Fox News a diffusé la vidéo de l’exécution du pilote jordanien: le pour et le contre

Maaz Al-Kasasbeh, pilote jordanienPhoto: Maaz Al-Kasasbeh, pilote jordanien otage de l’Etat Islamique, quelques instants avant son exécution

Il y a eu beaucoup de réactions négatives, ces derniers jours, suite à la diffusion par Fox News de l’intégralité de la vidéo de l’exécution du pilote jordanien sur leur site internet. Fox News est la seule chaîne américaine à avoir diffusé la vidéo, il semble que même les médias européens n’aient pas eu le courage de la montrer. On y voit en séquence intégrale le pilote jordanien enfermé dans une cage, où son corps et ses habits recouverts d’un produit inflammable prennent feu en quelques secondes. Il n’y a rien de plus choquant, surtout pour un public occidental qui reste habitué dans les médias aux images neutres et à une certaine idée de la « guerre propre ».

Un expert en terrorisme, cité par le site Infowars, aurait même accusé Fox News de « travailler littéralement pour ISIS [Etat Islamique] » en diffusant cette vidéo de propagande terroriste montrant l’exécution du pilote jordanien:

La vidéo, qui montre l’exécution froidement brutale et cinématographique de Muadh al-Kasasbeh, n’a pas été relayée par un autre réseau, et les copies téléchargées sur YouTube et d’autres sites de partage de vidéos ont été presque instantanément supprimées.

Cependant, Fox News héberge la vidéo intégrale de 22 minutes sur son site web avec les mots ci-dessus: « avertissement, vidéo très graphique ».

« [Fox News] littéralement – travaille littéralement – pour le bras médiatique d’Al-Qaïda et d’Isis [Etat Islamique] », a déclaré Nance, directeur exécutif du Projet des Asymétriques du Terrorisme du think tank sur la Stratégie, les Tactique et l’Idéologie Radicale, au Guardian. (Infowars)

Notre blog n’est pas expert en terrorisme, mais au-delà de l’aspect choquant et totalement inhumain de cette vidéo de propagande, – que j’ai visionné personnellement pour pouvoir me faire une opinion dans le cadre de cet article -, j’ai essayé de comprendre pourquoi Fox News a diffusé cette vidéo au nom du droit à l’information (la vidéo est accessible en cliquant sur un lien dans l’article de Fox News). Car, en effet, les médias ne sont-ils pas là pour nous informer, y compris quand il faut nous montrer un extrait partiel ou intégral d’images choquantes, voire inhumaines — que ce soient des images de catastrophes naturelles, de guerres, d’inondations, de famines en Afrique, de désastres écologiques provoquant parfois des milliers de morts, ou de migrants qui meurent dans des bateaux en ayant cherché à rejoindre l’Europe?

Du point de vue du droit à l’information, Fox News a été dans son rôle de média en apportant l’information et en diffusant cette vidéo, car le public est juge et chacun est conscient qu’il s’agit bien d’une vidéo de propagande, mais cela n’enlève en rien le caractère véridique de la vidéo et le fait que cette vidéo constitue la preuve d’un crime. Libre à chacun de voir cette vidéo et de juger de la violence des crimes de l’Etat Islamique: cela fera peut-être réfléchir certains jeunes qui prévoyaient de partir en Syrie, et qui en voyant la cruauté de cette vidéo reviendront à la réalité et renonceront à partir faire le jihad dans un pays étranger.

D’autre part, diffuser des extraits ou l’intégralité d’une vidéo de l’Etat Islamique permet aussi de lutter contre les théories du complot. Comme on a pu le voir avec les attentats de Charlie Hebdo, dès que le public n’a pas de réponse ou que certaines images sont manquantes, nous avons tendance de manière générale à voir tout de suite le signe d’un complot de l’Etat ou des services secrets. Quand Fox News diffuse la vidéo de l’exécution du pilote jordanien, il me semble que cela permet de faire taire les rumeurs et de mettre un terme à toutes les théories du complot et d’amener une preuve concrète de l’information qui a été avancée. C’est vrai que les médias occidentaux ont tendance à « censurer » les vidéos et les images qui concernent les prises d’otages revendiqués par les extrémistes, mais cela n’est pas forcément plus rassurant pour le public.

S’il n’y avait pas eu ces images du pilote jordanien, certains auraient peut-être dit que le pilote est encore vivant, ou bien que l’histoire est un montage médiatique pour faire peur à la population occidentale. S’il n’y avait eu qu’une photo du pilote, certains auraient pu aussi dire que c’est un montage réalisé par le Pentagone, et que le gouvernement américain a voulu faire croire à l’exécution du pilote sans apporter de preuves, afin de justifier – par exemple – la continuation des bombardements de la coalition sur les jihadistes. Toutes sortes de théories du complot auraient pu apparaître, comme cela a été le cas avec le 11 septembre. De nombreuses raisons me font dire que l’attitude de Fox News a été utile pour faire taire ce genre de rumeurs qui émanent spontanément face à des actualités dramatiques. Cette vidéo qui montre le pilote jordanien avec un air inconscient et détaché apporte aussi la preuve que l’Etat Islamique pourrait utiliser des drogues sur ses otages ou ses jihadistes.

Enfin, nous vivons dans une société de l’image et de l’information. Le public doit être en mesure de juger par lui-même de la violence de ces images, s’il en fait le choix et à partir du moment où l’individu se pose des questions morales face à cette information. Une prise de conscience peut convaincre certaines personnes de militer de manière plus active contre la guerre, on peut même imaginer des musulmans qui deviendraient encore plus critiques face à l’Etat Islamique en voyant ces vidéos, ou des hommes politiques qui se mobiliseraient de manière plus active pour trouver une solution au conflit. Le gouvernement américain et la coalition internationale ne sont pas perdants dans cette affaire, car la vidéo de l’exécution ne fait que renforcer l’idée qu’il faut protéger les civils contre la brutalité de l’Etat Islamique.

Il n’y a pas de quoi s’insurger contre Fox News. Leur démarche est courageuse, même si la vidéo est très choquante. Mais après tout, il faut se rappeler que les civils (y compris les enfants) qui vivent sous la domination de l’Etat Islamique voient ces exécutions tous les jours, et en vrai (sans même avoir la distance médiatique que nous avons). Cela nous donne juste une infime idée de la violence que ces civils subissent au quotidien et des horreurs qu’ils voient depuis le début de la guerre en Syrie. Voir cette vidéo n’est rien en comparaison de l’horreur qu’ils vivent là-bas. Cette vidéo du pilote jordanien nous fait d’autant plus prendre conscience que la paix est une nécessité urgente en Syrie et que des milliers de personnes ont subi un sort tout aussi cruel dans cette guerre sans fin.

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Pas seulement la Russie: l’Italie et d’autres européens ont vendu beaucoup d’armes à la Syrie

Tanks in Azaz, Syria

Par Francesco Grignetti, 06/09/2013

ROME – Retour en 1998, Bill Clinton a parié sur le jeune Assad. Il devait être le successeur de son père, et les États-Unis estimaient que le jeune Bachar al-Assad, une fois qu’il aurait atteint le pouvoir, serait la personne qui ferait revenir la Syrie au sein des nations civilisées du monde.

Et ainsi le gouvernement Clinton, en dépit de la controverse que cela a provoqué, a pris des décisions très importantes: la Syrie a été retirée de la liste noire des pays producteurs de stupéfiants, les sanctions ont été levées, et l’embargo sur les armes a été assoupli. Les alliés de l’Amérique ont rapidement suivi, et l’Italie a été le pays le plus rapide à rétablir des liens avec Damas. Résultat: un ordre massif de ce qui était alors un jour de paie de 400 milliards de lires (206 millions d’euros) pour l’industrie militaire italienne.

Le gouvernement italien a autorisé cet ordre-monstre comme on le voit dans le rapport d’armement présenté au Parlement le 31 Mars 1999, par le gouvernement du Premier ministre Massimo D’Alema: « En 1998, l’important total d’exportation provient principalement d’un seul pays de destination, et dans la pratique, venant d’une seule commande. Parmi les principaux pays, la Syrie était la première destination avec 21,79% des exportations d’armes, équivalant à 400,64 milliards de lires avec une autorisation unique. « Avec un seul achat, Damas a de loin dépensé plus que la France et les Etats-Unis dans sa son shopping militaire en Italie.

Ce que cet ordre impliquait effectivement apparut clairement au cours des années suivantes: des viseurs à vision nocturne pour les blindés avec des capacités thermiques et laser, appelés « Turms », produits par une société à l’intérieur du conglomérat italien Finmeccanica. Cela permettrait aux Syriens de moderniser les vieux chars soviétiques T72 qui ont été équipés avec des viseurs plutôt rudimentaires.

La société, Galileo Avionica [SELEX Galileo], a empoché 229 millions de dollars, en échange de 500 pièces Turms. Comme le veut la procédure, l’ordre a été établi par les entreprises, puis autorisé par le gouvernement. La provision a été étalée sur plusieurs années; ce genre d’équipement n’est pas tenu dans un entrepôt prêt à être emporté, mais produit et livré en lots.

Les faveurs du dictateur

Il n’est pas surprenant que les statistiques européennes montrent un flot impressionnant d’exportations de l’Italie vers la Syrie à travers la première décennie du nouveau millénaire [années 2000]. Le taux était si élevé que l’Italie est devenue le leader européen de la vente d’armes. Mais elle n’était pas seule. Toujours en 1998, un navire marchand a mis la voile depuis le Danemark avec 12 chars T72 à bord et 186 tonnes de munitions. Et en Allemagne, un scandale venait récemment d’éclater autour de Telemit Electronics, soupçonné d’avoir soudoyé le ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher du parti libéral en échange d’autorisations gouvernementales pour exporter vers la Syrie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et l’Irak.

Sans perdre le sens des proportions, cependant, il faut se rappeler que pour les 10 dernières années, la Russie de Vladimir Poutine est le marchand d’armes de réference de la Syrie: 78% des armes dans l’armée d’Assad viennent de Moscou.

« Et nous ne parlons que des ventes officielles ici, » avertit le vice-président de l’archive du désarmement de l’Italie [Archivio Disarmo], Maurizio Simoncelli, « pas des marchés gris ou au noir. Les statistiques, comme on pouvait s’y attendre, n’enregistrent que les contrats enregistrés. Ensuite, il y a tout le reste. « 

« Tout le reste » est tout ce qui est transporté secrètement. Sinon, il serait impossible d’expliquer comment il y a encore tant d’armes en Syrie, alors qu’un embargo sur les armes a été mis en place sur le régime pendant deux ans et que presque personne n’admettra avoir fourni les rebelles. Selon l’Observatoire permanent sur les « armes légères » (une définition vague comprenant généralement des pistolets, des fusils, cartouches, et même des bombes manuelles, mitrailleuses et lance-missiles) et le réseau du désarmement en Italie, la forte hausse des exportations d’armes légères vers la Turquie est très suspecte.

Selon une enquête récente sur le site Wired, les commandes de Galileo Avionica ont continué pendant 10 ans, avec un pic en 2002 et 2003. Et étant donné que 500 viseurs de blindés est un nombre énorme, même pour la vaste armée d’Assad, on pense qu’un certain nombre de ces pièces ont été transmises à Saddam Hussein « sous le comptoir ».

C’était la veille de la deuxième guerre du Golfe, après tout. Le Secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a accusé le régime d’Assad de fournir des armes à Saddam et de contourner ainsi l’embargo qui était en place. Qui plus est, c’est la même période où le régime irakien a déménagé son arsenal chimique en Syrie. Voilà quelques-unes des mêmes armes chimiques que Saddam avait utilisé contre les rebelles kurdes, et qu’Assad utilise aujourd’hui. Un échange de faveurs d’un dictateur à l’autre.

Source: http://www.worldcrunch.com/syria-crisis/not-just-russia-italy-other-europeans-sold-plenty-of-weapons-to-syria/arms-syria-italy-weapons-embargo/c13s13307/#.VHg0lIc3fxw

La Syrie devient le 7ème pays à majorité musulmane bombardé par le Lauréat 2009 du Prix Nobel de la paix Barack Obama

 

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Glenn Greenwald, 23 septembre 2014

Les États-Unis ont commencé aujourd’hui à bombarder des cibles à l’intérieur de la Syrie, de concert avec son groupe beau et inspirant de cinq régimes alliés: l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Jordanie.

Cela signifie que la Syrie devient le 7ème pays à majorité musulmane bombardé par le Lauréat 2009 du Prix Nobel de la paix Barack Obama – après l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen, la Somalie, la Libye et l’Irak.

Lire la suite: https://firstlook.org/theintercept/2014/09/23/nobel-peace-prize-fact-day-syria-7th-country-bombed-obama/

Est-ce que le renseignement jordanien espionne les citoyens jordaniens pour la NSA et la CIA?

Par Ali Younes, Arab Daily News, 21 mai 2014

20145211015RN454Quand j’ai signalé en Décembre que les documents publiés d’Edward Snowden ont montré que la Jordanie arrive au troisième rang dans le monde, après le Pakistan et l’Iran, de la quantité de trafic Internet et de données qui ont été secrètement recueillis par la National Security Agency, NSA — la question-clé était de savoir, pourquoi la Jordanie? La Jordanie, après tout, est peut-être l’un des alliés des États-Unis les plus réputés dans la région et dans le monde, c’est également un partenaire américain majeur dans la «guerre contre le terrorisme» des États-Unis et un proche allié n’appartenant pas à l’OTAN qui a également participé à la guerre US en Afghanistan.

Les derniers documents révélés par le journaliste Glenn Greenwald dans son livre « No Place to Hide » jettent enfin plus de lumière sur cette question et sur pourquoi la Jordanie est soumise à cet espionnage intense et à la collecte de données par la NSA. Dans le livre, Greenwald montre dans les documents que la Jordanie avait, en 2012, reçu environ un million deux cent mille dollars de la NSA pour développer des capacités d’espionnage électronique qui serviront en fin de compte les objectifs de la NSA. La Jordanie, une fois de plus, arrive à un rang élevé, et deuxième seulement après le Pakistan, qui a reçu environ deux millions et demi de dollars pour développer des capacités d’espionnage électronique pour la NSA.

Est-ce que cela signifie que le Département du Renseignement Jordanien, le GID ou « Mukhabarat », a été payé pour espionner les citoyens jordaniens? Ou qu’il a facilité le travail de la NSA pour espionner les Jordaniens?

Lire la suite: http://en.ammonnews.net/article.aspx?articleno=25334#.U4Mx5i9UM4c

Affaire Prism/NSA: Les Palestiniens ne s’étonnent pas de la surveillance numérique

« Bien sûr, nous sommes surveillés par notre gouvernement »

PRI.org, Daniel Estrin, 8 novembre 2013

Asad Ewaiwi

Asad Ewaiwi, un militant politique et professeur d’université palestinienne en sciences politiques, dit il n’est pas surprenant qu’un gouvernement espionne ses amis et ses citoyens.

La vie privée? En Israël? Il n’y en a pas beaucoup. Surtout quand il s’agit de questions de sécurité.

Ecouter les témoignages: http://www.pri.org/node/61633/popout

Les révélations sur la NSA continuent à venir. Les documents classifiés publiés par l’ancien contracteur de la NSA Edward Snowden ont révélé l’énorme appétit de la National Security Agency pour les données des Américains, et vraiment pour tous les peuples du monde. Tout cela a beaucoup inquiété les Américains au sujet de la vie privée, mais en Israël et dans les Territoires palestiniens, tout le monde s’imagine que quelqu’un est toujours sur l’écoute.

Si Israël met sur écoute des gens aujourd’hui en Israël, qui pourraient-ils être en train d’écouter? Qui pourraient-ils être en train d’espionner?

« Les amis israéliens des Palestiniens », a déclaré Hila Mann, un soldat de 20 ans. « S’ils ont besoin de trouver quelque chose sur des Palestiniens qui entrent en Israël ou essayent de faire quelque chose, ils vont mettre sur écoutes les citoyens israéliens qui sont en contact avec ces personnes. Je pense que c’est horrible, mais tout ici est pour la sécurité d’Israël ».

Mais qu’est-ce qui se fait? Combien d’écoutes domestiques ont lieu en Israël?

Personne ne sait vraiment.

« Il y a vraiment très peu d’informations à la disposition du public sur les écoutes téléphoniques de sécurité », a déclaré Lila Margalit, une avocate avec l’association d’Israël pour les droits civiques [Association for Civil Rights in Israel]. Elle a présenté une demande d’accès à l’information au bureau du premier ministre l’année dernière, pour essayer et obtenir même une idée générale de ce que fait le gouvernement. Il y a quelques mois, sa demande a été rejetée.

« La société israélienne est une société qui a beaucoup d’expérience avec le terrorisme, la guerre, ce qui tend à placer beaucoup de confiance dans ses agences de sécurité (et) être généralement disposés à faire des compromis en matière de sécurité », a déclaré Margalit.

Ce qui est clair, c’est que la loi autorise le Shin Bet – le FBI d’Israël – de recueillir toutes les données des compagnies de téléphone israéliennes et des fournisseurs d’accès Internet. Aucun mandat judiciaire n’est nécessaire. Mais, contrairement aux Etats-Unis, la surveillance nationale n’est pas devenue ici un sujet de débat. C’est en fait la première fois que Margalit a même été approchée pour une interview sur le sujet.

« Les gens pensent généralement qu’ils ne sont pas la cible », dit-elle. « Les écoutes téléphoniques, si elles sont faites pour des raisons de sécurité, ne sont pas faites pour eux. »

Les Palestiniens pensent exactement le contraire.

« La Palestine est la plaque tournante de l’espionnage. En tant que Palestinien, vous n’avez pas la moindre protection venant des lois. Ce téléphone, n’importe qui pourrait vous espionner et personne ne l’arrêterait. Sur Internet, c’est la même chose », a déclaré Saeed Amjad, un travailleur de 24 ans oeuvrant dans la construction à al-Bireh, une ville de Cisjordanie.

Un autre jeune homme qui travaille dans une pâtisserie, Abdullah Mohammed, 23 ans, semblait au bord des larmes quand il a parlé de ses craintes d’être surveillé.

« Ces jours-ci, c’est tout à fait naturel. Je pourrais être en train de marcher dans la rue et quelqu’un derrière m’espionnerait », a-t-il dit.

La paranoïa sur l’espionnage n’est pas sans fondement. Israël a cultivé un vaste réseau de collaborateurs palestiniens, payés pour espionner leurs communautés – parfois même leurs familles. Asad Ewaiwi, un militant politique et professeur d’université en sciences politiques, a déclaré qu’il est certain que la sécurité israélienne a mis sur écoutes ses appels téléphoniques. Un responsable de l’armée israélienne dans la ville d’Hébron en Cisjordanie a également essayé de le recruter.

Ewaiwi a dit que le gouverneur militaire d’Hébron l’a appelé à plusieurs reprises, en demandant de se joindre à lui pour une tasse de thé ou de café afin de parler.

« J’ai dit, Je ne suis pas un homme d’affaires qui a besoin de votre aide. Vous tuez mon peuple, et je ne vais pas m’asseoir avec vous et prendre une tasse de café avec vous« , a-t-il rappelé.

Mais Israël n’est pas le seul à avoir dressé les oreilles. Les services de sécurité palestiniens sont également connus pour surveiller les communications des Palestiniens de Cisjordanie, principalement dans le but de rassembler le Hamas et les militants du Jihad islamique.

Ironie du sort, les responsables de la sécurité palestinienne ont été formés et financés par des agents de renseignement américains en Turquie, Jordanie et même aux États-Unis.

« Il est compréhensible et il est attendu que l’Autorité palestinienne, les agences de sécurité palestiniennes, adoptent des méthodes américaines de surveillance à l’égard de leur propre peuple », a déclaré Ewaiwi.

Les Palestiniens ne savent pas comment, exactement, les responsables de la sécurité palestinienne les surveillent. Mais ils peuvent obtenir un indice, en se réglant sur les révélations en cours au sujet de la surveillance intérieure aux États-Unis – le pays qui a formé leurs agents de sécurité.

Source: http://www.pri.org/stories/2013-11-08/course-were-being-spied-our-own-government

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