Ces suicides de hackers sont étrangement similaires

NY Post, Par Isabel Vincent, 27 janvier 2018

Les ambulances et les voitures de police s’arrêtèrent brutalement devant le Gowanus Inn & Yard, un hôtel branché et ultramoderne qui avait récemment ouvert ses portes dans une rue branchée de l’Union Street à Brooklyn.

Mais les premiers intervenants avaient 48 heures de retard. James Dolan, un ancien marine et expert de la sécurité informatique âgé de 36 ans, s’était pendu dans sa chambre deux jours auparavant, le 26 décembre, selon le NYPD.

Le bâtiment où James Dolan s’est pendu.

Des foules curieuses se sont rassemblées le 28 décembre devant le Dinosaur BBQ et un atelier de mécanique automobile en face du nouvel hôtel dont la façade industrielle grise et carrée lui donne un air institutionnel, comme un hôpital ou une prison.

« Ils viennent d’ouvrir cet endroit, et quelqu’un y va pour mourir », a déclaré un employé de la pizzeria Tomato N’Basil au coin de la rue, sur la Fourth Avenue. Il était parmi la foule quand ils ont sorti le corps de Dolan par la porte dans un sac.

« Qu’est-ce qu’il lui était arrivé de si mauvais pour faire ça? » demande-t-il.

La réponse peut ne jamais être connue. Ce que l’on sait, c’est que Dolan était le deuxième membre d’une petite équipe de brillants activistes Internet qui ont développé SecureDrop – un système de transfert en ligne pour lanceurs d’alerte – le deuxième qui se suicide en se pendant à Brooklyn.

Le premier était Aaron Swartz, le programmeur informatique prodige, entrepreneur et activiste qui a co-fondé le site d’informations sociales Reddit quand il était encore adolescent. Selon le NYPD, Swartz, 26 ans, s’est pendu avec une ceinture dans l’appartement de Crown Heights qu’il partageait avec sa petite amie, en janvier 2013. Son décès est survenu un mois avant son procès devant un tribunal fédéral pour fraude et piratage. des charges. Swartz faisait face à 35 ans de prison et plus de 1 million de dollars d’amendes pour avoir prétendument téléchargé des millions de fichiers en 2011 à partir des archives universitaires en ligne JSTOR au MIT [Massachusetts Institute of Technology]. Les procureurs ont déclaré que Swartz avait l’intention de distribuer les articles gratuitement en ligne.

Lire la suite: https://nypost.com/2018/01/27/these-hackers-suicides-are-eerily-similar/

Le groupe Anonymous accuse une entreprise de la Silicon Valley d’apporter une protection en ligne à des sites Internet pro-Etat Islamique

« Un service appelé CloudFare joue un rôle majeur en protégeant des cyber-attaques des sites qui sont liés à l’Etat Islamique », d’après les Anonymous. Interrogé à ce sujet, un membre du réseau Anonymous explique techniquement pourquoi la société CloudFare permet cette protection en ligne. Selon lui, les motivations de la société sont avant tout financières. « Ils doivent faire cela juste pour l’argent, parce que s’ils voulaient vraiment se débarrasser d’ISIS, ils les retireraient de leurs serveurs », a-t-il déclaré au journaliste.

Le rôle des hackers pour contrer la surveillance et promouvoir la démocratie – Sebastian Kubitschko

publié sur cogitatiopress.com (2015)

Résumé

Les pratiques liées aux technologies et aux infrastructures médiatiques (MTI) sont une partie de plus en plus importante des constellations démocratiques, en général, et des tactiques de la surveillance, en particulier. Cet article ne cherche pas à discuter de la surveillance en soi, mais plutôt d’ouvrir une nouvelle ligne d’enquête en présentant la recherche qualitative sur le Chaos Computer Club (CCC), l’une des plus grandes organisations de hackers dans le monde et l’une des plus anciennes organisations en Europe. Malgré la conception de longue date du piratage animé d’une signification politique, la portée et le style d’engagement des hackers avec les nouveaux enjeux liés à la surveillance restent mal compris. La raison de cet article est d’examiner le CCC en tant qu’organisation de la société civile qui agit contre les assemblages contemporaines de la surveillance de deux façons: tout d’abord, en dé-construisant la technologie existante et en soutenant, construisant, en maintenant et en utilisant des technologies et des infrastructures de médias alternatifs qui permettent une communication plus sécurisée et anonyme; et deuxièmement, en articulant leur expertise en matière de MTI contemporaine à un large éventail d’auditoires, de publics et d’acteurs. Soulignant l’importance de la «vie privée» pour le bien-être de la démocratie, je soutiens que l’organisation de hacker co-détermine « les espaces interstitiels dans les pratiques de traitement de l’information » (Cohen, 2012, p. 1931), et ce faisant, agit sur les caractéristiques structurelles indispensables des constellations démocratiques contemporaines.

Télécharger l’étude en ligne: http://www.cogitatiopress.com/ojs/index.php/mediaandcommunication/article/view/281

« Cryptoparty et vie privée », lundi 27 avril 2015, à Paris: chiffrement de mails, confidentialité sur Internet, utilisation de Tor…

Voir l’événement: http://paris.intersquat.org/events/event/cryptoparty-et-vie-privee/

Source: https://twitter.com/PartiPirate/status/590814448526434304

Hacktivistes, de nouveaux acteurs politiques?

Débat du 3 septembre 2014 (https://www.facebook.com/events/1483377855239969/)

Intervenants lors du débat:

– Amaelle GUITON, animation du débat, journaliste
– Flo LAVAL, réalisateur du film « Les Gardiens du Nouveau Monde »
– Frédéric Bardeau, cofondateur de l’école de code Simplon
– Okhin, Hacktiviste
– CMAL, porte parole du parti pirate IDF

(youtube)

Anonymous – The Power of Blowback

Vidéo Anonymous postée le 19 mars 2014

Une vidéo récente des Anonymous vient à nouveau sonner comme un message d’avertissement à l’égard des gouvernements. Le titre lui-même donne le ton: The Power of Blowback, ou le « retour de bâton ».

Comme on peut le lire sur youtube:

« Cette vidéo est différente de la plupart des autres vidéos trouvées sur cette chaîne, voici un aperçu du raisonnement qui se cache derrière. D’abord et avant tout, il ne s’agit pas d’un message de guerre, et il ne s’agit pas de dire que nous allons attaquer la police. Cela met en avant le principe du «retour de bâton». Plus le gouvernement arrête des Anons, plus les gens décident de devenir Anonymous. »

Le terme « blowback » renvoie principalement à:

1. « Un effet imprévu et non désiré, résultat, ou ensemble de répercussions d’une action. » (Merriam-Webster dictionary) C’est le sens utilisé dans la description de la vidéo. Mais on trouve aussi d’autres significations du mot en anglais en cherchant un peu sur Internet.

2. Souffler la fumée d’un joint de la bouche d’une personne vers la bouche d’une autre personne. (Urbandictionary)

3. Un processus dans lequel les gaz se dilatent ou voyagent dans une direction opposée à l’habituel, spéc. par échappement de la pression ou combustion retardée. (Google)

4. De par sa définition originale, « blowback » est la fuite vers l’arrière de la poudre non explosée quand on tire avec un pistolet. En termes diplomatiques, il désigne une réponse négative, imprévue, contre une nation en ce qui concerne une action diplomatique que ce pays a entrepris. (Urbandictionary)

Autant de définitions qui nous laissent songeurs quant au titre de cette vidéo, où on constate, encore une fois, la détermination des Anonymous et leur incroyable esprit de résistance (le tout sur la musique « Glory and Glore » de la chanteuse Lorde).

 

Un informateur du FBI, lié à des cyberattaques à l’étranger

Hector Xavier Monsegur a aide le FBI apres son arrestationPhoto: Hector Xavier Montsegur (Sabu) a aidé le FBI après son arrestation

New York Times, par Mark Mazzetti, 23 avril 2014

WASHINGTON – Un informateur travaillant pour le FBI a coordonné une campagne 2012 de centaines de cyberattaques sur des sites internet étrangers, dont certains exploités par les gouvernements de l’Iran, la Syrie, le Brésil et le Pakistan, selon des documents et des interviews avec des personnes impliquées dans les attaques.

Exploitant une vulnérabilité dans un logiciel d’hébergement web populaire, l’informateur a ordonné à au moins un pirate d’extraire de grandes quantités de données – de relevés bancaires jusqu’aux informations de connexion – des serveurs gouvernementaux d’un certain nombre de pays et de le transférer à un serveur contrôlé par le FBI, selon les déclarations de la cour.

Lire la suite: http://mobile.nytimes.com/2014/04/24/world/fbi-informant-is-tied-to-cyberattacks-abroad.html

Julian Assange parle de la surveillance, du cryptage, de l’hébergement web à WHD global

Julian Assange depuis Londres, Questions/Réponses sur #worldhostingdays 02-04-2014 (Anglais)

Source: https://twitter.com/wikileaks/status/452817253881634816

Jacob Appelbaum compare les programmes de la NSA à « l’occupation militaire de tout l’Internet »

Jacob Appelbaum au Parlement Européen

Jacob Appelbaum, expert en sécurité informatique, parle dans cette vidéo d’une « capacité offensive » des systèmes de la NSA (au contraire d’une capacité défensive souvent avancée par les services secrets pour justifier l’espionnage massif), en citant notamment les programmes FoxAcid et Quantum, et en expliquant exactement comment ces systèmes fonctionnent quand les services secrets américains choisissent de cibler un individu particulier dans le cadre de l’espionnage de la NSA.

Cet expert en informatique qualifie le système de la NSA comme étant un outil « incroyablement effrayant ». Des sélecteurs de la NSA permettent d’atteindre directement un ordinateur et d’activer la surveillance à distance. Jacob Appelbaum insiste en comparant cela au cantonnement des soldats, car ces systèmes permettent de cibler les usagers chez eux et de les surveiller sans aucune nécessité pour la NSA de se déplacer. C’est une militarisation de l’espace internet.

Le système TOR, développé par des hackers dont fait partie Jacob Appelbaum, est, toujours selon l’expert informatique, un moyen efficace d’échapper aux nombreux systèmes de surveillance de la NSA. Même si le système TOR n’est certainement pas parfait, il permet néanmoins de crypter les informations et de compliquer la tâche de la NSA dans l’accès aux données des personnes ciblées, protégeant ainsi une partie des utilisateurs.

Voir aussi la vidéo: « Jacob Appelbaum au Parlement Européen » (traduite en français)

Jacob Appelbaum se fait beaucoup de souci pour le futur de votre vie privée

Jacob Appelbaum à BerlinPhoto: Jacob Appelbaum à Berlin

Selon le magazine Rolling Stone, Jacob Appelbaum serait le « mec le plus dangereux du cyberespace ». Mais il ne l’est pas, et cette étiquette le fait chier. Appelbaum est en réalité un expert en cybersécurité et l’un des développeurs du Tor Project ; un collaborateur de WikiLeaks qui a récemment coécrit un livre avec Julian Assange et un ami de Laura Poitras, la confidente d’Edward Snowden, Laura Poitras avec qui il enquête sur la NSA pour Der Spiegel.

En 2010, Jacob est devenu une cible des services de renseignement étatsuniens du fait de ses liens avec WikiLeaks ; son matériel électronique a été saisi et Jacob a été placé en détention un paquet de fois. Pas particulièrement amateur de la persécution dont il faisait l’objet, Appelbaum est parti en Allemagne où il s’est fait approcher par tous les principaux partis politiques pour être leur expert en informatique ; il fait également office de consultant pour tous les films traitant de cybersurveillance et de sécurité sur Internet.

Le jour de notre interview, ses collègues du Chaos Computer Club – le plus grand collectif de hackers européen – s’attelaient à déjouer, avec succès, le fameux système de déverrouillage par empreinte digitale de l’iPhone 5S. Et Appelbaum promettait d’importants développements du réseau Tor. On s’est assis ensemble pour parler de la possibilité d’existence de la liberté individuelle dans le monde moderne.

Lire l’interview de Jacob Appelbaum: http://www.vice.com/fr/read/jacob-appelbaum-se-fait-beaucoup-de-souci-pour-le-futur-de-votre-vie-privee

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