L’establishment US a-t-il oeuvré à la défaite d’Hillary Clinton?

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En pleine période où les médias relaient les accusations américaines accusant la Russie d’avoir cherché à influencer le résultat des élections, et malgré le fait que les dernières preuves avancées par les services secrets américains semblent largement insuffisantes pour appuyer de telles accusations, personne ne semble se poser une autre question qui pourrait révéler une théorie tout aussi probable: et si l’establishment américain lui-même avait tenté d’oeuvrer à la défaite d’Hillary Clinton, par volonté de renouveler la politique après une longue période marquée par le couple Clinton?

Beaucoup de gens étaient critiques de la politique étrangère américaine ces dernières années, notamment suite aux guerres au Moyen-Orient, et en particulier en Irak, dont l’invasion en 2003 est considérée comme l’origine du chaos dans toute cette région du monde, et qui, d’une manière ou d’une autre, a conduit à l’émergence et à la multiplication des groupes terroristes. Même si Hillary Clinton n’est pas responsable de tous les échecs militaires américains au Moyen-Orient et en Irak, elle symbolise et incarne néanmoins par son personnage très médiatique les défaites de ce système et de la politique étrangère menée par les Etats-Unis.

En ce qui concerne la Libye, Obama lui-même, questionné sur ce qu’il aurait changé dans la politique menée sous sa présidence, a admis que ce serait l’opération militaire en Libye, en 2011: « j’ai trop compté sur d’autres pays pour ensuite stabiliser et aider à soutenir la formation gouvernementale, et maintenant c’est un peu le désordre », a-t-il déclaré selon l’article de Foreign Policy. Cet article rappelle bien toute la problématique qui se poserait au candidat qui allait être élu président des Etats-Unis: celui ou celle qui allait succéder à Obama allait aussi prendre la succession de tous les échecs des Etats-Unis de ces dernières années, pas seulement en ce qui concerne l’Irak, ou la Libye, mais aussi pour le chaos en Syrie et la montée de l’Etat Islamique, et la situation compliquée en Ukraine. Au regard de tout cela, on comprend mieux que l’establishment politique et militaire américain a sans doute constaté ces échecs à répétition et peut-être cherché indirectement à souhaiter la défaite d’Hillary Clinton.

Si la Russie a peut-être souhaité la défaite d’Hillary Clinton aux élections américaines, rien ne prouve que la Russie a eu un rôle actif dans les piratages qui lui sont attribués. Même si des hackers russes étaient impliqués, comment prouver qu’ils étaient au service de la Russie, et pas au service d’un autre pays? Beaucoup de pays sont capables de mener des attaques informatiques d’envergure, y compris des pays comme la Chine accusée régulièrement de piratage par Washington, la Corée du Nord (piratage de Sony), Israël (affaire Stuxnet), des pays européens ayant des capacités semblables à la NSA, etc.

D’autre part, au vu des capacités d’espionnage des services secrets américains, un employé de la NSA aurait également pu pirater des emails du Parti Démocrate aux Etats-Unis. Comme l’avait dit Snowden lors de l’interview qu’il a donné quand il était réfugié à Hong Kong en 2013, il aurait pu mettre sur écoute n’importe qui, y compris le président des Etats-Unis, quand il travaillait à la NSA, simplement en obtenant un email. On peut retrouver ici la transcription de cette interview. D’après ce que Snowden a déclaré en 2013, on peut en conclure qu’un employé de la NSA disposant des accès et des autorisations suffisantes, et ayant un simple email du Parti Démocrate, aurait également pu pirater les emails d’Hillary Clinton et les rendre publics, sans compter les dernières révélations de Craig Murray qui parle de fuites internes au DNC.

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup de pistes possibles dans cette affaire de piratage attribuée à la Russie. Il y a également une partie de l’establishment politique américain qui cherche à apaiser les relations avec la Russie. Or, une présidence sous Hillary Clinton aurait certainement conduit à plus d’opposition dans les relations avec Vladimir Poutine, plus de sanctions, peut-être même une guerre. Un article de l’Independent, publié ces derniers jours, attribue d’ailleurs à Henry Kissinger, politologue et ancien diplomate américain, la volonté de « conseiller à Trump d’accepter la Crimée comme faisant partie de la Russie », dans un effort pour mettre fin aux sanctions contre la Russie et pour apaiser les relations entre les deux pays dans le but d’éviter une nouvelle guerre froide. Sans affirmer que l’establishment américain a pu conduire directement à la défaite d’Hillary Clinton, on peut néanmoins conclure qu’une présidence sous Clinton n’était sans doute pas souhaitée par une partie du monde politique américain, car cela n’aurait pas été une bonne alternative pour les Etats-Unis. Certaines personnalités politiques américaines soutenaient une pacification des relations entre les Etats-Unis et la Russie, et certains se sont ainsi posés en soutien direct ou indirect de Donald Trump, qui incarnait pour eux ce changement de cap dans la politique étrangère américaine.

Pour ceux qui croient aux théories du complot, on pourrait aller jusqu’à dire que les accusations de piratage russe ne sont sans doute que la partie visible de l’iceberg, et que derrière ces accusations, il y a sans doute des révélations qui auraient pu impliquer plusieurs pays participant à ce piratage, ou des services secrets de gouvernements étrangers, dont certains auraient pu aussi être des alliés des Etats-Unis. Dans le monde du renseignement, qui est un monde obscur et secret, chacun sait que tout est possible, et que la version présentée dans les médias est parfois très loin de la réalité. L’establishment américain aurait pu lui-même être impliqué dans des opérations de piratage des emails de la campagne Clinton, pour tourner la page sur des décennies d’échecs de la politique étrangère américaine et pour amener un renouveau sur la scène internationale. Mais alors que tout le monde pointe du doigt la Russie, personne n’ose peut-être se poser ces questions. L’insistance même avec laquelle tous les médias centrent l’attention sur la Russie devrait nous paraître suspecte.

CC-BY-SA

 

Le chaos est la nature de l’enjeu pour l’Empire, pas la victoire

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Global Research, Par Peter Koenig, le 6 mai 2015

Une fois de plus, un pays « libéré » par l’Occident sombre de plus en plus profondément dans le chaos.
Ceci peut s’appliquer à tous les pays actuellement en conflit, où Washington et ses sbires occidentaux et moyen-orientaux ont imposé la guerre – le chaos perpétuel, la misère et la mort – et l’asservissement.

C’est là que se trouve toute la question: la stratégie de Washington et de l’OTAN n’est pas de « gagner » une guerre ou un conflit, mais de susciter un chaos continuel, sans fin. C’est la façon de contrôler les gens, les nations et leurs ressources; de garantir à l’Occident un besoin incessant en troupes et en équipement militaire – souvenez-vous que plus de 50% du PIB des USA dépend du complexe militaro-industriel et des industries et services connexes; et enfin , qu’un pays dans la détresse ou le chaos est ruiné et a besoin d’argent – de l’argent sous des conditions de nécessité, des conditions « d’austérité » du sulfureux FMI, de la Banque Mondiale et d’autres malfaisantes « institutions de développement » et de prêteurs d’argent; de l’argent qui équivaut à un esclavage, surtout avec des dirigeants corrompus qui ne se soucient pas de leurs populations.

C’est la nature de l’enjeu – au Yémen, en Ukraine, en Syrie, en Irak, au Soudan, en Afrique Centrale, en Libye… faites votre choix. Qui se bat contre qui n’a pas d’importance. ISIS / EIIL / EI / Daesh / al-Qaeda et quels que soient les noms des organisations de tueurs mercenaires que vous voulez ajouter à la liste – ce ne sont que des étiquettes pour distraire votre attention. Vous pouvez tout aussi bien y ajouter Blackwater, Xe, Academi et tous ces noms successifs choisis pour ne pas être facilement reconnus. Ce sont des prostituées de l’Empire Anglo-Saxon/Sioniste, des prostituées de raz-de-trottoir. Arrivent ensuite les prostituées de luxe comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Bahreïn et d’autres États du Golfe; puis le Royaume-Uni et la France, bien sûr.

Le Président Hollande vient de signer un contrat de plusieurs milliards d’euros avec le Qatar pour la vente de 24 avions de combat Rafale. Il se dirige à présent vers Riyad (à l’heure d’écriture, ndlr) pour des discussions avec le Roi saoudien Salmane, et pour lui vendre davantage de Rafales – c’est bon pour le commerce et ça contribue à tuer les ennemis fabriqués au fur et à mesure; et aussi pour se rendre à un sommet du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), le 5 mai. Parmi les sujets abordés lors de la réunion figurent les « crises » de la région dont celle du Yémen, provoquée par l’Occident pour le compte de Washington et imputée aux « rebelles » qui ne font que chercher à avoir un gouvernement plus juste.

L’Occident a inventé un vocabulaire si ignoble, c’est comme un virus qui s’incruste dans nos cerveaux – ou ce qu’il en reste – faisant que nous ne connaissons même plus le vrai sens des mots. Nous les répétons et nous y croyons. Après tout, les médias de masse nous les assènent tous les jours jusqu’à l’abrutissement. Les personnes qui se battent pour leur liberté, pour leur survie contre des régimes oppresseurs sont des « terroristes », des « rebelles ». Les réfugiés d’Afrique, fuyant les pays dévastés par les conflits provoqués par Washington, ces réfugiés dont plus de 4000 ont déjà péri cette année en essayant de traverser la Méditerranée à la quête d’une « vie meilleure » – ils ont opportunément été requalifiés « d’immigrants ». Souvent le terme « illégal » est ajouté. Ainsi, la conscience de l’Occident est blanchie de toute culpabilité. Les immigrants sont des clochards. Les immigrants illégaux ont leur place en prison. Ils n’ont rien à voir avec le désordre et le chaos déclenchés par l’Occident dans les pays d’origine de ces « immigrants ». Honte sur vous, Bruxelles!

On revient au chaos – M. Hollande sait pertinemment que ses avions sont utilisés pour servir son maître et faire davantage de ravages dans la région, plus de mort, de désastre, de misère et d’asservissement – davantage de réfugiés dans la Mer Méditerranée – encore plus de chaos perpétuel, des gens aux limites de la survie, des gens qui ne peuvent plus se battre pour leur pays, pour leurs ressources, pour leur liberté – parce qu’il faut qu’ils se battent rien que pour pouvoir survivre, pour la survie de leurs enfants et de leurs familles. C’est ça l’Empire.

Dites-moi – un homme qui vend des armes, des avions de combat – et d’autres sortes de machines à tuer, à des pays en sachant très bien que ces armes servent à tuer des gens, à détruire des pays – un tel homme n’est-il pas un boucher? Un criminel de guerre de la pire espèce?

Hollande, en plus d’être un criminel de guerre, est un bigot refait qui s’imagine qu’à la fin des comptes, quelques miettes du Grand Butin vont retomber dans son assiette – et qu’il pourra nager en compagnie de ses maîtres dans une voluptueuse mer de lait et de miel. Pense-t-il devoir préserver l’économie de son grand pays qui a produit des hommes comme Victor Hugo, Stendhal, Balzac, Dumas – en vendant des machines à tuer à d’autres sbires de l’empire? Ne se soucie-t-il pas du fait que 83% de son électorat le méprise?

Répandre le désordre, le chaos et la misère – c’est ce que Washington et ses vassaux font le mieux. Ils ne désirent pas « gagner » les guerres; ils veulent un chaos sans fin et la misère; des gens pouvant facilement être soumis – la domination à large spectre (full spectrum dominance, ndlr), comme ils disent.

Et puisque l’armée US et son grand frère (ou grande sœur) l’OTAN ne peuvent pas être partout et ne veulent pas être vus partout, ils payent pour tuer. Washington invente et crée, puis finance avec ses ressources inépuisables d’argent les EIIL, Daesh, al-Qaeda – et le répertoire grandit selon la fantaisie de leurs maîtres – pour qu’ils se battent pour eux, tuent pour eux, provoquent le chaos et des attaques sous fausse bannière – afin qu’éventuellement ils, l’OTAN et le bulldozer du Pentagone, puissent débarquer et faire croire qu’ils « détruisent » ces mercenaires qu’ils ont, dès le départ, implantés. Mais les médias de masse ne vont diront pas la vérité.

Ils vous font croire que les Houthis, un groupe de Chiites laïcs, humanistes et socialistes se battent contre les Sunnites au Yémen pour le pouvoir; que les Saoudiens et leurs acolytes du CCG ne font que libérer le Yémen d’une bande de terroristes; que les Houthis sont soutenus par l’Iran (un pays à majorité Chiite) – ce qui a récemment été contesté avec véhémence par un responsable de l’ONU – et donc, que les Houthis doivent être soumis. Par la même occasion, cela fournit à Washington une raison supplémentaire pour porter encore un autre blâme à l’Iran. Une fois que les Houthis ont été assujettis et décimés en quantité suffisante, un pantin de président sera installé au pouvoir comme l’ancien président Saleh ou son successeur Hadi, afin que Washington puisse continuer à mener la danse – en opprimant la population du pays pour garder un accès sans entraves au port stratégique d’Aden et au Golfe Persique.

C’est pareil en Ukraine: est-ce qu’ISIS / EIIL / Daesh / al-Qaeda, ou quel que soit leur nom se trouve en Ukraine? Vous plaisantez, sous le commandement de la CIA avec quelques 6000 soldats US – des instructeurs bien entendu. Ils entraînent les troupes de Kiev à mieux et plus rapidement tuer leurs frères dans le Donbass; ils les entraînent à susciter un chaos qui perdure. Et si les soldats refusent d’être entraînés à tuer leurs frères, le régime nazi de Kiev les abattra en tant que traîtres. À bout portant. C’est si facile. Comme ça personne ne résistera plus.

En outre, les « conseillers » militaires US et la CIA, avec le concours de leurs tueurs à gages – ISIS / Daesh /al-Qaeda – cherchent à provoquer le Président Poutine à entrer en guerre – éventuellement une Troisième Guerre Mondiale. Oui, la troisième en moins d’un siècle, pouvant potentiellement dévaster l’Europe et peut-être le monde. Jusqu’ici le monde a été préservé de ce désastre, grandement grâce à la sagesse de la stratégie de M. Poutine de non-affrontement.

Donc – pas de doute qu’ISIS / Daesh / al-Qaeda soit en Ukraine. Ils sont là où l’Empire leur ordonne d’être. C’est ce pourquoi ils sont payés. C’est ce que font les prostituées. Surtout des prostituées fabriquées pour l’occasion; des prostituées bien payées. L’idéologie n’est qu’une feuille de vigne, commodément reprise par les médias occidentaux – afin que nous puissions tous croire que les Musulmans sont mauvais, certains encore plus que les autres. L’Occident doit les combattre, parce qu’ils représentent un véritable et palpable danger à l’encontre de notre liberté, de notre indépendance et de notre démocratie – et surtout de nos valeurs néolibérales de marché complètement débridées.

Parce que c’est l’objectif ultime: des êtres humains comme biens de marché monnayables, sacrifiables, réduits à de la chair à canon, à se faire décimer en masse par des aliments génétiquement modifiés (et empoisonnés), par des drones, des bombes, par des famines provoquées artificiellement, pour qu’en définitive les survivants soient les serfs d’une petite élite qui contrôle les quatre coins de la Terre et TOUTES ses ressources, pour entretenir le style de vie de gens exceptionnels – oui, la nation exceptionnelle, qui sera réduite à une troupe de gens exceptionnels vivant dans une splendeur opulente.

Souvenez-vous des fameuses paroles de Henry Kissinger, de la vision de l’un des criminels de guerre les plus atroces encore vivants aujourd’hui – un autre Lauréat du Prix Nobel (sic) – énoncées il y a une cinquantaine d’années: « Celui qui contrôle l’alimentation contrôle la population; celui qui contrôle l’énergie contrôle des continents entiers; celui qui contrôle l’argent peut contrôler le monde entier. »

Ces mots sonnent de plus en plus vrais, à chaque jour qui passe. Mais seulement tant que nous le permettons; tant que Nous, le Peuple, Nous les 99.999% des habitants de la planète, l’autorisons.

Peter Koenig est un économiste et un analyste géopolitique. Il a également fait partie de l’encadrement de la Banque Mondiale, travaillant intensivement autour du monde dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, RT, Sputnik News, the Voice of Russia / Ria Novosti, TeleSur, The Vineyard of The Saker Blog, et d’autres sites internet. Il est l’auteur de « Implosion – Un Thriller Économique sur la Guerre, la Destruction Environnementale et l’Avidité Corporatiste », une fiction inspirée de faits réels et de 30 ans d’expérience auprès de la Banque Mondiale autour du monde.

Source: http://www.globalresearch.ca/chaos-not-victory-is-the-empires-name-of-the-game/5447540

La dépopulation mondiale est en tête du programme de la NSA: Club de Rome

L’agenda de contrôle de la population, par Dr. Stanley Monteith

La politique de dépopulation HaigKissinger, par Lonnie Wolfe

Rapport Spécial EIR, 10 mars 1981

Les enquêtes menées par l’EIR [Executive Intelligence Review] ont mis à jour un appareil de planification opérant en dehors du contrôle de la Maison Blanche dont le seul but est de réduire la population mondiale de 2 milliards de personnes à travers des guerres, la famine, les maladies et tout autre moyen nécessaire.

Cet appareil, qui inclut différents niveaux du gouvernement détermine la politique étrangère américaine. Dans chaque zone politique active – El Salvador, le soi-disant arc de crise dans le golfe Persique, l’Amérique latine, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique – l’objectif de la politique étrangère des États-Unis est la réduction de la population.

L’agence de ciblage pour l’opération est le Groupe ad hoc du Conseil de sécurité nationale [NSC] sur la politique des populations. Son groupe de planification des politiques est au sein du Bureau du Département d’Etat américain sur les Affaires de Population, créé en 1975 par Henry Kissinger.

Lire la suite: http://www.bibliotecapleyades.net/sociopolitica/esp_sociopol_depopu09.htm

pdf en ligne: http://larouchepub.com/eiw/public/1981/eirv08n10-19810310/eirv08n10-19810310_028-the_haig_kissinger_depopulation.pdf

« Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? »

Lech Walesa et George Bush père, en 1989Photo: Lech Walesa et George Bush père, saluant la foule à Gdansk, en Pologne, en 1989.

(*Note du blog: Pour resituer le contexte de cet article, Lech Walesa avait prévu de se rendre au Vénézuéla le 13 février 2009, mais suite à la décision d’Hugo Chavez, président de l’époque, son voyage a été annulé le 12 février, ainsi que les rencontres qui étaient prévues avec des militants de la société civile. Hugo Chavez avait auparavant considéré Lech Walesa comme « persona non grata » au Vénézuéla, en 2008)

Par Oscar Heck

Publié le jeudi 12 février 2009

Le commentariste de VHeadline, Oscar Heck, a écrit:

Lech Walesa a le culot de dire: « Est-ce que Chavez est fort s’il a peur de la vérité, ou s’il a peur de moi? Il n’est pas fort du tout, nous devrions le dire à nos collègues [au Vénézuéla]: n’ayez pas peur de lui, car c’est Chavez qui a peur. »

L’opposition violente du Vénézuéla a invité Lech Walesa à venir au Vénézuéla en soutien de leur « cause », mais comme nous le savons désormais Chavez a apparemment fait savoir que Lech Walesa, un agent du gouvernement US (CIA), lauréat du Prix Nobel de la Paix, et ancien leader syndical et président de la Pologne, soit ne sera pas autorisé à entrer au Vénézuéla ou alors il sera surveillé de très près.

C’est bon pour Chavez! Enfin, un leader mondial qui connaît la vérité sur les traîtres et les agents américains comme Lech Walesa, et agit sur cela sans se préoccuper de ce que disent les gens. Qui a peur de la vérité? Est-ce que Lech Walesa a peur d’être déshabillé?

Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? Je vais expliquer et apporter les preuves. Les pièces devraient bien s’ajuster ensemble.

Tout d’abord, nous allons commencer avec une organisation appelée la National Endowment for Democracy [Fondation Nationale pour la Démocratie] (en citant Wikipédia):

« La NED a été créée en 1983 par une loi du Congrès. Le Comité de la Chambre des Affaires Etrangères [House Foreign Affairs Committee] a proposé une législation pour fournir un financement initial de 31,3 millions de dollars à la NED, dans le cadre de la Loi d’Autorisation du Département d’Etat [State Department Authorization Act] (H.R. 2915). La NED fournit régulièrement des fonds pour les candidats de l’opposition aux élections dans les pays autres que les Etats-Unis. Selon Allen Weinstein, l’un des fondateurs de la NED, « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd’hui a été fait secrètement par la CIA il y a 25 ans » (Blum, L’Etat Voyou: Un guide de la seule superpuissance mondiale, 2000, 180p.)

La NED a principalement soutenu des candidats ayant des liens étroits avec l’armée et qui soutiennent les droits des entreprises américaines à investir dans ces pays avec un minimum de restrictions. La NED n’a pas soutenu les candidats qui s’opposent aux investissements des entreprises américaines ou qui promettent des restrictions sur les droits d’investissement des entreprises américaines.

Sur son site officiel, dans la section sur l’histoire [Origines], son lien avec la CIA est expliqué: « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, face aux menaces visant nos alliés démocratiques et sans aucun mécanisme pour canaliser l’assistance politique, les décideurs politiques américains ont eu recours à des moyens détournés, en voyant secrètement des conseillers, de l’équipement, et des fonds pour soutenir des journaux et des partis assiégés en Europe. Quand il a été révélé, à la fin des années 60, que certaines PVO [Private Voluntarily Organizations], organisations privées américaines, recevaient un financement clandestin de la CIA pour mener des batailles d’idées sur les forums internationaux, l’Administration Johnson a conclu qu’un tel financement devait cesser, en recommandant l’établissement d’un « mécanisme public-privé » pour financer des activités ouvertement à l’étranger. »

Il y a beaucoup plus de choses sur la NED dans Wikipédia et sur de nombreux autres sites internet, y compris dans les documents publics du gouvernement US, que l’on peut trouver en cherchant un peu. Fondamentalement, la NED avait été créée par Ronald Reagan pour « légitimiser » le financement subversif de la CIA à l’étranger. En lisant plus de choses sur la NED, on peut trouver que la NED infiltre beaucoup d’argent aux alliés des Etats-Unis à travers des organisations fictives comme l’Institut du Syndicat Libre [Free Trade Union Institute], une filiale de l’AFL-CIO [American Federation of Labor and Congress of Industrial Organizations, ou Fédération Américaine du Travail et Congrès des Organisations Industrielles], le Centre Américain pour la Solidarité Internationale du Travail [American Centre for International Labor Solidarity] (ACILS), le Centre pour l’Entreprise Privée Internationale [Center for International Private Enterprise] (CIPE), l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales [National Democratic Institute for International Affairs] (NDI), et l’Institut Républicain International [International Republican Institute] (IRI).

Certaines des organisations qui ont reçu un financement au Vénézuéla sont: la CTV [Confédération des Travailleurs du Vénézuéla] (Centrale Syndicale), Fedecamaras [Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production au Vénézuéla] (Fédération de chambres de commerce), toutes deux responsables d’avoir dirigé le coup d’Etat de 2002 et le sabotage de 2002-2003, Sumate [Rejoins-nous], une organisation anti-Chavez responsable de la publication de faux résultats d’élections en 2003 et 2004, et dont le leader, Maria Corina Machado, s’est assis avec George W. Bush, l’assassin, à la Maison Blanche, et Primero Justicia [Justice d’Abord], l’un des partis politiques d’opposition au Vénézuéla dirigé par Julio Borges.

(Vous pouvez rechercher tout cela en allant sur le site de la NED, en cliquant sur « subventions » et en allant à la « base de données des projets de démocratie » (*note du blog: la NED fournit également sur son site des moteurs de recherche thématiques: Democracy Research Guide et Democracy Resource Center). Ce que vous trouverez ici est une petite portion de ce que la NED finance effectivement. Beaucoup de choses sont maintenues secrètes et peuvent seulement, parfois, être obtenues par la Loi sur la Liberté de l’Information [Freedom Of Information Act], comme Eva Golinger et ses collègues l’ont fait pendant les 3-4 dernières années, en cherchant la vérité sur l’intervention subversive du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Vénézuéla.

Maintenant… au sujet de Lech Walesa et son lien à la NED.

Selon les informations que j’ai trouvé, M. Lech Walesa est ou était le président de NSZZ « Solidarité » [NSZZ Solidarnosc]. Selon le site de la NED, la NED a financé NSZZ Solidarité et quelques autres organisations orientées vers le « Travail » en Pologne. Voici quelques des nombreux exemples que vous pouvez trouver sur le site de la NED:

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: NSZZ Solidarity à l’étranger
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1991
Montant: $ 250,000
Résumé du Programme: Pour assister le Bureau de Coordination de NSZZ Solidarité à l’étranger, dans le maintien des contacts avec les syndicats à l’Ouest et pour la conduite des affaires de NSZZ Solidarité avec les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres].

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1993
Montant: $170,640
Résumé du Programme: Pour fournir un soutien pour les programmes de renforcement des institutions des sections de NSZZ Solidarnosc représentant les travailleurs dans les industries de la santé, des transports et de la construction, pour la formation des leaders de niveau intermédiaire dans les techniques d’organisation des travailleurs et dans le renforcement des capacités des structures nouvelles dans la représentation des travailleurs et dans le fournissement d’un leadership efficace.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Institute for Democracy in Eastern Europe (IDEE)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $340,000
Résumé du Programme: Pour assister le « Bureau de Coordination de Solidarnosc à l’étranger », basé à Bruxelles, l’Institut pour la Démocratie en Europe de l’Est et d’autres engagés dans le travail de soutien à l’intérieur de la Pologne.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Solidarity Social Fund
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Education; Médias et Publications
Subvention Accordée: 1990
Montant: $1,493,550
Résumé du Programme: Pour soutenir les sièges nationaux de Solidarité, les bureaux régionaux et son Centre d’Etudes Sociales et Professionnelles; pour assister Solidarité dans ses programmes de publications et d’éducation, et les programmes d’efforts personnels.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Economic Foundation of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $75,000
Résumé du Programme: Pour assister la Fondation Economique de NSZZ Solidarnosc en Pologne, qui soutient la réforme économique et fournit un soutien économique individuel et collectif aux membres de Solidarité qui luttent pour supporter les difficultés causées par la transition vers une économie orientée sur le marché.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Coordinating Office Abroad of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1992
Montant: $100,000
Résumé du Programme: Pour soutenir le Bureau de Coordination à l’étranger de NSZZ Solidarnosc à Bruxelles, en Belgique, pour aider Solidarnosc à réorganiser et renforcer ses structures (industrielles et régionales) dans le but de fonctionner de manière plus efficace et pour travailler avec les syndicats européens et les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] (ILO) et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres] (ICFTU).

La chose surprenante est que ce petit échantillon s’élève à plus de 2,4 millions de dollars sur une période comprise environ sur 2 ou 3 ans, ce qui était par coïncidence pendant les années où Lech Walesa était président de la Pologne (1990-1995).

De plus, Lech Walesa a gagné la Médaille de la Liberté de la National Endowment for Democracy, à Washington, en 1999, et la Médaille Présidentielle de la Liberté du Gouvernement Américain en 1989. Il a aussi remporté le Prix Nobel (de la Paix) en 1983, mais ainsi l’ont remporté d’autres traîtres, assassins et criminels qui travaillent pour l’intérêt de l’élite mondiale:

Albert Einstein, dont, « En 1939, l’émigré hongrois Leo Szilard, ayant échoué à susciter l’intérêt du gouvernement américain sur lui-même, a travaillé avec Einstein pour écrire une lettre au Président américain Franklin Delano Roosevelt, qu’Einstein a signé, exhortant le développement américain d’une telle arme. En août 1939, Roosevelt recevait la lettre d’Einstein-Szilard et il autorisa la recherche secrète dans l’exploitation de la fission nucléaire à des fins militaires »

et Menachem Begin, Henry A. Kissinger, Yitzhak Rabin, Shimon Peres, tous étant connus pour avoir été impliqués dans des massacres, et Kofi Annan, qui se tenait là et regardait et n’a absolument rien fait alors que les Etats-Unis et Israël étaient en train de massacrer (et massacrent encore) des milliers de gens innocents

et le 14ème Dalaï-Lama (Tenzin Gyatso), qui a serré la main et eu des sourires partagés avec l’assassin George W. Bush à la Maison Blanche.

Pour moi, quiconque sert la main et partage des sourires avec George W. Bush (ou son père ou ses alliés), au lieu de lui donner un coup dans les couilles et dans les dents comme il mérite au minimum, est un traître envers la race humaine et un complice dans le meurtre, un criminel de droit commun, et ceci inclut Joseph Alois Ratzinger, soit le Pape Benoît XVI, soit le représentant de Dieu sur terre.

Pourquoi Dieu aurait envoyé son représentant pour dîner et parler avec le Diable?

 Quelle arnaque. Voyons!

Lech Walesa a rencontré George Bush père, se serrant l’un et l’autre, et souriant ensemble. Je pense que l’image est claire maintenant que vous savez pourquoi Chavez a voulu empêcher Walesa d’entrer au Vénézuéla et s’il ose le faire il serait surveillé de très près. Le vénézuéla n’a pas besoin de participer ou de partager avec, ou d’obliger des gens comme Walesa, des traîtres et des « vendepatrias » (des vendeurs de leur propre nation et de leur peuple). Ce sont de dangereux criminels qui n’ont pas de coeur et qui sont prêts à vendre leurs propres mères pour le « puissant » dollar américain.

L’évidence parle d’elle-même, le lien entre la NED et Lech Walesa, et entre la NED et l’opposition vénézuélienne, et le lien entre la NED et la CIA sont tous clairs.

Viva Chavez!

Viva le Vénézuéla libre des vendepatrias, comme ces Vénézuéliens qui ont invité Lech Walesa au Vénézuéla. Des traîtres, des criminels.

Oscar Heck

Source: http://www.vheadline.com/readnews.asp?id=77643 (*note du blog: le lien originel de l’article n’est plus accessible, mais le texte est disponible sur le forum, dont le lien apparaît ci-dessous)

https://deeppoliticsforum.com/forums/showthread.php?774-Venezuela-says-no-to-CIA-s-Polish-puppet-Walesa

La banalité du « Ne faites pas le mal » de Google, par Julian Assange

Image – Matt Rota

Par Julian Assange, le 1er juin 2013

« Le Nouvel Âge Digital » est un schéma directeur étonnamment clair et provocateur pour l’impérialisme technocratique, de la main de deux de ses plus ardents marabouts, Eric Schmidt et Jared Cohen, qui construisent une nouvelle définition de la puissance globale des USA au 21ème siècle. Cette définition reflète la fusion toujours plus proche entre le State Department et la Silicon Valley, telle que personnifiée par Eric Schmidt, le directeur exécutif de Google, et M. Cohen, un ancien conseiller de Condoleeza Rice et de Hillary Clinton, aujourd’hui le nouveau patron de Google Ideas.

Les auteurs se sont rencontrés dans le Bagdad occupé de 2009, où le livre fut conçu. Se promenant à travers les ruines, le tandem fut tout excité par l’idée que la technologie consumériste était en train de transformer une société anéantie par l’occupation militaire US. Ils ont décidé que l’industrie de haute technologie pouvait être un outil puissant de la politique étrangère états-unienne.

Le livre fait la propagande du rôle de la technologie dans le remodelage des peuples du monde et de ses nations en ersatz de la superpuissance dominante mondiale, qu’ils veuillent se faire remodeler ou non. La prose est laconique, l’argument sûr de lui et la sagesse – vulgaire. Mais ce n’est pas un livre destiné à être lu. C’est une déclaration majeure destinée à susciter des alliances.

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Les câbles de WikiLeaks confirment les collusions entre le Vatican et des dictateurs

Le Vatican et la collusion avec les dictatures

WikiLeaks, le site de publication de documents confidentiels fondé par Julian Assange, a publié lundi dernier une nouvelle archive de 1,3 millions de communications diplomatiques et de rapports des services de renseignement.

Elle recouvre les années 1973 à 1976, et est nommée « The Kissinger Cables ».

Cette base de données comprend des documents révélant les opérations impitoyables menées par les États-Unis dans le monde entier, à une époque où la classe ouvrière internationale était à l’offensive et où la bourgeoisie menait une contre-attaque brutale.

Parmi ces câbles, une série de communications diplomatiques révèle la relation entre le Vatican et un certain nombre de régimes dictatoriaux, du Chili d’Augusto Pinochet à l’Argentine de Jorge Rafael Videla ou à l’Espagne de Francisco Franco.

Le 11 septembre 1973, un coup d’Etat soutenu par la CIA et mené par le général Pinochet fit tomber le gouvernement élu du président issu du Parti socialiste, Salvador Allende. Durant la dictature de Pinochet qui dura 17 ans, des milliers de militants de gauche, des étudiants, syndicalistes et toute personne suspectée de s’opposer au capital chilien ou international furent tués ou enlevés par le régime. Des centaines de milliers furent emprisonnés et torturés, ou envoyés en exil.

Les noms de ces opérations criminelles de l’État, comme « Opération Condor » ou « La caravane de la mort » sont inscrits pour toujours dans la conscience des travailleurs chiliens. La « lutte contre le marxisme » de Pinochet reste l’un des développements les plus violents de l’histoire du 20e siècle.

Le but principal d’une telle lutte était de détruire la classe ouvrière et ses organisations, à la fois physiquement et par l’imposition d’une politique économique agressive de privatisation et de dérégulation. Cela créa un modèle d’enrichissement par une petite oligarchie pour les décennies à venir.

De nombreux gouvernements se joignirent à cette « lutte, » les États-Unis prenant la tête de la meute. Le président Richard Nixon et son conseiller à la Sécurité nationale Henry Kissinger allouèrent 8 millions de dollars à la campagne visant à déstabiliser Allende. Tout en maintenant une apparence de réformes libérales et une politique plus détendue envers l’URSS, lancée par Jean XXIII, le Vatican, sous la direction du Pape Paul VI, accorda son soutien au dictateur chilien.

Dans un câble daté du 18 octobre 1973, l’Archevêque Giovanni Benelli, vice-ministre des affaires étrangères du Vatican, niait les crimes commis par la junte de Pinochet, exprimant « ses graves inquiétudes et celles du Pape au sujet de la campagne internationale réussie des gauchistes pour déformer complètement les réalités de la situation chilienne. »

Plus précisément, ce câble documente les conceptions de Benelli sur « la couverture exagérée des événements comme étant probablement le plus grand succès de la propagande communiste, et souligne le fait que même les cercles modérés et conservateurs semblent assez disposés à croire les mensonges les plus éhontés sur les excès de la junte chilienne. »

Sa source d’information était le Cardinal Raùl Silva, ardent opposant au communisme. D’après ce câble, « le Cardinal Silva et l’épiscopat Chilien en général ont rassuré le Pape Paul que la junte fait tout son possible pour revenir à la normale et que les histoires alléguant de représailles brutales dans les médias internationaux sont infondées. »

Le rôle joué par des figures comme Silva ou Paul VI lui-même – qui étaient présentés comme des « progressistes » à l’époque – émerge très clairement de ces documents. Benelli affirme que « la validité et la sincérité du Cardinal Silva ne peuvent être mis en cause puisque Silva est connu internationalement comme l’un des principaux progressistes de l’Église qui, de plus, a accordé son soutien tacite au président Allende. »

Cette preuve ne montre pas seulement la négation des crimes de Pinochet par le Vatican et l’Église chilienne : il révèle la faillite du gouvernement Allende, lequel s’appuyait sur des relations avec des couches de l’Église lui étant complètement hostiles.

En fait, l’archevêque affirme que, « les forces gauchistes ont largement réduit les pertes en convainquant le monde que la chute d’Allende est exclusivement due à des forces fascistes et extérieures, et non aux faiblesses de la politique d’Allende, comme c’est en réalité le cas. »

S’il y a une vérité objective dans la déclaration de Benelli, c’est le fait que Pinochet, qui avait été nommé par Allende à la tête des forces armées, ait tiré avantage du climat politique créé par le recul d’Allende sur les réformes qu’il avait promises. Allende était lui-même un politicien capitaliste, promouvant une « voie chilienne vers le socialisme » mais fondamentalement engagé à démobiliser la classe ouvrière. Cela a préparé le terrain à une prise du pouvoir par les militaires.

En novembre 1973, immédiatement après le coup d’Etat de Pinochet, un autre câble montre les négociations pour le renouvellement et la révision du Concordat, signé à l’origine en 1953, entre le Vatican et le régime fasciste de Francisco Franco en Espagne, et qui effectivement rejetait le principe de la séparation entre l’Église et l’État.

L’archevêque Agostino Casaroli, porte-parole du gouvernement du Vatican à l’époque, lui-aussi un « réformiste de l’Ostpolitik » qui développait de nouvelles relations avec les pays d’Europe de l’Est pour tenter de renforcer l’influence de l’Église dans les pays dominés par les staliniens, rencontra des responsables espagnols. Il était convenu qu’une certaine discrétion serait maintenue.

Il y avait plusieurs raisons à cela : premièrement, les événements au Chili avaient créé une immense opposition parmi les travailleurs et les étudiants, et l’Eglise risquait d’être publiquement exposée comme une alliée des régimes dictatoriaux. Deuxièmement, il y avait des désaccords au sein-même du Vatican sur la manière de sauvegarder au mieux l’image du Vatican et de la distancer des dictateurs fascistes.

Un câble du 7 novembre 1973, affirme qu’une « divergence de vues entre le Vatican et l’épiscopat espagnol est une des raisons fondamentales sur la négociation d’un nouveau Concordat. » Il montre que l’épiscopat était « ouvert à des accords de révision partielle de ceux de 1953, puisqu’ils pensent qu’un nouveau Concordat pourrait à nouveau associer l’Eglise au régime » alors qu’ils « essayent de dissocier l’Église du GoS [Government of Spain] aux yeux du public Espagnol. »

Si des couches de la hiérarchie ecclésiastique se préoccupaient de ce que, après la mort de Franco, la négociation des accords leur serait moins favorable et insistaient pour en obtenir un nouveau, la section « libérale » et « progressiste » du Vatican cherchait à « conserver son image libérale si juste quelques accords partiels sur les points de friction les plus importants » étaient négociés.

Contrairement à la demande de Casaroli de garder cette visite discrète, le régime de Franco « voulait une couverture par la presse et la télévision la plus large possible de la visite, » provoquant une réaction du Vatican. D’après le journal italien L’Espresso, Casaroli se plaignit à un ministre espagnol de « la violation offensive des assurances reçues de la part du gouvernement espagnol sur le maintien d’un profil bas. »

Quelques années plus tard, le 24 mars 1976, le Commandant argentin Jorge Rafael Videla organisait le coup d’Etat qui fit tomber la présidente Isabel Peron, épouse de l’ex-président Juan Peron. Videla dirigea un Etat policier brutal et adopta une politique libérale similaire à celle de Pinochet. Son régime, bien connu pour sa « sale guerre » et l’« Opération Condor » est devenu synonyme de disparitions, de meurtres et de tortures.

Le complice le plus proche de Videla dans le coup d’Etat et la dictature militaires qui suivirent fut l’amiral Emilio Massera. De nouveaux câbles montrent les liens étroits entre Massera et Pio Laghi, le nonce apostolique (ambassadeur du Pape) en Argentine.

Un câble daté du 7 novembre 1975 révèle que Laghi « a parlé avec l’amiral Massera tôt le 5 novembre sur le même sujet [la présidente Peron], et récemment avec de nombreux autres participants. L’analyse du Nonce [Laghi] a été que la veuve Peron doit partir aussi tôt que possible, que ce soit par un congé exceptionnel, une démission, ou golpe » – c’est-à-dire un coup d’Etat.

En plus d’être un ami proche de Massera, Laghi était très respecté dans les cercles militaires et diplomatiques. Comme le confirme le même câble, « le Nonce a beaucoup de relations et est un fin observateur. Sa conclusion générale est qu’elle est finie. Seule la manière de son départ reste en question. Cependant, il a commenté que cela pourrait durer plus longtemps que prévu et être un processus douloureux. »

En fin de compte, les véritables douleurs ont été subies par des dizaines de milliers de travailleurs, d’étudiants et de militants politiques, accusés d’être des « terroristes, » qui luttaient en réalité contre le terrorisme d’État qui caractérisait le régime de Videla, mais se faisaient tuer ou torturer, emprisonner et disparaître.

Pio Laghi était plus qu’une connaissance pour le gouvernement américain. Dans un câble du 14 mai 1974, Laghi est décrit comme « très éduqué, d’une compagnie agréable, parlant un anglais excellent, et bien disposé envers les États-Unis. »

Ces révélations jettent la lumière sur l’installation récente du nouveau Pape François, ex-archevêque de Buenos Aires, en Argentine. Le nouveau pontife est profondément impliqué dans la « sale guerre » menée par la junte militaire argentine.

Marc Wells

Source: http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=10520

WikiLeaks: Les États-Unis ont blâmé Israël pour avoir retardé la paix en 1975

Henry Kissinger parle au Washington Post

Photo: capture d’écran, Henry Kissinger parle au Washington Post.

Par ARIEL BEN SALOMON – 10/04/2013 05:08

Le ‘Post’ découvre un câble [révélé par WikiLeaks] de l’ambassade américaine en Arabie Saoudite qui analyse le conflit israélo-arabe, et sympathise  avec la position arabe.

WikiLeaks a publié et mis en ligne  1.7 millions de documents diplomatiques datés de 1973 à 1976. C’est leur plus importante parution à ce jour et elle a été baptisée d’après l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger parce que beaucoup de ces documents lui ont été adressés ou ont été écrits par lui.

Le Jerusalem Post a decouvert un câble envoyé par l’ambassade américaine en Arabie Saoudite le 9 janvier 1975, qui analyse le conflit israélo-arabe. Il a été conclu que c’était la position obstinée d’Israël qui freinait  l’accord de paix.

À un certain endroit de ce câble, il est dit : «Néanmoins, vu d’ici, le pessimisme israélien semble largement, sinon totalement, injustifié. Il semble basé sur un extraordinaire manque de compréhension de ce qui s’est passé dans le monde arabe  depuis un an et demi. Plutôt que de se préparer pour les cinquième, sixième, septième guerres israélo-arabes, les Israéliens pourraient examiner plus attentivement, un peu plus qu’ils semblent ne l’avoir fait jusqu’à présent, la possibilité d’un accord de paix  avec les Arabes. « 

Ce rapport des Etats-Unis documente également l’attitude pessimiste du public d’Israël envers la paix à la suite de la guerre du Yom Kippour. « Nous avons été frappés par le pessimisme croissant en Israël et dans les milieux juifs américains. Il semble être fondé sur l’axiome qu’on ne peut pas s’attendre à ce qu’Israël renonce à d’autres territoires arabes conquis en 1967 sans des garanties de sécurité de la part des Arabes envers Israël, le corollaire, que les Arabes ne donneront jamais de telles garanties, et la conclusion, qu’une autre guerre est donc inévitable. » Le rapport semble blâmer Israël pour ne pas avoir fait la paix avec les Arabes et montre également une certaine déception quant aux concessions faites  à Israël  lors  de la proposition  arabe  à Alger, concessions  qui sont allées trop loin.

« La décision arabe à Alger, de donner une reconnaissance des frontières de 1967 de facto à Israël, était peut-être une erreur. Annoncer, avant le début des négociations, quelle est votre position finale n’est généralement pas une bonne tactique de négociation », indique le rapport.

La mention d’Alger, la capitale de l’Algérie, fait référence très certainement au sommet de la Ligue Arabe qui s’est tenu là en 1973, et dont la résolution a appelé à un retrait israélien des territoires arabes occupés et de Jérusalem. La résolution  appelait  également à soutenir la résistance palestinienne par tous les moyens possibles.

Une « paix juste » basée sur  des exigences arabes  fut offerte sans conditions  si Israël accédait à ces demandes.

Le rapport poursuit en faisant  une critique cinglante de  la position israélienne.

« Avant de parler d’extermination, et avant de permettre les complexes de Massada ou de Samson de se développer  jusqu’à l’obsession, les Israéliens pourraient examiner leur propre position et celle des Arabes d’une manière constructive », indique le rapport, ajoutant que Le Caire et Damas aspirent fortement à la paix.

« Tous les rapports que nous avons entendus et lus de la part de l’Egypte et de la Syrie nous portent à croire que ces deux pays aspirent fortement à la paix et qu’ils aimeraient consacrer leurs énergies à la reconstruction de leur pays. » Toujours selon les câbles, le Premier Ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, n’aidait pas les dirigeants arabes qui voulaient la paix.

« Les partisans de cette approche, cependant, n’ont pas été aidés par les déclarations de Rabin et d’autres en Israël pour qui le retrait prochain sera le dernier pour plusieurs années. » Le rapport se termine par une prédiction politique qui rappelle les controverses contemporaines.

« Les Palestiniens pourraient envisager un Etat démilitarisé comme humiliant ou nuisant à leur souveraineté, mais il est peu probable qu’ils obtiendraient beaucoup de sympathie ou d’aide de la part des Saoudiens s’ils essayaient de dérailler un accord. S’ils acceptaient, ils pourraient s’attendre à un soutien financier saoudien énorme  pour rendre leur minuscule nouvel Etat viable. La Jordanie et Israël en bénéficieraient indirectement. »

Source: http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Wikileaks-US-blamed-Israel-for-holding-back-peace-in-1975-309306

Traduction française par mayya: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,18558.0.html

WikiLeaks innove et créé deux outils de recherche pour les journalistes

Public Library of US Diplomacy - WikiLeaks.org

En même temps que la publication des « Kissinger Cables », WikiLeaks lance 2 outils de recherche sur le site de son organisation, afin de faciliter le travail des journalistes et des curieux.

Le 1er outil consiste en une base de recherche avancée dans les Câbles diplomatiques américains, nommée PLUSD (Public Library of US Diplomacy), permettant les recherches thématiques, par mots-clés, par concept, par ambassade d’origine, par type d’administration, par expéditeur/destinataire, par dates, ou selon la classification des documents. C’est véritablement un outil qui permet de gagner beaucoup de temps lors des recherches effectuées dans les 2 millions de câbles publiés par WikiLeaks depuis ces dernières années: 1,707,500 millions de câbles pour les câbles Kissinger, et 251,287 câbles de la série du Cablegate. Il n’en faut pas moins pour éveiller de nouvelles vocations journalistiques et pour donner envie à chaque citoyen de se plonger dans les documents de la diplomatie américaine.

Le 2ème outil créé par WikiLeaks consiste en un outil de surlignage du texte dans les câbles, qui permet de créer un nouveau lien vers les documents, afin de partager plus facilement les éléments que l’on veut citer. L’outil se situe en bas, à droite de l’écran. Il suffit de sélectionner et de surligner la phrase souhaitée (en cliquant sur « Highlight selection »), ou bien de désélectionner le texte (en cliquant sur « Un-highlight selection » ou « Un-highlight all »). Pour créer un nouveau lien internet de ce document, qui permet à chacun de voir la partie du texte que vous avez surligné, cliquez sur « Permalink with highlights ». Vous pouvez ensuite tweeter ce lien sur Twitter et le partager avec tout le monde. Voici à quoi ressemble l’outil mis en pratique dans les documents WikiLeaks:

Documents WikiLeaks, avec la méthode de surlignage

Pour résumer cet exemple, voici le lien original du document sans surlignage. Puis, en ayant cliqué là où il faut, voici le permalien de ce même document avec la phrase que j’ai sélectionnée et surlignée. Faire des recherches dans les câbles devient désormais un jeu d’enfant. Chacun peut s’amuser à devenir journaliste et à chercher la vérité dans les milliers de documents qui font partie désormais de notre patrimoine commun. Une partie de la mémoire du monde se trouve dans ces documents. Ainsi, chercher dans ces câbles, c’est comme chercher dans une partie de notre histoire, chercher dans la mémoire de nos sociétés ou dans les bribes du passé non-encore élucidé. Bien sûr, il était temps qu’un site comme WikiLeaks crée ce type d’outils de recherche. Cela aidera non seulement les journalistes, mais aussi tous les blogueurs et tous les bénévoles qui écrivent des articles sur WikiLeaks.

WikiLeaks : le Vatican a longtemps minimisé les crimes de Pinochet

AFP, le 8 avril 2013

Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks montrent que le Saint-Siège a mis au moins un an à réaliser l’ampleur de la répression lancée par le régime chilien.

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Communiqué de Presse WikiLeaks: Les Câbles Kissinger

WikiLeaks, le 7 avril 2013, 21:00 EST (heure de Washington)

Projet K, projet spécial de WikiLeaks: Les Câbles Kissinger

Les Câbles Kissinger font partie du lancement, aujourd’hui, de la WikiLeaks Public Library of US Diplomacy (PlusD), qui contient la plus vaste collection, publiquement accessible au monde de communications diplomatiques US confidentielles, ou précédemment confidentielles. Dès son lancement le 8 avril 2013, elle contient 2 millions de communications comprenant approximativement un milliard de mots.

L’éditeur de WikiLeaks Julian Assange a déclaré: « La collection couvre l’implication US dans, ou des rapports diplomatiques ou de renseignements de chaque pays sur Terre. Il s’agit du lot de matériel géopolitique unique le plus significatif qui ait jamais été publié. »

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