidental. (youtube)

Voir le documentaire « Propaganda »:

Le réalisateur néo-zélandais Slavko Martinov fournit un réquisitoire accablant de la culture occidentale, du consumérisme, et du militarisme. Afin d’attirer l’attention du monde entier, il a d’abord été présenté comme la fuite d’un film nord-coréen de propagande. Après que certains de ses associés ont eu des ennuis avec la loi, il est sorti blanchi. (youtube)

Comment des agents secrets infiltrent Internet pour manipuler, tromper, et détruire des réputations

GCHQ-psychology

« La Psychologie, un nouveau genre de SIGDEV (développement de signaux) »: Une page d’un document top-secret du GCHQ préparé par son unité secrète JTRIG [Joint Threat Research Intelligence Group]

Par Glenn Greenwald, 24 février 2014

L’une des nombreuses histoires de pression qui restent à dire de l’archive Snowden est de savoir comment les agences de renseignement occidentales tentent de manipuler et de contrôler le discours en ligne avec des tactiques extrêmes de tromperie et de destruction de la réputation. Il est temps de dire un morceau de cette histoire, complétée avec les documents appropriés.

Au cours des dernières semaines, j’ai travaillé avec NBC News pour publier une série d’articles sur les tactiques des « sales tours » utilisés par l’unité secrète du GCHQ précédemment évoquée, le JTRIG [Joint Threat Research Intelligence Group] (Groupe Commun de Renseignement sur la Recherche de Menace). Ceux-ci étaient fondés sur quatre documents classifiés du GCHQ [doc.1, doc.2, doc.3, doc.4] présentés à la NSA et aux trois autres partenaires de l’alliance anglo-saxonne de la «Five Eyes». Aujourd’hui, nous publions sur The Intercept un nouveau document du JTRIG, en entier, intitulé « L’Art de la Tromperie: Formation pour des opérations secrètes en ligne ».

En publiant ces histoires, une par une, nos rapports NBC ont mis en évidence l’une des clés, des révélations discrètes: la surveillance de YouTube et de Blogger, le ciblage des Anonymous avec les mêmes attaques DDoS qu’ils accusent les « hacktivistes » d’utiliser, l’utilisation de « pièges à miel » (attirer les gens dans des situations compromettantes avec un moyen sexuel) et de virus destructeurs. Mais, ici, je veux me concentrer et donner des détails sur le point fondamental révélé par l’ensemble de ces documents, à savoir que ces agences tentent de contrôler, infiltrer, manipuler et déformer le discours en ligne, et ce faisant, compromettent l’intégrité de l’Internet lui-même.

Lire la suite de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2014/02/24/jtrig-manipulation/

Reflets.info: « Que créé la propagande d’Edward Snowden? »

Edward Snowden en Russie

Par Yovan Menkevick, 2 janvier 2014

[Extrait de l’article]

Alors, dans un absolu idéalisé, Edward Snowden est un type génial, l’équivalent d’un Assange et d’un Manning en encore plus gonflé, avec une action encore plus importante dans sa dénonciation. Un héros en quelque sorte. D’ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent pour l’élever au rang de héros mondial, lui filer le Nobel de la paix etc… Au point que personne ne l’attaque (hormis quelques fachos). Mais que fait Snowden depuis le départ? De la propagande. Petite définition basique de la propagande:

La propagande est un ensemble d’actions psychologiques pour influencer les pensées et les actes d’une population, afin de l’endoctriner ou l’embrigader (…) Les techniques de propagande modernes reposent sur les recherches conduites dans le domaine de la psychologie, de la psychologie sociale et dans celui de la communication. De manière schématique, elles se concentrent sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement(…) (source wikipedia)

Les techniques de propagande sont vastes, mais elles ont été définies de manière assez précise. La fiche wikipedia en donne quelques unes, et c’est assez édifiant dans le cas de Snowden:

— La fabrication de faux documents (les documents de Snowden sont des Slides, pas des preuves techniques, ils ont pu être fabriqués, personne ne le sait…)
— La peur: un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l’idée qu’on veut lui inculquer. (Les révélations de Snowden font peur, c’est une certitude…)

— Appel à l’autorité: l’appel à l’autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite. (C’est la NSA, une autorité…)

— Témoignage: les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l’individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande. (Oui, Snowden est un expert en informatique employé par la NSA…)

Lire l’intégralité de l’article: http://reflets.info/etat-de-droit-et-propagande-est-il-possible-de-nier-levidence/

Subversion idéologique – Manipulation de l’opinion – Guerre psychologique (par Yuri Alexandrovitch Bezmenoz)

Yuri Alexandrovitch Bezmenoz (Tomas Schuman). Né en 1939 dans la banlieue de Moscou. Il est le fils d’un officier de haut rang de l’armée soviétique. Il est issu des écoles de l’élite du système soviétique, il est devenu un expert de la culture et des langues de l’Inde. Il a fait une carrière exceptionnelle au sein de Novosti, qui était, et est encore, l’agence de presse du régime soviétique, agence qui servait également de paravent pour le KGB. Il est passé à l’Ouest en 1970 après avoir été totalement dégouté du système soviétique, et il l’a fait au péril de sa vie. C’est certainement l’un des plus grands experts mondiaux, en matière de propagande soviétique, de désinformation et de manipulation.

SUBVERSION IDEOLOGIQUE
Manipulation de l’opinion
Guerre psychologique

DEMORALISATION
DESTABILISATION
RADICALISATION
NORMALISATION

Le danger de l’« Etat providence », du système « Big Brother »
« Toutes vos libertés disparaîtront. Elles seront carbonisées en quelques secondes, et vos précieuses vies avec. »

INTERVIEW DE 1985 – SOUS-TITRES FRANÇAIS – YURI BEZMENOV, EX-AGENT DU KGB PASSE A L’OUEST DANS LES ANNEES 1970 RACONTE LES TECHNIQUES DE DESTABILISATION ET DE MANIPULATION DE L’OPINION

La subversion idéologique, c’est un processus qui n’a rien d’illégal ou de caché. C’est une action menée au grand jour. Il suffit de s’en rendre compte, de se déboucher les oreilles, d’ouvrir les yeux, et cela devient évident. Il n’y aucun mystère. Cela n’a rien à voir avec l’espionnage. Je sais que travailler dans le renseignement, cela fait plus romantique, c’est plus vendeur auprès du public. C’est sûrement pour ça que les producteurs d’Hollywood aiment tant les films du genre James Bond.

Mais en réalité, l’action principale du KGB n’est pas du tout de faire du renseignement. Selon moi, et selon l’avis de beaucoup de transfuges qui ont le même profil que moi, seuls 15% du temps, de l’argent et des effectifs sont consacrés à l’espionnage en tant que tel. Les 85% restants sont consacrés à un à processus très lent, que l’on appelle soit « subversion idéologique » ou manipulation de l’opinion, – « xxxxxxxxxx» dans le langage du KGB – ou « guerre psychologique ». Cela signifie essentiellement: changer la perception de la réalité de tous les américains, au point que malgré la profusion d’information, plus personne n’est plus capable de tenir un raisonnement correct afin de défendre ses propres intérêts, ceux de sa famille, de sa communauté, ou de son pays.

C’est un processus de lavage de cerveau généralisé, qui va très lentement, et qui comprend quatre phases.

La première phase est celle de la « démoralisation ». Cela prend entre 15 et 20 ans pour « démoraliser » un pays. Pourquoi tant d’années ? Parce que c’est le nombre d’années minimum requis pour éduquer une génération d’étudiants du pays visé, pour l’exposer à l’idéologie adverse. En d’autres termes, l’idéologie marxiste-léniniste est actuellement injectée dans les esprits malléables d’au moins trois générations de jeunes américains, sans rencontrer de résistance, sans être contrebalancée par les valeurs de base de l’Amérique ou par un patriotisme américain.

L’essentiel de l’activité du département était de compiler d’énormes quantités d’informations sur des personnes qui étaient ensuite instrumentalisées pour influencer l’opinion publique. Editeurs, écrivains, journalistes, acteurs, éducateurs, professeurs de sciences politiques, députés, hommes d’affaires…

La plupart de ces gens étaient divisés en deux groupes:

• Ceux qui soutenaient la politique du régime soviétique étaient promus à des postes de pouvoir grâce à la manipulation de l’opinion et des médias.

• Ceux qui refusaient l’influence du communisme dans leur pays, leur réputation était ruinée ou ils étaient exécutés. Physiquement. Révolution oblige.

Ainsi, dans une petite ville du Sud-Vietnam, plusieurs milliers de Vietnamiens ont été exécutés en une seule nuit, après que la ville ait été prise par les Viêt-Cong, au bout de seulement deux jours. Et la C.I.A n’a jamais compris comment les communistes avaient pu aller si vite, pour repérer chacun d’entre eux, connaître leurs domiciles, là où les trouver, les arrêter, tout cela en une seule nuit, en à peine quelques heures, avant le lever du jour, et les embarquer dans des camions, les conduire hors de la ville et les exécuter.

La réponse est très simple: bien avant que les communistes occupent la ville, il existait un réseau complet d’informateurs, des vietnamiens habitant la région, qui savaient absolument tout des personnes en mesure d’influencer l’opinion publique, jusqu’aux simples barbiers ou aux chauffeurs de taxi. Tous ceux qui étaient favorables aux Etats-Unis ont été exécutés.

Même chose à Hanoï [Vietnam], pilotée par l’ambassade soviétique. Et je faisais la même chose à New-Dehli.

A ma grande horreur, j’ai découvert, dans les dossiers des personnes qui allaient être exécutées, le nom de journalistes prosoviétiques qui étaient mes amis personnels.

– Prosoviétiques!?

Oui, absolument!

Ils défendaient un idéal communiste, ils avaient fait plusieurs voyages en URSS, et pourtant le KGB avait décidé que, révolution oblige, pour mener à bien les changements politiques drastiques de l’Inde, qu’il fallait les éliminer.

– Pourquoi cela?

Parce qu’ils en savaient trop. Simplement parce que les idiots utiles, les gens de gauche qui sont idéalistes, qui croient en la beauté du système soviétique, communiste, socialiste … quand ils ouvrent les yeux sur la réalité, ils deviennent les pires ennemis du système. C’est pourquoi mes instructeurs, au KGB, insistaient tout particulièrement sur ce point : « Ne vous préoccupez jamais des gauchistes. »

« Oubliez ces prostitués politiques. Visez plus haut. »

Telles étaient mes instructions. Essayez de pénétrer les médias conservateurs bien établis, essayez d’atteindre les producteurs de films riches à millions, les intellectuels, les milieux soi-disant académiques, entrez en contact avec les cyniques, les égocentriques qui peuvent vous mentir d’un air angélique en vous regardant droit dans les yeux.

Voilà les gens qu’il fallait recruter: ceux qui n’avaient plus aucuns principes moraux, les gens avides de pouvoir, ceux qui se prennent pour quelqu’un, ou qui se croient très importants.

Voilà les profils que le KGB cherchait à « recruter ».

– Mais pour éliminer les autres, ne sont-ils pas utiles?

Non, ils ne sont utiles que dans la phase de déstabilisation du pays.

Par exemple, tous les gens de gauche ici, tous ces professeurs et ces magnifiques défenseurs des droits à l’égalité, sont instrument alisés dans ce processus de subversion, et ce uniquement pour déstabiliser le pays.

Quand cette étape sera achevée, ils ne seront plus nécessaires. Ils en savent trop.

Quand leurs illusions tomberont, une fois un pouvoir marxiste en place, ils seront bien évidemment scandalisés, car ils s’imaginent que ce sont eux qui vont prendre le pouvoir.

Cela n’arrivera jamais bien sûr. Ils seront alignés contre un mur et exécutés. Ils seraient les adversaires les plus acharnés d’un régime marxiste-léniniste.

Ce qui s’est passé au Nicaragua, vous vous souvenez quand la plupart des anciens communistes ont été jetés en prison, ou quand l’un d’entre eux a changé de camp pour s’opposer aux sandinistes.

C’est aussi arrivé à Grenade, quand Maurice Bishop, du parti marxiste, a été exécuté par un autre, « plus marxiste » que lui.

Même chose en Afghanistan quand Taraki a été assassiné par Amin, lui-même assassiné par Karmal avec l’aide du KGB.

Même chose au Bangladesh, avec Mujibur Rahman, un leader de gauche très prosoviétique, assassiné par ses propres amis communistes de l’armée.

Le mécanisme se répète chaque fois à l’identique.

Une fois qu’ils ont servi, les idiots utiles sont soit exécutés jusqu’au dernier – je parle des idéalistes marxistes – ou exilés, ou jetés en prison, comme à Cuba ou beaucoup d’anciens marxistes sont en prison.

Fondamentalement, l’Amérique est coincée par cette « démoralisation ».

Si vous commenciez maintenant, à la minute même, à former une nouvelle génération d’américains, cela prendra quand même de 15 à 20 ans pour inverser la tendance, pour inverser cette perception idéologique de la réalité, et revenir à la normale et aux idées patriotiques.

Le résultat? Vous pouvez observer le résultat. La plupart de ceux qui ont fait leurs études dans les années 60, de ceux qui ont quitté l’école et la plupart des pseudo-intellectuels, occupent à l’heure actuelle des postes de pouvoir au gouvernement, dans l’administration, dans les affaires, les médias, ou dans le système éducatif.

Vous êtes coincés avec eux. Vous ne pouvez plus vous en débarrasser. Ils sont contaminés. Ils sont programmés pour penser et réagir à certains stimuli d’une façon déterminée. Vous ne pouvez pas changer leur façon de voir, même si vous leur présentez des informations véridiques.

Même si vous leur démontrez que blanc c’est blanc, et noir c’est noir, vous ne pouvez pas modifier leur perception de base et leur logique de comportement.

En d’autres termes, chez ces gens, le processus de « démoralisation » est total et irréversible. Pour débarrasser la société de ces personnes, il faut de nouveau attendre 15 à 20 ans, pour éduquer une nouvelle génération d’étudiants, leur inculquer des idéaux patriotiques et en faire des gens de bon sens, qui agissent dans l’intérêt de la société américaine.

– Et ces personnes qui ont été « programmées » et qui sont en place, favorables aux idéaux communistes, ce sont ces mêmes personnes qui seraient vouées à être massacrées dans un tel système.

La plupart d’entre eux, oui. Simplement parce que, avec le choc psychologique qu’ils éprouveraient en découvrant ce qu’est VRAIMENT leur magnifique société « d’égalité et de justice », se révolteraient, c’est bien évident. Ils seraient extrêmement mécontents, frustrés. Et un régime marxiste-léniniste ne peut tolérer ce genre de personnes, ils rejoindraient à coup sûr le camp des dissidents et des opposants.

Et à la différence des Etats-Unis actuels, il n’y a pas de place pour les dissidents dans un régime marxiste-léniniste.

Ici, vous pouvez devenir très célèbre, comme Daniel Ellsberg, ou démesurément riche comme Jane Fonda, en répandant des opinions « dissidentes » ou en critiquant la politique du Pentagone.

Dans un système marxiste, ces gens seraient simplement « pfft », écrasés comme des cafards. Ils n’obtiendraient rien en retour de leurs belles et nobles idées d’égalité.

Ça, ils ne le comprennent pas. Ce serait un choc terrible pour eux.

Aux Etats-Unis, le processus de démoralisation est en fait terminé. Et cela depuis 25 ans. Il dépasse même toutes les espérances: la démoralisation atteint désormais une telle ampleur que même Andropov et tous ses experts n’auraient jamais rêvé d’un tel succès.

Pour la plupart, elle est maintenant effectuée par les américains eux-mêmes sur d’autres américains, grâce à la disparition des repères moraux.

Comme je l’ai dit auparavant, dire la vérité [sur les régimes marxiste] n’a plus aucune importance.

Une personne « démoralisée » n’est plus en mesure de prendre en compte la réalité des faits. Les faits, le réel, cela ne l’atteint plus.

Même si je la bombardais d’informations, de preuves authentiques, de documents, de photos, même si je l’emmenai de force en URSS pour lui montrer les camps de concentration, elle refuserait de le croire, jusqu’à ce qu’elle reçoive un bon coup de pied au derrière.

C’est seulement quand la botte militaire s’abattra, qu’alors elle comprendra. Mais pas avant. C’est ça le tragique de la démoralisation.

L’étape suivante est la déstabilisation.

Dans ce cas, les révolutionnaires ne se soucient plus de vos idées ou de votre façon de vivre. Tout ça ne compte plus.

Cela prend seulement 2 à 5 ans pour déstabiliser un pays, et ce qui compte, ce sont les fondamentaux: économie, relations étrangères, défense. Et l’on peut voir clairement que, dans certains domaines, dans les domaines aussi sensibles que la défense ou l’économie, l’influence des idées marxistes-léninistes est absolument prodigieuse.

Je n’en croyais pas mes yeux, il y a 14 ans, quand je suis arrivé ici, je ne pensais pas que le processus irait aussi vite.

L’étape suivante est l’insurrection.

Cela prend environ 6 semaines pour amener un pays au bord de la crise, comme vous pouvez le voir en Amérique Centrale actuellement. (1985)

Après la crise, à la suite des violents changements de régime, de structure et d’économie, arrive ce qu’on appelle la phase de normalisation, qui peut durer indéfiniment.

La normalisation est une expression d’un grand cynisme, issue de la propagande soviétique. Quand les chars ont envahi la Tchécoslovaquie en 1968, Brejnev a déclaré: « Maintenant la situation en Tchécoslovaquie est normalisée ».

Et c’est ce qui arrivera aux Etats-Unis si vous laissez tous ces abrutis amener le pays à la crise, si vous les laissez promettre aux gens monts-et-merveilles et le « paradis sur Terre », si vous les laissez déstabiliser votre économie, éliminer l’économie de libre-échange, et mettre un gouvernement « Big-Brother » à Washington, avec des dictateurs bienveillants du genre Walter Mondale qui vous promettront tout ce que vous voulez, peu importe que ces promesses soient tenues ou non.

Il ira ensuite à Moscou baiser les pieds de la nouvelle génération de criminels communistes.

Il donnera l’illusion d’avoir les choses bien en main et qu’il contrôle la situation. Mais la situation n’est pas sous contrôle. Elle est même épouvantablement hors de tout contrôle.

La plupart des politiciens américains, la plupart des médias et le système éducatif forment une génération de gens qui croient vivre une période de paix.

C’est faux! Les Etats-Unis sont en guerre. Une guerre non déclarée et totale, contre les principes et les fondements même de ce système. Et l’initiateur de cette guerre, ce n’est pas Andropov, bien sûr, c’est une guerre contre le système communiste mondial, aussi ridicule que cela paraisse – ou contre la conspiration communiste mondiale, que cela fasse peur aux gens, je m’en fiche. Et si vous n’avez pas peur maintenant, rien ne vous fera peur…

Il ne faut pas devenir paranoïaque à ce sujet.

A vrai dire, ce qui se passe actuellement, c’est que contrairement à moi, vous avez encore plusieurs années à vivre – à moins que l’Amérique ne se réveille – avec cette bombe à retardement. Et le désastre approche chaque seconde un peu plus. Et contrairement à moi, vous n’aurez nulle part où vous réfugier, à moins d’aller en Antarctique avec les pingouins.

Ici, c’est le dernier pays de libertés, où tout reste possible.

– Et que faire alors? Que recommandez-vous aux Américains?

La première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’il faut un effort national de grande ampleur pour éduquer les gens dans le sens des valeurs patriotiques, et ensuite, expliquer le réel danger du système socialiste, communiste, quel que soit son nom.

Le danger de l’ « Etat providence », du système « Big-Brother ».

Si les gens ne réussissent pas à saisir l’imminence de ce danger et de cette évolution, rien n’aidera les Etats-Unis. Vous pouvez dire au revoir à vos libertés, à la liberté des homosexuels, aux droits des détenus etc…

Toutes vos libertés disparaîtront, elles seront carbonisées en quelques secondes, et vos précieuses vies avec.

Deuxièmement, au moins une partie de la population est convaincue que le danger est réel. Ils doivent FORCER le gouvernement – et je ne parle pas d’envoyer des lettres, des pétitions ou d’autres nobles et belles activités de ce genre – Je parle bien de forcer le gouvernement à arrêter d’aider le communisme.