L’ambassadeur saoudien à l’ONU interrogé pour savoir pourquoi la démocratie est bonne en Syrie, mais pas en Arabie Saoudite

Trofire.com, 25 mars 2016

Lors d’une interview avec Mehdi Hassan d’UpFront [Al Jazeera], l’ambassadeur saoudien des Nations Unies a été interrogé au sujet des vues fermes du pays sur la participation des citoyens au sein du gouvernement.

Hasan a interrogé Abdallah al-Mouallimi sur les lois de l’Arabie Saoudite contre un citoyen appelant à une nouvelle forme de gouvernement.

« Pourquoi êtes-vous d’accord pour un gouvernement élu en Syrie, mais pas pour un gouvernement élu en Arabie Saoudite? »

Al-Mouallimi a déclaré que le peuple d’Arabie Saoudite se sentait bien avec son système de gouvernement tel qu’il est. Quand Hasan a demandé comment l’ambassadeur pouvait le savoir, compte tenu des lois restrictives qui empêchent de parler au sujet du gouvernement, al-Mouallimi a suggéré qu’Hasan aille le demander aux gens de façon anonyme. Il a exprimé son assurance [en affirmant que], bien que la population de l’Arabie Saoudite ne reçoive aucun choix en la matière, ils sont satisfaits de leur gouvernement.

Voir la vidéo.

Lire la suite de l’article: http://trofire.com/2016/03/25/u-n-saudi-ambassador-asked-democracy-good-syria-not-saudi-arabia/

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Jour de l’indépendance aux Etats-Unis: les citoyens américains n’oublient pas l’importance de leur liberté

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« Nous célébrons le 4 juillet comme un rappel du gain de notre indépendance face à un gouvernement oppressif

Juste un rappel pour notre administration actuelle… il y a beaucoup de place sur le calendrier pour un autre jour férié »

Source: https://twitter.com/NDAA2012/status/617197496863956996

The Report From Iron Mountain – Articles sur la dépopulation et le contrôle de population

NWOsoldierLes Hypothèses

1) La plupart des progrès de la médecine qui peuvent allonger la durée de vie de la population en général sont considérés plus comme des problèmes que comme un progrès.

2) La pauvreté est un état nécessaire et souhaitable pour maintenir le contrôle sur les masses.

3) Les armées permanentes sont des institutions nécessaires de sécurité sociale, exactement dans le même sens que les maisons de soins et les hôpitaux psychiatriques.

4) Les dépenses vastes sur les projets de défense et de black-op sont destinés à dépenser d’énormes sommes d’argent non pour l’avancement de la science ou de la défense nationale, mais pour garder l’argent confiné de telle sorte qu’il ne puisse être utilisé pour améliorer la santé, l’éducation ou la situation économique des masses.

5) La répression organisée des groupes minoritaires est nécessaire pour provoquer la division et ils vont même jusqu’à discuter de la remise en œuvre de l’esclavage ou d’une classe de serviteurs, une fois que la réduction de population «appropriée» de 2/3 de la population mondiale sera atteinte.

6) L’intensification délibérée de la pollution de l’air ambiant et de l’eau est «nécessaire» dans le cadre du programme menant à la paix, afin de remplacer la mort et la destruction associées à la guerre.

7) La procréation universelle contrôlée en tube à essai pour remplacer la procréation naturelle

8) La planification à long terme de mesures de réduction de la population et la budgétisation appropriée sont nécessaires pour atteindre l’optimal 0% de croissance de la population et le nombre de vies à détruire chaque année.

9) L’utilisation intentionnelle de poisons dans les réserves d’eau et de nourriture, y compris les cultures génétiquement modifiées pour conjurer la fertilité peut aussi rattraper les décès qui ont été assurés par la guerre.

Ils affirment qu’à moins que cela et d’autres choses ne soient mises en œuvre, il ne pourrait jamais y avoir une «opportunité» pour la paix mondiale. La raison pour laquelle je vous parle maintenant de cette question, c’est précisément parce qu’ils arrivent dans les étapes finales de ces mesures mises en oeuvre à l’échelle mondiale et qui nous mettent tous en danger.

Faites vos recherches sur le Nouvel Ordre Mondial poussé par le Groupe Bilderberg, le Council on Foreign Relations [Conseil des Relations étrangères] et les Commissions de la coopération trilatérale dans ce pays. L’Amérique est essentielle dans leur plan pour un Nouvel Ordre Mondial, si nous pouvons les battre ici, ils ne réussiront pas. Dans le même temps, ils prévoient la réduction de la population, ils mettent en œuvre la grille de police de contrôle de l’Etat autour de nous, parce qu’ils savent qu’une fois que de plus en plus de gens découvriront ce qui se passe, il y aura une résistance de masse et l’Amérique est toujours l’ensemble de citoyens les mieux armés dans le monde.

Ils commenceront également à essayer d’interdire toute forme de dissidence, de restreindre les libertés civiles par des renforts tels que le Patriot Act, et ils vont espionner les Américains pour construire une base de données, non pas de terroristes potentiels, mais de ceux qui s’opposent au Nouvel Ordre Mondial. C’est pourquoi la NSA a espionné d’abord les groupes anti-guerre les qualifiant de terroristes domestiques.

C’est aussi pourquoi ils essaient de redéfinir l’habeas corpus pour nier le «droit à un procès équitable» aux «combattants ennemis» qui, selon le Patriot Act est quelqu’un qui dénonce les actions du gouvernement. La plupart des Américains sont trop stupides ou tout simplement ne se soucient pas que la grille de contrôle soit mise en place pour vous. Ils cherchent le pouvoir de surveiller et de traquer tous les citoyens pour un gouvernement mondial.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.endeavorfreedom.org/Art113.htm

Anonymous – The Power of Blowback

Vidéo Anonymous postée le 19 mars 2014

Une vidéo récente des Anonymous vient à nouveau sonner comme un message d’avertissement à l’égard des gouvernements. Le titre lui-même donne le ton: The Power of Blowback, ou le « retour de bâton ».

Comme on peut le lire sur youtube:

« Cette vidéo est différente de la plupart des autres vidéos trouvées sur cette chaîne, voici un aperçu du raisonnement qui se cache derrière. D’abord et avant tout, il ne s’agit pas d’un message de guerre, et il ne s’agit pas de dire que nous allons attaquer la police. Cela met en avant le principe du «retour de bâton». Plus le gouvernement arrête des Anons, plus les gens décident de devenir Anonymous. »

Le terme « blowback » renvoie principalement à:

1. « Un effet imprévu et non désiré, résultat, ou ensemble de répercussions d’une action. » (Merriam-Webster dictionary) C’est le sens utilisé dans la description de la vidéo. Mais on trouve aussi d’autres significations du mot en anglais en cherchant un peu sur Internet.

2. Souffler la fumée d’un joint de la bouche d’une personne vers la bouche d’une autre personne. (Urbandictionary)

3. Un processus dans lequel les gaz se dilatent ou voyagent dans une direction opposée à l’habituel, spéc. par échappement de la pression ou combustion retardée. (Google)

4. De par sa définition originale, « blowback » est la fuite vers l’arrière de la poudre non explosée quand on tire avec un pistolet. En termes diplomatiques, il désigne une réponse négative, imprévue, contre une nation en ce qui concerne une action diplomatique que ce pays a entrepris. (Urbandictionary)

Autant de définitions qui nous laissent songeurs quant au titre de cette vidéo, où on constate, encore une fois, la détermination des Anonymous et leur incroyable esprit de résistance (le tout sur la musique « Glory and Glore » de la chanteuse Lorde).

 

WikiLeaks: Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression

Communiqué de presse du 15 avril 2014

wikileaks_3_12-300x200Aujourd’hui WikiLeaks a publié le deuxième Projet des lignes directrices de l’UE sur les Droits de l’Homme concernant la liberté d’opinion et d’expression en ligne et hors ligne, un instrument qui définit la façon dont l’UE va traiter ces sujets et leurs priorités dans la politique étrangère de l’Union européenne, par exemple, la réponse de l’Union européenne à la censure des chaînes de télévision en Ukraine et certains aspects de la surveillance de masse des États-Unis.

Les lignes directrices couvrent beaucoup de domaines, y compris l’activation des sanctions de l’UE en réponse à des « restrictions de la liberté d’expression ». Les lignes directrices devaient être publiées à la fin de 2013, une date limite fixée par le cadre stratégique et le plan d’action de l’UE sur les droits de l’homme et la démocratie – mais ne l’ont pas été.

Les lignes directrices ne sont pas directement parvenues à aborder la plus sérieuse menace contre la liberté d’expression en Europe, à savoir le modèle émergeant de censure public-privé pour la censure financière, la surveillance et la suspension arbitraire ou l’interruption de l’infrastructure essentielle des médias par des entreprises étrangères comme on le voit dans le blocus de WikiLeaks. Les lignes directrices valident la collecte des données en indiquant que «la sécurité publique peut justifier la collecte d’informations sensibles ». La protection des lanceurs d’alerte et des nouvelles formes de journalisme est ambiguë.

Télécharger le Projet de Politique extérieure de l’UE sur la liberté d’expression: https://wikileaks.org/static/pdf/EU-External-Freedom-of-Expression-Policy.pdf

Lien du communiqué: https://wikileaks.org/eu-foe2

Hollande et le PS s’en prennent de nouveau à « l’anonymat sur Internet »

Le Monde.fr | 17.12.2013 à 15h42 | Par Martin Untersinger et Damien Leloup

The hackerLa lutte contre l’anonymat sur Internet fait son grand retour. Après Harlem Désir, lundi 16 décembre sur BFM-TV, c’est François Hollande, en recevant le même jour le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui a pris pour cible « la tranquillité de l’anonymat sur Internet ».

Ecouter: Hollande au Crif: « Lutter contre la tranquillité de l’anonymat sur Internet »

« Nous travaillons avec Jean-Marc Ayrault (…) pour éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé », a déclaré le président. Pas plus que le premier secrétaire du Parti socialiste, ce dernier ne dit pas s’il envisage, comme le sénateur Jean-Louis Masson en son temps, une loi pour limiter l’usage du pseudonymat et de l’anonymat sur Internet.

Cette question semble revenir dans la bouche des décideurs dans la même forme que lors de sa dernière incursion dans le débat public. Pourtant, les termes du débat n’ont pas beaucoup changé.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/17/hollande-et-le-ps-s-en-prennent-de-nouveau-a-l-anonymat-sur-internet_4335593_651865.html

Des écrivains se mobilisent « Pour une Défense de la Démocratie à l’Ère Numérique »

Pétition de Writers Against Mass Surveillance

Change.org, le mardi 10 décembre

εntropyıng ın-bεtwεεn Camεra▲ObscuraÀ l’occasion de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, 562 auteurs, dont 5 lauréats du Prix Nobel, issus de 80 pays, ont lancé conjointement un appel pour la défense des libertés individuelles face à la surveillance organisée par les entreprises et les gouvernements. Les 5 Prix Nobel signataires sont: Orhan Pamuk, J.M. Coetzee, Elfriede Jelinek, Günter Grass et Tomas Tranströmer. Parmi les signataires, se trouvent également Umberto Eco, Margaret Atwood, Don DeLillo, Daniel Kehlmann, Nawal El Saadawi, Arundhati Roy, Henning Mankell, Richard Ford, Javier Marias, Björk, David Grossman, Arnon Grünberg, Angeles Mastretta, Juan Goytisolo, Nuruddin Farah, João Ribeiro, Victor Erofeyev, Liao Yiwu et David Malouf.

Cet appel mondial a été organisé par un collectif indépendant d’écrivains: Juli Zeh, Ilija Trojanow, Eva Menasse, Janne Teller, Priya Basil, Isabel Cole et Josef Haslinger. Le 10 décembre, il a été publié dans 30 journaux à travers le monde: 

Ces derniers mois, l’étendue de la surveillance de masse est devenue notoriété publique. De quelques clics de souris, l’État peut accéder à votre portable, à votre adresse e-mail, à vos réseaux sociaux et à vos recherches sur Internet.

Il peut suivre vos penchants et vos activités politiques et, en partenariat avec des sociétés de l’Internet, il recueille et stocke vos données et il peut donc prédire votre consommation et vos comportements.

Le pilier fondamental de la démocratie est l’intégrité inviolable de l’individu. L’intégrité humaine s’étend bien au-delà du corps physique.  Dans leurs pensées et dans leurs environnements personnels et de communication, tous les êtres humains ont le droit à une intimité sans encombre.

Ce droit fondamental est rendu caduc par l’abus de l’évolution technologique par les États et par les sociétés organisées à des fins de surveillance de masse.

Une personne placée sous surveillance n’est plus libre;  une société sous surveillance n’est plus une démocratie. Pour rester valides, nos droits démocratiques doivent s’appliquer aussi bien dans le virtuel que dans le concret.

* La surveillance viole la sphère privée et compromet la liberté de pensée et d’opinion.

* La surveillance des masses traite chaque citoyen comme un suspect potentiel. Elle remet en question un de nos triomphes historiques : celui de la présomption d’innocence.

* La surveillance rend l’individu transparent, tandis que l’État et la société fonctionnent dans le secret. Comme nous l’avons vu, ce pouvoir est systématiquement abusif.

* La surveillance est un vol. Ces données ne sont pas un bien public: elles nous appartiennent. Quand elles sont utilisées pour prédire notre comportement, nous sommes spoliés d’autre chose : du principe de la libre volonté, essentiel à la liberté démocratique.

NOUS EXIGEONS LE DROIT pour tous les peuples à déterminer, comme citoyens démocratiques, dans quelle mesure leurs données personnelles peuvent être légalement collectées, stockées et traitées et par qui;  d’obtenir des informations sur l’endroit où leurs données sont stockées et comment elles sont utilisées;  d’obtenir la suppression de leurs données si elles ont été illégalement recueillies et stockées.

NOUS APPELONS TOUS LES ÉTATS ET SOCIÉTÉS à respecter ces droits.

NOUS APPELONS TOUS LES CITOYENS à se lever en défense de ces droits.

NOUS APPELONS LES NATIONS UNIES à reconnaître l’importance centrale de la protection des droits civils de l’ère numérique et de créer une Charte internationale des droits numériques.

NOUS APPELONS LES GOUVERNEMENTS à signer et à adhérer à une telle convention.

Écrivains à l’origine de l’appel:

Juli Zeh Allemagne
Ilija Trojanow Allemagne
Eva Menasse Allemagne
Janne Teller Danemark
Priya Basil Royaume-Uni
Isabel Fargo Cole États-Unis
Josef Haslinger Autriche

Lien de la pétition: https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/pour-une-d%C3%A9fense-de-la-democratie-%C3%A0-l-%C3%A8re-num%C3%A9rique

Conférence avec Julian Assange le 16 septembre 2013 au Sydney Opera House

WHISTLEBLOWERS_570x320(3)« La guerre contre les lanceurs d’alerte et leurs éditeurs: Manning, Snowden & Assange »

Description
La journaliste et activiste américaine Alexa O’Brien, et le commentateur australien Robert Manne seront rejoint en vidéo conférence par le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, le journaliste du Guardian Glenn Greenwald et l’avocat de Chelsea Manning, David Coombs, dans une discussion sur scène à ne pas manquer au Sydney Opera House – 16 Septembre. Ce sera animé par l’écrivain du Crikey, Bernard Keane.

En savoir plus: http://www.sydneyoperahouse.com/whatson/the_war_on_whistleblowers.aspx

L’adhésion aux partis politiques en France devrait-elle être gratuite?

Occupy Wall StreetPhoto: Occupy Wall Street

Face au problème de la transparence politique et celui de l’évolution nécessaire de nos démocraties dans le monde, nous nous sommes penchés sur la question de savoir s’il ne suffirait pas simplement de rendre l’adhésion gratuite aux partis politiques, pour que les citoyens, quels que soient leurs revenus, puissent tous réellement s’investir dans la vie politique de leur pays? Devoir cotiser, n’est-ce pas un signe d’inégalité entre les citoyens qui ont les moyens d’adhérer et ceux qui n’en ont pas les moyens? En France, si vous n’avez pas de travail, si vous êtes étudiant, retraité, ou que vous êtes en situation de précarité, l’adhésion à un parti politique peut dissuader beaucoup de personnes de participer à la vie politique de leur pays. Cela peut apparaître comme une dépense inutile. Aujourd’hui, la plupart des partis politiques français sont payants, et rares sont ceux qui proposent la gratuité pour les plus démunis. Toute une partie de la population française se trouve ainsi exlue du débat démocratique qui devrait avoir lieu au sein de la société.

Nous avons établi un comparatif des adhésions des partis politiques. Même un parti défendant la classe ouvrière, comme le Parti de Gauche, propose une cotisation minimale de 36 € par an. Finalement, est-ce normal? L’adhésion ne devrait-elle pas relever d’un acte volontaire?  Comme cela a été initié par le Parti Pirate avec l’adhésion à zéro euro (dans des cas spécifiques), les autres partis ne devraient-ils pas rendre l’adhésion non-obligatoire, c’est-à-dire que cette adhésion relève d’une volonté personnelle de l’adhérent, et non d’une exigeance propre au parti? La grille des adhésions au sein des partis politiques français montre encore qu’il existe de nombreuses injustices pour tous ceux qui ont des petits revenus et qui se trouvent donc mis à l’écart du débat démocratique. L’adhésion devrait être automatiquement gratuite pour toutes les personnes qui se considérent en difficulté financière et qui ne peuvent pas assumer cette participation.

Les partis politiques devraient être considérés comme des institutions d’utilité sociale, des lieux où s’élabore la démocratie, où les citoyens français se retrouvent malgré leurs différences, un lieu où ils débattent ensemble et où ils permettent le progrès de la société dans laquelle ils vivent — les partis politiques sont des lieux au service des citoyens, des lieux d’égalité entre les citoyens. Ce doit être un lieu où le débat perdure, et non un lieu privilégié réservé à ceux qui ont les moyens de payer une adhésion. Pour aller plus loin, nous pensons que le don devrait être uniquement volontaire, c’est-à-dire facultatif, et que ce devrait être un choix de l’électeur de donner ou non de l’argent à un parti politique. Il n’est pas normal qu’il faille payer pour adhérer et pour avoir le droit de débattre sur un programme. Quels que soient les revenus, modestes ou élevés, la donation devrait être un choix, et non une obligation.

Tout comme les projets de partage de la culture, d’encyclopédie gratuite (Wikipédia), d’accès gratuit à l’information (Open-Data, Wikileaks) et de liberté numérique (logiciels libres, etc), il est temps de permettre l’accès aux partis politiques au plus grand nombre, y compris aux plus démunis.

Voici un bref aperçu du montant des adhésions des partis politiques en France (choix non-exhaustif):

PS

Le site d’adhésion du Parti Socialiste mentionne que pour la « première adhésion, le coût de la cotisation n’est que de 20€. » Il n’est pas précisé quelle proportionnalité est ensuite établie pour ceux qui adhérent sur plusieurs années au parti, ni si la gratuité existe pour les revenus précaires et inférieurs à 1200 € par exemple.

UMP

Les tarifs sont répartis en trois catégories, les revenus modestes ou les sans-emplois bénéficient d’un tarif de 10 € (20 € si la personne choisit de faire un don supplémentaire qui n’est pas obligatoire)

Adhésion simple : 25 euros (+ 10 euros facultatifs) = 35 €
Adhésion couple : 35 euros (+ 10 euros facultatfis) = 45 €
Adhésion tarif réduit (-30 ans, demandeurs d’emploi, étudiants) : 10 euros (+10 euros facultatifs) = 20 €

Parti Pirate

Le Parti Pirate est l’un des seuls partis politiques qui propose en France l’adhésion à 0 €, ce qui est un réel atout pour la démocratie dans notre pays et pour lutter contre la discrimination en politique.

Les tarifs dans tous les autres cas sont :
Tarif plein : 24 €
Demi-tarif (mineurs, étudiants, demandeurs d’emploi) : 12 €
Tarif réduit (personnes en difficulté) : 6 €

Parti de Gauche

La cotisation militante est fixée par tranches en fonction du revenu :

revenus inférieurs à 1000 € : 36 € annuels ;
revenus entre 1000 et 1500 € : 60 € annuels ;
revenus entre 1500 et 2000 € : 120 € annuels ;
revenus entre 2000 et 3000 € : 300 € annuels ;
revenus supérieur à 3000 € : 480 € annuels et plus…

Ce barème est indicatif et les soutiens sont les bienvenus. La cotisation minimum est de 36 €.

EELV

L’adhésion minimale est également de 36 euros (pour les revenus précaires), avec une cotisation proportionnelle aux revenus, comme le Parti de Gauche.

revenus inférieurs à 1200 € : 36 € annuels ;
revenus de 1200 € : 55 € annuels ;
revenus de 1300 € : 120 € annuels ;
revenus de 1400 € : 300 € annuels ;
revenus de 1600 € : 120 € annuels ;
revenus de 1800 € : 160 € annuels ;
revenus de 2000 € : 200 € annuels ;
revenus de 2300 € : 230 € annuels ;
revenus de 2500 € : 250 € annuels ;
revenus de 2800 € : 300 € annuels ;
supérieur à 3000 € : cotisation de 0.8% de mon revenu annuel

Front National

L’adhésion pour les revenus modestes est fixée à 30 €, dans une répartition proportionnelle et semblable aux autres formations politiques.

Adhésion jeune (-25 ans) : 15 €
Adhésion Revenus Modestes : 30 €
Adhésion classique : 50 €
Adhésion couple : 80 €
Adhésion de soutien : 90 €
Adhésion bienfaiteur : 130 €
Adhésion prestige : 250 € et plus

« Protégeons mieux les lanceurs d’alerte », quels que soient leur pays et la nature de leur combat

LE MONDE | 24.07.2013 à 20h34

Par William Bourdon (Avocat et président de Sherpa)

585px-Nasa_blue_marbleEn ce début du XXIè siècle se dressent, de véritables héros modernes, des hommes qui, bravant parfois tous les risques, semblent vouloir privilégier l’intérêt général à l’exclusion de tout intérêt personnel. Ils sont les nouveaux grands désobéissants de notre époque, ceux dont la capacité d’insurrection prolonge les fulgurances courageuses de Martin Luther King, Gandhi, pour l’émancipation de la minorité noire aux Etats-Unis et du peuple indien face à la tutelle coloniale. D’autres émancipations se mettent en mouvement aujourd’hui.

Bien sûr, il existe des nuances dans les parcours de ces hommes mais un trait d’union les regroupe dans une même confrérie, celle des grands lanceurs d’alerte qui privilégient la défense de l’intérêt supérieur à celui qui semble devoir résulter du seul respect de la loi. Des hyper-citoyens.

Tel est le destin de Paul Watson, qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux, après avoir lancé une campagne efficace pour défendre les cétacés de l’armada militarisée des baleiniers japonais.

Tel est le destin de l’informaticien Hervé Falciani qui, écoeuré par les méthodes que la banque HSBC Genève, son employeur, a décidé de voler et de transmettre à la justice française des fichiers cryptés. Des milliers d’évadés fiscaux ont ainsi été identifiés et ces fichiers ont permis de rapporter à la France plus de 1 milliard d’euros. Une goutte d’eau si l’on peut dire en regard du potentiel qui résultera peut-être un jour de l’exploitation complète de ces fichiers qui, une fois imprimés, d’après le procureur Eric de Montgolfier, « rempliraient un train de marchandises ».

Et, plus récemment, Edward Snowden, désormais lancé dans une cavale éternelle, après avoir révélé le scandale d’espionnage Prism, a remis au centre du débat public mondial une gigantesque menace, celle d’une récolte effrayante, sournoise et insidieuse de nos données personnelles par les prouesses technologiques de l’Etat américain.

L’un défend la biodiversité. L’autre, l’idée de faire de la finance un allié de l’économie réelle et du bien-être des citoyens plutôt qu’un gigantesque gruyère de trous noirs. Enfin, le troisième défend l’un des droits de l’homme consacrés au XXè siècle, la protection de la vie privée. A cette liste s’ajoute également le soldat Bradley Manning, menacé d’une peine à perpétuité, maltraité dans les prisons américaines où il se trouve, pour avoir fourni des centaines de milliers de documents confidentiels au site WikiLeaks, qui levèrent le voile, entre autres, sur les exactions commises par l’armée américaine en Irak.

Derrière eux, un cortège d’anonymes est en train de naître partout dans le monde. Ce sont eux qui ébranlent les « kleptocrates » et secouent les illégalismes privés ou publics. Ils sont tous les acteurs, pour reprendre l’expression de Vaclav Havel, d’une « révolution existentielle ».

La France doit être à l’avant-garde de la protection des lanceurs d’alerte. Dans le champ tant public que privé. Le Parlement a retiré de la loi sur la transparence l’article qui les protégeait. Il serait indécent que leur protection ne figure pas dans le marbre de la loi, première étape d’une loi européenne qui devra s’imposer.

LE SPECTRE DE VICHY

On agite déjà le spectre de Vichy pour disqualifier ceux qui, par leur action, sont redoutablement plus efficaces que tous les échanges d’informations fiscales et bancaires dont on se glorifie aujourd’hui hâtivement. En effet, on sait qu’une partie du système bancaire a déjà un coup d’avance en externalisant certains comptes, en en opacifiant d’autres. Il pourra de bonne foi affirmer vouloir coopérer efficacement et, de mauvaise foi, laisser dans les tiroirs sans fond que permet l’informatique les informations les plus décisives.

Alors, bien sûr, face au dégoût et à la répugnance que peut inspirer la dénonciation anonyme quand elle est chargée de venin, il faut des dispositifs. C’est ce que la loi française doit prévoir ; c’est-à-dire, d’une part, une institution qui puisse filtrer au tamis la qualité des informations révélées et, d’autre part, une loi qui réprime durement les lanceurs d’alerte qui, emplis de mauvaise foi, se draperont dans l’intérêt général pour mieux frapper les intérêts privés. Cela demande imagination et adresse. Gageons que le législateur français en aura.

Entre les défenseurs d’une finance éthique ou de la biodiversité et le duo Snowden-Manning, il y a évidemment un saut, puisque les premiers sont célébrés par le plus grand nombre, tout en restant persécutés par ceux dont ils bousculent les intérêts, et les seconds sont durement criminalisés.

Les mêmes pays européens qui ont poussé des cris d’indignation face aux révélations de Snowden pactisent maintenant avec les Américains pour faire de l’espace aérien l’instrument de leur sourde complicité.

Cela n’est pas acceptable car, paradoxalement, MM. Snowden et Manning ne sont pas des traîtres, mais des hommes prêts à révéler la face sombre des Etats, et en première place des Etats-Unis.

S’agissant des questions sécuritaires, toutes les manipulations sont possibles. Et l’hyper-terrorisme, de ce point de vue, a donné un gigantesque coup de main à ceux qui sont à l’oeuvre pour organiser un contrôle de plus en plus étroit de la vie des citoyens.

Les questions posées sont infiniment complexes. Reste néanmoins que la société civile mondiale dit aujourd’hui sa colère face à l’immensité du cynisme qui défigure les bonnes consciences et les belles paroles des décideurs privés et publics.

Notre planète est menacée de toutes les plaies d’Egypte. La clandestinité est l’alpha et l’oméga de ceux qui s’enrichissent. Pour défendre leurs intérêts, ils cherchent également à museler les citoyens. Face à cette sinistre farce, ces nouveaux désobéissants se lèvent pour nous aider à ne pas laisser aux générations futures une humanité en lambeaux.

Le droit doit être leur allié et ainsi les protéger.

William Bourdon (Avocat et président de Sherpa)

Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/07/24/protegeons-mieux-les-lanceurs-d-alerte_3453124_3232.html