Le cofondateur de Pirate Bay face à de nouvelles, et quelque peu vagues, allégations de fraudes

Comme si sa nouvelle vie dans une prison suédoise – prétendument à cause du piratage de données fiscales de la compagnie suédoise Logica – ne suffisait pas, le cofondateur de The Pirate Bay, Gottfrid Svartholm Warg (alias “Anakata” pour ses amis pirates), fait face maintenant à des suspicions additionnelles de fraude aggravée et de tentative infructueuse de fraude aggravée. Bien qu’il ne s’agisse pour le moment que de « suspicions », et non d’ « accusations », cela est suffisant aux gens officiels pour détenir une personne de manière indéfinie, car c’est ainsi que cela se passe en Suède.

Sous la loi suédoise, les suspects peuvent être détenus pour des suspicions de crimes sans être a priori sous le coup d’accusations, aussi longtemps que le juge réexamine le dossier, toutes les deux semaines. Le juge décide alors si le suspect peut repartir libre ou non, mais prenant en compte le fait que Warg est en prison depuis septembre de cette année pour des accusations antérieures, il peut probablement s’attendre à être déçu de la décision du juge toutes les deux semaines.

La bonne nouvelle pour Warg est que sa détention actuelle ne peut excéder celle de sa sentence première de 10 mois, et que son incarcération en cours compte comme un temps qui sert celui de la sentence. La mauvaise nouvelle est que les prisons, même en Suède, sont renommées pour être des lieux pénibles où passer n’importe quelle période réelle de temps.

Traduit depuis l’anglais: http://www.geekosystem.com/pirate-bay-fraud/

Pour en savoir plus sur le début de l’affaire Anakata:

http://www.the-drone.com/magazine/le-co-gourou-de-the-pirate-bay-arr%C3%AAt%C3%A9-au-cambodge/

http://www.01net.com/editorial/572845/l-etrange-extradition-du-cofondateur-de-the-pirate-bay/

Noam Chomsky: Assange est un vrai démocrate

Paru sur NewMatilda.com, le 17 août 2012 – par Tamara Fenjan

*(Correction de l’article original: Bradley Manning Support Network a informé chomsky.info que Manning a passé 2 ans et demi en prison à cette date en août, et non un an et demi comme mentionné ici).

La semaine dernière NM a parlé avec le géant intellectuel US Noam Chomsky au sujet de Julian Assange, qui est en ce moment au coeur d’un cauchemar diplomatique à Londres. Tamara Fenjan rapporte.

Julian Assange a obtenu l’asile politique du gouvernement équatorien, suscitant une querelle diplomatique entre la nation latino-américaine et le Royaume-Uni, qui persiste à vouloir l’extrader en Suède pour y répondre d’accusations d’agression sexuelle. Alors que des voix se sont élevées en Suède et au Royaume-Uni, les USA ont jusqu’à présent décliné de « s’interposer » dans la situation.

Toutefois, il y a un citoyen US qui a clamé haut et fort son soutien pour Assange – le professeur de linguistique et intellectuel de gauche Noam Chomsky.

Chomsky a dit à New Matilda la semaine dernière qu’il croit qu’Assange a raison de redouter l’extradition vers la Suède, pays où si les USA demandent à ce qu’il soit extradé chez eux, « il sera sur le prochain vol ».

« Si les enquêteurs suédois veulent l’interroger, ils peuvent le faire à Londres, » répond Chomsky à NM. « Chacun qui réfléchit clairement sait que ceci est l’étape première pour aller aux USA. » Il fait un parallèle avec Bradley Manning, le soldat US accusé d’avoir transmis des milliers de documents classés « confidentiels » à WikiLeaks, et il affirme que ce qui est arrivé à Manning est une claire indication de la manière dont Assange serait traité s’il était extradé vers les Etats-Unis.

Manning a été détenu en prison militaire pendant presque un an et demi sans procès(*) – la majeure partie de ce temps à l’isolement.

« Il n’y a pas de doute que le but de tout cela est de faire dire [à Manning] quelque chose au sujet d’Assange, qui sera traité pareillement s’il lui arrive jamais de venir aux USA. … Donc, un pays convenable à cet instant – s’il y en a un – lui accorderait l’asile politique, » dit Chomsky.

Chomsky poursuit en disant du système judiciaire suédois « que l’on ne peut compter dessus, ce qui n’est pas surprenant. » La Suède avait coopéré avec les Nazis pendant la 2ème Guerre mondiale et travaille maintenant avec les USA, précise-t-il. « La Suède coopère avec quiconque est au pouvoir – imaginez que la Syrie demande à la Suède d’extrader quelqu’un vers la Syrie qu’ils accusent de travailler avec les rebelles – la Suède le ferait-elle? Non! »

Par mérite [Assange] devrait recevoir une médaille d’honneur. Il exerce ses responsabilités de citoyen dans une société démocratique et les gens devraient savoir ce que font leurs représentants ».

La question désormais est de voir si les policiers britanniques feront un raid sur l’ambassade équatorienne, sise dans le quartier de Knightsbridge, à Londres. WikiLeaks rapporte via Twitter que ce matin, il y a toujours plus de 35 policiers encerclant l’ambassade équatorienne », et a fait une déclaration condamnant « avec les termes les plus fermes le recours du Royaume-Uni à l’intimidation ».

« Une menace de cette nature est un acte extrême et hostile, qui n’est pas proportionné aux circonstances, et un assaut sans précédent sur les droits des demandeurs d’asile à travers le monde, » a dit l’organisation.

Les craintes d’Assange semblent être corroborées par la confirmation en privé à Craig Murray, un ancien ambassadeur britannique respecté et activiste des Droits de l’homme:

« Je suis revenu au Royaume-Uni aujourd’hui pour être stupéfait par la confirmation privée de l’intérieur du [Foreign and Commonwealth Office, Ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, ndt] que le gouvernement a, en effet, décidé – après d’immenses pressions de l’administration Obama – de pénétrer à l’intérieur de l’ambassade équatorienne et d’y saisir Julian Assange.

« Ceci sera, sans contestation, une infraction flagrante de la Convention de Vienne de 1961, de laquelle le Royaume-Uni est l’un des signataires originels, et qui met en texte et en loi les siècles – et même les millénaires – de pratiques qui ont permis aux relations diplomatiques de fonctionner. La Convention de Vienne est le traité international unique ayant le plus d’adhérents au monde. »

Le Sénateur des Verts australien Scott Ludlam parla cette semaine en soutien à Julian Assange. Le ministre des Affaires étrangères Bob Carr a dit que le gouvernement fédéral australien ne « ferait aucune représentation dans un sens ou dans un autre », au sujet de la demande d’asile de Julian Assange.

Source: http://chomsky.info/onchomsky/20120817.htm

http://newmatilda.com/2012/08/17/assange-interview-chomsky

Traduit depuis le web par willsummer

Willsummer: Les suites du rassemblement de Saint-Michel du 10 août à Paris

Dimanche 12 août 2012


C’est ce soir que se terminent les premiers Jeux Olympiques ouvertement cyberpunk de l’histoire, où des athlètes se font sponsoriser en se faisant tatouer le logo d’une marque sur le corps, et où des sandwicheries londoniennes ont été contraintes de changer le nom de leur enseigne, parce qu’il contenait l’adjectif « olympique ».

Alors que des drones armés provenant d’un Etat se déclarant en guerre contre un ennemi invisible ravagent les zones tribales du Waziristan tuant hommes, femmes et enfants non-combattants, des « féministes » occidentales paradent sur Tower Bridge à Londres pour appeler à l’exclusion des pays pratiquant la Charia des JO, et à l’obscénité de la sur-consommation érigée en sacro-saint modèle, s’ajoute le foulement aux pieds des principes olympiques: ce sont les USA qui empochent le plus grand nombre de médailles, et ils sont « en guerre » à travers le monde, soit ouvertement soit par moyens détournés.

Ceci est une réalité que depuis maintenant plusieurs années WikiLeaks et Julian Assange ont contribué à rendre évidents par des éléments devenus irréfutables, et qui constituent un faisceau de présomptions tellement large et solide qu’il contient de quoi faire trembler jusqu’à ses bases l’infernal édifice de la bestiale mentalité prédatrice qui infecte la société des hommes tel un cancer.

Car WikiLeaks est une organisation journalistique. En tant que telle, elle s’est donné la mission de fournir au grand public les informations qu’il réclame: la vérité, de quoi lui faire comprendre les événements qui interviennent dans sa vie et celle de ses pairs, de manière à ce qu’il puisse agir en connaissance de cause, pour la présence et le maintien d’un environnement propice à son épanouissement et à celui de sa famille, comme de ses pairs.

Or, voici que l’organisation dont Julian Assange est l’un des co-fondateurs nous explique depuis des années, preuves à l’appui (ces fuites par millions n’ont pas été contestées, et les poursuites contre Manning et Assange sont la preuve de leur véracité), que ce gouvernement à l’aigle chauve, dont le siège du pouvoir est à Washington, qui se présente dans nos foyers à travers la petite lucarne de nos téléviseurs comme le parangon de la justice – fût-elle armée jusqu’aux dents, de la défense des opprimés et des Droits de l’Homme, se révèle être le plus grand assassin en masse que l’histoire contemporaine ait portée.

Qu’ils flattent la docilité du peuple pour lui imposer une loi féroce – faire garder des moutons par des loups – et lui mentent sur toutes les informations qu’ils lui laissent voir au travers de sa petite lucarne pour lui en servir une version adaptée à leur discours et à la gloutonnerie de leurs entreprises. Qu’ils n’ont cure de la valeur d’une vie humaine, qu’ils sont capables de dévaster des régions entières pour l’accès aux ressources et de violer des sociétés dans leur plus profonde intimité pour y asseoir une mainmise tentaculaire…

Il y a des centaines de milliers de CableGate Files, d’Iraq et d’Afghanistan War Logs, cinq millions et demi de Stratfor Files et plus de deux millions de Syria Files. Il y a quelques sites web composés de journalistes professionnels, et d’autres personnes actifs et actives à éplucher, examiner, vérifier ces documents afin d’en extraire ce qui en fait la moëlle épinière: les éléments qui ne pourront pas être contestés devant un tribunal. Lorsqu’elle sera entre nos mains, nous la jetterons sur la place publique pour qu’elle y soit brûlée vive sous le regard furieux de la population…

Nous venons chacun(e) de notre horizon particulier, pour défendre Assange, Manning et WikiLeaks (et Jeremy Hammond, hacker Anonymous risquant 20 ans de prison pour avoir aidé WikiLeaks); nous partageons certaines choses, et pas d’autres: les goûts et les couleurs, c’est une affaire personnelle. Mais nous sommes unis par l’indéfectible refus de l’injustice, du mensonge et de l’irrespect de la vie humaine. Julian Assange est notre ami, et nous sommes à ses côtés. Devant la volonté du peuple de savoir, il n’y a pas de secret qui tienne: les affaires, leurs ramifications et implications sont beaucoup trop graves, et notre silence équivaudrait à une complicité.

Quand Fred Barton, le patron de Stratfor, disait de Julian Assange: « Assange sera un beau gibier en prison. Bousillez le terroriste. Il bouffera à jamais de la pâtée pour chien », je sais qu’il ne veut pas du bien à mon ami. Je sais aussi que je n’en voudrais pas comme ami, car je n’ai pas de plaisir à penser au mal, ou à le commettre. Ainsi les parties en présence sont définies, et c’est ma plus intime conviction que nous triompherons de ces êtres malfaisants, dont Fred Barton n’est qu’un des molosses, dans le domaine de la collecte de renseignements.

Dès demain, avec le conseil des anges et de sa bonne conscience, l’Equateur devra se prononcer en faveur ou non de son soutien à Julian Assange. Ce n’est pas un acte sans conséquences que d’accorder l’asile politique à l’homme le plus recherché des services secrets des USA, ils ne seront pas contents… J’ai bon espoir que l’Equateur accède à la requête du fondateur de WikiLeaks. Correa, le président de l’Equateur, est un homme qui comprend bien l’importance, à son niveau, d’actes en accord avec les justes aspirations des peuples; l’Equateur, comme beaucoup de nations latino-américaines, a beaucoup souffert des ingérences états-uniennes.

Par willsummer

WikiLeaks est un espoir pour changer le monde

Julian Assange

Les gens ont ressenti le besoin, à travers le monde, de soutenir WikiLeaks. Parce que nous citoyens, nous avons compris que leur but est de dénoncer la guerre dans le monde et d’aider la paix. Des réseaux se sont constitués et construits à travers le monde. Au lieu de les soutenir, les USA et des grands pays comme la Suède et le Royaume-Uni ont choisi de menacer la vie de ces personnes, qui luttent pour la paix. Le Royaume-Uni a autorisé l’extradition de Julian Assange, et Bradley Manning est lui-même déjà emprisonné et menacé de peine de mort dans un procès qui se passe dans des conditions totalement illégales et sans aucune transparence à l’égard des journalistes et du public.

WikiLeaks est pourtant une formidable chance pour les gouvernements de pouvoir changer leur politique. Au lieu de saisir cette chance, les gouvernements ont choisi de censurer WikiLeaks et de faire taire son fondateur, Julian Assange. Au lieu de voir l’opportunité pour le monde de pouvoir sortir des guerres, des crises et des conflits, le gouvernement américain a vu en WikiLeaks une menace à sa politique, sans comprendre que la politique de la guerre ne fait que ruiner le monde et que cette politique des Etats-Unis fait des milliers de morts chaque année. WikiLeaks a dénoncé cela, car ces guerres et ces crimes de guerre durent depuis trop longtemps. Il y a eu deux guerres mondiales en Europe, mais aujourd’hui, les guerres continuent et rien ne semble pouvoir les arrêter. WikiLeaks a dit ce que nous pensions tous, que les guerres sont injustes et que le peuple a droit à la vérité.

Nos démocraties occidentales ont oublié que le but premier de la construction européenne et de la construction de toute démocratie est de construire la paix. Mais si, aujourd’hui, la paix existe en Europe, pourquoi l’Europe soutient les efforts de guerre des Etats-Unis dans d’autres pays à travers le monde ? Pourquoi continue-t-on à tuer des civils ailleurs ? WikiLeaks est une chance de pouvoir mettre un terme définitif à toutes ces guerres grâce à une prise de conscience internationale. En montrant la corruption et l’entente des Etats, ils ont ouvert les yeux aux citoyens en prouvant que la guerre est voulue par les Etats dans le but de vendre des armes et de s’enrichir. WikiLeaks a dénoncé les failles du système. Ils ont montré d’où venait la guerre, et qui en était à l’origine. WikiLeaks a montré comment fonctionnait cette corruption internationale, contre laquelle personne n’ose s’opposer.

WikiLeaks a tendu la main vers les gouvernements pour leur dire : « Arrêtez ce système corrompu et construisez de vraies démocraties ». Il est peut-être encore temps de changer le monde, avant que la guerre le détruise à jamais. Il est peut-être encore temps de sauver des vies, en Syrie, en Egypte, ou ailleurs. Nous avons la chance d’avoir WikiLeaks pour porter ce message de paix international. Mais au lieu de voir ce message de paix et d’espoir, les gouvernements du monde ont réprimé WikiLeaks : ils ont ainsi fait taire tous les espoirs des hommes qui les soutenaient, ils ont fait taire le rêve de la paix universelle, ils ont fait taire le rêve de la fin de la guerre et de l’injustice. Ils ont fait taire la voix même de la vérité. Ils ont fait taire l’espoir qui naissait.

Le gouvernement américain qui accuse WikiLeaks d’espionnage et qui veut l’inculper pour terrorisme n’a rien compris au but de WikiLeaks : ils n’ont pas compris que leur but est d’aider les pays à vivre dans la paix. Les USA n’ont donc rien compris au sens de l’histoire, qui est d’élever l’humanité et de l’amener à se libérer de ce qui l’opprime. Les USA aujourd’hui veulent faire régresser l’humanité et nous rendre dépendants des armes, de l’injustice et de la guerre. Ils font vivre le monde  entier dans un état de guerre permanent.

Mais ce que nous continuerons de soutenir, c’est l’idée de la paix dans le monde et le droit de défendre des causes justes, comme les Droits de l’homme et la liberté d’expression, le droit à la vie et à la dignité humaine. Nous n’avons pas le droit de faire taire WikiLeaks. Les gouvernements n’ont pas le droit d’oublier WikiLeaks et de laisser dans un total abandon Julian Assange et Bradley Manning. Ils représentent l’espoir de pouvoir changer le monde.

Pour ce que ces valeurs représentent, pour nous et pour le futur, la paix sera nécessaire. Il faudra forcément remettre en cause les politiques étrangères des pays qui font la guerre et vendent des armes à des dictatures, comme c’est le cas de la Suède qui actuellement est un gros producteur en armement. Il faudra forcément que les gouvernements acceptent de se remettre en cause, de renoncer à la guerre, de renoncer à leur politique néfaste, et qu’ils choisissent de revenir vers les vraies valeurs qui sont la justice, la paix, la liberté.

WikiLeaks est une porte ouverte vers l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de fermer cette porte et de laisser le peuple dans l’obscurité. WikiLeaks est une porte sur l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de nous priver de notre avenir et de nous confisquer les rêves de liberté. WikiLeaks est un espoir de pouvoir construire un monde meilleur et de sortir de cette logique infernale, qui provoque des guerres aux quatre coins du monde. Si nous ne sortons pas de cette logique de guerre, notre vie ne ressemblera plus à rien. WikiLeaks a été un flambeau dans l’obscurité de l’histoire du monde. Ils ont été une étincelle d’espoir. Nous ne pouvons pas renoncer à cet espoir de paix. Si nous voulons arrêter les guerres, c’est aujourd’hui qu’il faut agir et c’est aujourd’hui qu’il faut défendre Julian Assange et Bradley Manning. Nous ne les abandonnerons pas.

kimono

Texte CC BY-SA

Image: hateandanger

Rassemblement du 10 août 2012 à Paris

Char de guerre
Nous soutenons Julian Assange et Bradley Manning, dans leur dimension de militants des Droits de l’homme et de défenseurs de la vérité. Nous pensons que les vies de Julian Assange et Bradley Manning sont menacées, pour avoir dénoncé les crimes de guerre de l’armée américaine et les crimes contre l’humanité perpétrés en Irak et en Afghanistan. En France, il n’y a eu à l’heure actuelle aucune mobilisation pour soutenir la demande d’asile politique de Julian Assange en Equateur. Aujourd’hui, l’Equateur est un des seuls pays, avec la Tunisie, qui propose l’asile politique à Julian Assange. Aucun autre pays n’a soutenu Julian Assange. Aucun pays n’ose dénoncer les atteintes aux Droits de l’homme que subissent Julian Assange et Bradley Manning. Aucun pays européen n’a pris position pour dénoncer cette situation illégale.

En France, il n’y a eu également aucun soutien de notre pays, alors que la France est la patrie des Droits de l’homme. Nous appelons les citoyens français à réagir, mais aussi les journalistes, les députés, les militants des associations des Droits de l’homme, pour qu’ensemble nous dénoncions cette situation et les menaces qui pèsent sur ces deux hommes, qui risquent la peine de mort pour avoir dénoncé la guerre, alors que l’un d’entre eux est déjà emprisonné aux Etats-Unis et torturé sans pouvoir se défendre. Si nos pays européens sont de vraies démocraties, qu’ils nous le prouvent en soutenant officiellement Julian Assange et Bradley Manning. Nous en appelons à un discours honnête sur la question des Droits de l’homme, que l’Europe se prononce sur cette question et qu’elle vienne enfin en aide à ceux qui en ont besoin.

Cette manifestation soutient la demande d’asile politique de Julian Assange en Equateur. Nous adressons nos remerciements à l’Equateur pour avoir accueilli dans leur ambassade de Londres Julian Assange. Si Rafael Correa n’avait pas offert ce refuge à Julian Assange, il serait aujourd’hui en Suède, dans une prison, sans jugement, et probablement en cours de transfert vers une prison américaine, où il serait resté à perpétuité, voire condamné à mort pour l’Espionage Act. Nous, citoyens français, nous avons grandi dans le respect des Droits de l’homme et nous croyons à ces valeurs que l’on nous a appris. Nous ne voulons pas voir mourir Julian Assange et Bradley Manning, ni aucun autre militant dans le monde. Nous voulons qu’ils vivent et qu’ils soient libérés. Nous appelons le gouvernement français à prendre position pour défendre Julian Assange. Nous appelons l’Europe à défendre activement ces personnes et à ne pas les abandonner, alors qu’elles en ont tellement besoin, et qu’il suffirait de si peu pour les sauver. Si des pays comme la France se mobilisent, alors nous avons une chance de sauver ces militants et ces hommes, pour qu’ils puissent continuer leur mission de paix.

Les médias aujourd’hui ne parlent plus de Julian Assange, ni de Bradley Manning. Pourtant les soutiens dans le monde se font entendre sur les réseaux sociaux et sur internet. Facebook, Twitter, le forum de WikiLeaks, sont devenus le seul endroit où nous pouvons avoir des informations sur Julian Assange et Bradley Manning, car la télévision a choisi d’étouffer leur histoire. Pourtant, leur histoire est la plus belle et la plus exemplaire. J’aurais aimé que Julian Assange et Bradley Manning soient français, j’aurais été fière s’ils avaient été des citoyens français. En Australie et aux USA, ils sont pourtant devenus les « ennemis à abattre » et des politiciens ont même appelé publiquement à les tuer. Ceci est inconcevable. Au lieu d’être fiers de leurs citoyens, l’Australie et les USA choisissent de réprimer des héros, des militants de la paix et de la justice. L’Australie a dit qu’elle ne porterait pas assistance à Julian Assange. Sans doute, un jour, les livres d’histoire se rappelleront de son rôle. Mais pour le moment, l’Australie est aveugle et ne veut rien entendre des appels à l’aide de Julian Assange. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Ecrit par kimono

Poem – Poème de soutien à Julian Assange

Life is an incredible thing
One lives one’s life as if blind
Not seeing much of anything
But the thruth is all around you
Protecting you
Giving you strength
Stopping all the harm
Disabling your enemies
They just fall, one by one

The truth is that which you don’t see
But which you can hear talking to you
In times of trouble and doubt
Just ask that voice about the future
From the depths of your heart
It’ll say you can go as far as you want
You can go blind
No need to fear anything
You just need to believe
And do what’s right

La vie est une chose incroyable
L’on vit sa vie comme un aveugle
N’y voyant pas grand-chose
Mais la vérité est tout autour
Qui nous protège
Nous donne de la force
Stoppant tous les maux
Désarmant nos ennemis
Ils tombent, l’un après l’autre

La vérité est ce que tu ne vois pas
Mais que tu entends te parler
En des temps de trouble et de doute
Tu n’as qu’à lui demander ton avenir
Elle dit tu peux aller aussi loin que tu veux
Tu peux y aller en aveugle
En n’ayant aucune crainte
Tu as juste besoin de croire
Et faire ce qui est juste

par kimono, le 9 août 2012

Helene Bergman: L’affaire Assange va aux JO, les Médiateurs Suédois de la Justice

Aux Médiateurs de la Justice de Suède (JO)

Göteborg et Stockholm, le 2 août 2012

Nous requérons, avec la plus pressante urgence, que les médiateurs de la justice suédois se saisissent de la manière dont est traitée l’affaire de Julian Assange, par la procureure Marianne Ny, directrice du Centre de Développement de la Prosécution Publique de Göteborg.

1. M. Assange aurait pu être interrogé par la police suédoise avant de quitter le pays le 27 septembre 2010, en toute connaissance de cause de la part de la procureure Marianne Ny. À cette date, M. Assange avait été disponible pendant cinq semaines.

2. Depuis que M. Assange est arrivé à Londres, il a, à plusieurs reprises, offert de fournir sa propre version de ce qui s’est passé à Stockholm en août 2010, à l’ambassade suédoise, ou en étant questionné par lien vidéo.

3. Fin juillet, M. Assange a offert de parler à la procureure suédoise, désormais à l’ambassade de l’Équateur, où il a demandé l’asile.

La procureure Ms. Ny a, à chaque occasion différente, ignoré ou rejeté les propositions de M. Assange.

Entre le 13 août et le 16 août, M. Assange a eu des rapports sexuels consentis avec deux femmes différentes.

Le 20 août 2010, les deux femmes sont allées dans un commissariat local à Stockholm afin de presser M. Assange de subir un test HIV. À ce moment-là, la police a choisi de commencer une enquête pour viol, sans le consentement des deux femmes.

Le même jour, un procureur a décidé d’émettre un mandat d’arrêt contre M. Assange. À l’époque, le journal Expressen, titrait en une l’article « Assange accusé de viol ».

Le jour suivant, un autre procureur a décidé qu’il n’y avait pas de raison pour le mandat.

Le 30 août, Julian Assange est interrogé pour la première fois, et nie toutes les accusations.

Le jour suivant, l’avocat des deux femmes, M. Claes Borgström, qui est aussi un ancien Médiateur suédois pour l’égalité, demanda à ce que l’affaire soit réouverte par la procureure de Göteborg, Marianne Ny.

Julian Assange est  alors à nouveau accusé de viol, d’agression et de harcèlement sexuels.

M. Assange est demeuré en Suède jusqu’au 27 septembre pour répondre à d’autres questions.

Nous sommes, tout comme son avocat M. Baltasar Garzon, sérieusement inquiets, considérant le manque de garanties et de transparence dans les actions prises à l’encontre de Julian Assange, ainsi que du harcèlement auquel il est assujetti qui a des répercussions irréparables sur son bien-être physique et moral.

Les menaces contre sa personne sont encore aggravées par le comportement complice des autorités gouvernementales suédoises.

Ceci a induit que les droits civiques de M. Assange, ainsi que ceux qui sont garantis par la Convention Européenne des Droits de l’Homme, ont été bafoués.

Helene Bergman

Helene Bergman, journaliste

0707 31 23 33

helenebergman@me.com

Anders Carlgren, journaliste

072 32 33 102

anderscarlgren@hotmail.com

Source: http://khelenebergman.blogspot.fr/2012/08/the-assange-case-goes-to-jothe-swedish.html

Traduit depuis le web par willsummer

L’Equateur veut éviter l’extradition d’Assange en Suède

(Reuters) – L’Équateur veut empêcher l’extradition de Julian Assange en Suède parce qu’il est déçu que le pays scandinave ait décliné une offre d’entretien avec le fondateur de WikiLeaks à l’ambassade équatorienne de Londres, a dit un ministre mercredi.

Julian Assange est retranché à l’intérieur de l’ambassade équatorienne de Londres depuis six semaines, alors qu’il attend une décision sur sa requête de demande d’asile de la part du gouvernement gauchiste de Rafael Correa.

Le militant australien anti-secrets, qui provoqua l’ire de Washington en 2010 quand son site internet WikiLeaks publia des câbles diplomatiques secrets états-uniens, est attendu en Suède pour répondre à des accusations de crimes sexuels. Il craint que, s’il est envoyé en Suède, il puisse en être expédié vers les USA.

L’Équateur a depuis longtemps expliqué qu’il prendrait tout le temps qu’il faudra pour exécuter une analyse approfondie de la demande d’asile politique de Julian Assange avant de prendre une décision. Le ministre des affaires étrangères Ricardo Patino affirma attendre la fin des Jeux Olympiques de Londres le 12 août avant d’annoncer une décision.

Il déclara que l’Équateur avait invité les autorités suédoises à interroger Julian Assange à l’ambassade équatorienne de Londres, offrant ainsi à l’ancien hacker une chance d’éviter l’extradition vers la Suède.

Toutefois, suite à une réunion avec Correa mercredi, Patino déclara qu’il avait « officieusement » appris que la Suède avait décliné l’invitation. Il affirma qu’il était déçu par le choix de la Suède parce qu’il « rendait la situation plus compliquée. »

« Ceci fait qu’il devient plus difficile pour nous de prendre une décision comprenant que M. Assange dusse voyager vers la Suède, » déclara Patino à des journalistes à l’extérieur du palais présidentiel.

Patino n’exprima pas que l’Équateur fusse désormais davantage enclin à accorder l’asile politique à Assange, mais attesta de la décision de son pays de protéger la vie d’Assange et son droit à la liberté.

« Ceci sera un facteur à considérer dans le choix qui nous incombe. Eussions-nous eu une réponse positive de la part du gouvernement suédois que nous considérerions de prendre une autre sorte de décision, » a dit Patino.

Le ministère suédois des affaires étrangères s’abstint de commenter, mais un porte-parole du ministère public suédois déclara que l’Avocate Générale Marianne Nyh avait rejeté une invitation à interroger Julian Assange à l’intérieur de l’ambassade équatorienne de Londres.

Le porte-parole affirma que l’offre avait été faite par l’Avocat suédois de Julian Assange Per Samuelsson, mais que le ministère public n’avait pas été en contact avec des responsables équatoriens. Il attesta ne pas savoir s’il y avait eu des contacts au niveau gouvernemental.

Aucune charge

Selon la mère de Julian Assange, Christine Assange, qui est en Équateur pour plaider en faveur de la demande d’asile de son fils, les États-Unis se sont voués à obtenir l’extradition du jeune quadragénaire, ceci n’étant possible que s’il est d’abord envoyé en Suède.

Elle craint que son fils ne soit confronté à la torture ou même exécuté au cas de sa déportation aux USA.

« Je suis humblement ici en tant que mère afin de présenter certains faits. Bien sûr que je serai on ne peut mieux reconnaissante si l’asile est accordé à mon fils pour lui éviter de se faire accrocher par le gouvernement états-unien, » dit-elle à des journalistes à la suite d’un entretien mercredi avec Correa.

Ni les autorités US ni suédoises n’ont porté de quelconques charges contre Julian Assange. Les procureurs suédois veulent l’interroger au sujet d’accusations de viol et d’agression sexuelle portées par deux supportrices de WikiLeaks en 2010.

Julian Assange, que sa chevelure argentée et les amis haut-placés ont rendu une célébrité mondiale, affirme qu’il a eu des rapports sexuels mutuellement consentis avec ces femmes.

« Bien qu’il n’y ait pas de procès, qu’il n’y ait pas de procédure judiciaire à son encontre, la Suède veut l’emprisonner… C’est pourquoi nous avons demandé au gouvernement suédois de le questionner où il se trouve actuellement, » annonça Patino alors qu’il exprimait son incrédulité que la Suède ait décliné cette offre.

(Reportage par Jose Llangari; reportage additionnel par Anna Ringstrom à Stockholm; édition par Cynthia Osterman et Stacey Joyce)

Source: http://www.reuters.com/article/2012/08/01/us-ecuador-assange-idUSBRE8701KH20120801

Traduit depuis le web par willsummer

Mairead Maguire, Lauréate du Prix Nobel de la Paix, appelle à la justice pour Assange

Mairead Maguire à l’aéroport de Dublin, en juin 2010

Lundi 23 juillet 2012

The Peace People, 224 Lisburn Road, Belfast BT9 6GE, Irlande du Nord

Téléphone: 0044 (0) 28 9066 346

Courriel:  info@peacepeople.com

Site web:  www.peacepeople.com

Ainsi que le savent les citoyens inquiets du monde, le rédacteur-en-chef de WikiLeaks, Julian Assange, est actuellement à l’intérieur de l’ambassade équatorienne à Londres, où il est allé pour demander l’Asile Politique.

Je souhaite ajouter ma voix à celles de beaucoup de personnes de conscience, autour du monde, pour presser le Président Correa d’accorder l’asile politique à Julian Assange. Les Cours britanniques ont honteusement rejeté l’appel de M. Assange contre l’extradition en Suède, où il est requis pour répondre à un interrogatoire, accusé d’agression sexuelle (aucune charge criminelle n’a été retenue contre lui). M. Assange a dit qu’il était prêt à répondre à des questions relatives à des accusations pesant contre lui, mais que ce soit au Royaume-Uni.

Il a de bonnes raisons de ne pas vouloir être extradé vers la Suède, puisqu’il risque de se retrouver emprisonné et en isolement, et ensuite extradé vers une prison états-unienne. Les médias états-uniens ont rapporté que le Ministère de la Justice des États-Unis et le Pentagone conduisaient une enquête criminelle pour déterminer si « le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a violé des lois criminelles lors de la diffusion par le groupe de documents du gouvernement, incluant de possibles charges tombant sous l’ « Espionage Act ».

Le seul crime de M. Assange est d’avoir assez aimé les gens pour respecter leur droit à la vérité, d’avoir eu le courage et la bravoure de l’imprimer et ce faisant d’avoir embarrassé des gouvernements puissants.

La diffusion par WikiLeaks de milliers de câbles diplomatiques du Département d’État US, et de la séquence vidéo depuis un hélicoptère Apache d’un incident de 2007 où les militaires US semblent avoir délibérément tué des civils, dont deux employés de l’agence Reuters, ont révélé les crimes des USA contre l’Humanité.

Pour cette « vérité de parole », il a hérité de la colère du gouvernement US, et a été ciblé de la manière la plus vindicative (tout comme le soldat Bradley Manning). (Je soutiens le droit de WikiLeaks à publier des fuites d’informations, car c’est dans l’intérêt du public et de leur droit de savoir. WikiLeaks n’étaient pas les auteurs des fuites ni les lanceurs d’alerte, mais un média en ligne).

Beaucoup pensent qu’il y en a à de hauts postes, qui ne veulent pas seulement punir Assange pour les avoir exposés, mais comme avertissement à d’autres qui restent silencieux, et qui n’auront de cesse jusqu’à ce qu’Assange soit derrière des barreaux aux USA et il y a même des politiciens états-uniens qui ont mis la vie d’Assange sérieusement en danger en appelant à ce qu’il soit assassiné.

C’est ironique que les Droits Fondamentaux d’Assange aient été bafoués, alors qu’en tant que journaliste, il a travaillé pour les droits des peuples à la liberté de parole, et pour une presse libre. Les gouvernements australien, suédois et britannique ont la responsabilité de voir à ce que cet « homme de courage » soit traité correctement et avec équité, et qu’il lui soit permis de livrer son histoire au Royaume-Uni quand il peut prouver si les accusations incohérentes et contradictoires portées contre lui sont vraies ou fausses.

Nous, en tant que citoyens du monde, avons besoin de soutenir Julian Assange qui a essayé de protéger les innocents en exposant les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et ce sont eux qui doivent, un jour, répondre de leurs crimes. Il faut également garder à l’esprit que si Assange finit dans une prison états-unienne pendant longtemps, en danger grave pour sa vie, et peut-être même risquant la peine de mort, nous devons tous poser la question « À qui le tour? » et « Où vont la Liberté, les Droits de l’Homme et la Justice? »

Mairead Maguire (www.peacepeople.com) 17.7.2012
* Mairead Maguire a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 1976

À propos des Peace People, Belfast, Irlande du Nord

The Peace People est une organisation dévouée à la résolution non-violente des conflits.

Source: http://www.newsmaker.com.au/news/18293

Traduit depuis le web par willsummer

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