« Les Afghans méritent de savoir que la NSA viole leurs droits » – WikiLeaks

L’Afghanistan est le 2ème pays, où tous les appels nationaux et internationaux sont surveillés par la NSA. La nouvelle révélation a été faite par Julian Assange et Wikileaks – bien que toute la communauté des lanceurs d’alerte ne soit pas heureuse à ce sujet. Kristinn Hrafnsson, le porte-parole de Wikileaks, et Polly Boyko de RT en expliquent plus à ce sujet.

(youtube)

Voir le communiqué de WikiLeaks: https://wikileaks.org/WikiLeaks-statement-on-the-mass.html

Kristinn Hrafnsson: « Les politiciens sont de plus en plus sous le contrôle de groupements privés »

John Robles, Voice of Russia, le 24 décembre 2012

Robles: Ici John Robles. Je m’entretiens avec M. Kristinn Hrafnsson, porte-parole officiel pour la WikiLeaks Organisation.

En 2010 vous disposiez de plus d’un million de dollars en réserve disponible et vous êtes descendus à moins de $1000. C’est alarmant, il me semble. WikiLeaks encourt-elle quelque risque de fermeture ou allez-vous réussir à vous en sortir comme il faut?

Hrafnssoon: Nous allons faire de notre mieux pour gérer et continuer à travailler. Nous avons bien sûr dû drastiquement nous réduire d’échelle, et de façon plus importante nous avons été privés de notre possibilité d’étendre nos opérations ainsi que nous eussions souhaité, au vu de l’importance de notre travail. Mais nous vivons des temps difficiles, et il ne peut être ignoré que les individus travaillant pour l’organisation, et la grande foule de volontaires et de supporters, s’assurent que le travaille continue.

Nous n’allons pas plier dans cette guerre, au contraire, nous commençons un nouveau front. Nous avons eu des victoires en Islande, avons entamé une procédure au Danemark, nous avons eu des victoires au Parlement Européen contre les autorités allemandes, en France nous sommes parvenus à ouvrir un « I »gate contre le blocus. Maintenant avec le bon appui d’individus aux USA nous entamons notre contre-attaque et j’affirme que nous aurons ces géants de la finance en déroute assez tôt.

Robles: Lorsque nous avions parlé il y a à peu près deux mois, vous aviez mentionné le moyen de financement en France. A-t-il été productif, cela vous a-t-il aidés, vous les gars?

Hrafnsson: Cela a été bénéfique comme d’autres initiatives pour contourner ce blocus mais il est toujours en place et cause des soucis à certains, ils ont l’impression que d’une manière ou d’une autre il y a de l’illégalité comprise dans la réalité du don à l’organisation, donc il est très important de poursuivre le combat et c’est ce que nous allons faire.

Robles: La dernière fois que nous avons parlé, nous avons parlé de la décision du Parlement Euroipéen. Y a-t-il eu de l’évolution de ce côté-là?

Hrafnsson: Mes collègues et moi-même, nous avons passé du temps à Bruxelles et parlé à beaucoup de soutiens aux politiciens de Bruxelles, et nous avons été fortement heureux de l’initiative du Parlement Européen qui a adopté une résolution incluant une directive envers la Commission, contenant simplement le vœu que la Commission Européenne instaure un encadrement juridique empêchant ce genre de pratiques arbitraires extrajudiciaires par des facilitateurs de paiement, Visa et MasterCard, basés aux USA. Il y a donc un clair consensus que ceci doit cesser et nous espérons que cela se traduira par une pression sur la Commission de changer sa position concernant la plainte anti-trust qui a été enregistrée par la Commission, et l’ouverture d’une enquête très formelle et ratissant large sur les méfaits de ces compagnies états-uniennes de cartes de crédit.

Robles: Maintenant nous avons parlé des USA et d’information qui a été rendue publique au sujet de la corruption gouvernementale états-unienne, les crimes de guerre, &c. Qu’en est-il d’autre pays: l’Australie, par exemple. Est-il possible de s’éloigner de seulement les USA?

Hrafnsson: Si nous considérons simplement les motivations autour de WikiLeaks, ce n’est pas une organisation qui choisit ses cibles; en tant que destinataire d’informations de la part de lanceurs d’alerte au cours de l’histoire de WikiLeaks depuis 2006 et avant 2010 il y a eu des fuites de la plus haute importance provenant de toutes les régions du monde et relatives à des gouvernements corrompus en Afrique, au Kenya, relatives à des pratiques bancaires corrompues de banques suisses et islandaises, relatives à la révélation de pratiques telles que des rejets illégaux de déchets toxiques par de grandes entreprises internationales &c. Donc, c’était en cours surtout depuis l’administration US, et ce sont les révélations commençant en 2010 qui ont provoqué cette réaction extrêmement vive de la part de cette administration, main dans la main avec les géants de la finance. C’est quelque chose qui n’est que la poursuite du travail déjà effectué et j’ose espérer que nous pourrons à l’avenir recevoir et publier de l’information sur les multinationales corrompues et sur la corruption dans tous les pays du monde. Pour cela nous avons besoin d’amis bien sûr, nous devons être forts, nous devons pouvoir offrir ce service sur de larges bases à l’avenir.

Robles: Écoutez, vous tâtez le pouls du monde, vous voyez toutes sortes d’informations venant du monde entier. Voyez-vous dans tout ce mal qui est partout, voyez-vous la main des USA partout dans le monde, ou s’agit-il de « mal » plutôt indépendant qui se passe, si vous voulez, sans trouver de terme plus approprié?

Hrafnsson: Bien sûr, il est évident qu’évec le statut des USA dans la politique mondiale il y a beaucoup de mal qui vienne de cette partie du monde, cela va sans dire, mais cela ne veut pas dire que ce soit la seule source du mal, pour vous citer.

Robles: Oui. Oui.

Hrafnsson: Nous vivons bien sûr maintenant dans un monde où les politiciens ont moins de pouvoir qu’avant et ces pouvoirs sont davantage entre les mains de conglomérats financiers internationaux qui ont asservi beaucoup d’individus de beaucoup de nations et ce sont des entités qui ne connaissent presque pas de frontières et opèrent souvent sans la supervision nécessaire de la part de gouvernements politiquement élus. Nous constatons du mal dans beaucoup de coins et il y a beaucoup de choses à mettre en lumière, à exposer de manière à renverser la vapeur et simplement tâcher d’amener ce monde sur une voie un peu plus saine.

Robles: Je suis entièrement d’accord avec vous. Écoutez, n’y a-t-il pas d’autre mécanisme de financement que les gens puissent utiliser pour aider WikiLeaks? Je veux dire, avez-vous pensé à utiliser une banque basée en Russie, par exemple, ou quelque chose en quoi les USA ne sont pas impliqués? Est-ce une réelle possibilité, ou pensez-vous que ce n’est pas réaliste?

Hrafnsson: Nous avons étudié une vaste gamme de possibilités, et ce qu’il est notable de relever est qu’il existe beaucoup d’initiatives pour créer de nouvelles manières et de nouveaux moyens pour contourner ces entités financières toutes-puissantes souvent états-uniennes, mais ces tentatives sont encore en enfance et sont à l’étape expérimentale. Mais il s’agit d’un reflet du fait que des individus tout autour du monde reconnaissent le caractère on ne peut plus sérieux de l’octroi de tant de pouvoir à ces entreprises.

Ayons l’espérance que ceci croîtra en puissance et en reconnaissance et que nous puissions réellement voir un moyen alternatif et indépendant d’échange de l’argent d’une main à l’autre sans avoir à recourir à ces moyens dangereux d’entreprises internationales, qui ont déjà démontré combien elles sont prêtes et promptes à abuser de leur position d’influence.

Source: http://english.ruvr.ru/2012_12_24/Politicians-are-being-more-and-more-controlled-by-corporations-Hrafnsson/et http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,16750.0.html

Traduit depuis le web par willsummer

Kristinn Hrafnsson, porte-parole de WikiLeaks: « Les politiciens instables aux USA sont dangereux »

Kristinn Hrafnsson, porte-parole officiel de WikiLeaks – Photo AFP

John Robles, Voice of Russia, le 20 décembre 2012

Dans une interview exclusive avec Voice of Russia, le porte-parole officiel de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson s’exprime au sujet de la FPF (Free Press Foundation, Fondation pour la Liberté de la Presse, ndt) et de leur nouvelle initiative pour fournir aide et assistance à des membres de la presse qui sont persécutés du fait d’essayer de dire la vérité. La FPF offre aussi une manière de contourner le blocus extra-judiciaire et illégal contre WikiLeaks. Il a aussi parlé de politiciens états-uniens instables et dangereux.

Robles: Ici John Robles. Je m’entretiens avec Kristinn Hrafnsson, il est porte-parole officiel de la WikiLeaks Organisation.

(Salutations. Échange à propos du temps qu’il fait)

Pouvez-vous nous parler un peu de la déclaration de guerre par WikiLeaks contre les géants bancaires US?

Hrafnsson: Aujourd’hui marque le début d’un nouvel épisode de cette guerre. Je peux même vous dire que cette guerre fut commencée par les géants de la finance et que nous ne l’avons jamais demandée, ils nous ont déclaré la guerre en décembre 2010 par le biais du blocus bancaire contre WikiLeaks et depuis nous avons connu plusieurs batailles durant cette guerre, sur le front judiciaire, et remporté des succès sur plusieurs fronts; aujourd’hui bien sûr nous avons gagné beaucoup de soutien depuis les USA où la nouvelle organisation, la FPF, a ouvert un site web, permettant les dons à WikiLeaks et à d’autres organisations qui se battent pour la transparence et pour mettre fin au secret le ridicule secret qui engloutit en ce moment nos nations occidentales.

Robles: Elle se nomme la Free Press Foundation, c’est celà?

Hrafnsson: Oui.

Robles: Alors ils disent qu’ils fournissent du « crowd-source fundraising » pour des organisations et des individus qui se font attaquer pour l’expression de la vérité. Qu’est-ce exactement que le crowd-source financing et qui déterminera si une personne est attaquée pour avoir dit la vérité?

Hrafnsson: Je présume que le conseil de la fondation décidera quels individus ou organisation sera placée dans le comité de choix sur le site web et ensuite il revient à la personne qui fait le don à la fondation de décider par elle-même comment diviser le don entre telles organisations ou tels individus qui y sont enregistrés et qui est directement accessible au public, et je pense pour soutenir l’initiative du combat pour la transparence et l’ouverture et combattre contre le secret.

Robles: Qu’est donc exactement le crowd-source financing? Qu’est-ce que c’est, exactement?

Hrafnsson: Dans son essence, bien sûr, cela va directement au public et finance des initiatives, des batailles ou des publications directement par la main d’individus au travers de petits dons financiers. Par essence WikiLeaks a bien sûr toujours été une organisation plus ou moins « crowdsourcée » puisque tous nos revenus sont provenus de petits ou de moyens dons d’un grand nombre d’individus, des dizaines de milliers de personnes.

Robles: Et j’entends donc que l’organisation a commencé son travail aujourd’hui. Avez-vous déjà eu des résultats initiaux?

Hrafnsson: Je n’ai pas entendu de résultats initiaux. Je veux dire ils ont eu une conférence de presse un peu plus tôt et elle se poursuit peut-être encore, en fait. Je n’ai pas d’information si ils ont énoncé des chiffres mais ceci a retenu quelque attention des médias, de l’attention de personnes qui portent ce message, donc j’espère que ceci sera une importante initiative résultant en du bon travail par WikiLeaks et les autres organisations qui sont retenues par la fondation.

Robles: Y a-t-il des chances que les ainsi-nommés géants de la finance, qu’ils puissent en fait bloquer la Freedom of the Press Foundation?

Hrafnsson: J’ai beaucoup de mal à croire qu’ils puissent en fait le faire. La fondation a le statut d’organisation caritative reconnue aux USA et je ne vois pas du tout comment ils pourraient entamer la moindre action contre la fondation. Et si c’est le cas, je suis à peu près sûr qu’ils trouveront un tribunal ouvert les attendant avec des avocats éminents, contre-attaquant toute tentative d’y mettre un terme.

Robles: Une question technique, est-il possible que la quantité d’argent allant à WikiLeaks puisse être pistée ou bloquée d’une manière ou d’une autre ou ceci vous préserve-t-il, en quelque sorte?

Hrafnsson: La fondation gère le site avec attention de façon à ce qu’il n’y ait aucune possibilité de pister les donations individuelles à leur source, donc cela sera parfaitement sûr. Comme je l’ai dit plus tôt, la fondation a le statut d’organisme de charité reconnu aux USA et bien sûr aucune des organisations, y compris WikiLeaks qui sont sur le site web et auxquelles vous pouvez faire des dons ont été mises en accusation pour quoique ce soit où que ce soit sur la planète; (WikiLeaks) a même reçu l’aval de la US Treasury il y a pas mal de temps quand il y avait eu une tentative par des politiciens US sur la US Treasury de mettre l’organisation sur liste noire. Ils n’y avait aucune charge retenue contre WikiLeaks et il eut été complètement absurde qu’il y ait eu quelque tentative pour essayer de pister les dons ou d’essayer de stopper cette initiative, et ceci serait vraiment accueilli, j’en suis sûr, avec une immense clameur de la part de tout le monde aux USA et dans le reste du monde.

Robles: WikiLeaks n’a jamais, pas une seule fois, été mis en accusation où que ce soit pour avoir commis quelque crime que ce soit en publiant ce qu’ils ont publié. N’est-ce pas correct?

Hrafnsson: WikiLeaks n’a jamais été mis en accusation pour quoique ce soit où que ce soit, à travers son histoire, et il a eu de grands mots prononcés et des prétentions à l’illégalité de la part de politiciens et de commentateurs aux USA à la suite de nos publications en 2010, mais les paroles de politiciens instables sont une chose et des accusations formelles que nous n’avons jamais reçues nulle part en sont une autre.

Robles: Comment les avez-vous appelés? Des politiciens instables?

Hrafnsson: Eh bien, je les appelle politiciens instables, les membres du Tea Party qui se sont avancés et ont appelé à des attaques de drones, appelant à l’assassinat de Julian Assange ou d’autres chefs d’organisations. Je les appelle des individus instables qui sont emplis de paroles de haine et en gros crachent sur eux par le biais des médias, ce qui est en soi une chose très grave. CEla aurait pu provoquer, ou inciter d’autres individus instables à accomplir réellement de tels actes. Donc, c’est extrêmement grave d’entendre et d’être témoins de ce genre de scénarios de la part de politiciens élus dans une soi-disante démocratie.

Robles: J’aime beaucoup cette phrase – politiciens instables.

Hrafnsson: Vous êtes bienvenu de vous en servir à m’avenir peut-être avec un lien vers le site web, de la vidéo que nous avons compilée: une collection de ces commentaires qui ont été émis à l’encontre de Julian Assange et de WikiLeaks qui est plutôt intéressante à visionner. C’est à vous rendre bouche-bée que de les voir en une fois dans un clip de quelques minutes.

Robles: Quelle en est l’adresse, pouvez-vous la donner à nos auditeurs?

Hrafnsson: Elle est sur notre site web Wikileaks.org et elle a aussi été téléchargée sur YouTube et devrait facilement y être trouvée.

Robles: Ok Kristinn, merci beaucoup. Avez-vous quoique ce soit d’autre avec lequel vous voudriez finir?

Hrafnsson: Non merci, je vais bien, je voulais juste ajouter qu’aujourd’hui c’est le 25è anniversaire de Bradley Manning, son 3è anniversaire derrière les barreaux sans procès.

Robles: Tout le monde, bon anniversaire à Bradley Manning, de moi, de Kristinn aussi et merci encore pour m’avoir parlé j’apprécie vraiment beaucoup.

Source: http://english.ruvr.ru/2012_12_20/The-unstable-politicians-in-the-US-are-dangerous-WikiLeaks-spokesperson/ et http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,16750.msg43397.html#msg43397

Traduit depuis le web par willsummer

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