A quand «Gaza-sur-Seine ?»

Le Quotidien d’Oran, par Mourad Benachenhou, 17 août 2015

320px-GazaSelon un article paru sur le quotidien américain «The Washington Post », daté du 15 août, intitulé «Une décennie plus tard, beaucoup d’Israéliens considèrent que l’évacuation de Gaza a été une grande erreur» (co-auteurs William Booth et Ruth Eglash), et consacré au dixième anniversaire de « l’évacuation unilatérale de Gaza par Israël », la population israélienne, dans sa majorité, est favorable à la « réoccupation de ce territoire », car, selon les auteurs de cet article, cet acte de « générosité et de bonne volonté » de la part de Moshé Sharon, alors Premier ministre, aurait été exploité par les Palestiniens pour « poursuivre leurs agressions non provoquées » contre la population civile israélienne.

Gaza est encore un territoire occupé par Israël

Le même article rapporte que le conseiller à la sécurité de Netanyahu se serait lamenté sur l’impossibilité d’une telle réoccupation en résumant son opinion par un proverbe, suivant lequel: «une fois qu’un œuf est brouillé, on ne peut pas lui rendre sa forme primitive».

Le problème avec la version israélienne selon laquelle Israël aurait mis fin à son occupation de Gaza en août 2005, est que l’Etat colonial est le seul à la soutenir. Pour le reste du monde, et au sens du droit international, Gaza est encore un territoire occupé par Israël.

Ce fait indéniable est décrit avec clarté dans l’extrait suivant d’un document consacré à la situation de ce territoire:

«Alors qu’Israël affirme qu’elle a cessé d’occuper Gaza en 2005, lorsqu’elle a unilatéralement redéployé ses troupes à l’extérieur de Gaza, et a retiré ses colons de Gaza, Gaza continue à être occupée au vu de la loi internationale comme de la communauté internationale, y compris les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne, et les Nations unies. La responsabilité ininterrompue d’Israël comme puissance occupante à Gaza est la conséquence de plusieurs facteurs. D’abord, Israël continue à assurer un contrôle effectif sur Gaza, y compris le contrôle des frontières, de l’espace aérien, des voies d’eau, de l’enregistrement de la population, de la monnaie, des mouvements de population, du commerce, de la fourniture d’électricité, de la distribution de l’eau, etc. etc. En second lieu, Israël maintient et exerce un droit de mener des opérations militaires régulières à Gaza, ce qui lui donne le contrôle militaire effectif sur le territoire. Selon le droit international, le contrôle effectif constitue l’ensemble des mesures d’occupation.» (source: Commission au Service du Peuple Américain, www. afsc.org/resource/gaza-under-siege)

Une guerre d’extermination contre le peuple de Gaza

Il est à rappeler qu’une année également s’est écoulée depuis la fin de l’agression sauvage de cinquante jours menée par Israël contre Gaza. Le rapport de l’ONU, dont les rédacteurs ont essuyé de la part des autorités israéliennes le refus de donner les preuves qu’elles avaient mené cette opération de représailles en réponse à des «attaques délibérées contre la population civile israélienne», révèle à la fois l’intensité de la violence militaire israélienne, tout comme le caractère massif des morts civils palestiniens, ainsi que des destructions des infrastructures et des habitations dans le territoire de Gaza.

Suivant ce rapport de 183 pages, et établi sous la responsabilité de Mary Mcgowan Davis, ancienne juge à la Cour suprême de l’Etat de New York, l’armée israélienne a mené 6.000 raids aériens, utilisé 14.500 obus de char et 50.000 obus d’artillerie, a tué 2.251 Palestiniens, dont 1.462 civils, y compris 299 femmes et 551 enfants, et a détruit 18.000 habitations et blessé 17.125 Palestiniens.

Israël refuse de donner les preuves que les civils israéliens auraient été visés par les tirs palestiniens

Ce rapport, dont il est encore une fois souligné qu’Israël a refusé d’y contribuer, note que:

«La Commission a requis des informations détaillées du gouvernement israélien sur les endroits où les fusées et les obus de mortier tirés par les groupes armés palestiniens, à partir de Gaza, ont effectivement atterri, pour procéder à une évaluation plus détaillée de la proportion des cas dans lesquels ces tirs ont été effectivement dirigés vers des zones à forte occupation de population en Israël. Malheureusement, le gouvernement d’Israël n’a pas donné de réponse, ce qui a rendu difficile pour la Commission la détermination de l’étendue des attaques ayant directement visé la population civile israélienne.»

A souligner que du côté israélien, les pertes estimées par la Commission s’élèvent à six civils (1 Israélien tué pour 243 civils palestiniens tués par l’armée israélienne) et 67 soldats (1 soldat israélien tué pour 12 Palestiniens armés tués par l’armée israélienne !).

240 Palestiniens exécutés pour chaque Juif israélien tué!

En refusant de fournir à la Commission d’enquête, pourtant dirigée par une citoyenne de l’Etat le plus puissamment aux côtés d’Israël, des preuves sur le caractère de légitime défense de ses attaques sauvages contre le peuple de Gaza, le gouvernement de Netanyahu reconnaît explicitement que son opération, intitulée «Marge de protection» (7 juillet-26 août 2014), qui n’est pas la première depuis «la fin de l’occupation de ce territoire» et ne sera sans doute pas la dernière jusqu’à la liquidation du dernier Palestinien, n’avait rien d’un acte d’autodéfense, mais d’une opération coloniale de représailles du type pratiqué sous d’autres cieux et en d’autres époques par les puissances coloniales d’antan.

A combien d’Oradour-sur-Glane correspond le massacre des Gazaouis par l’armée Israélienne?

Les SS encore en vie et qui ont massacré, en représailles au meurtre de l’un de leurs camarades, la population civile d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944, doivent se demander pourquoi on continue à les présenter comme les pires des criminels de guerre, alors qu’ils ont eu le courage de faire face à leurs victimes, de les tuer de sang-froid, et ont utilisé seulement des armes légères pour perpétrer leur massacre, un acte de représailles inhumain, un crime de guerre patent, qu’aucune considération militaire ne pourrait justifier.

Leurs émules israéliens, au nom de l’idéologie sioniste, encore font mieux à Gaza, en utilisant, de loin, et de manière systématique, toute la puissance de feu dont ils disposaient, et sans le moindre brin de considération humanitaire ou de sentiments de pitié, couverts qu’ils sont par la complicité de la «communauté internationale» qui les protège de leurs propres turpitudes et leur garantit l’impunité, même lorsque leurs crimes sont indéniables.

La présidente américaine de la Commission neutre qui a établi ce rapport souligne que: «l’intensité de la dévastation et de la souffrance humaine à Gaza ne connaît pas de précédents et aura un impact sur les générations à venir.»

Israël au ban des nations et ses dirigeants, des criminels de guerre fugitifs!

Ce rapport, fondé sur des milliers d’interviews et d’enquêtes sur le terrain, et dont l’objectivité ne peut être mise en doute, va, suivant un observateur, «placer les leaders israéliens aux côtés des criminels de guerre fugitifs et approfondir l’isolement continu d’Israël sur la scène internationale.»

Faire croire que la maire de Paris, capitale d’un pays qui se targue d’être «la patrie des droits de l’homme» aurait organisé, de son propre chef, un festival destiné à célébrer la capitale d’Israël, et la première ville fondée par des colons juifs et exclusivement pour les Juifs sur le territoire palestinien, alors encore sous administration ottomane, au début du siècle dernier, est le comble de la fourberie politique.

Les arguments que la maire de Paris a avancés pour justifier ce festival sont d’autant moins convaincants qu’ils sont spécifiques et donc circonstanciels. Sinon qui l’empêcherait d’organiser un «festival Téhéran sur Seine», malgré l’embargo imposé aux relations avec l’Iran par «la communauté internationale?» Et pourquoi punir tout le peuple iranien pour des décisions politiques prises par le sommet de la hiérarchie de ce pays?

Une tentative grossière de briser l’isolement international d’Israël

Cette célébration qui, comme de juste, coïncide non seulement avec la publication du rapport de la Commission de l’ONU sur les crimes de guerre commis par le gouvernement de Netanyahu en juillet et août 2014, et avec le dixième anniversaire de la fausse «fin de l’occupation israélienne du territoire de Gaza», est un acte, hautement significatif, fondé sur des considérations de politique à la fois intérieure et extérieure, et destiné à aider Israël à rompre son isolement international de plus en plus fort, placée qu’elle est peu à peu au ban des nations, et dont le caractère d’Etat raciste, fanatique religieux et génocidaire apparaît avec de plus en plus de visibilité, dont l’exploitation de l’Holocauste est de moins en moins rentable, et dont le brandissement de l’antisémitisme comme explication à l’antisionisme est de moins en moins convaincant.

Qu’elle le veuille ou non, la maire de Paris ne peut nier que Tel Aviv est la capitale d’un Etat dont les fondements idéologiques sont contraires aux valeurs occidentales sacrées. Et tenter de séparer la population israélienne de son Etat est une entreprise d’autant plus vaine que cette population embrasse, dans sa massive majorité, l’idéologie sioniste qui refuse les droits de l’homme sur le territoire de la Palestine occupée, et n’y reconnaît que les droits des Juifs.

On ne peut pas à la fois défendre ardemment à Paris les droits de l’homme, sans distinction de race, de religion ou d’idéologie politique, et se lamenter sur le sort des citoyens d’un Etat fondé sur la négation de ces mêmes droits, présentés pourtant comme inaliénables!

La maire de Paris doit choisir soit d’être du côté de ceux qui subissent la discrimination et la mort du fait de leur religion et de leur race, soit de prendre position pour les oppresseurs au nom d’une race et d’une religion, et qui pratiquent le monopole du pouvoir politique au profit d’une majorité unie par son appartenance à une seule religion, et qui, au nom des enseignements de la Bible, exclut la population originale du pays de tout autre droit que de celui d’être tuée, expropriée, emprisonnée ou expulsée.

Alors qu’ailleurs, des collectivités locales et des institutions universitaires prestigieuses, de plus en plus nombreuses, participent à la campagne internationale de boycott d’Israël, connue sous le sigle anglais de «BDS» (boycottez, dé-investissez, sanctionnez), voici que la maire de Paris suit la voie inverse, qui ne peut qu’encourager Israël à faire preuve de plus de sauvagerie dans sa politique de génocide du peuple palestinien, au nom des enseignements de la religion juive, faut-il le souligner encore une fois?

En conclusion

Le peuple palestinien martyre, et le peuple de Gaza plus spécifiquement méritent, plus que les Sionistes, d’être mis à l’honneur dans la capitale d’un pays qui se targue d’ouverture sur l’humanité.

La maire de Paris aurait été mieux inspirée en organisant un Ramallah-sur-Seine, et mieux encore un «Gaza-sur-Seine», au lieu de tenter, maladroitement, de contribuer à briser l’étau de la réprobation internationale qui frappe, à juste titre, l’Etat d’Israël, et ceux qui ont choisi librement d’y habiter, au nom de la pratique religieuse de l’Alya, un autre nom pour le génocide planifié du peuple palestinien.

Ce n’est pas en courtisant les criminels de guerre qui servent de gouvernement à cet Etat de plus en plus honni, et qui gouvernent un peuple qui les a librement élus, qu’on va contribuer à donner plus de crédibilité aux «droits de l’homme» et aux «valeurs occidentales» comme à la supériorité de la «civilisation judéo-chrétienne» et ramener la paix dans un Moyen-Orient en pleine tourmente, et victime de la politique «vampiresque» de cet Etat.

Source: http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5217463

Une vidéo montre le bombardement israélien de Shujaiya qui a tué le journaliste de Gaza

Article soumis par Ali Abunimah, le 31 juillet 2014

Remarque: Cette vidéo montre des images violentes qui peuvent choquer certaines personnes.

Mercredi, les forces israéliennes ont bombardé le quartier-est de la ville de Shujaiya à Gaza, tuant 17 Palestiniens sur un marché où les gens étaient allés faire des courses pendant ce qu’ils pensaient être quatre heures de « trêve humanitaire. »

Cette vidéo mise en ligne sur YouTube montre le bombardement. Elle est intitulée en arabe «massacre de Shujaiya et le ciblage d’un journaliste et la blessure d’un photographe de l’Agence Manara News. »

Au tout début de la vidéo, un homme peut être aperçu portant un gilet pare-balles, un casque et une caméra, alors qu’il passe devant une ambulance.

Une autre ambulance accélère dans le cadre et l’homme dans le gilet pare-balles peut être entrevu à nouveau.

Soudain, une explosion qui envoie de la poussière et de la fumée, suivie d’une seconde explosion. Il y a des cris d’horreur, de l’angoisse et des appels au secours.

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[Capture d’écran de la vidéo: le corps a été identifié comme celui du journaliste Rami Rayan.]

Lire l’intégralité de l’article: http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/video-shows-israeli-shelling-shujaiya-killed-gaza-journalist

Les leaders du MERCOSUR condamnent l’offensive d’Israël sur Gaza

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Telesur, 29 juillet 2014

Les présidents du bloc ont exhorté la communauté internationale à agir dans le droit international.

Les présidents de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay et du Venezuela, ce mardi après-midi, ont unanimement condamné l’usage disproportionné de la force par les troupes israéliennes dans la bande de Gaza, qui après 22 jours a surtout touché des civils, des femmes et des enfants.

Les dirigeants de l’Argentine, Cristina Fernandez, du Brésil, Dilma Rousseff, José Mujica, de l’Uruguay et du Venezuela, Nicolas Maduro, ont également condamné tout type d’actions violentes contre les populations civiles en Israël.

Les chefs d’Etat régionaux célèbrent le sommet du Mercosur dans la capitale vénézuélienne, à Caracas, pour discuter de diverses questions d’intégration.

Lire la suite: http://www.telesurtv.net/english/news/Mercosur-Leaders-Condemn-Israels-Offensive-on-Gaza-20140729-0052.html

Des rabbins anti-sionistes expliquent les dangers du sionisme en présence de Dieudonné

Rabbins antisionistes « Neturei Karta » et Dieudonné

En plein débat sur la quenelle de Dieudonné, les médias et le gouvernement français, dont François Hollande (ainsi que tous ceux qui attaquent un humoriste apprécié de beaucoup de français) auraient dû rappeler que Dieudonné a participé en 2004 à une conférence avec des rabbins juifs qui dénoncent eux-mêmes le sionisme comme une chose contraire et potentiellement dangereuse pour la religion juive. Anti-sionisme et anti-sémitisme sont donc deux choses très différentes — alors, sans prendre part pour ou contre Dieudonné, nous demandons: sur quoi repose aujourd’hui le fond du débat?

Transcription de la vidéo:

Novembre 2004, Paris – 4 rabbins au théâtre de la Main d’Or

Au moment du décès de Yasser Arafat, 4 rabbins ultra-orthodoxes viennent se recueillir à Paris devant la dépouille du président défunt. Leurs paroles, politiquement très incorrectes, ne trouvant aucun lieu pour s’exprimer — Dieudonné, au nom de la liberté d’expression, leur propose son théâtre pour une conférence de presse.

Dieudonné: « Ceci n’est pas un sketche, ne pas confondre »

Quelques rares journalistes y assistent, pas un article n’a été publié.

La présentatrice: « Nous avons le plaisir d’accueillir ici 4 rabbins extraordinaires qui représentent le mouvement « Neturei Karta », les protecteurs de la cité, qui sont radicalement anti-sionistes, et qui ont tout de suite accepté l’invitation de venir ici dans le théâtre de Dieudonné, parce qu’ils savent que dans le monde entier on essaye d’empêcher les gens de réfléchir et d’agir selon leur intuition, selon leur bonté, leurs qualités spirituelles, en les accablant sous les accusations d’anti-sémitisme. Donc, même sans connaître Dieudonné, ils étaient persuadés que c’était une accusation infondée, et donc je pense qu’il y a beaucoup d’échanges qui peuvent avoir lieu entre toutes les sensibilités tellement variées que nous représentons. »

Le rabbin Weiss: « Etant donné la raison de ma présence parmi vous, je pense qu’avant d’aborder les sujets que je vais traiter, je me dois d’évoquer la mémoire du président Abou Ammar Yasser Arafat, qui était un homme exceptionnel, sortant de l’ordinaire. Pour le peuple juif, contrairement à la croyance populaire, c’était également une personne à l’esprit clair. Il avait une vision de l’avenir, une compréhension très profonde de ce qu’est vraiment le judaïsme et de ce qu’est le sionisme. Il avait compris que le judaïsme est une sainte religion, pluri-millénaire, et il n’avait absolument aucune forme d’animosité d’une quelconque façon à l’encontre du judaïsme ou du peuple juif; au contraire, il savait que le sionisme est très différent, c’est ce que j’expliquerai brièvement.

Les sionistes, bien entendu, le dépeignirent sous les traits d’un anti-sémite, comme ils le font de n’importe qui, en Europe ou ailleurs dans le monde, qui tenterait de se dresser contre l’Etat criminel d’Israël et contre les agissements criminels qui émanent de l’Etat d’Israël. Ils affirment de manière automatique que cet opposant est anti-sémite, afin d’étouffer son opposition, en la faisant passer pour une lutte contre Dieu. Ils donnent à croire que toute personne qui s’oppose au sionisme et à Israël serait quelqu’un qui blasphémerait la Bible et nourrirait de la haine envers les juifs.

Maintenant, je vais vous expliquer brièvement ce qu’est le sionisme. Comme je vous l’ai dit, le judaïsme est une religion pluri-millénaire, elle remonte aux patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. Le sionisme est à peine centenaire, créé par Théodor Herzl et ses amis, des gens totalement athées, des gens qui étaient totalement étrangers à la religion, qui détestaient la religion.

D’après la croyance juive, depuis la destruction du temple, il y a près de 2000 ans, c’est-à-dire depuis l’exil du peuple juif, Dieu a fait jurer au peuple juif de ne point tenter de retourner en masse sur la terre d’Israël, nous ne devrions jamais nous rebeller contre une quelconque nation et nous ne devrions jamais rien tenter afin de mettre un terme au décret exilique émanant de Dieu. Seul Dieu, sans la moindre intervention humaine, peut mettre un terme à cet exil, et Dieu est très compatissant. Il regarde tous les peuples qu’il a créés, et donc le peuple juif parmi eux, dans l’exil, et c’est quand il jugera le moment opportun qu’il mettra immédiatement un terme à l’exil. Il se produira alors une révolution métaphysique dans le monde. Le monde entier reconnaîtra qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et il le servira, rassemblé dans l’harmonie et la paix. Nous n’utiliserons pas les armes, ni ne lancerons une offensive militaire pour convaincre les gens qu’il n’y a qu’un Dieu unique — simplement, nous nous léverons tous ensemble pour servir Dieu, ce à quoi un juif aspire, ce qu’il espère, ce pour quoi il prie.

A l’époque, au début du sionisme, ses prémices, les rabbins se sont insurgés unanimement. Ils protestaient disant « c’est un blasphème, c’est de la rébellion contre Dieu, si cette idéologie est mise en application, nous en souffrirons terriblement. » Malheureusement, les sionistes ont réussi: tout d’abord, ils voulurent aller en Ouganda. Là-bas, il y avait des terres vierges, mais ils comprirent que la nation juive ne les suiverait pas. Aussi, se jouèrent-ils et abusèrent-ils des espoirs et des aspirations que pouvaient entretenir tout juif à retourner à Jérusalem, et ils leur dirent: « Nous sommes en train de vivre les prémices de la rédemption. Viens, suis-nous. Retournons ensemble sur la terre d’Israël. » S’ppuyant sur l’ignorance des multitudes non-juives dans le monde entier, ils abusèrent de leur compassion, espérant qu’elle prendrait pour argent comptant ce que dit la Bible, à savoir que cette terre appartient aux juifs, et dirait « qu’on leur donne la terre ». Ils ont utilisé ces sentiments afin de poursuivre leur entreprise, de marquer des points sur le terrain, dans l’objectif de s’accaparer la Palestine.

La Palestine était un pays peuplé d’êtres humains, les Palestiniens, c’est-à-dire les arabes habitant cette contrée, ainsi que des juifs orthodoxes qui craignent Dieu. Et tous dirent comme un seul homme: « Nous ne voulons pas d’un Etat d’Israël. Nous ne voulons pas de ça. Et étant donné que les sionistes ont usurpé la terre, qu’ils sont allés en Palestine et qu’ils l’ont volé au peuple palestinien, ils ont soumis ce peuple par la force des armes, puis ils l’ont expulsé. C’est là une seconde grande tragédie, une transgression, une rébellion contre Dieu, un agissement criminel contre Dieu. Et tous les rabbins étaient contre ces exactions, ils étaient ulcérés, révoltés par ce que ces juifs non-religieux avaient fait. Je terminerai par ceci: je tiens à dire simplement que les sionistes, bien loin d’être les protecteurs des juifs et les garants d’un havre de sécurité pour eux, sont en réalité les principaux responsables de l’antisémitisme dans l’ensemble du monde. Là où l’antisémitisme n’existe pas, les sionistes le fabriquent. Ils sont les principaux responsables des dissensions et de la haine envers les juifs dans le monde entier. Nous prions, nous demandons à tout le monde de prier pour la liberté de la Palestine et pour la venue du jour où la gloire de Dieu sera révélée au monde entier et où nous pourrons tous le servir dans la paix et l’harmonie, dans un futur proche. Amen.

La Syrie attaquée pour avoir défendu les Palestiniens contre Israël en 2010?

Le conflit syrien, ou guerre civile syrienne, peut trouver une autre porte d’interprétation, si on considère la problématique du conflit israélo-palestinien. En effet, la Syrie avait plusieurs fois défendu les droits des Palestiniens, avant le début de la guerre. En 2010, le gouvernement syrien avait appelé Israël à « mettre fin aux violations systématiques des droits humains dans le Golan occupé ». Est-ce que la Syrie a indirectement été victime d’un complot terroriste, organisé par les Etats-Unis et Israël, — comme le prétendent certains journalistes — pour la défense que le régime prenait en faveur de la cause palestinienne? Un document Wikileaks retrace cet épisode.

israel_palestine-map-edit-1353601538.24Illustration: La perte du territoire palestinien 1946-2005

SYRIE/ISRAEL/ANP/ONU – La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

Publié le 02-03-2012 01:00 GMT

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La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

28 Sept. 2010

http://sana.sy/eng/22/2010/09/28/310091.htm

Genève, (SANA) – La Syrie a renouvelé lundi sa demande pour l’arrêt des violations israéliennes continuelles contre les droits de l’homme des Palestiniens, pour lever le siège injuste sur la bande de Gaza et pour l’octroi au peuple palestinien de leur droit à l’autodétermination et à l’établissement de leur Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Cette demande est intervenue au cours du discours du Représentant Permanent de la Syrie Faisal al-Hamwi, auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, au nom du Groupe Arabe, pendant les discussions du Conseil des Droits de l’homme sur les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien.

Le Conseil a été informé sur le rapport du juge Goldstone qui a condamné le refus d’Israël pour la coopération avec son comité.

Al-Hamwi a appelé à condamner Israël pour son refus de coopérer avec le comité de Goldstone, en notant que l’indifférence israélienne et le rejet des enquêtes de la Commission visent à échapper au châtiment.

Il a souligné la nécessité que le Conseil ne devrait pas permettre que les droits des victimes du massacre de Gaza soient négligés, tout comme les droits des victimes de Bait Hanoun et d’autres massacres perpétrés par Israël.

Le Conseil a situé les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien. Al-Hamwi a énuméré les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et le Golan syrien occupé, ce qui comprenait tous les aspects de la vie.

Au cours des discussions générales du Conseil concernant le Chapitre VII sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les autres territoires arabes occupés, al-Hamwi a dit, dans la déclaration de la Syrie au Conseil, « Jour après jour, l’occupation israélienne a continué ses violations des droits de l’homme dans le Golan syrien occupé », soulignant que dans l’entrée des prisonniers syriens dans leur 26ème année dans les prisons israéliennes, Israël continue de priver les citoyens du Golan syrien occupé d’eau potable et l’exploite dans l’intérêt des colons israéliens.

La déclaration a appelé à faire l’examen des détails de cette attaque et d’un certain nombre d’autres attaques contre les citoyens syriens du Golan occupé, dans un message adressé par le ministre des Affaires étrangères de la Syrie au président du Conseil des droits de l’homme, le 31 Août 2010.

Al-Hamwi a conclu son intervention, en disant que peu importe la façon dont la campagne de distorsion israélienne augmente, nous et tous les pays qui croient dans les vrais droits de l’homme sans doubles standards, nous suivrons l’occupation dans ce conseil pour exposer la vérité et pour libérer les prisonniers, et permettre à nos citoyens de jouir de leur droit en ce qui concerne la visite sans conditions de leur patrie, en plus de la principale demande de mettre fin à l’occupation israélienne du Golan syrien occupé.

H. Zain / Al-Ibrahim

Source: http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1850591

Interview de Bachar al-Assad sur le Hezbollah et le front du Golan: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114299&frid=18&seccatid=37&cid=18&fromval=1

Pourquoi la politique israélienne des destructions massives? http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=64129

Sayed Nasrallah: « Seule la solution politique est valable en Syrie » http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=56969

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