Wikileaks publie un moteur de recherche dans les « War Diaries », journaux de la guerre en Irak et en Afghanistan

WarDiaries.Wikileaks.org est un site web qui donne un moyen facile d’accomplir une recherche dans les journaux de la guerre en Irak et en Afghanistan, qui ont été rendus publics par Wikileaks, le 22 Octobre 2010. Les documents sont un ensemble de plus de 391 000 rapports qui couvrent la guerre en Irak de 2004 à 2009 et l’Afghanistan de 2004 à 2009.

De là, vous pouvez naviguer à travers tous les documents qui ont été publiés, organisés par type, catégorie, date, nombre de victimes, et de nombreuses autres propriétés. Depuis n’importe quelle page du document, cliquer sur le texte souligné en vert vous ouvrira une fenêtre qui relie à d’autres documents qui contiennent ces phrases, ce qui permet de voir les termes de recherche importants et les connexions que vous pourriez ne pas remarquer autrement.

Notre espoir est que cet outil soit utile aux journalistes et aux chercheurs qui sont intéressés pour en apprendre davantage sur la guerre des Etats-Unis en Afghanistan et donner un sens à cette base de données importante. Si vous souhaitez soutenir ce travail, nous vous encourageons à faire un don à Wikileaks.

Le code source de ce site est librement disponible sur github – nous apprécions toutes contributions, améliorations ou suggestions.

Consulter le moteur de recherche: http://wardiaries.wikileaks.org/iraq/diarydig
Publicités

Wikileaks: Bradley Manning condamné à 35 ans de prison

U.S. Army Arraigns PFC Bradley Manning In Wikileaks Case

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 21/08/2013 16h26

WIKILEAKS – Bradley Manning, le soldat américain reconnu coupable de la plus grande fuite de documents secrets de l’histoire des Etats-Unis, s’est vu infliger une peine de 35 ans de prison, mercredi 21 août par une cour martiale.

Après plus de deux mois de procès, la juge militaire Denise Lind a en outre décidé son renvoi de l’armée pour « déshonneur », notamment pour des faits d’espionnage, de fraude et de vol de quelque 700.0000 documents diplomatiques et militaires confidentiels, transmis au site WikiLeaks. Le procureur avait requis au moins 60 ans de prison.

La juge a rappelé que Manning bénéficiait de 1.293 jours de remise de peine, correspondant à plus de trois ans de détention préventive, dont neuf mois de régime d’isolement strict.

Le jeune soldat de 25 ans, menu et frêle entre ses deux avocats civil et militaire, s’est levé à l’annonce de la sentence, énoncé laconiquement par la juge vers 16h15. « Je vais maintenant annoncer la sentence », a-t-elle déclaré, prévenant qu’elle « cesserait immédiatement en cas de perturbation » dans la salle d’audience comble.

« PFC Manning vous êtes condamné à être incarcéré pendant 35 ans », a-t-elle lancé lors de cette audience qui a duré moins de dix minutes.

Son avocat pourrait demander la grâce de Barack Obama

Selon le réseau de soutien à Bradley Manning, son avocat David Coombs a l’intention de faire un appel en grâce auprès du président Barack Obama, pour implorer sa clémence. Manning pourra ensuite faire appel devant la Cour d’appel supérieure des forces armées (Court of Appeals for the Armed Forces) et devant la Cour suprême des Etats-Unis.

Amnesty International a demandé au président américain de « commuer la peine de Bradley Manning et d’enquêter sur les abus qu’il a révélés »:

https://twitter.com/amnesty/statuses/370191039728209922

Le jugement du jeune homme sera réexaminé automatiquement en appel par la Cour pénale d’appel de l’armée de terre (Army Court of Criminal Appeal). La peine de 35 ans à laquelle il a été condamné est en tout cas, à ce jour, la plus longue infligée en matière de fuite de documents confidentiels.

WikiLeaks parle d’une « victoire stratégique significative »

L’organisation WikiLeaks, qui avait publié les documents obtenus par le soldat américain, a parlé de son côté d’une « victoire stratégique significative »:

https://twitter.com/wikileaks/statuses/370201848415678464

Le verdict du procès Manning représente « une victoire stratégique significative, indique WikiLeaks. Bradley Manning est désormais éligible à une libération dans moins de neuf ans, 4,4 selon un autre calcul »

La sentence pourra en effet être réduite par un système de remises de peine pour bonne conduite une fois que le condamné aura purgé un tiers de la condamnation. Si ce système lui est favorable, Bradley Manning pourrait dès lors sortir de prison après neuf ans.

Ses soutiens s’indignent et appellent à continuer le combat

Du côté des soutiens de l’ex-soldat, les réactions ne se sont pas faites attendre.

Glenn Grennwald, le journaliste du Guardian qui a révélé la surveillance des télécommunications par la NSA avec l’aide d’Edward Snowden, et dont le compagnon a été détenu par les autorités britanniques, a lui aussi exprimé son indignation:

https://twitter.com/ggreenwald/statuses/370199616660070400

« L’administration Obama: nous poursuivons avec agressivité tous ceux qui révèlent les crimes de guerre, et protégeons avec enthousiasme ceux qui les commettent », écrit-il dans un message posté sur son compte Twitter.

Paul Lewis, correspondant du Guardian à Washington, a rapporté que les partisans de Bradley Manning ont promis de poursuivre son combat:

https://twitter.com/PaulLewis/statuses/370190958744190976

« Bradley Manning a rapidement été amené dans le tribunal. Ses partisans criaient: ‘nous allons continuer à nous battre pour toi, Bradley’, ‘tu es notre héros' »

En France, le journaliste Edwy Plenel, défenseur des « lanceurs d’alerte », a estimé qu’il s’agissait d’un « jour de honte pour la démocratie américaine »:

https://twitter.com/edwyplenel/statuses/370191017556705280

La Russie dénonce une « décision sévère injustifiée »

La Russie a estimé que la condamnation de Bradley Manning était une décision « sévère injustifiée ».

« Il est assez fréquent d’entendre de la part de responsables américains des critiques concernant des décisions de justice d’autres pays (…), mais quand cela concerne les intérêts américains, la justice américaine prend, comme dans le cas de Manning, une décision sévère injustifiée, selon le principe de ‘faire passer l’envie à d’autres’ sans aucun souci des droits de l’homme », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Une telle utilisation du deux poids deux mesures sur un sujet prééminent comme les droits de l’homme montre une fois de plus que les États-Unis ne peuvent pas prétendre à un leadership dans ce domaine important’, a-t-il ajouté.

Les relations entre les Etats-Unis et la Russie se sont considérablement tendues ces dernières semaines, en participer après que Moscou a décidé d’octroyer un asile temporaire d’un an à l’ex-consultant de la NSA alors que Washington réclamait son extradition vers les Etats-Unis, où il a été inculpé d’espionnage.

Une peine exemplaire pour dissuader les autres soldats

Cette peine, qui intervient sur fond d’une autre affaire retentissante de fuites, celles de l’Américain Edward Snowden, veut servir d’exemple pour tous les soldats qui envisageraient une fuite similaire, comme l’avait réclamé le gouvernement américain. Elle met un point final à un procès fleuve, ouvert le 3 juin après plus d’un an d’audiences préliminaires.

En début de semaine, le procureur militaire Joe Morrow avait demandé à la juge Denise Lind « d’envoyer un message à tous les soldats qui envisageraient de voler des informations classifiées », requerrant six décennies de prison.

De son côté, son avocat David Coombs avait demandé au colonel Lind de punir son client, certes, mais d’une peine qui lui donne la « possibilité de vivre » et permette la réinsertion d’un accusé « jeune », « humaniste », « très intelligent », « naïf certainement, mais bien intentionné ».

La semaine dernière, le jeune homme avait regretté « avoir fait du mal aux gens et aux Etats-Unis », quelques jours après que la juge Lind l’a reconnu coupable, entre autres chefs d’accusation, d’espionnage et de fraude. Elle l’avait en revanche acquitté de celui de « collusion avec l’ennemi », en l’occurrence Al-Qaïda.

Un jeune homme à la personnalité complexe

« Traître » égoïste et téméraire ou jeune homme « naïf et bien intentionné »: après un procès fleuve, le mystère demeure autour de la véritable personnalité de Bradley Manning.

La « fuite » du siècle dont il est à l’origine a provoqué une tempête dans la diplomatie mondiale et la fureur de la première puissance mondiale. Un statut lourd à porter pour le jeune Manning, entré dans l’armée en 2007 après une enfance abandonnée à des parents alcooliques dans une ferme isolée de l’Oklahoma (sud), passée à subir les quolibets de ses camarades en raison de son côté « intello » ou de ses troubles d’identité sexuelle.

Lors de son réquisitoire, l’accusation l’a dépeint comme un être égoïste et téméraire, qui savait qu’en transmettant des documents à WikiLeaks, ils seraient mis en ligne et consultés par les ennemis des Etats-Unis. Lors d’audiences préliminaires au procès, des témoins du gouvernement avaient dans un premier temps fait référence à un être « déprimé », « anxieux », « sujet à des crises de panique ». Sans parler de son mutisme, de son somnambulisme et de ses pertes de repères sexuels.

Ses partisans demandent le prix Nobel de la paix

Des membres du personnel de la prison de Quantico (Virginie, est) –où Manning a été détenu à l’isolement pendant neuf mois– ont cité des épisodes où il léchait les barreaux de sa cellule en dormant, pleurait en tapant sa tête dans ses mains, ou grimaçait en se regardant dans le miroir, tentant ainsi de justifier son maintien sous un régime ultra-sévère réservé aux suicidaires.

La défense n’a cessé d’argumenter que Manning n’était pas suicidaire. Son avocat David Coombs a même raconté que le rêve de son client était « d’aller à l’université, travailler pour le service public et peut-être, un jour, être candidat » à une élection, « car il veut faire la différence dans ce monde ». Ses partisans lancent même une pétition pour que le Nobel de la paix lui soit attribué.

Entre ces deux portraits aux antipodes, difficile de dire où se situe la vérité.

« Je regrette que mes actions aient blessé des gens »

L’acte de contrition de Manning à la dernière minute du procès a crée une certaine surprise. « Je regrette que mes actions aient blessé des gens et les Etats-Unis », a-t-il lâché. « Je comprenais ce que je faisais et les décisions que j’ai prises, mais je n’ai pas complètement saisi l’étendue des conséquences de mes actes ».

Lors de sa première prise de parole devant les juges en novembre 2012, il n’exprimait alors aucun regret et racontait d’un ton assuré les conditions de sa détention.

En février dernier, ce féru de géopolitique et de technologies de l’information justifiait ses actes par le désir de « provoquer un débat public sur les forces armées et la politique étrangère » des Etats-Unis. Il précisait toutefois qu’il ne s’intéressait qu’aux documents dont il était « absolument sûr qu’ils ne causeraient pas de tort » à la sécurité nationale.

Source: http://www.huffingtonpost.fr/2013/08/21/wikileaks-manning-_n_3790203.html

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning

Procès de Bradley Manning

(*cet article reflète un point de vue personnel et n’exprime pas les idées des autres traducteurs présents sur ce blog)

Dans le conflit idéologique et juridique qui oppose le jeune soldat Bradley Manning au gouvernement des Etats-Unis, il convient de rappeler que Bradley Manning n’est pas seulement opposé au gouvernement de son pays, mais il est aussi opposé à tous les citoyens américains qui soutiennent les guerres meurtrières et inhumaines qui ravagent le monde depuis des années. Il est opposé à tous ces citoyens qui soutiennent l’action injuste de leur gouvernement.

Si Bradley Manning est en prison, ce n’est pas seulement à cause du gouvernement américain. Ce n’est pas seulement à cause des lois. Si Bradley Manning est en prison, c’est aussi à cause de tous ces citoyens qui se taisent et n’osent plus défendre les Droits de l’homme, et n’osent plus le défendre, s’enfermant dans une approbation passive des actes de leur gouvernement.

Une partie de la société américaine doit aussi être condamnée pour non-assistance au soldat Bradley Manning. Si demain, 70% des Américains soutenaient Bradley Manning, le gouvernement serait obligé de le relâcher. Le gouvernement américain serait contraint par la pression du public.

Ainsi, les Américains, par leur passivité, leur ignorance ou leur incompréhension, sont aussi responsables de la situation inhumaine que vit Bradley Manning en prison, de la torture psychique, de son isolement et de la dégradation de sa santé. Ils sont responsables de laisser le gouvernement faire ce qu’il ne devrait pas faire.

Ne dites pas que cette décision de le libérer n’appartient qu’au gouvernement. Ne dites pas qu’en tant que citoyens, vous ne pouvez rien faire. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen qui aura le courage de le défendre. Le sort de Bradley Manning est entre les mains de chaque citoyen américain.

L’affaire Bradley Manning reflète finalement le problème fondamental de la société américaine, une société de consommation qui a oublié le sens des Droits de l’homme, une société qui a échangé le mot « liberté » contre celui de « surveillance massive », en exerçant par ailleurs des pressions pour faire taire les opposants, en envoyant en prison les lanceurs d’alerte, en réprimant les hackers et les militants Occupy, en qualifiant de « terroristes » tout ce qui n’est pas labellé par la fascisme bienveillant du gouvernement américain.

La société américaine est imprégnée, en effet, par un fascisme sournois (qui se cache sous la belle apparence des films et des publicités américaines), un fascisme presque invisible qui justifie le meurtre et la répression des populations au nom du terrorisme, partout dans le monde. Mais qui aurait jamais osé comparer la liberté citoyenne à un acte terroriste? Qui aurait osé enfermer Bradley Manning pour avoir dénoncé la corruption et l’inhumanité de l’armée américaine, si ce n’est un Etat fasciste qui ne souhaite plus donner de liberté d’expression à ses citoyens, et qui souhaite enrôler la totalité de la société dans une idéologie malsaine?

L’affaire Bradley Manning entache l’histoire des Etats-Unis, comme le dénonçaient encore récemment des journalistes américains. L’affaire Bradley Manning entachera les Etats-Unis pendant encore de nombreuses années, et ce sera une ombre indélébile dans l’histoire des Droits de l’homme. Cela montre aussi, de manière beaucoup plus large, les injustices, la corruption, l’égoïsme, la violence et la cruauté qui existent aux Etats-Unis, et la manière dont les Etats-Unis agissent et incitent à la violence dans les autres pays, notamment dans les guerres et les conflits.

Et ces injustices, et cette violence, sont aussi celle de la société américaine, de la société dans son ensemble — car nous vivons tous dans des sociétés où l’on se préoccupe de moins en moins du bonheur des individus et de la liberté des citoyens, au nom de la sécurité suprême des gouvernements et du bien-être de nos présidents.

Ecrit par kimono

« Si vous étiez témoins de crimes de guerre, qu’auriez-vous fait? »


« Je suis Bradley Manning »,
parce que je crois que le public mérite la vérité et que les lanceurs d’alerte méritent des procès équitables – 1106 jours de détention injuste, c’est assez! Abandonnez la charge d' »aide à l’ennemi »

Au milieu du secret de la salle d’audience, le lanceur d’alerte et nominé pour le Prix Nobel de la Paix, Bradley Manning, est jugé après trois ans de détention.

Les informations que Bradley Manning a transmis au public ont été un catalyseur pour les mouvements pro-démocratie dans le monde arabe, elles ont exposé la détention injuste de personnes innocentes à Guantanamo Bay, nous ont montré le vrai coût humain de nos guerres en Irak et en Afghanistan, et ont changé le journalisme pour toujours.

Il n’y a aucune preuve que quelqu’un soit mort à la suite de l’information qui a été publiée, mais Bradley fait face à la prison à vie ou peut-être la mort. La plus grande accusation contre lui est celle d’avoir « aidé l’ennemi », un crime capital. En tant que public ayant bénéficié de cette information, est-ce que cela fait de nous des ennemis? Quel prix vont payer les futurs lanceurs d’alerte?

Tweetez vos messages et envoyez vos photos sur le site: http://iam.bradleymanning.org/

Traduit de l’anglais depuis le site http://iam.bradleymanning.org/

Faire un don à la Freedom of the Press Foundation pour la transcription du procès de Bradley Manning: https://pressfreedomfoundation.org/

Conférence sur l’affaire Bradley Manning à Washington, le 3 décembre 2012, en présence de David Coombs

Le 3 décembre 2012, a eu lieu à Washington, en l’église de « All Souls Church », une conférence sur l’affaire Bradley Manning, dont le procès débute en mars 2013, en Cour martiale, aux Etats-Unis.

L’affaire Bradley Manning, liée à la divulgation des documents WikiLeaks, pose en ce moment le débat autour des conditions de sa détention, qui sont comparables à de la torture, selon un rapporteur spécial de l’ONU.

Lors de cette conférence, Emma Cape, représentante de l’association « Courage to resist », s’est exprimée en soutien à Bradley Manning, auprès de Michael Ratner du Centre pour les Droits Constitutionnels, et de l’avocat David Coombs, qui a parlé pour la première fois en public.

David Coombs, qui défend Bradley Manning, a commencé son discours à la 23ème minute, en rappelant que le soldat Manning « mérite un avocat qui se préoccupe, et ne se préoccupe uniquement, que de ce qui se passe dans la salle d’audience », et que c’est une des raisons pour lesquelles il a évité les interviews des médias jusqu’à présent.

David Coombs a aussi évoqué la nécessité pour Bradley Manning d’obtenir « un procès équitable ». « Cela a été un dur combat », selon lui.

Sur son site officiel, David Coombs a partagé des chiffres qui montrent le soutien important des Américains envers Bradley Manning: 764 000 personnes ont visité le site et lu des articles sur Bradley Manning en une seule journée, 72 000 personnes ont envoyé des e-mails de soutien, 14 000 personnes ont fait un don aux associations et 754 personnes ont directement soutenu le Fonds Légal pour la Défense de Bradley Manning.

David Coombs a remercié toutes les personnes qui ont soutenu le jeune soldat Bradley: les représentants du gouvernement l’ayant soutenu, ainsi que les manifestants, les signataires de pétitions, les donateurs, les volontaires, etc.

En revanche, il s’est dit intimidé dans le passé par ce qu’il avait entendu de la part du Président des Etats-Unis, qui aurait dit au sujet de Manning: « Votre client a enfreint la loi ». Ou encore par les paroles de membres du Congrès ayant affirmé: « Votre client mérite la peine de mort ». David Coombs a affirmé qu’il n’était plus intimidé aujourd’hui par ce genre de paroles et qu’il sait que les gens soutiennent Manning.

« Son rêve est d’aller à l’université », a encore déclaré David Coombs, de « travailler pour le service public et peut-être même, un jour, d’être candidat » à une élection, car il « veut faire la différence dans ce monde ».

Lire l’annonce de la conférence: http://www.bradleymanning.org/activism/exclusive-presentation