Vidéo: OTAN, Etats-Unis, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, Royaume-Uni face au régime Assad

« La vérité et la solution en 61 secondes »

Transcription de la vidéo:

« La vérité » – Scott Rickard, ancien linguiste du renseignement américain:

« Ce sont des crimes de guerre internationaux, commis par les Américains, par les Britanniques, et aussi par les Saoudiens, le Qatar et la Turquie. Et l’OTAN prend un autre rôle et aurait créé une autre Libye, s’ils avaient fait la zone d’exclusion aérienne qu’ils demandaient -. et Dieu merci pour la Russie, Dieu merci pour la Chine de filmer parce que vous auriez vu un demi-million à un million de Syriens morts aujourd’hui en raison d’un bombardement intense de l’OTAN. Et Assad est juste l’un des dictateurs à travers le monde, nous pouvons faire le tour de la planète et en trouver plusieurs, sinon des centaines qui ont été soutenus par les Américains et également soutenus par les Britanniques. »

« La solution » – Sukan Chandan, commentateur politique:

« Arrêtez l’Occident, arrêtez les alliés qui apportent les armes, trouvons et négocions, et concentrons-nous sur qui sont les vrais ennemis du peuple de la région: ce n’est pas Assad, ce n’était pas Kadhafi, ce n’est pas le Hezbollah, ce n’est pas l’Etat iranien. Regardez vers le sud les monarchies du Golfe et l’Etat sioniste: ce sont les ennemis du peuple de la région et des musulmans et des peuples opprimés du monde entier.

Obama revoit sa stratégie anti-Daesh et fait d’Assad sa cible principale

En Syrie, selon la chaîne d’informations CNN qui cite des sources à Washington, « vaincre l’islamisme est impossible alors que le président Assad reste au pouvoir ». Mais dans la suite, Maria Finoshina de RT rapporte que renverser le leader syrien a peut-être toujours été le vrai but de l’Amérique de toute manière. (RT)

Le père de Julian Assange a rencontré Bachar el-Assad à Damas

LePoint.fr, 31 décembre 2013

Une délégation du WikiLeaks Party fondé en Australie par Assange a rencontré le dictateur syrien. WikiLeaks a pris ses distances avec cette initiative.

Le père du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a rencontré en Syrie le président Bachar el-Assad au cours d’un voyage de « solidarité avec le peuple syrien », a rapporté mardi le quotidien The Australian. John Shipton faisait partie d’une délégation de membres du WikiLeaks Party, une formation politique créée par Assange à l’occasion des dernières sénatoriales en Australie et qui a fait un score confidentiel. L’entretien avec el-Assad, dont l’agence officielle syrienne a diffusé plusieurs photos, s’est déroulé le 23 décembre et a duré environ une heure, selon la présidence syrienne.

Un photographe a posté une de ses photos sur Twitter.

Visite du Wikileaks Party en Syrie

La délégation australienne a aussi rencontré à Damas le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, et le Premier ministre Waël al-Halqi. Le secrétaire national du WikiLeaks Party, Matt Watt, a fait valoir que ce voyage, qui a suscité des réactions hostiles en Australie, était « une mission pour la reconstruction et la paix ».

WikiLeaks prend ses distances

« Le courtage de la paix est une bonne idée, mais la rencontre apparente serait filée sans soins. Ne savais ni n’approuve. » @wikileaks, posté le 30 décembre 2013

Le 22 décembre sur le site Facebook du parti, un délégué australien, Jamal Daoud, écrivait : « Après avoir rencontré les Premier ministre et vice-ministre des Affaires étrangères syriens, nous avons compris comment les Syriens mettaient en échec la conspiration de plus de 86 pays contre leur État. » Le site WikiLeaks – sans lien avec le parti – a immédiatement pris ses distances. Le site « n’était pas informé et n’a pas donné son aval », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Le WikiLeaks Party a précisé qu’il publierait au mois de janvier un rapport sur ce séjour syrien qualifié d' »irresponsable » par l’opposition travailliste.

La guerre en Syrie, partie d’une révolte pacifique contre le pouvoir réprimée dans le sang, oppose les rebelles, la plupart sunnites comme la majorité de la population syrienne, au régime de Bachar el-Assad, qui appartient à la minorité alaouite. Le conflit, qui a commencé en mars 2011, a fait plus de 126 000 morts selon une ONG, et forcé des millions de personnes à quitter leur foyer.

Source: http://www.lepoint.fr/monde/le-pere-de-julian-assange-a-rencontre-bachar-el-assad-a-damas-31-12-2013-1775680_24.php

En savoir plus sur la délégation australienne en Syrie: http://sana.sy/eng/21/2013/12/21/518773.htm

Roland Dumas: deux ans avant le début de la guerre, « l’Angleterre préparait l’invasion des rebelles en Syrie »

L’ancien ministre des Affaires étrangères de la France, Roland Dumas, a déclaré dans une émission télévisée sur LCP que les représentants du gouvernement britannique lui avaient parlé des préparatifs de guerre en Syrie deux ans avant le début des protestations et du conflit en 2011. La raison invoquée pour cette guerre est la position anti-israélienne du gouvernement syrien qui a fait de la Syrie une cible pour un changement de régime soutenu par l’Occident.

Syrie: comment la révolte fut fabriquée! (vidéo)


Le documentaire « Fabriquer la contestation » (« Manufacturing Dissent ») met en lumière la guerre psychologique fomentée par les médias dits mainstream afin de faciliter le renversement du gouvernement syrien selon l’agenda occidental et dans l’intérêt de la politique étrangère occidentale et israélienne. Il montre comment les médias ont contribué directement à l’effusion de sang en Syrie.

Ce documentaire comprend:

‣ La preuve de faux rapports diffusés par la chaîne américaine CNN, l’anglaise BBC, la qatarie al-Jazeera, la saoudienne al-Arabiya et d’autres encore.

‣ Des entretiens avec un échantillon de la population syrienne: un acteur*, un artisan, un journaliste, un résident de Homs et un militant qui ont en commun d’avoir tous été touchés par la crise syrienne.

Rami Allouch, né à Hama et étudiant en médecine en Russie, apprend qu’il a été tué par les forces de sécurité syriennes en regardant une vidéo sur al-Jazeera, sur Facebook et sur YouTube!

A propos des massacres de Houla (108 morts le 25 mai 2012), la BBC a utilisé une photo irakienne pour illustrer le massacre syrien: « J’ai ouvert la page de BBC sur ce qui s’était passé en Syrie. J’ai failli tomber de ma chaise, quelqu’un utilise exprès la photo d’un autre pour faire de la propagande » raconte le photographe.

*L’acteur syrien d’origine palestinienne Mohammed Rafea, interviewé dans le documentaire, a été froidement assassiné par une brigade terroriste le 2 novembre 2012… « A Dieu nous sommes, et à Dieu nous retournerons »

Source: http://www.partiantisioniste.com/actualites/syrie-comment-la-revolte-fut-fabriquee-video-1703.html

Les services secrets occidentaux ont créé Al-Qaïda pour attaquer les ennemis d’Israël: Kevin Barrett

Kevin Barrett, Les services secrets occidentaux et Al-Qaïda

Presstv.ir, 11 Sept. 2013 18:12 GMT

Les services secrets occidentaux ont créé le groupe terroriste al-Qaïda pour protéger les intérêts israéliens et justifier une intervention militaire dans d’autres pays, dit un analyste politique.

« Toute l’histoire de la soi-disant guerre contre le terrorisme n’est pas ce qu’on nous a dit. Ce n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître le fait que les USA aurait bombardé la Syrie pour Al-Qaïda « , a déclaré le Dr Kevin Barrett à Press TV, mercredi.

Il a fait ces commentaires après que le sénateur Rand Paul ait critiqué le président Barack Obama pour demander aux Américains d’être « alliés à Al-Qaïda », douze ans après les attentats du 11/9.

« Douze ans après que nous ayons été attaqués par al-Qaïda, 12 ans après que 3000 Américains ont été tués par al-Qaïda, le président Obama nous demande maintenant d’être des alliés d’Al-Qaïda, » a déclaré Paul mardi, se référant à un plan d’attaque militaire de Washington en Syrie, où des groupes affiliés à al-Qaïda se battent contre le gouvernement syrien.

« Al-Qaïda est l’opération de renseignement étranger principale, établie par les services secrets occidentaux, avec quelques objectifs: dont le premier est de créer un très grave contrecoup aux relations publiques contre le réveil islamique, en ayant ces gens d’Al-Qaïda qui commettent des actes violents contre des civils partout dans le monde », a noté Barrett.

Barrett, qui est membre du groupe scientifique chargé d’enquêter sur le 11/9, a ajouté qu’une autre raison de la création d’Al-Qaïda est le fait de protéger les intérêts israéliens.

« Et une autre raison peut-être plus importante pour la mise en place d’al-Qaïda par les services secrets occidentaux est de l’utiliser comme une légion arabe pour attaquer les ennemis d’Israël et de l’Occident dans le monde entier. »

Comme les responsables américains envisagent des frappes militaires contre la Syrie sur des accusations d’utilisation d’armes chimiques, « ils vont utiliser l’existence d’al-Qaïda en Syrie comme une excuse pour accroître l’intervention occidentale », a déclaré Barrett.

AGB / HJ

Source: http://www.presstv.ir/detail/2013/09/11/323333/alqaeda-product-of-western-spy-services/

« Gazoduc, Pipelines et Pipocratie », le conflit syrien analysé par René Dzagoyan

Oléoducs et gazoducs au Moyen-Orient

24.01.2013.pacainfoeco.com – Du renversement de Mossadegh par la CIA et les Britanniques en 1953 à la chute de Saddam Hussein en 2003 par les mêmes, l’histoire nous a appris que les enjeux énergétiques n’étaient jamais étrangers aux changements de régime du Moyen-Orient. Pourtant, la presse internationale, particulièrement française, soustrait le conflit syrien à cette règle d’or. Par une heureuse exception, sous l’effet d’une pulsion humanitaire irrépressible, la Turquie et le Qatar, dûment soutenus par les pays occidentaux, au premier chef la France, y œuvreraient pour l’établissement de la démocratie sans aucune autre arrière-pensée que le bonheur des peuples. Que la Turquie soit aujourd’hui une prison à ciel ouvert pour les juristes et journalistes, que le Qatar ne soit rien d’autre qu’une autocratie féodale où la simple expression d’une pensée politique est un blasphème contre Dieu lui-même, n’induit aucun doute quant à l’humanisme de leur idéologie non plus qu’à la pureté de leurs intentions. Pourtant, le simple examen des données régionales suffit à resituer le conflit syrien dans le cadre dont il n’aurait jamais dû sortir : celui de la guerre pour l’énergie.

Revenons aux fondamentaux : face au tarissement progressif du pétrole, le seul carburant de substitution disponible en abondance est le gaz. Cette ressource est essentiellement située dans trois pays : La Russie, avec 45 000 trillions de m3 de réserves prouvées, soit environ 25% des réserves mondiales, l’Iran, 27 000 trillions , soit 15%, et le Qatar, 26 000 trillions, soit 15% aussi. A eux trois, ces géants du gaz contrôlent plus de la moitié de la production mondiale. Pour écouler ses stocks colossaux, la Russie ne manque pas de clients: ses systèmes de gazoducs courent du Tatarstan à la Bretagne et de la Chine à la Turquie, laquelle y puise 70% des 38 milliards de m3  nécessaires à son fonctionnement, le reste provenant en grande partie de l’Iran.

Or, vu la croissance de son industrie, Ankara prévoit pour 2025 une consommation de 80 à 90 milliards de m3, soit plus du double de ses besoins actuels. Où les trouver ? Les puiser dans le stock russe accroitrait sa dépendance vis-à-vis de l’empire des tsars, et grèverait illico son expansion régionale ; les soutirer de l’Iran aurait les mêmes effets, sans compter le mécontentement des Américains. Reste le Qatar. Mais voilà, entre Doha et Ankara, il n’y a pas l’ombre d’un gazoduc. Qu’à cela ne tienne !

En août 2009, le Sheikh qatari Al-Thani et Abdullah Gül s’accordaient sur la nécessité de tirer un gros tuyau entre Doha à Ankara. Deux passages possibles : par l’Irak, surtout le nord aux mains des Kurdes, option fortement déconseillé ; ou par la Syrie, dirigé par Bachar El-Assad. Ce dernier leur aurait sans doute volontiers cédé le passage, n’étaient les froncements de sourcils de son principal soutien militaire, économique et financier, Moscou, qui n’aurait guère apprécié que son protégé ouvre les vannes gazières à un de ses concurrents, le Qatar, pour alimenter un de ses principaux clients, la Turquie, et au-delà l’Europe par connexion au gazoduc européen Nabucco encore à naître. Oser solliciter Assad était donc sans conteste défier Moscou qui comptait bien tuer dans l’œuf le Nabucco en question, en terminant dare-dare le sien propre au nord de la Turquie, le South Stream. C’était aussi ignorer l’Iran, ce diable d’Etat qui, depuis Mossadegh, tient mordicus à contrôler son pétrole. Lui aussi est sur le point de serrer le dernier boulon de son gazoduc Iran-Irak-Syrie de 25 millions de m3/jour pour les mêmes destinations.

Coincé entre Poutine et Ahmadinéjad, tous deux bien décidés à garder le monopole des approvisionnements européens, le pauvre Bachar n’avait guère le choix que de refuser le passage au pipe-line rêvé par le couple turco-qatari. Le vilain petit canard ! Par son entêtement, voilà la Turquie et l’Europe contraintes malgré elles de rester dépendantes de la seule Russie, ou pire encore, de l’Iran. Un dirigeant, tout syrien soit-il, qui contraint l’Europe à mendier son énergie à ces deux Etats si réticents à nos valeurs éternelles, ne peut être qu’un mauvais démocrate. Et s’il persiste dans ses funestes alliances, il ne peut être qu’un horrible tyran. Et quand on a ne serait-ce qu’un zeste de moralité, un horrible tyran ne mérite que d’être flétri et renversé. CQFD.

Que les autorités françaises, en dépit du contrôle patent de l’armée d’opposition par les fanatiques islamistes, en dépit de la présence désormais avéré de militaires turcs dans l’encadrement de la rébellion, en dépit des exactions assumées des minorités religieuses, accréditent auprès de l’opinion la fable d’une lutte du peuple syrien pour sa liberté, ne peut se comprendre que par les intérêts liés de longue date de la France et du Qatar. Le pétrolier Total, présent au Qatar depuis 1936, est un des principaux opérateurs dans l’exploitation des ressources qataris, tandis que le Qatar, troisième actionnaire de Total, détient près de 17% de Vivendi, près de 13% du Groupe Lagardère, 5% de Véolia, sans parler d’autres petites sucreries telles que le PSG. Défendre les intérêts du Qatar, c’est défendre les intérêts de la France et inversement. La chanson est connue, serinée à loisir par Mme Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

Mais le danger n’est plus dans cette politique où l’on est prêt à vendre la France à l’encan au nom des intérêts croisés, car cela est désormais un fait. Il est dans cette idée que la France et l’Europe ont d’elles-mêmes et de leur rôle auprès des peuples qui n’attendent d’elles qu’une étincelle de vertu. A vouloir remplacer la force des valeurs par celle des pipe-lines, nos démocraties risquent tout simplement de devenir de tristes pipocraties.

(1 trillion= 1 millier de millions)

René Dzagoyan

Source: www.pacainfoeco.com/actune/2013/janv_2013/130124.rene_dzagoyan.php

Image: http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AOil_and_Gas_Infrastructure_Persian_Gulf_(large).gif Par Energy Information Administration [Public domain ou Public domain], via Wikimedia Commons

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