Jean-Luc Mélenchon: « L’asile politique accordé par l’Equateur à Julian Assange est une bonne nouvelle »

Bravo l’Equateur ! La décision du président Rafael Correa d’accorder l’asile diplomatique à Julian Assange dérègle la machine à étouffer en silence.

Cette décision est courageuse et honore l’attachement de ce pays sud-americain au respect du droit international. Il s’agit de surcroît d’une bonne nouvelle pour tous les défenseurs de la liberté d’expression, de la presse et de la justice.

Julian Assange fait peur aux puissants de la terre car il a révélé les « câbles » qui ont prouvé l’acharnement impérial des Etats-Unis d’Amérique fini, la servilité de ses principaux alliés, et de nombreuses personnalités politiques avec lesquelles ils entretiennent des liens de dépendance.

Il a aussi montré qu’une nouvelle ère informationnelle et citoyenne allait voir le jour face aux systèmes de contrôles de l’information par les gouvernements et les grands groupes.

Au-delà du jugement pour les étranges faits présumés d’agression sexuelle qui lui sont reprochés en Suède, l’objectif des manœuvres diplomatico-judiciaires des derniers mois autour du cas Assange ont un objectif : obtenir son extradition vers les États-Unis. Là-bas, le gouvernement caresse l’espoir de pouvoir le juger pour ses activités professionnelles et citoyennes. Et ce, dans le cadre de tribunaux spéciaux ou militaires à même de le condamner à vie ou à la peine capitale. Nous n’avons aucune confiance dans une justice qui vient d’exécuter un déficient mental et qui maintient un centre de torture comme celui de Guantanamo.

C’est au nom du respect des principes universels des droits de l’homme et pour empêcher le risque éventuel d’un véritable jugement politique grossier inacceptable pour tous les démocrates du monde entier que le gouvernement équatorien de Rafael Correa a décidé d’accorder, à sa demande, cet asile politique à Julian Assange. Et ce, après étude minutieuse du dossier.

Je salue ce choix. Je forme le vœu que le gouvernement conservateur du Royaume-Uni n’aille pas attaquer l’ambassade de l’Equateur à Londres. Après avoir laissé Pinochet partir tranquille mourir dans son lit après une abjecte comédie, ce serait le comble qu’il livre Julian Assange.

Jean-Luc Mélenchon,
17 août 2012

Sources:
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/08/17/lasile-politique-accorde-par-lequateur-a-julian-assange-est-une-bonne-nouvelle/
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14084.msg38738.html#msg38738

« Ne tirez pas sur le messager! » Pétition Avaaz à signer!

publié le 28 août 2012

Lien de la pétition: http://www.avaaz.org/en/wikileaks/?bERgibb&v=17392

Les USA et leurs alliés essayent d’étrangler WikiLeaks et de déclarer la chasse ouverte sur les lanceurs d’alerte qui risquent tout pour rendre les démocraties transparentes — seule une montée aux créneaux inarrêtable de l’opinion publique mondiale peut renverser cette répression!

Après avoir secrètement rassemblé des preuves, l’administration Obama pourrait faire pression pour que le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, actuellement à Londres, soit extradé aux USA à tout moment — où il pourrait subir le même traitement inhumain que l’informateur présumé Bradley Manning. Assange est prêt à faire le voyage vers la Suède pour y être interrogé sur des accusations d’agression sexuelle, mais il est crucial que la Suède et le Royaume-Uni garantissent qu’ils ne l’expédieront pas aux USA. Ceci provoquerait un glaçant précédent mondial à l’encontre de ceux qui dévoilent courageusement la corruption et les violations des droits de l’homme.

Quoique nous pensions d’Assange en tant que personne, WikiLeaks a été un outil essentiel dans l’exposition de malversations gouvernementales et entrepreneuriales massives. Unissons-nous maintenant pour nous assurer que les puissants ne puisssent pas réduire au silence les voix dissidentes qui renforcent nos démocraties. Signez la pétition pour stopper la répression mondiale et appeler les gouvernements suédois et britannique à ne pas embarquer Assange aux USA, puis partagez ce message — nous livrerons notre voix de manière spectaculaire à travers une chaîne humaine de lanceurs d’alerte vers l’ambassade suédoise de Londres, lorsque nous aurons atteint 1 million de signatures.

Au Premier Ministre britannique David Cameron, au Premier Ministre suédois Fredrik Reinfeldt et au Président états-unien Barack Obama:

Nous en appelons à vous pour protéger les droits des lanceurs d’alerte et des plateformes de promotion de la transparence en cessant immédiatement la répression à l’encontre de WikiLeaks et en garantissant de ne pas extrader, poursuivre ou maltraiter Julian Assange pour de charges relevant de l’amélioration de la transparence. Nous en appelons à vous pour établir un précédent mondial de protection des dissidents et des activistes qui renforcent le gouvernement en mettant en lumière la corruption et l’injustice.

Lien de la pétition:   http://www.avaaz.org/en/wikileaks/?bERgibb&v=17392

Traduit depuis le web par willsummer

Affaire Assange : Le Royaume-Uni peut mener le monde à une grave crise diplomatique

Face à la réaction du Royaume-Uni, le droit d’asile pourrait être remis en cause à l’échelle internationale, en cas de non-respect de l’asile politique de Julian Assange en Equateur.

Briser la Convention de Vienne serait une atteinte à la diplomatie mondiale

Une première fois, le mercredi 15 août 2012, la police britannique a tenté d’envahir l’ambassade d’Equateur à Londres : enfreindre la Convention de Vienne de 1961 aurait été une atteinte grave à la diplomatie internationale, car cette convention a été signée par une grande majorité de pays dans le monde pour protéger les relations diplomatiques.

C’est ce qui assure actuellement la sécurité des ambassades et l’entente diplomatique entre des Etats. Hier, 24 août, prouvant la ténacité britannique à persister dans son erreur face à l’Equateur, un photographe, Lewis Whyld, révèle sur Twitter que la police a pour ordre d’arrêter Julian Assange quelles que soient les conditions de son asile politique, et ce même en cas d’immunité diplomatique, comme en témoigne la photo de Twitter (https://twitter.com/LewisWhyld/status/239016685175201792) – « dip immun » – ou en cas de trajet dans une voiture diplomatique – « dip vehicle ».

Ces clichés pris par hasard prouvent que le Royaume-Uni a bien l’intention de briser la Convention de Vienne, même si actuellement c’est l’un des traités les plus importants au monde. Cette crise qui concerne l’Equateur et le Royaume-Uni, et qui peut sembler mineure au regard de l’actualité internationale, peut s’avérer bien plus grave qu’on ne le pense.

L’attitude du Royaume-Uni est une menace envers l’entente des peuples et des nations

En agissant de la sorte, le Royaume-Uni n’a toujours pas compris qu’enfreindre le droit à l’asile politique est une atteinte grave et impardonnable aux fondements de l’entente entre les peuples, aux fondements de la diplomatie internationale et à la stabilité  politique du monde. Ce que les peuples ont bâti, des Etats n’ont pas le droit de le remettre en cause. Il n’appartient pas au Royaume-Uni de décider de la valeur d’une convention internationale. Le droit d’asile politique de Julian Assange est un droit fondamental, un droit international qui doit être respecté.

Le Royaume-Uni, à l’heure actuelle, campé dans sa fierté et dans le dédain total face à la décision de l’Equateur, présente une menace pour l’équilibre politique international, pour l’entente entre les pays et les nations, et pour la sécurité de la plupart des ambassades. Une intervention britannique à l’ambassade d’Equateur à Londres pourrait porter atteinte à la sécurité de tous les diplomates dans le monde et de tous les réfugiés politiques qui ont trouvé asile dans des ambassades, et dont le sort pourrait être compromis, du jour au lendemain, par le déni du Royaume-Uni. La stabilité du monde pourrait être remise en cause du jour au lendemain.

L’asile politique de Julian Assange nous concerne tous

La plupart des gens pensent que l’asile politique accordé à Julian Assange va régler tous les problèmes, mais c’est loin d’être le cas. Nous n’en sommes qu’au commencement de l’affaire. Il apparaît clairement que l’asile politique accordé par l’Equateur à Julian Assange, se trouve à l’entrée d’un grand combat politique, pour avoir le droit de clamer son existence et sa reconnaissance.

Mais ce combat est non seulement celui de Julian Assange, il devient aussi le combat pour défendre le droit d’asile et pour rappeler à tous les pays que ce droit est inaliénable. Aujourd’hui menacé par le Royaume-Uni, le droit d’asile politique pourrait être remis en cause pour n’importe quel citoyen dans le monde. Donc, quand nous défendons l’asile politique de Julian Assange, nous défendons aussi le droit de n’importe quel citoyen dans le monde, de n’importe quel réfugié politique, dont la vie est menacée par la répression d’un gouvernement.

L’affaire de Julian Assange nous concerne tous, car l’asile politique est un droit international, et si le Royaume-Uni remet en cause ce droit fondamental, alors tous les pays du monde seront concernés par cette atteinte. A travers la situation de l’Equateur, nous pouvons voir ce qui pourrait arriver à chaque pays dans le monde, si des démocraties décidaient de ne plus respecter le droit d’asile. Ceci serait très grave et porterait atteinte à nos libertés fondamentales.

Que peut faire l’Equateur pour se défendre contre le Royaume-Uni ?

L’Equateur, bafoué dans ses droits par les démocraties occidentales, fait face à une situation exceptionnelle et incompréhensible: comment se défendre face à des pays dits « démocratiques » qui se prennent pour les grands patrons du monde et qui veulent décider de tout en niant les lois qui existent ? Les Etats-Unis, la Suède, l’Australie et le Royaume-Uni sont les nouveaux délinquants et perturbateurs du monde occidental. Ces pays pensent que les lois ne les concernent pas. Vont-ils mettre à mal les Droits de l’homme en Occident et ailleurs sur la planète? Est-ce que les citoyens vont réagir ?

Si une ambassade venait à être envahie, ou si l’asile politique de Julian Assange était bafoué, ce sont toutes les ambassades et diplomates dans le monde entier qui pourraient se retrouver sans immunité du jour au lendemain. Le gouvernement britannique doit comprendre que son attitude menace non seulement la vie de Julian Assange, en l’exposant à l’extradition en Suède, puis à la torture et à la peine de mort aux Etats-Unis, mais aussi, le comportement du gouvernement britannique peut mettre à feu et à sang tous les pays du monde et ouvrir la voie à un déséquilibre international, qui mettrait à mal la plupart des ambassades et des gouvernements de ce monde.

Si la police britannique enfreint le droit d’asile politique de Julian Assange, toutes les ambassades du monde risquent de basculer dans une crise diplomatique générale. La situation est difficile pour l’Equateur, mais il faut que ce pays continue à faire prévaloir ses droits et qu’il affirme sa position et son indépendance face à des pays qui cherchent uniquement à l’intimider.

L’immaturité du gouvernement du Royaume-Uni est inacceptable

Ainsi, la question se pose : que veut le gouvernement britannique ? Veut-il la paix et l’entente entre les peuples ? Veut-il le respect des Droits de l’homme, du droit d’asile et de la liberté de chaque président à pouvoir accorder comme bon lui semble une nationalité à des citoyens qui le méritent ? Ou bien, le gouvernement britannique cherche-t-il uniquement à obéir aux Etats-Unis, à enfreindre les règles de la diplomatie, à rejeter les conventions qu’il a signées, se mettant à l’écart des autres pays, pour rejoindre le rang des plus sombres dictatures qui menacent et détruisent sans scrupules la liberté d’expression ?

Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est le choix même du Royaume-Uni sur sa politique : veut-il rester une démocratie, avec un semblant de justice, ou bien veut-il passer définitivement du côté d’un Etat oppresseur ? Il n’est plus temps aujourd’hui d’interroger le Royaume-Uni sur sa bonne foi ou sur la défense des Droits de l’homme. Nous ne croyons plus à leurs discours. Il est évident que ce gouvernement britannique est immature et qu’il n’est plus en mesure de prendre des décisions démocratiques visant à assurer le bien-être des peuples.

Les hommes politiques au pouvoir en Grande-Bretagne menacent l’équilibre du monde, en remettant en cause des lois internationales sur le droit d’asile et sur la protection des ambassades. Il est urgent de mettre un terme à l’impétuosité britannique, à leur hypocrisie, à leur arrogance envers l’Equateur, et de soutenir et confirmer le choix libre du président Rafael Correa pour accueillir Julian Assange au sein de son pays, car il en va de notre bien à tous.

Ecrit par kimono

Noam Chomsky: Assange est un vrai démocrate

Paru sur NewMatilda.com, le 17 août 2012 – par Tamara Fenjan

*(Correction de l’article original: Bradley Manning Support Network a informé chomsky.info que Manning a passé 2 ans et demi en prison à cette date en août, et non un an et demi comme mentionné ici).

La semaine dernière NM a parlé avec le géant intellectuel US Noam Chomsky au sujet de Julian Assange, qui est en ce moment au coeur d’un cauchemar diplomatique à Londres. Tamara Fenjan rapporte.

Julian Assange a obtenu l’asile politique du gouvernement équatorien, suscitant une querelle diplomatique entre la nation latino-américaine et le Royaume-Uni, qui persiste à vouloir l’extrader en Suède pour y répondre d’accusations d’agression sexuelle. Alors que des voix se sont élevées en Suède et au Royaume-Uni, les USA ont jusqu’à présent décliné de « s’interposer » dans la situation.

Toutefois, il y a un citoyen US qui a clamé haut et fort son soutien pour Assange – le professeur de linguistique et intellectuel de gauche Noam Chomsky.

Chomsky a dit à New Matilda la semaine dernière qu’il croit qu’Assange a raison de redouter l’extradition vers la Suède, pays où si les USA demandent à ce qu’il soit extradé chez eux, « il sera sur le prochain vol ».

« Si les enquêteurs suédois veulent l’interroger, ils peuvent le faire à Londres, » répond Chomsky à NM. « Chacun qui réfléchit clairement sait que ceci est l’étape première pour aller aux USA. » Il fait un parallèle avec Bradley Manning, le soldat US accusé d’avoir transmis des milliers de documents classés « confidentiels » à WikiLeaks, et il affirme que ce qui est arrivé à Manning est une claire indication de la manière dont Assange serait traité s’il était extradé vers les Etats-Unis.

Manning a été détenu en prison militaire pendant presque un an et demi sans procès(*) – la majeure partie de ce temps à l’isolement.

« Il n’y a pas de doute que le but de tout cela est de faire dire [à Manning] quelque chose au sujet d’Assange, qui sera traité pareillement s’il lui arrive jamais de venir aux USA. … Donc, un pays convenable à cet instant – s’il y en a un – lui accorderait l’asile politique, » dit Chomsky.

Chomsky poursuit en disant du système judiciaire suédois « que l’on ne peut compter dessus, ce qui n’est pas surprenant. » La Suède avait coopéré avec les Nazis pendant la 2ème Guerre mondiale et travaille maintenant avec les USA, précise-t-il. « La Suède coopère avec quiconque est au pouvoir – imaginez que la Syrie demande à la Suède d’extrader quelqu’un vers la Syrie qu’ils accusent de travailler avec les rebelles – la Suède le ferait-elle? Non! »

Par mérite [Assange] devrait recevoir une médaille d’honneur. Il exerce ses responsabilités de citoyen dans une société démocratique et les gens devraient savoir ce que font leurs représentants ».

La question désormais est de voir si les policiers britanniques feront un raid sur l’ambassade équatorienne, sise dans le quartier de Knightsbridge, à Londres. WikiLeaks rapporte via Twitter que ce matin, il y a toujours plus de 35 policiers encerclant l’ambassade équatorienne », et a fait une déclaration condamnant « avec les termes les plus fermes le recours du Royaume-Uni à l’intimidation ».

« Une menace de cette nature est un acte extrême et hostile, qui n’est pas proportionné aux circonstances, et un assaut sans précédent sur les droits des demandeurs d’asile à travers le monde, » a dit l’organisation.

Les craintes d’Assange semblent être corroborées par la confirmation en privé à Craig Murray, un ancien ambassadeur britannique respecté et activiste des Droits de l’homme:

« Je suis revenu au Royaume-Uni aujourd’hui pour être stupéfait par la confirmation privée de l’intérieur du [Foreign and Commonwealth Office, Ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, ndt] que le gouvernement a, en effet, décidé – après d’immenses pressions de l’administration Obama – de pénétrer à l’intérieur de l’ambassade équatorienne et d’y saisir Julian Assange.

« Ceci sera, sans contestation, une infraction flagrante de la Convention de Vienne de 1961, de laquelle le Royaume-Uni est l’un des signataires originels, et qui met en texte et en loi les siècles – et même les millénaires – de pratiques qui ont permis aux relations diplomatiques de fonctionner. La Convention de Vienne est le traité international unique ayant le plus d’adhérents au monde. »

Le Sénateur des Verts australien Scott Ludlam parla cette semaine en soutien à Julian Assange. Le ministre des Affaires étrangères Bob Carr a dit que le gouvernement fédéral australien ne « ferait aucune représentation dans un sens ou dans un autre », au sujet de la demande d’asile de Julian Assange.

Source: http://chomsky.info/onchomsky/20120817.htm

http://newmatilda.com/2012/08/17/assange-interview-chomsky

Traduit depuis le web par willsummer

Message à Son Excellence l’Ambassadeur du Royaume-Uni en France à la veille de la décision équatorienne sur la demande d’asile de Julian Assange

Les Bobbies sont déjà prêts à intervenir…

Hello,

I am a French supporter of Julian Assange, Bradley Manning, Jeremy Hammond and WikiLeaks. I have been following your treatment of the Assange case since he set foot in the United Kingdom in September 2010. He is innocent of the trumped-up charges held against him in Sweden, and has tangible grounds to fear for the respect of his rights, were he to go there.

The entire world knows this, and is watching the UK as you come out of the Olympic Games, that you successfully held in London. What kind of message would you be addressing the world’s population (I don’t mean those who are after him, especially in the USA – they represent a negligible proportion of the global human population), if you were to jump on the man who at the present moment most represents real freedom of expression, for the apparent reason (?) that Washington has asked it of you…?

It’s fine diplomatic play to side with your allies, but this one man and his work are more important to us than just about everybody else! Therefore, it is my honour to request from you that you look favourably on the idea that it should be Britain’s pride to honour the freedom of the press, and Her Majesty’s citizens, by allowing one of the most foremost of them to carry on his journey – to which he has a right, and which surpasses heinous velleities from across the Atlantic.Thank you for your attention.

En français:

Bonjour,

Je suis un supporter français de Julian Assange, Bradley Manning, Jeremy Hammond et WikiLeaks. J’ai suivi votre traitement de l’affaire Assange depuis qu’il a posé le pied au Royaume-Uni en septembre 2010. Il est innocent des charges montées de toutes pièces pesant contre lui en Suède, et il a des raisons tangibles de craindre pour le respect de ses droits, s’il devait y aller.

Le monde entier le sait ceci et observe le Royaume-Uni, alors que vous sortez des Jeux Olympiques que vous avez tenus avec succès à Londres. Quel genre de message adresseriez-vous au monde (je ne parle pas de ceux qui en ont après lui, surtout aux USA – ils ne représentent qu’une proportion négligeable de la population humaine globale), si vous deviez bondir sur l’homme qui en ce moment représente le plus la liberté d’expression, pour l’apparente raison (?) que Washington vous l’a demandé…?

C’est diplomatiquement finement bien joué de soutenir vos alliés, mais ce seul homme est plus important à nos yeux qu’à peu près tout le reste du monde! Par conséquent, j’ai l’honneur de vous demander de considérer favorablement l’idée que cela devrait être la fierté de la Grande-Bretagne d’honorer la liberté de la presse, et les citoyens de Sa Majesté, en permettant à l’un des plus éminents d’entre eux de poursuivre son voyage – ce à quoi il a droit, en dépit des velléités haineuses d’outre-Atlantique.

Merci pour votre attention.

Lien Twitlonger pour retweeter le message, en anglais seulement: http://www.twitlonger.com/show/is41cs
Adresse Facebook de l’ambassade britannique en France (publier dans la rubrique « recommandations »): https://www.facebook.com/ukinfrance  Compte Twitter: https://twitter.com/UKinFrance
willsummer

Stratfor et TrapWire sont partenaires commerciaux – les preuves par l’écrit

« Qu’est-ce que tu regardes? »

Stratfor, la firme de collecte de renseignements dont les courriels ont été hackés par Anonymous puis publiés par WikiLeaks, n’a pas fait que des commentaires sur TrapWire dans ses courriels: an août 2009 elle a signé avec le projet TrapWire à travers un accord de partenariat avec Abraxas Applications. Et voici le document pour le prouver. L’accord cite explicitement que Stratfor fournira des renseignements à TrapWire directement d’une manière continue. Pour voir des analyses approfondies des relations commerciales de Stratfor avec TrapWire (et le conflit d’intérêt qui en découle) cliquez ici et ici.

Alors voilà. Un autre morceau du puzzle. Cette histoire devient de plus en plus énorme…

En Australie, le Sénateur des Verts, Scott Ludlam, a essayé de poser une question au Sénat pour savoir si TrapWire était déployé en Australie. Il n’y fut pas autorisé (le Sénat vota de ne pas répondre à des questions à ce sujet). Le Bureau du Sénateur Ludlam publia plus tard un communiqué expliquant que le Sénateur poursuivait le sujet par d’autre méthodes d’enquête.

Par ailleurs, un preprésentant de Cubic Corporation a posté un commentaire sur l’article de Darker Net disant, « SAN DIEGO, Calif. 13 août 2012 – Cubic Corporation (NYSE: CUB) a acheté Abraxas Corporation le 20 décembre 2010. Abraxas Corporation n’a aujourdhui comme alors aucune affiliation avec Abraxas Applications maintenant connue comme TrapWire, Inc. »

Un peu d’explication de fond est nécessaire…

Aujourd’hui, TrapWire software appartient à TrapWire, Inc., une entreprise de Reston, en Virginie. Mais depuis toujours. Abraxas Corporation a créé TrapWire à travers sa firme subsisiaire, Abraxas Applications, Inc.. Abraxas Corporation a enregistré le software de TrapWire dans un dossier auprès de l’U.S. PTO (office des brevets états-uniens, ndt) en 2006. Abraxas Corporation appartient maintenant à Cubic Corporation, qui a acheté la firme en novembre 2010 pour 124 millions $ en espèces. Selon un rapport, Cubic fit l’acquisition d’Abraxas après que TrapWire ait été réorganisé comme entité à part et qu’un des termes de cette acquisition était de « causer que le nom de marque d’Abraxas Applications, Inc, soit changé en un nom qui ne comporte pas ‘Abraxas’ ou une quelconque variation du mot ». Aussi, selon un article de mars 2007 dans le Washington Business Journal « Abraxas Corp., une entreprise de technologie de gestion de risques, a élaboré une enseigne de logiciels se concentrant sur la vente d’un nouveau produit. La filiale – nommée Abraxas Applications – vendra TrapWire, qui prédit des attaques contre des infrastructures critiques en analysant les rapports de sécurité et la vidéo-surveillance ». Et l’article poursuit: « Abraxas Corp. avait auparavant remporté des contrats pour tester TrapWire… »

Davantage d’analyse est fournie par Public Intelligence (connu pour son exactitude): « Un titre de propriété produit par TrapWire, anciennement Abraxas Applications, décrit le produit comme « un logiciel unique et prédictif conçu pour détecter des schémas de surveillance préliminaires à une attaque. » Dans une interview en 2005 au Northern Virginia technology Council (Conseil sur la Technologie de la Virginie du Nord, ndt), le PDG d’Abraxas Corporation, Richard « Hollis » Helms, dit que le but de TrapWire est de « collecter des informations sur les gens et les véhicules qui soit plus précise que la recognition faciale, extraire des schémas, et accomplir des évaluations de menace de zones potentiellement sous l’observation de terroristes… La nouvelle firme [Abraxas Applications] peut aussi puiser dans le travail d’Abraxas [Corporation] avec des agences du renseignement et de la défense et les contacts du fondateur et PDG d’Abraxas Richard Hollis Helms, à qui appartiennent les deux firmes. »

Donc Cubic Corporation peut-elle légitimement prétendre ne pas être propriétaire d’Abraxas Applications (qui dirige TrapWire)? Si nous nous fions strictement aux dates d’acquisition, oui – ainsi que des systèmes de transport intelligents et même des intérêts dans la gestion de cartes de crédit. Un mélange étrange qui en lui-même devrait inquiéter. Par exemple, Cubic est listée comme directeur organisationnel de Ntrepid, une organisation obscure qui « fournit des clients des forces de l’ordre et de la sécurité nationale avec du software, du hardware, et des services de gestion pour des cyber opérations, analyses, traductions, pose de mouchards et pistage [en ligne]. » La liste des cadres de Ntrepid présente à son tour l’ancien PDG et fondateur d’Abraxas, Richard Helms, comme directeur et administrateur, et Wesley Husted, l’ancien Trésorier. De plus, quelques unes des personnes chez Anonymizer, qui migrèrent plus tard vers Abraxas, quittèrent à l’origine Cubic pour démarrer une nouvelle firme de renseignement mais sont désormais listés comme dirigeants de l’organisation de Ntrepid. Tout cela est assez circulaire, à tout le moins…

Posté par Darkernet, le 15 août 2012

Source: http://darkernet.wordpress.com/2012/08/15/trapwire-and-stratfor-are-business-partners-documentary-evidence/

Traduit depuis le web par willsummer

Pierre, Indigné – Julian Assange : Un Homme de Transparence

Publié le Août 14, 2012

Quand on milite face à un système tel que le capitalisme, on se bat pour la transparence et je me bats contre l’opacité des gouvernements.

En effet, quand le peuple n’est pas au courant de certains dossiers, c’est le peuple qui est insulté car il est considéré comme nuisible aux affaires entre l’oligarchie des États. Ces États qui ne nous représentent pas par le pouvoir prônent la trahison contre le peuple qui, lui, forme l’État.

Si nous voulons que l’oligarchie ne trahisse pas son peuple par quelque moyen que ce soit, il faut alors être transparent sur sa politique et sur ses idéologies. La transparence, c’est pas de l’utopie, comme pourraient le dire certains gouvernements, ou certains politicards. C’est une idée révolutionnaire pour lutter contre la corruption en tout genre, le marché illégal des armes, les organisation terroristes d’État, etc…

Aussi, quand WikiLeaks met en ligne des milliers d’informations issues des services secrets provenant de différents pays en ligne, on se rend compte que ces services secrets ne sont en effet qu’une organisation qui œuvre contre le peuple.

Être Transparent c’est prôner la démocratie, la véritable démocratie, pas la démocratie représentative et parlementaire, ou encore la démocratie oligarchique.

Ainsi, je suis obligé d’être amené à soutenir le site WikiLeaks, et donc Julian Assange par rapport à la traque qu’il subit. Je pense que les gouvernements du monde entier qui s’en prennent à Julian Assange sont en contradiction avec leur propre conviction, puisqu’en censurant l’information ils montrent par : a + b que nous sommes évidemment dans une dictature tenue par un bras de fer qui s’appelle le marché financier.

Mais aussi je regarde que son dossier pour l’évincer et le mettre dans un couloir le restant de sa vie, est porté sur des crimes de droit commun, alors le véritable crime n’est pas celui de Julian mais celui des dirigeants.

Mon soutien n’est peut-être qu’un article dans un simple blog, mais c’est davantage dans la pensée et dans mon cœur que je le soutiens. Chaque petit soutien au final créera un énorme soutien, ce qui permet à l’avenir de mettre un terme à la traque ce grand Homme.

Concernant son extradition en Équateur et qu’il obtienne la nationalité équatorienne en tant que réfugié politique, je suis pour.

Si un jour Julian venait à tomber, c’est la transparence qui tomberait et la dictature qui se mettrait en avant.

Soutenons Julian ensemble.

Pierre.

Source: http://blackmetalnow.wordpress.com/2012/08/14/julian-assange-un-homme-de-transparence/

Une solution pour Correa, Assange et la justice pour tous

la grosse lèvre d’Obama est le résultat du coup de Julian Assange, pas de Michelle Obama, comme a été rapporté

par Paul Sedowski, 13 août 2012

Le président Correa a été mis dans une position délicate par la demande de Julian Assange de lui accorder l’asile politique en Équateur.

D’une part, la requête est entièrement raisonnable, étant donnée la réalité de la situation et, clairement, Assange a plus que gagné le soutien total de toute personne de conscience de par le monde. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que le président Correa, en privé, ferait n’importe quoi pour aider Assange. Je ne doute pas que beaucoup de responsables gouvernementaux dans la plupart des pays voudraient – secrètement – faire la même chose, si seulement ils en avaient le courage.

Mais d’autre part, avec l’attitude sans compromis et continuellement anti-constitutionnelle du régime Obama, Correa doit se rendre compte que, dût-il accorder sa requête à cet unique homme, héroïque et injustement calomnié, sa nation toute entière serait exposée à d’immédiates difficultés, car Obama prendrait sûrement des mesures de représailles rapides et injustes.

Pour un pays aussi marginalisé (par le gouvernement US) que l’Équateur, il est fichu s’il le fait et il est fichu s’il ne le fait pas.

Alors que feriez-vous si vous étiez Correa? Je pense que la solution est en réalité assez simple.

1) Construisez une coalition de chefs d’Etats amis et de responsables gouvernementaux. Pas seulement en Amérique Latine, mais tout autour du monde. Faites qu’ils expriment de la solidarité – rien de plus – avec la position tirée de principes, humaniste et légitime, que la requête d’Assange représente. Je suis confiant du fait que les simples soutiens de la « justice », de « l’équité », et de la « liberté de l’information » seraient embrassés par la plupart des dirigeants libres d’esprit autour du monde, qu’ils osent l’admettre publiquement ou non. Et la totalité de ce soutien ne viendrait pas que de pays « renégats » ou du « tiers-monde », non plus.

2) Faites immédiatement une adresse aux Nations Unies lors d’une session d’urgence. Citez la justesse du cas d’Assange, l’injustice de sa persécution (arrestation sans accusation en Suède, soutenue par la Grande-Bretagne), la sournoiserie de l’attitude anti-constitutionnelle d’Obama (suppression de la liberté de parole et de l’intégrité journalistique) et citez le soutien envers la position de principe de l’Équateur de tous ces autres chefs d’Etats et de gouvernements à travers le monde. Annoncez ensuite que l’Équateur va accueillir Assange, dans la mesure où il est possible d’organiser qu’il soit amené sans danger à l’intérieur de ses frontières. Terminez l’appel aux Nations Unies en condamnant l’immoralité du principe sur lequel les USA, le Royaume-Uni et la Suède demandent rétribution à Assange et expliquez comment ceci a forcé l’émergence de la crise actuelle; rappelez ensuite au monde les objectifs éclairés de la Constitution des USA ainsi que le soutien pré-électoral d’Obama pour la règle du droit et des valeurs constitutionnelles.

3) Rappelez au monde que les USA appliquent les lois de nations étrangères avec un zèle quasi-aveugle (sous la loi Lacey, l’une des centaines d’exemples ridicules pourrait être l’affaire Schoenwetter où l’accusé fut condamné à 8 ans (!) dans une prison états-unienne – en application de la loi du Honduras – qui dit que le poisson doit être emballé dans du plastique plutôt que dans des boîtes…); et déclarez que l’Équateur désire que ses lois soient appliquées également par les USA – équité envers les citoyens qui n’ont pas encore été accusés, ou arrêtés, les citoyens souhaitant coopérer, mais dont la coopération est refusée par ceux qui veulent l’interroger, les citoyens qui veulent connaître la situation au sujet d’un possible acte d’accusation secret, mais à qui la vérité est déniée – dans ce cas par le gouvernement US.

4) Mettez l’attention internationale la plus forte possible sur le sujet dans tous les médias possibles (la plupart ne coopéreront pas, mais certains si), et mettez la honte sur Obama s’il refuse d’en prendre compte. Et ensuite accordez l’asile, demandant la coopération internationale, en commençant par la Grande-Bretagne à laquelle un appel devrait être fait de ne pas appliquer le mandat d’arrêt illégal. Appel à l’équité, à la justice et à la Constitution US.

Qu’en ressortirait-il?

Cela emmènerait-il Assange sain et sauf en Équateur? Est-ce que cela renforcerait ou affaiblirait la réputation internationale de l’Équateur? Est-ce que cela aiderait ou nuirait à son peuple? Ferait enrager les USA et la Grande-Bretagne? Embarrasserait la Suède? Exposerait le coup monté de l’affaire contre Assange et des personnes qui l’ont commandité? est-ce que cela apporterait la justice? Le monde en serait-il meilleur?

Vu qu’au moins quelques douzaines de pays, grands et petits, suivraient très certainement un geste aussi large, et vu « qu’assez » de diffuseurs de médias publieraient l’histoire (y compris les médias alternatifs sur internet), Obama aurait deux options: soit rester campé sur ses positions et clairement et ostentatoirement – quelques semaines avant sa campagne de ré-élection – renforcer son image, en déclin rapide, d’un homme amoral. Ou alors, il pourrait concéder, magnanime, que l’Équateur a raison et se déclarer vis-à-vis de ses intentions au sujet d’Assange, les amenant à la lumière – et donc donner à Assange une vraie chance devant la loi.

Assange atterrirait-il plus vite en Équateur? Serait un homme libre, peut-être? Peu de chances, à court terme. Mais sa position juridique se trouverait grandement renforcée et ses chances d’une victoire finale grandement augmentées. Et notre bénéfice – les citoyens du monde – serait immense.

L’Équateur pourrait-il bénéficier de ce genre d’action? Aux yeux de tous les êtres d’esprit et de coeur – oui. Mais économiquement et politiquement, il serait affecté par la colère du régime US, avec trop à perdre, si la justice et la liberté doivent avoir gain de cause.

Est-ce que cela humilierait la Suède, le Royaume-Uni ou les USA? Ils sont déjà humiliés. Le problème est qu’ils s’en foutent. mais la vraie question est de savoir – s’ils prendraient le risque de réparer les dommages qu’ils ont causés en s’accrochant à leur position actuelle? Ma réponse, tristement, est non. Ils continueront, quoiqu’il arrive, confiants que si les citoyens payent le prix pour leur trahison scandaleuse, cela ne déroulera pas pendant leur quart.

Le monde en serait-il meilleur? Oui. Quelle qu’en soit l’issue, une position morale prise par un chef d’Etat ne peut avoir que des répercussions positives plus loin le long de la route.

Source: http://www.opednews.com/articles/A-Solution-for-Correa-Ass-by-Paul-Sedkowski-120813-977.html

Traduit depuis le web par willsummer

WikiLeaks est un espoir pour changer le monde

Julian Assange

Les gens ont ressenti le besoin, à travers le monde, de soutenir WikiLeaks. Parce que nous citoyens, nous avons compris que leur but est de dénoncer la guerre dans le monde et d’aider la paix. Des réseaux se sont constitués et construits à travers le monde. Au lieu de les soutenir, les USA et des grands pays comme la Suède et le Royaume-Uni ont choisi de menacer la vie de ces personnes, qui luttent pour la paix. Le Royaume-Uni a autorisé l’extradition de Julian Assange, et Bradley Manning est lui-même déjà emprisonné et menacé de peine de mort dans un procès qui se passe dans des conditions totalement illégales et sans aucune transparence à l’égard des journalistes et du public.

WikiLeaks est pourtant une formidable chance pour les gouvernements de pouvoir changer leur politique. Au lieu de saisir cette chance, les gouvernements ont choisi de censurer WikiLeaks et de faire taire son fondateur, Julian Assange. Au lieu de voir l’opportunité pour le monde de pouvoir sortir des guerres, des crises et des conflits, le gouvernement américain a vu en WikiLeaks une menace à sa politique, sans comprendre que la politique de la guerre ne fait que ruiner le monde et que cette politique des Etats-Unis fait des milliers de morts chaque année. WikiLeaks a dénoncé cela, car ces guerres et ces crimes de guerre durent depuis trop longtemps. Il y a eu deux guerres mondiales en Europe, mais aujourd’hui, les guerres continuent et rien ne semble pouvoir les arrêter. WikiLeaks a dit ce que nous pensions tous, que les guerres sont injustes et que le peuple a droit à la vérité.

Nos démocraties occidentales ont oublié que le but premier de la construction européenne et de la construction de toute démocratie est de construire la paix. Mais si, aujourd’hui, la paix existe en Europe, pourquoi l’Europe soutient les efforts de guerre des Etats-Unis dans d’autres pays à travers le monde ? Pourquoi continue-t-on à tuer des civils ailleurs ? WikiLeaks est une chance de pouvoir mettre un terme définitif à toutes ces guerres grâce à une prise de conscience internationale. En montrant la corruption et l’entente des Etats, ils ont ouvert les yeux aux citoyens en prouvant que la guerre est voulue par les Etats dans le but de vendre des armes et de s’enrichir. WikiLeaks a dénoncé les failles du système. Ils ont montré d’où venait la guerre, et qui en était à l’origine. WikiLeaks a montré comment fonctionnait cette corruption internationale, contre laquelle personne n’ose s’opposer.

WikiLeaks a tendu la main vers les gouvernements pour leur dire : « Arrêtez ce système corrompu et construisez de vraies démocraties ». Il est peut-être encore temps de changer le monde, avant que la guerre le détruise à jamais. Il est peut-être encore temps de sauver des vies, en Syrie, en Egypte, ou ailleurs. Nous avons la chance d’avoir WikiLeaks pour porter ce message de paix international. Mais au lieu de voir ce message de paix et d’espoir, les gouvernements du monde ont réprimé WikiLeaks : ils ont ainsi fait taire tous les espoirs des hommes qui les soutenaient, ils ont fait taire le rêve de la paix universelle, ils ont fait taire le rêve de la fin de la guerre et de l’injustice. Ils ont fait taire la voix même de la vérité. Ils ont fait taire l’espoir qui naissait.

Le gouvernement américain qui accuse WikiLeaks d’espionnage et qui veut l’inculper pour terrorisme n’a rien compris au but de WikiLeaks : ils n’ont pas compris que leur but est d’aider les pays à vivre dans la paix. Les USA n’ont donc rien compris au sens de l’histoire, qui est d’élever l’humanité et de l’amener à se libérer de ce qui l’opprime. Les USA aujourd’hui veulent faire régresser l’humanité et nous rendre dépendants des armes, de l’injustice et de la guerre. Ils font vivre le monde  entier dans un état de guerre permanent.

Mais ce que nous continuerons de soutenir, c’est l’idée de la paix dans le monde et le droit de défendre des causes justes, comme les Droits de l’homme et la liberté d’expression, le droit à la vie et à la dignité humaine. Nous n’avons pas le droit de faire taire WikiLeaks. Les gouvernements n’ont pas le droit d’oublier WikiLeaks et de laisser dans un total abandon Julian Assange et Bradley Manning. Ils représentent l’espoir de pouvoir changer le monde.

Pour ce que ces valeurs représentent, pour nous et pour le futur, la paix sera nécessaire. Il faudra forcément remettre en cause les politiques étrangères des pays qui font la guerre et vendent des armes à des dictatures, comme c’est le cas de la Suède qui actuellement est un gros producteur en armement. Il faudra forcément que les gouvernements acceptent de se remettre en cause, de renoncer à la guerre, de renoncer à leur politique néfaste, et qu’ils choisissent de revenir vers les vraies valeurs qui sont la justice, la paix, la liberté.

WikiLeaks est une porte ouverte vers l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de fermer cette porte et de laisser le peuple dans l’obscurité. WikiLeaks est une porte sur l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de nous priver de notre avenir et de nous confisquer les rêves de liberté. WikiLeaks est un espoir de pouvoir construire un monde meilleur et de sortir de cette logique infernale, qui provoque des guerres aux quatre coins du monde. Si nous ne sortons pas de cette logique de guerre, notre vie ne ressemblera plus à rien. WikiLeaks a été un flambeau dans l’obscurité de l’histoire du monde. Ils ont été une étincelle d’espoir. Nous ne pouvons pas renoncer à cet espoir de paix. Si nous voulons arrêter les guerres, c’est aujourd’hui qu’il faut agir et c’est aujourd’hui qu’il faut défendre Julian Assange et Bradley Manning. Nous ne les abandonnerons pas.

kimono

Texte CC BY-SA

Image: hateandanger

Rassemblement du 10 août 2012 à Paris

Char de guerre
Nous soutenons Julian Assange et Bradley Manning, dans leur dimension de militants des Droits de l’homme et de défenseurs de la vérité. Nous pensons que les vies de Julian Assange et Bradley Manning sont menacées, pour avoir dénoncé les crimes de guerre de l’armée américaine et les crimes contre l’humanité perpétrés en Irak et en Afghanistan. En France, il n’y a eu à l’heure actuelle aucune mobilisation pour soutenir la demande d’asile politique de Julian Assange en Equateur. Aujourd’hui, l’Equateur est un des seuls pays, avec la Tunisie, qui propose l’asile politique à Julian Assange. Aucun autre pays n’a soutenu Julian Assange. Aucun pays n’ose dénoncer les atteintes aux Droits de l’homme que subissent Julian Assange et Bradley Manning. Aucun pays européen n’a pris position pour dénoncer cette situation illégale.

En France, il n’y a eu également aucun soutien de notre pays, alors que la France est la patrie des Droits de l’homme. Nous appelons les citoyens français à réagir, mais aussi les journalistes, les députés, les militants des associations des Droits de l’homme, pour qu’ensemble nous dénoncions cette situation et les menaces qui pèsent sur ces deux hommes, qui risquent la peine de mort pour avoir dénoncé la guerre, alors que l’un d’entre eux est déjà emprisonné aux Etats-Unis et torturé sans pouvoir se défendre. Si nos pays européens sont de vraies démocraties, qu’ils nous le prouvent en soutenant officiellement Julian Assange et Bradley Manning. Nous en appelons à un discours honnête sur la question des Droits de l’homme, que l’Europe se prononce sur cette question et qu’elle vienne enfin en aide à ceux qui en ont besoin.

Cette manifestation soutient la demande d’asile politique de Julian Assange en Equateur. Nous adressons nos remerciements à l’Equateur pour avoir accueilli dans leur ambassade de Londres Julian Assange. Si Rafael Correa n’avait pas offert ce refuge à Julian Assange, il serait aujourd’hui en Suède, dans une prison, sans jugement, et probablement en cours de transfert vers une prison américaine, où il serait resté à perpétuité, voire condamné à mort pour l’Espionage Act. Nous, citoyens français, nous avons grandi dans le respect des Droits de l’homme et nous croyons à ces valeurs que l’on nous a appris. Nous ne voulons pas voir mourir Julian Assange et Bradley Manning, ni aucun autre militant dans le monde. Nous voulons qu’ils vivent et qu’ils soient libérés. Nous appelons le gouvernement français à prendre position pour défendre Julian Assange. Nous appelons l’Europe à défendre activement ces personnes et à ne pas les abandonner, alors qu’elles en ont tellement besoin, et qu’il suffirait de si peu pour les sauver. Si des pays comme la France se mobilisent, alors nous avons une chance de sauver ces militants et ces hommes, pour qu’ils puissent continuer leur mission de paix.

Les médias aujourd’hui ne parlent plus de Julian Assange, ni de Bradley Manning. Pourtant les soutiens dans le monde se font entendre sur les réseaux sociaux et sur internet. Facebook, Twitter, le forum de WikiLeaks, sont devenus le seul endroit où nous pouvons avoir des informations sur Julian Assange et Bradley Manning, car la télévision a choisi d’étouffer leur histoire. Pourtant, leur histoire est la plus belle et la plus exemplaire. J’aurais aimé que Julian Assange et Bradley Manning soient français, j’aurais été fière s’ils avaient été des citoyens français. En Australie et aux USA, ils sont pourtant devenus les « ennemis à abattre » et des politiciens ont même appelé publiquement à les tuer. Ceci est inconcevable. Au lieu d’être fiers de leurs citoyens, l’Australie et les USA choisissent de réprimer des héros, des militants de la paix et de la justice. L’Australie a dit qu’elle ne porterait pas assistance à Julian Assange. Sans doute, un jour, les livres d’histoire se rappelleront de son rôle. Mais pour le moment, l’Australie est aveugle et ne veut rien entendre des appels à l’aide de Julian Assange. Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Ecrit par kimono

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives