Pas seulement la Russie: l’Italie et d’autres européens ont vendu beaucoup d’armes à la Syrie

Tanks in Azaz, Syria

Par Francesco Grignetti, 06/09/2013

ROME – Retour en 1998, Bill Clinton a parié sur le jeune Assad. Il devait être le successeur de son père, et les États-Unis estimaient que le jeune Bachar al-Assad, une fois qu’il aurait atteint le pouvoir, serait la personne qui ferait revenir la Syrie au sein des nations civilisées du monde.

Et ainsi le gouvernement Clinton, en dépit de la controverse que cela a provoqué, a pris des décisions très importantes: la Syrie a été retirée de la liste noire des pays producteurs de stupéfiants, les sanctions ont été levées, et l’embargo sur les armes a été assoupli. Les alliés de l’Amérique ont rapidement suivi, et l’Italie a été le pays le plus rapide à rétablir des liens avec Damas. Résultat: un ordre massif de ce qui était alors un jour de paie de 400 milliards de lires (206 millions d’euros) pour l’industrie militaire italienne.

Le gouvernement italien a autorisé cet ordre-monstre comme on le voit dans le rapport d’armement présenté au Parlement le 31 Mars 1999, par le gouvernement du Premier ministre Massimo D’Alema: « En 1998, l’important total d’exportation provient principalement d’un seul pays de destination, et dans la pratique, venant d’une seule commande. Parmi les principaux pays, la Syrie était la première destination avec 21,79% des exportations d’armes, équivalant à 400,64 milliards de lires avec une autorisation unique. « Avec un seul achat, Damas a de loin dépensé plus que la France et les Etats-Unis dans sa son shopping militaire en Italie.

Ce que cet ordre impliquait effectivement apparut clairement au cours des années suivantes: des viseurs à vision nocturne pour les blindés avec des capacités thermiques et laser, appelés « Turms », produits par une société à l’intérieur du conglomérat italien Finmeccanica. Cela permettrait aux Syriens de moderniser les vieux chars soviétiques T72 qui ont été équipés avec des viseurs plutôt rudimentaires.

La société, Galileo Avionica [SELEX Galileo], a empoché 229 millions de dollars, en échange de 500 pièces Turms. Comme le veut la procédure, l’ordre a été établi par les entreprises, puis autorisé par le gouvernement. La provision a été étalée sur plusieurs années; ce genre d’équipement n’est pas tenu dans un entrepôt prêt à être emporté, mais produit et livré en lots.

Les faveurs du dictateur

Il n’est pas surprenant que les statistiques européennes montrent un flot impressionnant d’exportations de l’Italie vers la Syrie à travers la première décennie du nouveau millénaire [années 2000]. Le taux était si élevé que l’Italie est devenue le leader européen de la vente d’armes. Mais elle n’était pas seule. Toujours en 1998, un navire marchand a mis la voile depuis le Danemark avec 12 chars T72 à bord et 186 tonnes de munitions. Et en Allemagne, un scandale venait récemment d’éclater autour de Telemit Electronics, soupçonné d’avoir soudoyé le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher du parti libéral en échange d’autorisations gouvernementales pour exporter vers la Syrie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et l’Irak.

Sans perdre le sens des proportions, cependant, il faut se rappeler que pour les 10 dernières années, la Russie de Vladimir Poutine est le marchand d’armes de réference de la Syrie: 78% des armes dans l’armée d’Assad viennent de Moscou.

« Et nous ne parlons que des ventes officielles ici, » avertit le vice-président de l’archive du désarmement de l’Italie [Archivio Disarmo], Maurizio Simoncelli, « pas des marchés gris ou au noir. Les statistiques, comme on pouvait s’y attendre, n’enregistrent que les contrats enregistrés. Ensuite, il y a tout le reste. « 

« Tout le reste » est tout ce qui est transporté secrètement. Sinon, il serait impossible d’expliquer comment il y a encore tant d’armes en Syrie, alors qu’un embargo sur les armes a été mis en place sur le régime pendant deux ans et que presque personne n’admettra avoir fourni les rebelles. Selon l’Observatoire permanent sur les « armes légères » (une définition vague comprenant généralement des pistolets, des fusils, cartouches, et même des bombes manuelles, mitrailleuses et lance-missiles) et le réseau du désarmement en Italie, la forte hausse des exportations d’armes légères vers la Turquie est très suspecte.

Selon une enquête récente sur le site Wired, les commandes de Galileo Avionica ont continué pendant 10 ans, avec un pic en 2002 et 2003. Et étant donné que 500 viseurs de blindés est un nombre énorme, même pour la vaste armée d’Assad, on pense qu’un certain nombre de ces pièces ont été transmises à Saddam Hussein « sous le comptoir ».

C’était la veille de la deuxième guerre du Golfe, après tout. Le Secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a accusé le régime d’Assad de fournir des armes à Saddam et de contourner ainsi l’embargo qui était en place. Qui plus est, c’est la même période où le régime irakien a déménagé son arsenal chimique en Syrie. Voilà quelques-unes des mêmes armes chimiques que Saddam avait utilisé contre les rebelles kurdes, et qu’Assad utilise aujourd’hui. Un échange de faveurs d’un dictateur à l’autre.

Source: http://www.worldcrunch.com/syria-crisis/not-just-russia-italy-other-europeans-sold-plenty-of-weapons-to-syria/arms-syria-italy-weapons-embargo/c13s13307/#.VHg0lIc3fxw

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Les services secrets italiens impliqués dans l’espionnage des États-Unis et du Royaume-Uni sur des citoyens italiens

3427561_3_b3dd_le-siege-de-la-nsa-a-fort-meade-dans-le_6cdb6fd700c809687baf1005c99823cbROME, le 24 Octobre. (ITAR-TASS). – Les services secrets italiens ont été impliqués dans la surveillance menée par les États-Unis et le Royaume-Uni sur les habitants du pays. Comme l’a signalé jeudi le magazine italien l’Espresso, les services secrets de ces pays sont liés par une sorte de « contrat de troisième niveau », dont le contenu n’a pas été révélé.

Selon la publication, qui se réfère à des informations obtenues à partir du journaliste britannique Glenn Greenwald, qui, à son tour, les a reçues de l’ex-employé de la CIA, Edward Snowden, le Royaume-Uni et les services de renseignement américains ont surveillé les conversations téléphoniques de citoyens italiens, y compris les membres du gouvernement.

Cependant, aucune preuve concrète de ces actions n’est disponible à ce jour. Mercredi, lors de la réunion du Premier Ministre italien Enrico Letta et du secrétaire d’Etat américain John Kerry à Rome, la question de la surveillance des communications a été soulevée. Letta se tourna vers Kerry en demandant de confirmer ou de rejeter les informations sur une éventuelle violation de la vie privée dans le cadre des activités de renseignement des États-Unis. Les parties ont exprimé leur volonté de coopérer. Kerry a assuré la partie italienne que « la question est sous contrôle ».

Mercredi 23 octobre, l’agence italienne pour les garanties de confidentialité a demandé la vérification d’éventuelles violations commises par le renseignement américain contre les citoyens italiens, après qu’ait été signalé l’espionnage américain sur les citoyens français.

Source: http://en.itar-tass.com/snowden-and-nsa-leaks/702758

Lire aussi à ce sujet: Les Etats-Unis ont espionné le gouvernement italien (magazine) et Le Premier Ministre italien soulève les questions d’espionnage lors des négociations avec Kerry

Ferdinando Imposimato propose une plainte devant la cour pénale internationale de La Haye dans l’affaire du 11 septembre

La Rédaction Mouvida.com, 17 avril 2013

11 Septembre et Stratégie de la Tension – Le Juge imposimato persiste et signe!

Le grand juge anti-mafia italien Ferdinando Imposimato réaffirme publiquement que la Vérité sur le 11 Septembre et sur les attentats des années noires en Allemagne et en Italie est très éloignée de la Version Officielle!

En tant que Président honoraire de la Cour Suprême de Cassation en Italie, il est le plus grand personnage de la Justice italienne, et tout au long de sa carrière exemplaire, il s’est occupé de très nombreuses affaire d’Etat telles que l’attentat contre le Pape Jean Paul II, persiste et signe dans sa condamnation du groupe Bilderberg et dans sa dénonciation de la Version officielle sur les attentats du 11 Septembre, espérant porter la Vérité devant la Cour Pénale Internationale de Lahaye.

Ces déclarations en provenance d’un personnage aussi important d’un pays aussi important que l’Italie sont totalement censurées par les grands médias alignés, alors qu’elles constituent un véritable tremblement de terre qui pourrait menacer le Système établi!

Ces déclarations, en provenance d’un expert judiciaire en comparaison duquel les journaleux et intervenants dans les grands médias alignés passent pour des ignares pathétiques et sans aucune légitimité eu égard à son palmarès impressionnant, revêtent une importance particulière avec le double attentat de Boston et la lettre mortelle à la Ricine envoyées à Obama, dans ce qui ressemble de plus en plus comme une nouvelle Stratégie de la Tension!

Longue vie à Ferdinando Imposimato qui est pressenti par le Mouvement 5 Etoiles comme un Candidat majeur pour les prochaines élections présidentielles!

En espérant, face à la censure des médias et collabos du NWO, qu’internet permettra de relayer son appel à la Vérité vers un public le plus nombreux possible…

Source: http://mouvida.com/11-septembre-et-strategie-de-la-tension-le-juge-imposimato-persiste-et-signe/

Le cas Assange: Le record du mensonge

L’Expresso, Stefania Maurizi, 28 août 2012

Ces jours derniers, beaucoup de fausses nouvelles ont été publiées au sujet de WikiLeaks et de son histoire… quand ce n’étaient pas des mensonges… L’Expresso les contredit: une a une.

Une saga pleine de mensonges. Des informations inexactes, et des analyses sans fondement. La superficialité de la presse est une des démonstrations les plus étonnantes de la guerre qui est menée contre Julian Assange et WikiLeaks.

Mais que d’erreurs! Si l’organisation commençait à intenter des procès, elle pourrait devenir millionnaire et résoudre le blocage financier illégal qui écrase le groupe et qui a été mis en place par les cinq géants financiers: Visa, Mastercard, Bank of America, Western Union, et PayPal , dès que WikiLeaks a commencé de publier les télégrammes diplomatiques Américains.

L’épidémie de balivernes a impliqué les médias du monde entier, et Julian Assange a demandé et obtenu des douzaines de mises au point, du Royaume-Uni aux USA. Et en Italie? Dans un article sévère de La Stampa, Gianni Riotta a récemment esquissé ce qu’est la parabole de WikiLeaks pour lui: « Une mauvaise histoire qui va de mal en pis », écrit-il, dénonçant le fait que la valeur fondamentale de l’organisation, la transparence, est devenue de l’opacité.

Riotta a écrit que Assange insiste sur « l’affaire politique contre lui pour ne pas affronter un procès pour viol », et que « pour éviter le procès à Stockholm », il s’est jeté dans les bras de gens comme le Président de l’Equateur, Rafael Correa. Il y a un petit détail qui semble échapper à l’éditorialiste: il n’y a pas de procès pour viol, il n’y a pas de convocation à la barre du tribunal, Julian Assange n’a jamais été mis en examen, et toute cette saga judiciaire commencée en août 2010 n’est que l’étape préliminaire d’une investigation qui dure depuis deux ans parce que les procureurs suédois ont refusé toutes les demandes d’Assange d’être interrogé à Londres, plutôt que d’être extradé à Stockholm.

Telle est la controverse dont tout le monde parle: la Suède ne demande pas l’extradition d’Assange pour le juger ou parce qu’il doit purger une peine. Depuis deux ans, la Suède insiste pour obtenir l’extradition seulement pour l’interroger et pour établir si les accusations des deux filles sont vraies: Assange doit donc être jugé ou alors l’accusation doit être abandonnée, lavant ainsi le nom d’Assange de cette tache infamante qu’est le viol. Personne n’est au-dessus des lois, Julian Assange non plus. Il doit répondre devant les juges des allégations de ces femmes.

Et la Suède est entièrement dans son droit d’avoir ses propres lois qui punissent un comportement comme un viol alors que d’autres pays ne le considéreraient pas comme tel, (le fait d’avoir une relation sexuelle consentie, mais sans utiliser de préservatif malgré la demande du partenaire). Mais, ce que le reste du monde ne comprend pas, c’est pourquoi Stockholm persiste à extrader Assange, alors qu’ils pourraient l’interroger à l’ambassade de Suède à Londres, comme demandé par son équipe d’avocats depuis le début. De même, ils pourraient l’interroger à l’ambassade d’Equateur, où il est réfugié, comme l’Equateur l’a proposé il y a quelques semaines. Assange ne demande pas à être interrogé dans un pub ou une salle de bingo: il est immédiatement disponible pour être interrogé à l’ambassade de Suède, ou à Scotland Yard. Mais la Suède a toujours refusé toutes ces solutions sans explication.

Riotta accuse Assange de mélanger « son combat initial avec le procès pour agression sexuelle ». Il ne mentionne pas qu’Assange a été défini comme un terroriste High Tech par le vice-président des Etats-Unis Joe Biden. Que la candidate républicaine Sarah Palin a publiquement demandé qu’Assange soit traité « comme un membre opérationnel d’Al-Qaïda ». Que Bob Beckel (Fox TV) était d’avis de « buter illégalement cet enfoiré de fils de pute ».  Qu’un plan anti-WikiLeaks a vu le jour publiquement en février 2011 , et qu’il portait la marque de Palantir Technologies d’Alto Palo, une des plus inquiétantes compagnies High Tech en affaires avec le Pentagone, et soutenue par l’entreprise In-Q-Tel de la CIA.

Il n’y a pas de preuve pour affirmer que les accusations de viol contre Assange sont juste un coup monté. Mais il est intéressant de lire ce que l’agence privée de renseignements Stratfor pense de cela dans ses mails internes et privés (aussi publiés par l’Expresso) qui maintenant sont publics parce qu’un collectif Anonymous a attaqué ses serveurs, emportant 5,3 millions de mails. « C’est très rare que les accusations de violences sexuelles soient gérées par Interpol par une notice rouge, comme dans ce cas » écrit Stratfor en se référant au mandat d’arrêt émis par Interpol le 30 Novembre 2010 qui a fait d’Assange un homme recherché dans le monde entier. « Il n’y a donc pas de doute que cela a pour but d’empêcher la fuite des documents du Gouvernement par WikiLeaks ».

C’est un point de vue très intéressant, parce qu’il ne peut pas être suspecté de sympathie envers WikiLeaks. Sans aucun doute Stratfor n’aime pas WikiLeaks, au point que dans le secret de ses échanges internes, un analyste de l’agence écrit : « Le fondateur devrait être soumis au waterboarding ». Et aussi : « Je suis d’accord pour utiliser n’importe quelle accusation inventée pour faire disparaître cet homme et son site. Et je voudrais donner la putain de tête de ce soldat, Bradley Manning, aux chiens, ou peut-être lui faire subir les choses que les Iraniens font à nos sources en Iran ».

Pour Riotta, Julian Assange utilise « le génie des relations publiques qui le caractérise » pour mélanger l’affaire de Stockholm et celle de Washington, manipulant la situation à son avantage. Il n’y a pas d’espace pour la crainte d’Assange que l’extradition en Suède puisse être seulement le prélude à celle vers les Etats-Unis.

Ses détracteurs écartent cette crainte avec une rage qui étonne. D’où leur vient une telle conviction ? Ils assènent qu’il n’y a aucune preuve que les Etats-Unis veuillent l’extrader. Qu’est-ce qu’il leur faut ? Un SMS d’Obama? Toute l’affaire des dossiers secrets du Pentagone et du gouvernement des Etats-Unis relève de la Sécurité Nationale, donc, c’est secret.

Il y a des personnes en relation à des degrés divers avec WikiLeaks appelées à témoigner devant le Grand Jury d’Alexandrie, Etat de Virginie, à propos de la publication des télégrammes diplomatiques. En juin 2011, l’Expresso a rencontré l’un d’entre eux, ancien chercheur au MIT à Boston, David House.

« Si les investigations du Grand Jury ne sont plus en cours et ont été closes, pourquoi les Etats-Unis ne le déclarent pas sans ambiguïté, au regard du contexte diplomatique autour du cas Assange? » explique, à L’Expresso, Michael Ratner (Centre pour les droits constitutionnels de New York) qui assiste Bradley Manning et WikiLeaks. Il ne paraît étrange à personne que le Royaume-Uni en soit arrivé à menacer de violer l’immunité de l’ambassade d’Equateur, et ce, d’après les estimations publiées dans les journaux anglais, au moyen d’un siège des forces de police au prix de 50 000 livres par jour ?

Est-il jamais arrivé auparavant qu’autant de ressources et d’énergies aient été dépensées pour interroger un homme pour seulement des soupçons de viol? Le jour où l’Equateur a accordé l’asile à Julian Assange, l’ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, a révélé cette information sur ​​son site: « Je suis venu en Angleterre aujourd’hui et j’ai appris avec consternation, de ma source au sein du bureau des Affaires étrangères, que le gouvernement britannique a vraiment décidé – après une forte pression  par l’administration Obama – d’entrer à l’ambassade de l’Équateur et d’arrêter Assange ». Pendant plus de 20 ans, Murray a été un membre du personnel diplomatique de Sa Majesté. Il ne manque pas de sources, bien sûr.

Riotta pense que Assange est coupable d’avoir demandé l’asile à l’Equateur, dont le président réprime les médias. « Si vous n’êtes pas d’accord avec Correa, vous ne pouvez pas parler à la radio ou à la télévision », écrit-il. Il mentionne des défections au sein d’experts informatiques de WikiLeaks, « déçus par les comportements égocentriques de l’ancien dirigeant ». Ce sont de vieilles histoires de deux ans et chaque journaliste qui travaille avec WikiLeaks peut dire qu’elles sont dépassées. Après la grande rupture entre Assange et l’ancien numéro deux de l’organisation, Daniel Domscheit Berg, WikiLeaks est stable aujourd’hui et si elle travaille moins, c’est parce que sa situation financière est bloqué du fait de l’affaire des cartes de crédit.

Les gens qui travaillent à plein temps pour WikiLeaks doivent être payés, mais comme l’argent fait défaut, WikiLeaks a dû se passer de techniciens expérimentés sur des projets cruciaux. L’embargo économique a causé des problèmes dévastateurs. Ce pourrait être un précédent dangereux, parce que cela affecte WikiLeaks aujourd’hui, mais cela pourrait affecter n’importe quelle ONG ou média  que les banques ou les groupements de cartes de crédit n’aiment pas.

WikiLeaks est une organisation parfaitement légale qui n’a jamais été condamnée, ni accusée d’aucun crime. Pourquoi Visa, MasterCard, Bank of America, Western Union et PayPal ont-ils bloqué les donations quand WikiLeaks a commencé à publier les télégrammes diplomatiques? L’éditorialiste de La Stampa voudrait égratigner Assange pour sa requête d’asile à l’Equateur, ennemi de la liberté de la Presse, mais ne mentionne pas cet embargo qui est une sérieuse atteinte à la liberté d’expression.

Mais la bête noire de tous les journalistes occidentaux, y compris Riotta, c’est Russia Today TV, le ventriloque du Kremlin. Julian Assange et WikiLeaks ont travaillé avec des douzaines de médias ces deux dernières années, journaux, radios et TV. De Asahi Shimbun au New York Times, du Monde à Der Spiegel, de Al-Akhbar au Liban à The Indu en Inde, du pakistanais Dawn à l’égyptien Al Masry Al Youm et au malaisien Malaysia Today. L’Expresso a collaboré avec WikiLeaks depuis 2009, quand l’organisation nous a donné un fichier audio sur le rôle supposé des services secrets italiens dans le scandale des poubelles de Naples.

Depuis lors, L’Expresso a travaillé sur toutes les publications, des dossiers Afghans jusqu’aux actuels fichiers syriens. Pendant ces trois années, il a vu la naissance et la mort d’accords entre WiKiLeaks et des médias des cinq continents. Et il a vu des attaques contre Assange pour n’importe quoi qu’il décide de publier, ou non. Le dernier projet, les fichiers syriens, a conduit la Pravda à publier un article délirant contre Assange pour avoir choisi de rendre publics ces documents sur la dictature d’Assad.

Mais actuellement, WikiLeaks est mis sur la croix pour sa collaboration avec Russia Today. La seule voix isolée a été Glenn Greenwald, chroniqueur du Guardian. Il a écrit: « Il y a apparemment une règle qui dit qu’il est tout à fait correct pour un journaliste de travailler pour un média détenu et contrôlé par un fabricant d’armes (GE / NBC / MSNBC), ou par les gouvernements américain et britannique (BBC / Stars & rayures / Voice of America), ou par Rupert Murdoch et le prince saoudien Al-Walid Bin Talal (Wall Street Journal / Fox News), ou par une société bancaire qui depuis longtemps possède des liens avec des gouvernements de droite (Politico)… », estime Greenwald. « Mais c’est une violation intrinsèque de l’intégrité journalistique de travailler pour un média appartenant au gouvernement russe ».

Personne n’avait rien à redire lorsque l’ancien directeur du New York Times, Bill Keller, a révélé le contexte de la publication des câbles dans son e-book sur WikiLeaks, intitulé « Open Secrets » (Secrets Ouverts). Keller a indiqué que, neuf jours avant le grand scoop, le rédacteur en chef du New York Times de Washington, Dean Baquet, avait averti la Maison Blanche. Immédiatement après, Baquet et deux journalistes ont été invités dans « une pièce sans fenêtre au Département d’Etat, où ils ont rencontré un groupe de personnes qui ne rigolaient pas du tout: les représentants de la Maison Blanche, du Département d’Etat, le Bureau du directeur des renseignements nationaux , la CIA, la Defense Intelligence Agency, le FBI, le Pentagone, se sont réunis autour d’une table. D’autres, qui ne se sont jamais présentés, étaient présents à la réunion, s’ adossant aux murs ». La réunion était hors procès-verbal (« off-the-record »), alors Keller n’avait pas révélé ce qu’ils ont dit. Mais il révèle cependant que, dans les jours suivants, les réunions ont été plus calmes avec la rédaction du New York Times de Washington qui « avant toute discussion, envoyait une série de câbles destinés à être publiés dans les prochains jours ». En d’autres termes, le journal le plus grand et plus puissant de l’Occident, l’icône mondiale du journalisme, a publié les câbles sous la supervision du gouvernement américain. Vive la liberté de la presse.

Traduit par Irien et Arduenna Silva

Lien vers l’article italien sur le Forum WikiLeaks : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14202.0.html

Lien vers la version anglaise sur le Forum WikiLeaks : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14292.0.html

Lien vers l’article original : http://espresso.repubblica.it/dettaglio/caso-assange-il-record-di-falsita/2189846//0

Des ex-dirigeants du GCHQ/MoD à la tête d’une compagnie associée au fournisseur d’équipements de défense du régime Assad

Un pilote d’hélicoptère US chante « Bye, bye, miss American pie » alors qu’il pulvérise une cible afghane

La même compagnie qui fournit des hélicoptères à l’OTAN (la vidéo en lien ci-dessus montre les forces états-uniennes en action en Afghanistan dirigées par l’OTAN) fournit également des équipements de communication militaire au gouvernement syrien, et ceci n’est qu’une petite partie de l’information…

Avec ce rapport, une compilation d’informations provenant des ‘Syria Files’ récemment mise en ligne par WikiLeaks, ainsi que des câbles, dossiers/documents transmis par l’intermédiaire de l’installation Darker Net ‘Supersearch’, nous entrons dans le monde équivoque des entrepreneurs spécialisés dans la défense, qui gagnent des millions grâce à la guerre et qui évitent les sanctions et les embargos par des manœuvres trompeuses. C’est également le monde d’anciens chefs de gouvernements qui migrent vers le secteur commercial, en utilisant leurs contacts antérieurs pour établir des contrats lucratifs.

Les premiers e-mails rendus publics tirés des ‘Syria Files’ de WikiLeaks montrent que Finmeccanica, une multinationale italienne spécialisée dans la défense ayant des intérêts importants au Royaume-Uni, a fourni au régime syrien du matériel de communication, ainsi que de l’expertise sur les hélicoptères après le début des attaques contre les manifestations pacifiques en Mars 2011. Selex Elsag, une filiale de Finmeccanica au Royaume-Uni, a vendu le matériel de radiocommunication destiné à l’usage de la police syrienne en mai 2011, au moment où l’UE imposait un embargo sur le régime interdisant l’exportation d’armes et de matériel pouvant être utilisés pour la répression interne. Le matériel radio Tetra, dont 500 radiotéléphones portatifs VS3000 non sujets aux interférences, était destiné à être utilisé par la police et les militaires stationnés à Muadamia, une banlieue de Damas, et valait 50 millions de dollars. Les fuites au niveau des e-mails montrent également qu’en février 2012, bien après que l’UE ait imposé des sanctions économiques à la Syrie, des ingénieurs de Selex Elsag se sont rendus en Syrie pour offrir une formation sur la technologie des communications, y compris la façon dont elle pourrait être installée dans les hélicoptères.

Finmeccanica est également un important fournisseur d’hélicoptères de l’OTAN et il est le quatrième plus grand industriel spécialisé dans la défense en Europe, classé dans le top 10 mondial. La société basée en Italie génère des revenus d’environ 5,9 milliards de dollars par le biais de ses opérations militaires, qui comprennent des avions, des systèmes de radar, des véhicules de combat, des munitions, des systèmes de contrôle/commandement, des systèmes spatiaux, des hélicoptères et des drones. En juillet 2011, Finmeccanica a débuté des négociations dans le but de fournir l’équipement Tetra à l’Iran et à ses services de police, mais l’entreprise a ensuite été forcée de faire marche arrière sous la pression des Etats-Unis – pour voir le câble secret à ce sujet cliquez ici.

Il est intéressant de noter que les opérations de Finmeccanica au Royaume-Uni sont dirigées par Sir Kevin Tebbit, ancien directeur du GCHQ, le service de renseignements des transmissions britannique, et ancien secrétaire permanent à la Défense, où il a géré le Comité tout-puissant du D-Notice. Tebbit (qui est aussi le président de Selex – voir ci-dessous) a été appelé à témoigner pendant l’enquête Chilcott au sujet de la guerre en Iraq et devant la Commission d’Enquête Hutton sur la mort mystérieuse du Dr David Kelly, inspecteur des armements de l’ONU. Tebbit a également pris part dans la dissimulation d’un scandale de caisses noires impliquant des contrats BAE de la Défense et l’Arabie Saoudite.


                        Sir Kevin Tebbit

Un autre chef Finmeccanica (administrateur non-exécutif) et aussi un ancien directeur du GCHQ est Sir David Ormond, qui comme Tebbit était témoin à l’enquête Chilcott. Ormond était parmi ceux qui avaient décidé que David Kelly devrait être poursuivi pour avoir parlé aux médias du dossier du gouvernement sur les présumées armes de destruction massive en Iraq. Ormond est également le co-auteur du rapport DEMOS “Intelligence” sur l’espionnage informatique (préconisant l’espionnage sur Twitter et Facebook), cliquez ici pour en savoir plus.

En ce qui concerne Selex, elle emploie plus de 10 000 personnes dans 15 usines et bureaux au Royaume-Uni. Pour citer le site Internet de Selex Elsag :

« Dans le domaine de la défense, SELEX Elsag possède des capacités de référence dans le domaine des communications sécurisées, notamment sur le champ de bataille, l’intégration de systèmes, la cryptographie, l’ingénierie des radiofréquences et les projets spéciaux. Dans le secteur civil, l’entreprise est couronnée de succès dans le cadre des marchés de la Sécurité et de la Résilience, et des communications professionnelles. SELEX Elsag propose des solutions et des conseils de sécurité informatisés, avec des technologies et des processus éprouvés dans de grands programmes à la fois au Royaume-Uni et à l’étranger. Il a récemment été sélectionné dans le but de fournir une protection en cyber-sécurité à l’OTAN et à ses pays membres. »

Pour voir les fichiers secrets et les câbles relatifs à Selex, ainsi que les sources via l‘installation Darker Net Supersearch, cliquez ici. Pour voir des câbles et des dossiers similaires sur Finmeccanica, cliquez ici.

Pour un aperçu complet de la défense européenne et de l’industrie de surveillance, cliquez sur: http://darkernet.files.wordpress.com/2012/07/bigbrother.pdf  pour télécharger le document.

Source: http://darkernet.wordpress.com/2012/07/07/a-wikileaks-syria-files-darker-net-investigation-ex-gchqmod-chiefs-head-company-that-supplies-defence-equipment-to-assad-regime/ et  http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,12766.0.html

[Note : le jeudi 5 juillet 2012, Wikileaks a commencé à publier les fichiers sur la Syrie, soit plus de deux millions d’e-mails provenant de personnalités politiques, de ministères et d’entreprises associées syriens, datant d’août 2006 à mars 2012. Cet ensemble de données provient de 680 entités ou noms de domaines liés à la Syrie, y compris ceux des Ministères des Affaires présidentielles, des Affaires étrangères, des Finances, de l’Information, du Transport et de la Culture.

Dans les deux mois à venir, des histoires tirées des fichiers apparaîtront dans Wikileaks (global), Al Akhbar (Liban), Al Masry Al Youm (Egypte), ARD (Allemagne), Associated Press (Etats-Unis), L’Espresso (Italie), Owni (France) et Publico.es (Espagne). D’autres publications seront annoncées avant la date de publication. Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a déclaré :

« Le matériel est embarrassant pour la Syrie, mais il est également embarrassant pour les opposants de la Syrie. Non seulement il nous permet de critiquer un groupe ou un autre, mais il nous aide à comprendre leurs intérêts, leurs actions et leurs pensées. C’est seulement grâce à la compréhension de ce conflit que nous pouvons espérer le résoudre. »

En ce moment, la Syrie fait l’objet d’un violent conflit interne qui a fait entre 6000 et 15000 mots au cours des 18 derniers mois. Les fichiers sur la Syrie mettent en lumière les rouages du gouvernement et de l’économie syriens, mais ils révèlent également comment les entreprises occidentales et l’Ouest disent une chose et font son contraire.

L’éventail des informations s’étend de la correspondance intime des plus hauts personnages du parti Baas à des enregistrements de transferts financiers envoyés par les ministères syriens à d’autres nations. La base de données comprend 2434899 e-mails provenant de 680 domaines. Il y a 678752 adresses courriel différentes ayant envoyé des e-mails et 1082447 destinataires différents. Il y a un certain nombre de langues différentes dans le lot, y compris près de 400000 e-mails en arabe et 68000 e-mails en russe. Les données font plus de huit fois la taille de la « Cablegate » en termes de nombre de documents, et plus de 100 fois sa taille en termes de données.

Environ 42000 e-mails étaient infectés par des virus ou des chevaux de Troie. Pour surmonter ces difficultés, Wikileaks a élaboré un système politique d’exploration de données, d’usage général et multilingue, capable de traiter des ensembles de données massifs comme ceux représentés par les fichiers sur la Syrie.]

Traduit sur le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

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