Qui croire? La crise de crédibilité des médias européens

en.ejo.ch, Michael Haller, 27 octobre 2015

Capture-newspaper-hat-300x214Permettez-moi de vous ramener au 3 Décembre 2013: Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian, témoigne devant le Comité des affaires intérieures de la Chambre des communes. Cela allait devenir un interrogatoire tendu de 78 minutes sur la décision de son journal de publier les documents top-secrets de la NSA fuités par le lanceur d’alerte Edward Snowden.

Rusbridger parlait d’une voix faible. Bien que confus à certains moments, son message était très clair: les journalistes du Guardian avaient scrupuleusement vérifié les documents confidentiels qu’ils avaient reçus de Snowden. Ils avaient noirci tous les noms dans les documents, et avaient demandé l’avis d’experts. Seulement après ces précautions, le journal a publié les histoires – pas contre la démocratie, mais pour la promouvoir. Dans un pays démocratique, avec la liberté de la presse, les journalistes ont l’obligation de révéler de telles pratiques sinistres pour le bien de l’intérêt public, avait-il déclaré. Les interrogateurs du Comité n’ont présenté aucun contre-argument convaincant.

À cette époque, il y a deux ans, le Guardian a publié de nombreux rapports d’enquête. Cela a grandement bénéficié à la réputation du journal. Dans l’année des révélations d’Edward Snowden, la population britannique a considéré le Guardian comme « le journal le plus digne de confiance, le plus exact et le plus fiable au Royaume-Uni ».

Voilà pour les bonnes nouvelles. Les nouvelles pas-si-bonnes que ça sont que: même le Guardian est en train de perdre des lecteurs. Le journal ainsi que son site web fonctionnent à perte, et de plus en plus. Les réalisations des journalistes du Guardian ne sont possibles que parce que le propriétaire du journal – la Fondation Scott Trust – fait intervenir environ 50 millions £ pour soutenir ses faibles finances. Où est-ce que cela se produit ailleurs dans le monde?

Le journalisme en Europe de l’Ouest: une crise de crédibilité

En effet, l’image plus large du journalisme en Europe est plutôt sombre: le journalisme en Europe occidentale souffre d’une «crise de crédibilité». Dans cet article, je présente cinq thèses sur ce phénomène.

Thèse 1: Une baisse de la capacité de recherche

Thèse 2: Un manque de professionnalisme

Thèse 3: La course pour les revenus sur la publicité

Thèse 4: Trop d’opinion; Trop peu de faits

Thèse 5: Le contenu des informations est devenu «conventionnel»

Lire l’intégralité de l’article: http://en.ejo.ch/ethics-quality/who-to-believe-european-medias-credibility-crisis

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Les SpyCables déchiffrés: Épisode deux

Al Jazeera, 27 février 2015

Les SpyCables sont la fuite la plus vaste qui soit pour des documents du renseignement, et l’Agence de Sécurité d’État de l’Afrique du Sud est confrontée à son délit le plus dommageable.

Dans la seconde [partie] des deux émissions, nous examinons l’impact de la plus grande fuite de renseignement depuis Edward Snowden – sur l’espionnage mondial et les relations de l’Afrique du Sud avec le reste du monde.

Qu’est-ce que nous apprennent les SpyCables sur la façon dont les agences de renseignement communiquent entre elles et quel effet aura la fuite sur les relations internationales?

Présentateur: David Foster

Invités:

Andre Roux, à Johannesburg – Ancien officier du renseignement sud-africain, désormais avec l’Institut d’études sur la sécurité.

Andrew Feinstein, sur le plateau – Ancien député sud-africain et auteur du Monde de l’ombre [The Shadow World], sur le commerce des armes et les organisations du renseignement.

Clayton Swisher, sur le plateau – chef de la Direction du journalisme d’investigation, Al Jazeera.

Source: http://www.aljazeera.com/programmes/2015/02/spy-cables-decoded-episode-2-150227141908212.html

Les SpyCables déchiffrés: Épisode Un

Al Jazeera, 27 février 2015

Les SpyCables ont fait les titres de l’actualité dans le monde entier – et ont été décrits comme massifs et sans précédent dans les journaux d’aussi loin que la Chine comme en Amérique du Sud.

LES SPYCABLES

Une fuite de centaines de documents secrets du renseignement [provenant] des agences du monde entier, offrant un aperçu sur le monde trouble de l’espionnage. L’Unité d’Enquête d’Al Jazeera publie une sélection de documents et des histoires qu’ils contiennent.

La preuve que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a induit en erreur les Nations Unies comme informations importantes dans un certain nombre de pays. Le désir de la CIA de discuter avec le Hamas; la surveillance du responsable de Greenpeace; un complot visant à tuer le chef de l’Union africaine; tout a retenu l’attention mondiale.

Dans la première des deux émissions, nous évaluons l’impact de la publication par Al Jazeera de centaines de documents classifiés – allant de confidentiels à top secret – la fuite la plus vaste de documents du renseignement jamais publiée.

Présentateur: David Foster

Invités:

David Maynier, à Cape Town – Membre du Parlement sud-africain et ministre adjoint dans l’opposition [chargé] de la Sécurité d’Etat.

Justice Malala, à Johannesburg – analyste politique

Ferial Haffajee, sur le plateau – éditrice de l’hebdomadaire sud-africain, The City Press

Source: http://www.aljazeera.com/programmes/2015/02/spy-cables-decoded-episode-1-leaks-150227132927972.html

Vol 370 de Malaysia Airlines: le Western Center for Journalism établit le lien entre Edward Snowden, Ben Laden, le Groupe Carlyle et Jacob Rothschild au Boeing 777 disparu

La vraie raison de la disparition du vol 370, par Kris Zane.

Par Vittorio Hernandez, 15 avril 2014

L’attention mondiale sur l’avion disparu du Boeing 777 de Malaysia Airlines a mené à conduire lundi de profondes plongées en mer alors que les émissions de bruits sont mortes, probablement en raison de la durée de vie de la batterie de 30 jours dans la boîte noire.

La recherche de l’avion a quelque peu pris le pas sur l’étude de ce qui s’est vraiment passé, alors que la boîte noire est considérée comme un fournisseur d’indices et même de preuves des dernières minutes avant que le mauvais sort du MH370 l’ait fait plonger dans l’océan Indien, sur la base des conclusions par les organismes chargés de l’enquête.

Toutefois, un auteur du Western Center for Journalism, Kris Zane, a ressuscité une information croustillante qui est devenue virale vers la fin mars, mais a diminué alors que les jours passaient et que sa disparition a marqué son premier mois.

L’auteur commence par une divulgation faite par le lanceur d’alerte de la National Security Administration (NSA) Edward Snowden, selon lequel le gouvernement américain a espionné des milliards d’appels téléphoniques et d’emails sous prétexte de protéger le public américain contre le terrorisme islamique. M. Snowden a travaillé pour l’agence d’espionnage privé de la NSA Booz / Allen / Hamilton qui, à son tour, est liée avec le groupe obscur présumé Carlyle Group qui a acheté Booz / Allen / Hamilton pour 2,5 milliards de dollars en 2009.

À son tour, le Groupe Carlyle est dit avoir été financé par le groupe Ben Laden qui est derrière l’attaque terroriste du 11/9 à New York en 2001, à peu près au même moment, le président américain de l’époque, George W. Bush, était en réunion avec les membres de la famille ben Laden au Ritz Carlton pour discuter de leur investissement dans le Groupe Carlyle, a révélé le rapport.

Le groupe a acheté en 2006 pour $ 17,6 millions Freescale Semiconductor, [entreprise] basée à Austin, au Texas, qui avait 20 employés à bord de l’avion Malaysia Airlines. Egalement inclus dans le groupe de 20 salariés de Freescale présents dans l’avion de Pékin, quatre ingénieurs qui faisaient également partie des propriétaires d’un brevet de sécurité majeur utilisé par les compagnies. Avec la mort des quatre titulaires du brevet chinois, cela laisse la propriété à 100 pour cent pour le titulaire du brevet du survivant solitaire qui n’était pas à bord de l’avion – Jacob Rothschild. Le brevet a été déposé le 11 Mars, quatre jours après que l’avion ait disparu.

Le rapport souligne ensuite que depuis que la NSA surveille tous les appels téléphoniques et les communications aériennes, l’agence était au courant de l’avion disparu et était derrière les rapports confus qui sortaient au sujet de la mystérieuse disparition du jet – depuis les passeports volés au détournement du pilote fou piratant son propre avion jusqu’au crash de l’avion dans l’océan Indien où les sous-marins automatisés sont sur le point de commencer leur recherche.

Il a également mis en doute le fait que l’avion n’ait pas été détecté par la base américaine de Diego Garcia à proximité.

En soulevant la théorie du complot, le rapport rappelle qu’il y a quelques années, le théoricien de la conspiration Alex Jones a révélé qu’un ingénieur AT&T, étayé par des documents d’AT&T, a affirmé que la NSA archivait chaque appel téléphonique de chaque Américain, ce que M. Snowden a confirmé en 2013.

Source: http://au.ibtimes.com/articles/548114/20140415/malaysian-airlines-flight-370-western-center-journalism.htm#.U-inf0i7oXz

Le FBI, la NSA ciblent des avocats musulmans américains, des défenseurs des droits

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RT.com, 9 juillet 2014

La National Security Agency a suivi les communications électroniques d’éminents musulmans américains, y compris des militants des droits civiques, des avocats et même un candidat politique, selon le dernier lot des révélations Snowden.

Selon les documents divulgués par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden et publiés par Glenn Greenwald et Murtaza Hussain sur The Intercept, au moins 202 musulmans américains sont tombés sous la surveillance de leur gouvernement, y compris:

Hooshang Amirahmadi, professeur irano-américain en relations internationales à l’Université Rutgers; Nihad Awad, directeur exécutif du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), la plus grande organisation musulmane de droits civiques dans le pays; Faisal Gill, membre du Parti républicain et ancien candidat politique qui a eu une habilitation de sécurité top-secrète et a servi dans le département de la Sécurité intérieure, sous le président George W. Bush; Asim Ghafoor, un éminent avocat qui a représenté des clients dans des affaires liées au terrorisme; et Agha Saeed, ancien professeur de sciences politiques à l’Université d’Etat de Californie, qui milite en faveur des libertés civiles musulmanes et des droits palestiniens.

Lire l’intégralité de l’article: http://rt.com/news/171408-snowden-greenwald-muslims-emails/

Ce que les câbles Wikileaks ne nous disent pas

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Dawn.com, 23 juillet 2011

KARACHI: Comment les Américains ont été minutieusement impliqués dans la négociation de l’accord entre l’ancien président Pervez Musharraf et l’ancienne Premier ministre Benazir Bhutto qui a abouti à son retour d’exil en 2007, après huit ans? Quelle a été le point de vue des diplomates américains au sujet de l’attaque militante audacieuse sur le Grand Quartier Général (GHQ), le 9 oct. 2009, dans lequel les terroristes ont retenu plusieurs soldats et d’autres otages pendant plus de 18 heures? Les Américains ont-ils eu des informations sur les comptes bancaires secrets suisses présumés des dirigeants politiques au Pakistan? Comment le gouvernement américain a-t-il évalué les implications stratégiques de l’engagement de la Chine au Baloutchistan?

Voici quelques-unes des questions qui restent sans réponse dans le trésor de câbles diplomatiques secrets américains consultés par Dawn sur WikiLeaks. L’absence de communications importantes qui traitent de ces questions brûlantes au Pakistan est étonnante, d’autant plus que les diplomates américains semblent avoir envoyé des informations volubiles à Washington sur un certain nombre de questions de moindre importance.

L’impact de la grippe aviaire sur l’industrie avicole du Pakistan et l’état de préparation du pays à lutter contre le virus, par exemple, ont fait l’objet spécifique de pas moins de huit câbles différents en 2007 et 2008.

En revanche, pas un seul câble – des presque 5000 ou environ traitant du Pakistan à la disposition de Dawn, la majorité d’entre eux à partir de 2005 – ne détaille la réaction ou l’évaluation des diplomates américains, que ce soit sur l’attaque du GHQ ou la spéculation autour des comptes bancaires off-shore des dirigeants actuels ou anciens du pays.

Les seules références au rôle de la Chine dans le développement du port de Gwadar et ses intérêts miniers à Saindak sont des informations disponibles publiquement ou, tout au plus, un reportage des craintes indiennes sur les intentions de la Chine.

Outre la possibilité très improbable que l’ambassade des États-Unis n’ait tout simplement pas fait de commentaires sur ces questions très discutées, il pourrait y avoir deux autres raisons probables pour que ces informations soient manquantes dans les Pakistan Papers. La première est qu’il y a encore des câbles liés au Pakistan dans les 250 000 surprenants documents obtenus à l’origine par WikiLeaks qui ne font pas partie des fichiers délivrés à Dawn. L’autre, plus probablement, est la possibilité que la communication sur ces questions a été classée comme « Top Secrète », une catégorie de documents avec un accès beaucoup plus restreint et que Wikileaks a été incapable d’obtenir.

Il convient de rappeler que la classification la plus secrète dans les câbles disponibles avec WikiLeaks est « Secret – NoForn », ce qui indique que les contenus des télégrammes secrets sont considérés comme trop sensibles pour être partagés, même avec d’autres organismes et des gouvernements étrangers considérés comme amis, mais qui reste encore au-dessous d’un classement « Top Secret ».

Accréditant cette dernière possibilité, que certains au moins des câbles sont dans une catégorie ultra-secrète, où se trouvent les documents qui évoquent l’affaire des négociations entre le Gén. Musharraf et feue Mme Bhutto qui a conduit à la promulgation de l’Ordonnance de Réconciliation Nationale (NRO). La première référence à des contacts informels entre l’ancien président et l’ancienne deux fois Premier ministre ne surgit, en passant, que dans un câble daté du 24 juillet 2007, où se discute le paysage politique fracturé du Pakistan conduisant aux élections présidentielles.

Dans ce câble, l’ambassadeur américain de l’époque, Anne W. Patterson, rapporte que « l’ancienne Premier ministre Benazir Bhutto a envoyé des représentants du PPP [Parti du Peuple Pakistanais] de bas niveau à l’APC [All Parties Conference], malgré sa présence à Londres, en raison de ses divergences persistantes avec l’alliance des partis religieux Muttahida Majlis-e-Amal (MMA) … le manque d’une pleine participation de Bhutto a signalé l’absence de pertinence de l’APC et confirmé les soupçons des autres partis de l’opposition au sujet des négociations informelles du PPP avec le président Musharraf ».

Il s’agit d’une référence plutôt tardive et faible à des développements qui auraient été, en apparence, d’un grand intérêt pour les Américains. Un câble plus tardif du 1er décembre 2007, rapporte que Mme Bhutto a confirmé à une délégation du Congrès américain que les négociations avec le Général Musharraf avaient, en effet, continué pour « 8-10 mois ». Divers autres câbles confirment que les discussions étaient à leur apogée pendant les mois d’été précédant immédiatement l’offre de réélection de l’ancien président en octobre. Cependant, les câbles diplomatiques américains accessibles par Dawn ne font souvent référence qu’aux « rumeurs de négociations, d’hébergements et de réconciliations » qui continuent à se propager, sans aucune curiosité apparente sur ce que l’affaire implique ou des détails d’initiés sur ses progrès.

Un câble daté du 28 août 2007, par exemple, signale simplement que le Gén. Musharraf « avait envoyé le Conseiller présidentiel Tariq Aziz et le secrétaire général présidentiel Hamid Javaid à Londres pour s’entretenir avec Bhutto cette semaine ». Un autre câble, en date du 6 septembre 2007, au sujet de la possible retombée politique concernant le retour de l’ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif, fait référence à l' »accord tant attendu » entre le Gén. Musharraf et Benazir Bhutto.

« Nous croyons qu’une annonce publique d’un accord Musharraf-Bhutto serait un long chemin vers la diminution des inconvénients du retour de Nawaz et dégonflerait toute l’influence politique qu’il pourrait avoir », a écrit Mme Patterson dans un commentaire.

LIEN MANQUANT

Une preuve plus claire qu’il y avait beaucoup plus de choses au sujet de certains événements que ce que l’actuelle moisson de documents divulgue est à mis à disposition dans des références à des câbles manquants. Annonçant enfin la signature du Gén. Musharraf, du « contrat de réconciliation » avec le chef du PPP, le 5 oct. 2007 – un jour avant les élections présidentielles – l’Ambassadeur Patterson se réfère à un autre câble (numéro d’identification Islamabad4309) qui n’est pas disponible dans la collection WikiLeaks actuelle. Le même câble manquant est cité comme référence dans un autre envoi de rapports de la tentative de Mme Bhutto pour récupérer un siège à l’Assemblée nationale à son retour.

Une autre référence à un câble manquant est visible dans un communiqué parlant de l’impasse Indo-Pak au cours de la construction du barrage de Baglihar au Cachemire administré par l’Inde en 2005.

David Mulford, alors ambassadeur américain en Inde, dans un câble daté du 25 février 2005, a commenté le « pire des scénarios d’Islamabad », selon lequel les conflits de l’eau ont le « potentiel de détruire le processus de paix ou même de conduire à la guerre ». Cependant, le câble (numéro d’identification Islamabad2264) qui est référencé pour expliquer plus en détail ce commentaire, et qui élabore ostensiblement sur la question, ne peut pas être accessible à partir de la collection de câbles diplomatiques disponibles avec WikiLeaks.

Les questions peuvent légitimement être soulevées au sujet de ce qui est exactement contenu dans de telles communications pour qu’elles soient considérées comme un grand secret. La spéculation sur les intérêts américains au Pakistan, semble-t-il, est susceptible de continuer.

Câbles référencés: WikiLeaks # 27677, 116415, 120149, 121248, 124923, 132411.

Source: http://www.dawn.com/news/646391/what-the-wikileaks-cables-do-not-tell-us

 

Comment des agents secrets infiltrent Internet pour manipuler, tromper, et détruire des réputations

GCHQ-psychology

« La Psychologie, un nouveau genre de SIGDEV (développement de signaux) »: Une page d’un document top-secret du GCHQ préparé par son unité secrète JTRIG [Joint Threat Research Intelligence Group]

Par Glenn Greenwald, 24 février 2014

L’une des nombreuses histoires de pression qui restent à dire de l’archive Snowden est de savoir comment les agences de renseignement occidentales tentent de manipuler et de contrôler le discours en ligne avec des tactiques extrêmes de tromperie et de destruction de la réputation. Il est temps de dire un morceau de cette histoire, complétée avec les documents appropriés.

Au cours des dernières semaines, j’ai travaillé avec NBC News pour publier une série d’articles sur les tactiques des « sales tours » utilisés par l’unité secrète du GCHQ précédemment évoquée, le JTRIG [Joint Threat Research Intelligence Group] (Groupe Commun de Renseignement sur la Recherche de Menace). Ceux-ci étaient fondés sur quatre documents classifiés du GCHQ [doc.1, doc.2, doc.3, doc.4] présentés à la NSA et aux trois autres partenaires de l’alliance anglo-saxonne de la «Five Eyes». Aujourd’hui, nous publions sur The Intercept un nouveau document du JTRIG, en entier, intitulé « L’Art de la Tromperie: Formation pour des opérations secrètes en ligne ».

En publiant ces histoires, une par une, nos rapports NBC ont mis en évidence l’une des clés, des révélations discrètes: la surveillance de YouTube et de Blogger, le ciblage des Anonymous avec les mêmes attaques DDoS qu’ils accusent les « hacktivistes » d’utiliser, l’utilisation de « pièges à miel » (attirer les gens dans des situations compromettantes avec un moyen sexuel) et de virus destructeurs. Mais, ici, je veux me concentrer et donner des détails sur le point fondamental révélé par l’ensemble de ces documents, à savoir que ces agences tentent de contrôler, infiltrer, manipuler et déformer le discours en ligne, et ce faisant, compromettent l’intégrité de l’Internet lui-même.

Lire la suite de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2014/02/24/jtrig-manipulation/

WikiLeaks dispose désormais d’un moteur de recherche intégré

Câbles secrets américains-WikileaksAlors que des documents dérobés par Edward Snowden ont montré que WikILeaks était activement surveillé par les agences américaine et anglaise de renseignement (NSA et GCHQ), le site a lancé ce week-end un moteur de recherche. Une fonction qui peut paraître anodine, mais qui pourrait avoir un vrai impact.

WikiLeaks a ouvert dimanche, pour la première fois, un moteur de recherche sur son site. Une fonctionnalité somme tout très classique, mais qui permet désormais de trouver beaucoup plus efficacement des informations dans la montagne de documents disponibles.

On peut donc y effectuer des recherches très simples basées sur des mots clés et trouver par exemple très facilement des documents tels que les câbles diplomatiques Kissinger. Le site met en outre en place des opérateurs particuliers et des filtres pour des recherches plus précises. Un outil qui devrait permettre un accès plus aisé à ceux qui pouvaient être rebutés.

Vincent Hermann

Source: http://www.pcinpact.com/breve/86000-wikileaks-dispose-desormais-dun-moteur-recherche-integre.htm

Autres outils de recherche des documents Wikileaks:

PlusD (Cablegate et câbles Kissinger)
GiFiles
War Diaries, journaux de guerre en Irak et en Afghanistan
Wikileaks Storage

Les documents de Snowden révèlent les tactiques de surveillance et de pression destinées à WikiLeaks et ses supporters

nsa3Par Glenn Greenwald et Ryan Gallagher, 18 février 2014

Les documents top-secrets de la National Security Agency et son homologue britannique révèlent pour la première fois la façon dont les gouvernements des États-Unis et le Royaume-Uni ont ciblé WikiLeaks et d’autres groupes militants avec des tactiques allant de la surveillance secrète à la poursuite judiciaire.

Les efforts – détaillés dans les documents fournis précédemment par le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden – incluaient une vaste campagne de pression internationale visant non seulement Julian Assange, mais à ce que le gouvernement américain appelle « le réseau humain qui soutient WikiLeaks ». Les documents contiennent également des discussions internes sur le ciblage du site de partage de fichiers The Pirate Bay et les collectifs hacktivistes tels que Anonymous.

Lire la suite de l’article: https://firstlook.org/theintercept/article/2014/02/18/snowden-docs-reveal-covert-surveillance-and-pressure-tactics-aimed-at-wikileaks-and-its-supporters/

Communiqué WikiLeaks: La NSA et le GCHQ espionnent WikiLeaks

Articles similaires dans la presse française:

WikiLeaks est étroitement surveillé par la NSA et le GCHQ depuis 2010 (pcinpact.com)

La NSA et son pendant britannique auraient espionné WikiLeaks et ses lecteurs (Libération.fr)

La NSA a espionné WikiLeaks et ses lecteurs (seneweb.com)

The Intercept, le site de Glenn Greenwald sur la NSA est en ligne

Glenn Greenwald quitte le Guardian

Telerama, le 12/02/2014 à 11h45

L’imminence de son lancement avait été annoncée fin janvier, le voilà enfin : The Intercept, le site de l’ex-journaliste du Guardian Glenn Greenwald qui avait recueilli les confessions d’Edward Snowden sur la NSA (et qui nous avait accordé un grand entretien exclusif), a été mis en ligne lundi matin. Présenté comme le premier d’une série de plusieurs sites estampillés First Look media, entité bâtie par l’ancien propriétaire d’eBay Pierre Omidyar, The Intercept mettra l’accent dans un premier temps sur la publication d’articles directement issus de documents secrets de la NSA, fournis par son ancien employé, Edward Snowden. Comme expliqué dans la déclaration d’intentions, dans un second temps, le site s’attellera aussi à d’autres sujets, avec l’intention de faire « un journalisme courageux et agressif, sur des questions controversées ». Le site fonctionnera autour de 12 journalistes, dont Greenwald, Laura Poitras et Jeremy Scahill, ses fondateurs.

Pour son lancement, The Intercept a tapé fort avec une enquête sur le rôle de la NSA dans l’utilisation de drones par l’armée américaine pour éliminer des cibles humaines hors de son territoire. Dans ce « Drone Program », déjà révélé par Snowden il y a plusieurs mois, on y apprend que la NSA a usé de techniques de géolocalisation via les téléphones portables pour cibler des individus à abattre. Citant une nouvelle source impliquée en première ligne dans ce programme, des milliers d’innocents auraient ainsi payé de leur vie les approximations de ces outils de géolocalisation, capables, comme le détaille le Guardian, « de localiser un téléphone portable, mais pas de savoir qui l’a en mains » . Le site donne également à voir de nombreuses photos des bâtiments de la NSA à Fort Meade dans le Maryland ainsi que d’autres agences du renseignement américain, révélées pour la première fois.

Source: http://www.telerama.fr/medias/the-intercept-le-site-de-glenn-greenwald-sur-la-nsa-est-en-ligne,108694.php