Irak: Une guerre pour Israël – par Mark Weber

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Mark Weber est directeur de l’Institute for Historical Review. Il a étudié l’histoire à l’Université de l’Illinois (Chicago), l’Université de Munich, l’Université de Portland State et l’Université d’Indiana (MA, 1977).

L’invasion américaine de l’Irak en mars-avril 2003 et l’occupation du pays depuis lors, a coûté plus de quatre mille vies américaines et plus de 500 milliards de dollars, et a apporté la mort de plusieurs dizaines de milliers d’Irakiens.

Pourquoi le président Bush a-t-il décidé d’aller à la guerre? Dans l’intérêt de qui l’a-t-il lancé?

Dans les mois qui ont précédé l’attaque, le président Bush et d’autres hauts responsables américains ont averti à plusieurs reprises que la menace envers les États-Unis et le monde posée par le régime de Bagdad était si grave et imminente que les États-Unis devaient agir rapidement pour bombarder, envahir et occuper l’Irak.

Le 28 septembre 2002, par exemple, Bush a déclaré:

« Le danger pour notre pays est grave et il l’est de plus en plus. Le régime irakien possède des armes biologiques et chimiques, il assure la reconstruction des installations pour en fabriquer plus et, selon le gouvernement britannique, il pourrait lancer une attaque chimique ou biologique en aussi peu que 45 minutes après que l’ordre est donné… Ce régime est à la recherche d’une bombe nucléaire, et avec des matériaux fissiles pourrait en construire une d’ici un an. »

Le 6 mars 2003, le président Bush a déclaré:

« Saddam Hussein et ses armes sont une menace directe pour ce pays, pour notre peuple, et pour tous les peuples libres… Je crois que Saddam Hussein est une menace pour le peuple américain. Je crois qu’il est une menace pour le voisinage dans lequel il vit. Et j’ai obtenu des preuves suffisantes pour le croire. Il possède des armes de destruction massive… Le peuple américain sait que Saddam Hussein possède des armes de destruction massive. »

Ces allégations étaient fausses. Comme le monde le sait maintenant, l’Irak n’avait pas de dangereuses « armes de destruction massive », et ne représentait aucune menace pour les États-Unis. En outre, les suggestions alarmistes selon lesquelles le régime de Bagdad travaillait avec le réseau terroriste Al-Qaïda se sont également avérées sans fondement.

Donc, si les raisons officielles données pour la guerre étaient fausses, pourquoi les Etats-Unis ont-ils attaqué l’Irak?

Quelles que soient les raisons secondaires de la guerre, le facteur déterminant dans la décision du président Bush d’attaquer était d’aider Israël. Avec le soutien d’Israël et le lobby juif-sioniste d’Amérique, et poussé par des « néo-conservateurs » juifs qui occupent des postes de haut niveau dans son administration, le président Bush – qui a déjà été vivement engagé vers Israël – a résolu d’envahir et de soumettre l’un des principaux ennemis régionaux d’Israël.

C’est si largement compris à Washington que le sénateur américain Ernest Hollings a été déplacé en mai 2004 pour avoir reconnu que les États-Unis ont envahi l’Irak « pour assurer la sécurité d’Israël », et que « tout le monde » le sait. Il a aussi identifié trois des influents juifs pro-israéliens à Washington qui ont joué un rôle important pour pousser les États-Unis dans la guerre: Richard Perle, président du Conseil de la Politique de la Défense du Pentagone, Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la Défense, et Charles Krauthammer, chroniqueur et auteur. [1]

Hollings faisait référence à la réticence lâche de ses collègues du Congrès pour reconnaître cette vérité ouvertement, en disant que  » personne n’est prêt à se lever et à dire ce qui se passe. » En raison des « pressions que nous recevons politiquement », a-t-il ajouté, les membres du Congrès soutiennent aveuglément Israël et ses politiques.

Quelques mois avant l’invasion, un général de l’armée américaine à la retraite décoré de quatre étoiles et ancien commandant allié suprême de l’OTAN, Wesley Clark, a reconnu dans une interview: « Ceux qui sont favorables à cette attaque [des États-Unis contre l’Irak], je vais maintenant vous dire franchement, et en privé, qu’il est probablement vrai que Saddam Hussein n’est pas une menace pour les États-Unis. Mais ils ont peur à un certain point qu’il puisse décider, s’il avait une arme nucléaire, de l’utiliser contre Israël. » [2]

Six mois avant l’attaque, le président Bush a rencontré à la Maison Blanche onze membres de la Chambre des représentants des États-Unis. Alors que « la guerre contre le terrorisme se passe bien », a-t-il dit aux législateurs, les États-Unis auraient bientôt à faire face à un danger encore plus grand: « La plus grande menace, cependant, c’est Saddam Hussein et ses armes de destruction massive. Il peut faire exploser Israël et ceci déclencherait un conflit international. » [3]

Bush a également évoqué de manière franche les raisons pour lesquelles les États-Unis allaient à la guerre, lors d’une réunion à la Maison Blanche le 27 février 2003, à peine trois semaines avant l’invasion. Dans un entretien avec Elie Wiesel, l’écrivain juif bien connu, M. Bush a déclaré: « Si nous ne désarmons pas Saddam Hussein, il va mettre une arme de destruction massive contre Israël, et ils feront ce qu’ils pensent qu’ils doivent faire, et nous devons éviter cela. » [4]

Pro-Israël avec ferveur

Le fervent soutien du président Bush pour Israël et son gouvernement intransigeant est bien connu. Il a réaffirmé cela, par exemple, en juin 2002, dans un important discours sur le Moyen-Orient. De l’avis des « grands commentateurs israéliens », le Times de Londres a rapporté que l’adresse était « tellement pro-Israël qu’elle aurait pu être écrite par [le Premier ministre israélien] Ariel Sharon. » [5] Dans un discours aux militants pro-israéliens, à la convention de 2004 du Comité Americain pour les Affaires Publiques Israéliennes (AIPAC), Bush a déclaré: « Les États-Unis sont fortement engagés, et je suis fortement engagé, à la sécurité d’Israël en tant qu’Etat juif dynamique. » Il a également déclaré à l’assemblée: « En défendant la liberté, la prospérité et la sécurité d’Israël, vous servez aussi la cause de l’Amérique. » [6]

Condoleezza Rice, qui a servi comme Conseillère à la Sécurité Nationale du président Bush, et plus tard, comme son secrétaire d’État, fait écho à la vision du président dans une interview de mai 2003, disant que la « sécurité d’Israël est la clé de la sécurité du monde. » [7]

Des plans à long terme

Les plans sionistes juifs pour la guerre contre l’Irak avaient été en place depuis des années. À la mi-1996, un document d’orientation préparé pour le Premier ministre israélien d’alors, Benjamin Netanyahu, a présenté une grande stratégie pour Israël au Moyen-Orient. Intitulé « Rupture Nette: Nouvelle stratégie pour sécuriser le Royaume », il a été rédigé sous les auspices d’un think tank israélien, l’Institut d’Etudes Stratégiques et Politiques Avancées [IASPS]. Plus précisément, il a appelé à un « effort [qui] pourrait se concentrer sur le renversement de Saddam Hussein du pouvoir en Irak, un important objectif stratégique israélien dans son propre droit… » [8]

Les auteurs de la « Rupture Nette » ont inclus Richard Perle, Douglas Feith, David Wurmser, trois juifs influents qui plus tard ont occupé des postes de haut niveau dans l’administration Bush, de 2001-2004: Perle, en tant que président du Conseil Politique de la Défense, Feith comme sous-secrétaire de la Défense, et Wurmser comme adjoint spécial au sous-secrétaire d’État pour le contrôle des armes. Le rôle joué par les représentants de l’administration Bush qui sont associés à deux des centres de recherche majeurs pro-sionistes « néoconservateurs » a été scruté par The Nation, un hebdomadaire d’affaires publiques influent. [9]

L’auteur, Jason Vest, a examiné les liens étroits entre l’Institut Juif pour les Affaires de Sécurité Nationale (JINSA) et le Centre pour la Politique de la Sécurité (CSP), en précisant les liens entre ces groupes et divers politiciens, marchands d’armes, hommes de l’armée, de riches juifs américains pro-Israël, et les administrations présidentielles républicaines.

Les membres du JINSA et du CSP, note [le journaliste] Vest, « sont montés jusqu’à de puissants postes gouvernementaux, où… ils ont réussi à introduire un certain nombre de questions – le soutien à la défense antimissile nationale, l’opposition aux traités de contrôle des armements, le parrainage de systèmes d’armes dépensiers, des aides à l’armement pour la Turquie et un unilatéralisme américain en général – dans une ligne dure, avec le soutien pour la droite israélienne à sa base… En aucun cas, la ligne dure du JINSA/CSP n’est plus évidente que dans sa campagne incessante pour la guerre – pas seulement avec l’Irak, mais dans une « guerre totale », comme le soumet Michael Ledeen, l’un des plus influents JINSAs à Washington… Pour cette équipe, le « changement de régime » nécessaire par tous les moyens en Irak, Iran, Syrie, Arabie Saoudite et Autorité palestinienne est un impératif urgent. »

Samuel Francis, auteur, éditeur et chroniqueur, s’est également penché sur le rôle « néo-conservateur » dans la fomentation de la guerre. [10] « Ma propre réponse, » écrit-il, « est que le mensonge [d’un Irak massivement armé qui pose une menace grave et imminente pour les Etats-Unis] a été fabriqué par les néo-conservateurs de l’administration dont la loyauté première est pour Israël et ses intérêts, et qui voulaient que les Etats-Unis écrase l’Irak parce que c’était la plus grande menace pour Israël dans la région. Ils sont connus pour avoir poussé à la guerre avec l’Irak depuis au moins 1996, mais ils ne pouvaient pas en faire un cas efficace jusqu’au jour de l’après-11 septembre 2001… »

Dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre 2001, les « néo-conservateurs » ardemment pro-sionistes de l’administration Bush – qui pendant des années avaient cherché une guerre au Moyen-Orient pour renforcer la sécurité d’Israël dans la région – ont exploité la tragédie pour appuyer leur agenda. En cela, ils ont été soutenus par le gouvernement israélien, qui a également fait pression sur la Maison Blanche pour frapper l’Irak.

« Le leadership militaire et politique [israélien] aspire à la guerre en Irak », a rapporté un quotidien israélien de premier plan, Haaretz, en février 2002. [11]

Le correspondant à Jérusalem pour le Guardian, le quotidien britannique respecté, a rapporté en août 2002: « Israël a signalé sa décision, hier, de mettre la pression publique sur le président George Bush d’aller de l’avant avec une attaque militaire contre l’Irak, même s’il croit que Saddam Hussein pourrait bien riposter en frappant Israël ». [12]

Trois mois avant l’invasion américaine, le journaliste de Washington bien informé, Robert Novak, a rapporté que le Premier ministre israélien Sharon disait aux dirigeants politiques américains que « la plus grande aide américaine pour Israël serait de renverser le régime irakien de Saddam Hussein. » En outre, a ajouté Novak, « ce point de vue est largement partagé à l’intérieur de l’administration Bush, et c’est une raison majeure pour laquelle les forces américaines d’aujourd’hui se rassemblent pour la guerre. » [13]

Les agences d’espionnage d’Israël étaient « partenaire à part entière » des États-Unis et de la Grande-Bretagne dans la production d’appréciations avant-guerre largement exagérées sur la capacité de l’Irak à la guerre, a reconnu un ancien haut-fonctionnaire du renseignement militaire israélien. Shlomo Bron, un général de brigade dans les réserves de l’armée israélienne, et ancien chercheur principal dans un important think tank israélien, a déclaré que les renseignements transmis par Israël ont joué un rôle important dans le soutien du cas des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour faire la guerre. Les services de renseignement israéliens, a-t-il dit, « ont mal surestimé la menace irakienne contre Israël et ont renforcé la croyance américaine et britannique que les armes [de destruction massive] ont existé. » [14]

Le rôle du lobby pro-israélien dans le soutien pressant à la guerre a été soigneusement examiné par deux chercheurs américains de renom, John J. Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, et Stephen M. Walt, professeur de relations internationales à l’Université d’Harvard. [15] Dans un document de 81 pages, « Le Lobby Israélien et la Politique Etrangère Américaine », ils ont écrit:

« La pression d’Israël et du lobby [pro-israélien] n’était pas le seul facteur derrière la décision d’attaquer l’Irak en mars 2003, mais elle était cruciale. Certains Américains pensent que c’était une guerre pour le pétrole, mais il n’y a guère de preuves directes pour étayer cette allégation. Au lieu de cela, la guerre a été motivée en grande partie par le désir de faire d’Israël [un lieu] plus sûr… Aux États-Unis, la principale force motrice derrière la guerre en Irak était une petite bande de néo-conservateurs, la plupart avec des liens étroits au Likoud d’Israël. Par ailleurs, les principaux leaders des grandes organisations du Lobby ont prêté leurs voix à la campagne pour la guerre ».

Des membres importants du lobby pro-Israël firent ce que les professeurs Mearsheimer et Walt ont appelé « une campagne de relations publiques implacable pour gagner le soutien de l’invasion de l’Irak. Un élément-clé de cette campagne a été la manipulation de l’information du renseignement, de manière à faire ressembler Saddam à une menace imminente. »

Pour certains leaders juifs, la guerre en Irak fait partie d’un effort à long terme pour installer des régimes favorables à Israël à travers le Moyen-Orient. Norman Podhoretz, un écrivain juif de premier plan et un ardent défenseur d’Israël, a été pendant des années rédacteur en chef de Commentary, un mensuel sioniste influent. Dans le numéro de septembre 2002, il a écrit:

« Les régimes qui méritent amplement d’être renversés et remplacés ne se limitent pas aux trois membres distingués sur l’axe du mal [Irak, Iran, Corée du Nord]. Au minimum, l’axe devrait s’étendre à la Syrie, et au Liban, et à la Libye, aussi bien que les « amis » de l’Amérique comme la famille royale saoudienne et Hosni Moubarak en Egypte, en même temps que l’Autorité palestinienne, qu’elle soit dirigée par Arafat ou l’un de ses hommes de main ».

Patrick J. Buchanan, l’écrivain et commentateur bien connu, et ancien directeur des Communications à la Maison Blanche, a parlé sans retenue en identifiant ceux qui ont poussé à la guerre [16]:

« Nous accusons le fait qu’une cabale de polémistes et de responsables publics cherchent à piéger notre pays dans une série de guerres qui ne sont pas dans l’intérêt de l’Amérique. Nous les accusons de collusion avec Israël pour enflammer ces guerres et détruire les Accords d’Oslo. Nous les accusons de nuire délibérément aux relations américaines avec chaque Etat dans le monde arabe qui défie Israël ou soutient le droit du peuple palestinien à une patrie qui leur est propre. Nous les accusons d’avoir aliéné les amis et les alliés partout dans le monde islamique et occidental par leur arrogance, leur orgueil, et leur bellicisme… »

« Cui Bono? [A qui cela profite?] A qui profitent ces guerres interminables dans une région qui ne détient rien de vital pour l’Amérique en dehors du pétrole, que les Arabes doivent nous vendre afin de survivre? Qui bénéficierait d’une guerre de civilisations entre l’Islam et l’Occident? »

« Réponse: une nation, un chef, un parti. Israël, Sharon, le Likoud. »

Uri Avnery – un journaliste primé et auteur israélien, et membre à trois reprises du parlement israélien – voit la guerre en Irak comme l’expression d’une immense influence et d’un immense pouvoir juif. Dans un essai rédigé quelques semaines après l’invasion américaine, il écrit: [17]

« Qui sont les gagnants? Ce sont les prétendus néo-cons, ou néo-conservateurs. Un groupe compact, dont presque tous les membres sont juifs. Ils occupent les postes-clés dans l’administration Bush, ainsi que dans les think tanks qui jouent un rôle important dans la formulation de la politique américaine et les pages d’opinion des journaux influents… L’immense influence de ce groupe largement juif découle de son alliance étroite avec les fondamentalistes chrétiens de l’aile droite extrême, qui contrôlent aujourd’hui le parti républicain de Bush. … Apparemment, tout cela est bon pour Israël. L’Amérique contrôle le monde, nous contrôlons l’Amérique. Jamais auparavant les Juifs n’ont exercé une influence si importante sur le centre du pouvoir mondial. »

En Grande-Bretagne, un membre vétéran de la Chambre des Communes a crûment déclaré en mai 2003 que les Juifs avaient pris le contrôle de la politique étrangère de l’Amérique, et ont réussi à pousser les États-Unis dans la guerre. « Une cabale juive a pris le relais du gouvernement des États-Unis et a formé une alliance profane avec les Chrétiens fondamentalistes », a déclaré Tam Dalyell, un député du parti travailliste et membre le plus ancien de la Chambre. « Il y a beaucoup trop d’influence juive aux Etats-Unis », a-t-il ajouté. [18]

Résumé

Depuis de nombreuses années, les présidents américains des deux partis ont été fermement engagés envers Israël et sa sécurité. Cette politique enracinée est une expression de l’emprise judéo-sioniste sur la vie politique et culturelle de l’Amérique. C’était le soutien fervent à Israël – partagé par le président Bush, les hauts-fonctionnaires de l’administration et la quasi-totalité du Congrès américain – qui s’est avéré crucial dans la décision d’envahir et de soumettre l’un des plus grands ennemis régionaux d’Israël.

Alors que l’invasion américaine injustifiée de l’Irak aurait pu aider Israël, comme l’avaient espéré ceux qui ont voulu et planifié la guerre, cela a été une calamité pour l’Amérique et pour le monde. Cela a coûté plusieurs dizaines de milliers de vies et des centaines de milliards de dollars. Partout dans le monde, cela a généré une méfiance inégalée et une hostilité envers les États-Unis. Dans les pays arabes et musulmans, cela a alimenté une haine intense des Etats-Unis, et cela a apporté beaucoup de nouvelles recrues dans les rangs des terroristes anti-américains.

Les Américains ont déjà payé un prix élevé pour l’engagement de leur pays envers Israël. Nous allons payer un prix encore plus élevé – pas seulement en dollars ou en prestige international, mais dans les vies des jeunes hommes perdues pour les intérêts d’un Etat étranger – jusqu’à ce que l’emprise judéo-sioniste sur la vie politique des États-Unis soit finalement brisée.

Source: http://www.ihr.org/leaflets/iraqwar.shtml

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Les documents secrets qui dévoilent les liens souterrains entre les Etats-Unis, Israël et les Frères musulmans

2013-07-02-13-39-16.obama-steunt-dictator-morsi-01a1Photo: Protestations en Egypte contre Obama/Clinton, et leur soutien au dictateur Morsi.

Algérie Patriotique, 29 juillet 2013 – 14:16

A la lumière d’une investigation très poussée et de recoupements de documents dont nous disposons, et en nous basant sur des sources multiples et fiables, ce travail d’investigation dévoile le lien souterrain entre l’administration américaine, le sionisme et les Frères musulmans. La pierre angulaire de cette connexion stratégique n’est autre que Huma Abedin, bras droit d’Hillary Clinton, épouse d’un sioniste notoire candidat à la mairie de New York, Anthony Weiner, et fille de Saleha Mahmood Abedin, membre des Frères Musulmans, précisément de sa branche féminine « les Sœurs musulmanes », et qui siège au sein du bureau avec la femme du président égyptien déchu Mohamed Morsi, dont elle est l’amie personnelle.
Algeriepatriotique avance les preuves matérielles de ces recherches pour la construction d’un article documenté qui a pour but d’éclaircir la situation actuelle ou postérieure à ce qui se passe dans le monde arabe sous le règne de la secte assassine des Frères musulmans et de ses ramifications tentaculaires. Le chaos que vit le monde arabe actuellement n’est autre que la résultante de tous ces éléments bien combinés.

120718_abedin_clinton_ap_605Huma Abedin et les détails de son rôle central dans la grande machination
Huma Abedin est née en 1976 à Kalamazoo, Michigan. Son père, Syed Abedin (1928-1993), était un érudit d’origine indienne, qui avait travaillé en tant que professeur invité à l’université King Abdulaziz d’Arabie Saoudite au début des années soixante-dix. La mère de Huma, Saleha Mahmood Abedin, est une sociologue ayant des liens avec de nombreuses organisations islamistes, y compris les Frères musulmans, et est connue pour son plaidoyer en faveur de la charia. Quand Huma a eu deux ans, la famille Abedin a déménagé du Michigan à Jeddah, en Arabie Saoudite. Ce déménagement a eu lieu lorsque Abdullah Omar Naseef, alors vice-président de l’université Abdulaziz, a recruté son ancien collègue Zyed Abedin pour travailler à l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), un think tank islamique basé en Arabie Saoudite que Naseef se préparait à lancer. Un certain nombre d’années plus tard, Naseef a développé des liens étroits avec Oussama ben Laden et Al-Qaïda. Il est essentiel de noter que pour l’IMMA, l’ordre du jour était et demeure à ce jour une politique étrangère calculée du ministère des Affaires religieuses de l’Arabie Saoudite, comme le journaliste Andrew C. McCarthy l’explique, consistant à «fortifier une population agressive non assimilée vers la suprématie islamique qui va progressivement mais radicalement modifier le caractère de l’Occident.
A 18 ans, Huma Abedin retourne aux États-Unis pour suivre des cours à l’université George Washington. En 1996, elle a commencé à travailler en tant que stagiaire dans l’équipe de Bill Clinton à la Maison Blanche, où elle a été affectée dans l’entourage de la première dame, Hillary Rodham Clinton. Abedin a été finalement embauchée comme assistante de Mme Clinton et a travaillé pour elle depuis, dans son parcours au Sénat (en 2000 et 2006) et dans sa candidature à la présidence qui a échoué en 2008. De 1997 jusqu’à peu avant le début de 1999, et toujours en stage à la Maison Blanche (http://www.shoebat.com/2012/08/18/successors-at-msa-board-huma-served-on-at-gwu-include-al-qaeda-terrorist-iiro-leader/), Abedin était membre du conseil exécutif de l’Association des étudiants musulmans (MSA) de l’université George Washington (GWU). Il est à noter qu’en 2001-2002, peu de temps après qu’Abedin a quitté ce conseil exécutif, le « guide sprituel » de l’association de l’université était Anwar al-Awlaki, membre influent d’Al-Qaïda. Un autre aumônier de MSA de l’université (depuis au moins octobre 1999 à avril 2002) était Mohamed Omeish, qui a dirigé l’Organisation internationale islamique de secours, liée au financement d’Al-Qaïda. Le frère d’Omeish, Esam, a dirigé la Muslim american society, branche quasi officielle des Frères musulmans aux États-Unis. Les deux frères Omeish ont été étroitement associés à Abdurahman Alamoudi, qui sera plus tard condamné et incarcéré sur des accusations de terrorisme. Dans les années 1996-2008, Abedin a été employée par l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA) comme rédactrice en chef de sa publication en interne, dans le Journal des affaires des minorités musulmanes (JMMA ). Durant sept ans, Abedin a travaillé en même temps que la présence active à l’IMMA de l’affilié à Al-Qaïda, Abdullah Omar Naseef, et les six dernières années de Huma Abedin au sein du comité de rédaction du JMMA (2002-2008), elle a collaboré avec lui dans le conseil. Cependant, tout au long de ses années à l’IMMA, Abedin est restée une proche collaboratrice d’Hillary Clinton. En 2008, lors de la campagne de Mme Clinton pour les primaires à la présidentielle, le New York Observer a décrit Huma Abedin, fraîchement nommée directrice du cabinet de la candidate, comme étant « un conseiller de confiance de Mme Clinton, en particulier sur les questions relatives au Moyen-Orient ». Selon un certain nombre de personnes de l’entourage de Clinton, «lors des réunions sur la région, le point de vue de Mme Abedin était toujours recherché». Quand Mme Clinton a été nommée secrétaire d ‘Etat par le président Barack Obama en 2009, Abedin est devenue son chef adjoint personnel, et c’est approximativement à ce même moment que le nom de Huma Abedin a été retiré du Journal des affaires des minorités musulmanes. « En dehors de leur relation de travail, Abedin et Mme Clinton ont également développé un lien personnel étroit pendant leurs années de vie commune », comme en témoignent les proches d’Hillary Clinton. En 2010, celle-ci a affirmé : « J’ai une fille, mais si j’en avais une deuxième, ce serait Huma. » En 2011, Mme Clinton a effectué une visite amicale à la mère de Huma Abedin, Saleha Mahmood Abedin, en Arabie Saoudite. A cette occasion, Mme Clinton a décrit publiquement son aide comme « très importante et sensible ».Screen-Shot-2012-07-25-at-5.12.15-AM1
Suite à des protestations de sénateurs républicains qui s’inquiétaient de voir des personnes issues de la branche des Frères musulmans nommés à des postes de conseiller à la Maison Blanche, dont Huma Abedin, le sinistre sénateur McCain alias « Frankenstein », impliqué dans la guerre du Golfe et en Syrie, etc. a défendu vigoureusement Huma Abedin contre ses homologues pourtant du même parti. Que cache la sympathie du sioniste McCain pour Huma Abedin, la «Sœur musulmane» ? Le 10 juillet 2010, Huma Abedin, musulmane pratiquante, s’est mariée au membre du Congrès Anthony Weiner lors d’une cérémonie officiée par l’ancien président Bill Clinton. Un certain nombre d’analystes ont noté qu’il est extrêmement rare que des femmes musulmanes, en particulier celles dont les familles ont des liens étroits avec les Frères musulmans, épousent des juifs comme Weiner.
Le 1er février 2013, dernier jour de prestation d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’Etat, Abedin a démissionné de ses fonctions de chef adjoint personnel de Mme Clinton. Le 1er mars, elle a été nommée pour former l’équipe de transition du Département post-Etat, composée d’un bureau de transition de six personnes et situé à Washington. Les créateurs préférés de Huma Abedin sont M. de la Renta, Catherine Malandrino, Charles Nolan, Yves Saint Laurent et Prada. « Et elle a un faible pour les sacs Marc Jacobs », dit l’ami. « Elle est connue pour ses sacs. » Robert Barnett, avocat de longue date des Clinton, a dit que depuis 11 ans qu’il la connaît, il ne l’a jamais vu porter la même tenue deux fois. Et certains se demandent comment elle a pu s’acheter un appartement à Washington DC en 2006, dont le coût s’élevait à 649 000 $ alors que son salaire maximum ne dépasse pas 9 999 $.
Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, et son influence.
En plus d’être membre des « Sœurs musulmanes », Saleha S. Mahmood Abedin, la mère de Huma Abedin, est également membre de la Ligue islamique mondiale, instrument saoudien de diffusion de l’islamisme wahhabite. L’organisation qu’elle dirige, le Comité international islamique pour la femme et les enfants, fait partie de la Ligue islamique mondiale. Ce comité de la Ligue islamique dispose d’une charte écrite par les dirigeants des Frères, y compris par le cheikh Youssef al-Qaradawi, un partisan du Hamas. Il n’est donc pas surprenant que l’organisation veuille se débarrasser des lois contre le viol conjugal, autoriser le mariage avant l’âge de 18 ans et d’autres éléments constitutifs de la charia. Elle est également membre du conseil de l’International islamic council pour dawah à travers le groupe qu’elle dirige. Le défunt père de Huma Abedin, le Dr Syed Abedin, fut intimement lié aux radicaux. Il a dirigé l’Institut des affaires des minorités musulmanes basé en Arabie Saoudite, et financé par la Ligue islamique mondiale. Cet Institut fut une entité de l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane (WAMY), fondée par le neveu d’Oussama Ben Laden et mis en cause dans le financement d’Al-Qaïda (http://www.postedeveille.ca/2012/03/canada-un-organisme-de-jeunesse-musulmane-perd-son-statut-d-organisme-de-bienfaisance.html). L’Institut a également publié un livre de Mme Mahmood Abedin dont Huma fut elle-même l’assistante éditoriale de l’Institut de 1996 à 2008, ce qui signifie qu’elle a participé à l’édition du livre extrémiste de sa mère. Le frère d’Huma Abedin, Hassan, avait obtenu une bourse du Centre d’Oxford pour les études islamiques, une entité qui est très proche des Frères musulmans, au même moment où le cheikh Youssef Al-Qaradawi siégeait dans son conseil. Un proche collaborateur de la famille Abedin est Abdullah Omar Naseef. Il est l’ancien secrétaire général de la Ligue islamique mondiale. Il a fondé la fameuse banque Rabita, dont les avoirs ont été gelés par le gouvernement des États-Unis en octobre 2001 pour son soutien aux groupes terroristes. Le père de Huma a rencontré Naseef quand il était professeur invité à l’université du Roi Abdul Aziz, où Naseef était le doyen. Il y a des rapports contradictoires quant à savoir de qui entre le père de Huma et Naseef fut à l’origine de l’Institut des affaires des minorités musulmanes (IMMA), mais il naquit clairement d’un effort commun et fut soutenu par la Ligue islamique de Naseef. Huma, sa mère, son frère et sa sœur ont travaillé pour le journal de l’IMMA. La mère de Huma et Naseef sont aussi membres du Conseil de la présidence du Conseil international islamique pour dawah sous la direction de Al-Qaradawi. Tous ces liens sont largement documentés et détaillés par le Center of Politics Studies, un centre de recherche américain réputé.

JMMA Editorial Board (Journal of Muslim Minority Affairs)
Directrice de publication: Saleha S. Mahmood Abedin (mère)
Assistants à la rédaction:
Huma Abedin
Hassan Abedin (frère de Huma Abedin)
M. Hakan Yavuz
Heba A. Khalid (sœur de Huma Abedin)
Zulekha Pirani
Autres collaborateurs:
M. Hakan Yavuz, Hamid Ismail, Sanaa Pirani
Ce journal constitue une véritable toile d’araignée incluant de nombreux participants actifs dans divers pays, liés à des think tanks, universités et centres de recherche travaillant avec la confrérie des Frères musulmans: Baha Abu-Laban (Canada), Imtiaz Ahmad (Bangladesh), Munir D.Ahmed (Germany), Ameer Ali (Western Australia), Zafar Ishaq Ansari (Pakistan), Ali Asani (USA), Goulnara Baltanova (Russia), Pervaiz Iqbal Cheema (Pakistan), Allan Christelow (USA), Asghar Ali (India), John Esposito (USA), Marc Gaborieau (France), Dru C. Gladney (Hawaii, USA), Bruce M. Haight (USA), Riaz Hassan (Australia), Baymirza Hayit (Germany), Kemal Karpat (USA), Bernard Lewis (USA), Tahir Mahmood (India), R. J. May (Australia), Ali A. Mazrui (USA), Barbara Pillsbury (USA), James Piscatori (UK), Azade-Ayse Rorlich (USA), Jan Slomp Leusden (Netherlands), Michael W. Suleiman (USA), Suha Taji-Farouki (UK), John O. Voll (USA), Earl Waugh (Canada), Lawrence Ziring (USA).
Pour que le tour d’horizon soit complet, n’oublions pas les six collaborateurs et conseillers spéciaux de Barak Obama à la Maison Blanche et qui sont tous issus de la confrérie des Frères musulmans:

Pour rappel:
Arif Ali-Khan, nommé secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure en 2009 par Obama. Il a été conseiller d’Obama et chargé du dossier des Etats musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique (ramification de l’Organisation mondiale des Frères musulmans), il a assuré les liens et les négociations avec les mouvements islamistes avant et après le «printemps arabe».
Mohamed Elibiary (alias le «qutbiste» pour son fanatisme à l’égard des idées de Sayed Qutb) est un membre éminent des Frères musulmans aux Etats-Unis. Ex-directeur de la section de Houston au Council on American Islamic Relations (CAIR), vitrine des Frères musulmans aux USA, il a rédigé le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir.
Rached Hussein, membre secret des Frères musulmans. En juin 2002, il a participé à la Conférence annuelle de l’American Muslim Council, anciennement dirigée par Abdurrahmane Alamoudi, qui a été condamné pour financement de terrorisme. A participé au comité organisateur du Critical Islamic Reflection, aux côtés de grandes figures des Frères musulmans aux Etats-Unis, telles que Jamal Barzinji, Hichem Al-Talib et Yacoub Mirza. Après avoir rejoint l’équipe électorale d’Obama, ce dernier l’a nommé en janvier 2009 conseiller juridique à la Maison-Blanche et l’a chargé de la rédaction de ses discours sur la politique étrangère. En 2009, c’est Rached Hussein qui a rédigé le discours d’Obama au Caire.
Salem El-Marayati est un américain d’adoption né en Irak. Il est actuellement directeur exécutif de la Muslim Public Affairs Council (MPAC), une organisation islamique créée en 1986 par des Frères musulmans. Il a été nominé en 2002 pour travailler avec la National Security Agency. Les soupçons qui ont pesé sur la MPAC dans la campagne sécuritaire post-11 septembre 2001 n’ont pas empêché El-Marayati de s’approcher des néoconservateurs, puis des démocrates au sein de l’équipe d’Obama.
Mohamed Majid, né dans le nord du Soudan en 1965, est le fils de l’ancien mufti du Soudan. Il a émigré aux Etats-Unis en 1987. Après des études complémentaires, il a été enseignant à l’université de Howard en 1997, spécialiste de l’exégèse coranique. Membre des Frères musulmans, il a été très influent auprès des communautés musulmanes nord-américaines. En tant qu’avocat occasionnel, il a été un militant farouche pour la criminalisation de toute diffamation de l’islam. Ayant soutenu la candidature d’Obama aux élections présidentielles, ce dernier lui a confié plusieurs missions associatives de type communautaristes. En 2011, il l’a nommé conseiller au Department of Homeland Security (DHS) pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme. Il est actuellement conseiller du Federal Bureau of Investigation (FBI) ainsi que d’autres organismes fédéraux.
Eboo Patel est musulman américain d’origine indienne. Il a fait ses études en sociologie dans l’Illinois à Urbana-Champaign. Etudiant, il a été activiste islamiste auprès des musulmans originaires de l’Inde, de Sri Lanka et d’Afrique du Sud. Grâce à des fonds de la Fondation Ford, il est l’initiateur de IFYC en 2002. Frère musulman et ami très proche de Hani Ramadan, il est membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations. Il a été aussi très proche de Siraj Wahhaj, un Frère musulman américain célèbre. Il est actuellement consultant au Département de la Sécurité Intérieure américaine et membre du conseil Barack Obama’s Advisory.

Les organisations auxquelles appartient la mère d’Huma Abedin, Saleha S. Mahmood Abedin, sont :
Dar Al-Hekma College, College Administration (Vice Dean Of Institutional advancement, et Director of General Education) :
Institute of Muslim Minority Affairs (Director), London
JMMA (Journal of Muslim inority Affairs), Editorial Board (Editor)
Peace Councilors (Director of General Education and Founder), Dar Al-Hekma College, Jeddah, Saudi Arabia
IICWC (International Islamic Committee for Woman and Child), (Chairperson), Amman, Jordan.
– Seeds Of Spirituality (Co-Chair Pakistan) Global Peace Initiative of Women
Le Comité islamique international pour la femme et l’enfant (IICWC) stipule, entre autres :
annulation des lois actuelles qui criminalisent les mutilations génitales féminines, pas d’âge minimum pour le mariage, droit pour les hommes à la polygamie et au viol, baisse de l’âge de la majorité à 15 ans au lieu de 18, etc. Tout lecteur voulant prendre mesure de l’ampleur du désastre peut consulter les aberrations rétrogrades sur le site de ces organisations.

anthony-weiner-4-300Anthony Weiner, époux de Huma Abedin: sa fonction et ses missions
Anthony Weiner, l’époux de Huma Abedin, le célèbre « Carlos Danger » dans les sites pornos, est né en 1964. Il a fait campagne en 2005 sans succès pour devenir le maire de New York City. Cette même année, il a été condamné à une amende de 47 000 $ par la Federal Election Commission (http://www.votelaw.com/blog/archives/002354.html) pour avoir pris « des contributions excessives de 183 contributeurs individuels pour les élections primaires et générales de 2000 » (http://www.weinerfacts.com/weiner/?paged=2). Depuis qu’il est entré en politique, Weiner est un avocat pour Israël. Dans les primaires démocrates aux présidentielles de 2008, Weiner était un fervent partisan de la candidate Hillary Clinton. En 2010, il a épousé Huma Abedin, avec laqelle il a eu un enfant. Il est l’un des plus fervents défenseurs au Congrès de l’assurance-maladie prise en charge par l’Etat, et il semble cependant que le secteur de la santé ait été le premier contributeur de sa campagne pour le Congrès en 2008.
Tout au long de la dernière décennie, Weiner a embrassé beaucoup de positions pro-israéliennes d’extrême droite. A un journaliste du New York Times qui lui demandait s’il croyait toujours que la Cisjordanie n’était pas occupée par l’armée israélienne, il a répondu qu’il était persuadé que « cette zone est laissée à la discrétion des gens qui sont là-bas ». « Non-occupation de la Cisjordanie, ai-je bien entendu? » s’est exclamé le journaliste incrédule. « Oui », a répondu Weiner. Après un moment, le journaliste a insisté: « Vous dites qu’il n’y a pas de présence de l’armée israélienne? » « Oui », a déclaré sèchement Weiner.
Plus tard, il a célébré le passage d’un projet de la Chambre de couper le financement de l’Autorité palestinienne et de forcer la délégation palestinienne à l’ONU à quitter les USA en disant: « Ils devraient commencer à emballer leurs petits sacs de terroristes palestiniens. » Un amendement présenté par Weiner met hors la loi la mission palestinienne de l’ONU sur le côté est de Manhattan. Weiner est tellement aveuglé par son allégeance à Israël et tellement ignorant du Moyen-Orient qu’il a joué un rôle sinistre dans la politique étrangère américaine.
Anthony Weiner a notamment appelé au licenciement de Joseph Massad, professeur au département des langues et des cultures du Moyen-Orient de l’université de Columbia. Sa carrière n’aurait pas été controversée s’il n’avait été un enseignant américano-palestinien traitant d’Israël et de la Palestine. Dans cette affaire qui a fait un tollé sur le plan médiatique et au niveau de l’enseignement universitaire aux USA, Anthony Weiner s’est vu comparé au sénateur Joseph McCarthy en ciblant ce professeur pour sa soi-disant position anti-israélienne. On peut qualifier cet événement « d’Affaire Massad » dans laquelle le New York Times a pris le parti du professeur. Pour les universitaires et la société américaine dans son ensemble, le maccarthysme est inacceptable, sauf lorsqu’il s’agit de la critique d’Israël. La presse tabloïde de droite a exécuté une série d’attaques brutales contre le professeur, lui prêtant des propos inexacts et qui ont été réunis dans un film de propagande fait par un groupe de défense, dans laquelle des accusations anonymes l’ont mis en cause sans que le professeur puisse répondre aux allégations. Les attaques contre Massad et deux autres professeurs du département ont été menées à l’extérieur du campus par des organisations sionistes d’extrême-droite alignées sur le Likoud d’Israël, notamment une organisation trouble basée à Boston et appelée « Le projet David » qui a produit le film dans lequel les accusations ont été portées. En fait, d’après une étude approfondie de Scott Sherman dans le journal La Nation, il n’existe pas qu’un seul film mais six. Le Projet David a toujours refusé de les rendre disponibles à La Nation et Charles Jacobs, le directeur de l’organisation sioniste, a également refusé de fournir des détails sur les bailleurs de fonds du groupe ou sur ses liens avec les professionnels lobbyistes pro-israéliens.
Concernant l’attaque israélienne sur le Marmara Mavi, de « la flotille de la liberté », dans les eaux internationales et qui a fait 9 morts, Weiner a déclaré: « Si vous voulez engager un conflit avec la marine israélienne, ce n’est pas difficile à faire. On a offert des alternatives à cette flotille. Au lieu de cela, ils ont choisi de naviguer dans les mailles d’un blocus internationalement reconnu. C’était un acte d’hostilité de pure provocation à l’égard d’Israël. » Or, le blocus des civils de Ghaza est une violation du droit international. Il n’est pas reconnu internationalement et au contraire a été condamné par presque tous les pays et par l’organisation des droits de l’Homme.
article-2337140-1A1DE7D4000005DC-5_634x479Weiner a déclaré que le New York Times est anti-Israël, a allégué que l’Organisation de libération de la Palestine est toujours répertoriée par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, alors que l’OLP a été retirée de la liste il y a plus de deux décennies. Il prétend que Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, n’est pas le chef de l’OLP. Il a refusé de condamner l’utilisation par Israël de bombes à fragmentation sur les fermes civiles du sud-Liban en 2006. Il a dit que l’armée israélienne n’occupe pas la Cisjordanie et qu’il n’y a pas de présence de l’armée israélienne en Cisjordanie. Il a appelé la guerre d’Israël contre Ghaza une guerre « humanitaire » alors que 400 enfants ont été tués. Il a voté pour l’autorisation de la guerre en Irak en 2002, avant de se tourner plus tard contre cette guerre. Anthony Weiner sait comment flatter les partisans d’Israël. Il a déclaré à Mondoweiss (site internet couvrant la politique étrangère américaine au Moyen-Orient) que le « boycott, le désinvestissement et les sanctions » (BDS) étaient « imprudents » et qu’Israël est un « allié important » pour les Etats-Unis. Israël est « une démocratie dans une oasis d’Etats et d’organisations terroristes. Il faut sauvegarder Israël », a-t-il ajouté.
L’ascension politique de Weiner a été alimentée par une collecte de fonds qui constitue un trésor de guerre en bonne santé. Il est entré dans la course avec 4,2 millions de dollars à la banque — question qui a été soulevée avant qu’il ne quitte le Congrès à la suite de son premier scandale sexuel (tweets montrant des photos de lui dénudé envoyé à des femmes). Certains donateurs qui ont donné un coup de pouce à Weiner ont des vues bellicistes en accord avec ses commentaires sur Israël, comme les dossiers de la Commission des finances de la campagne de New York l’ont révélé.
Eli E. Hertz a donné 1 000 $ à Weiner en octobre 2007. Hertz, qui a assisté à un dîner de l’Organisation sioniste d’Amérique (ZOA) en 2006 et où Weiner a dit en plaisantant qu’elle est « l’aile ZOA du Parti démocrate », est un membre du conseil exécutif de l’American-Israel Public Affairs Committee. Hertz était aussi un administrateur de l’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, et a écrit de nombreux articles pour la pro-colonisation du site Arutz Sheva. Il a justifié la Nakba dans une colonne écrite en mai 2013: « Déloger tous les habitants arabes de zones sensibles à proximité de colonies juives, en établissant une continuité territoriale entre les blocs sous contrôle juif, et assurer le contrôle des voies de transport principales sont des nécessités militaires », écrit-il.
Un autre membre de l’AIPAC pour financer Weiner est Dozoretz Beth, qui a siégé au comité exécutif du lobby pro-israélien. Dozoretz a donné 2 000 dollars en 2008, et a suivi avec une contribution de 3 050 $.
En mars 2007, Arnold Goldstein, un homme d’affaires pro-israélien, a donné 4 000 $ à Weiner. Deux ans plus tard, Goldstein a donné 5 millions de dollars à Technion-Israel, l’Institut de technologie de Haïfa, pour « construire les véhicules aériens sans pilote et le Centre satellite » à l’école, selon le Jewish Week. « Parce qu’Israël est un petit pays entouré par tant d’ennemis, il doit être technologiquement plus avancé que ses voisins hostiles pour continuer à exister », ajoutant: « Le programme de robotique est assez étonnant, et je pense qu’il est essentiel pour l’existence d’Israël. »
Le point de vue de Weiner sur le mouvement BDS (« Boycott, désinvestissement et sanctions » <http://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott,_d%C3%A9sinvestissement_et_sanctions>, campagne politique appelant à exercer toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël. BDS a été proposée en 2002 et lancée formellement le 9 juillet 2005 par la société civile palestinienne rassemblant 172 organisations) rejoint celui de Michael Adler, un autre donateur de sa campagne. Adler, ancien vice-président des Fédérations juives d’Amérique du Nord, a donné 2 000 $ à Weiner en 2008. En janvier 2011, Adler a fait un discours à la Fédération juive du Grand Miami, dont il était président, et a dénoncé le mouvement BDS qui cherche « à détruire Israël en tant qu’Etat juif démocratique. Le mouvement BDS est un mouvement politique très sophistiqué. Leur but de détruire Israël est aussi dangereux que n’importe quelle arme ou armée. C’est un mouvement de terrorisme politique et économique que nous arrêterons. »
Un autre donateur belliciste est Irwin Hochberg, qui a donné au candidat 1 000 $ en 2007. Hochberg est le vice-président de ZOA, et siège au comité exécutif du Middle East Forum, un groupe anti-musulman dirigé par le néo-conservateur Daniel Pipes. En juillet 2013, Weiner a reçu un don de 4 950 $ (le maximum autorisé par la loi) de John Merrigan, un lobbyiste pour Al Jazeera.

ku-xlargeRelations sexuelles entre Hillary Clinton et Huma Abedin
C’est la question que se sont posée plusieurs organes de presse dont le Times de Londres, Le Matin (Suisse) et La Stampa (Italie). Le journal suisse reprend de vieilles rumeurs qui courent sur l’ex-première dame depuis l’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche en 1993. La Stampa avait ouvert le bal avec un long article intitulé « Vingt ans, très belle et amante de Hillary » consacré à Huma Abedin, l’assistante personnelle de la sénatrice de New-York. « La rumeur a été relancée suite à la publication, sur son site internet, d’un article du journaliste indépendant Ron Rosenbaum », raconte Le Matin. Dans son texte daté du 29 octobre 2007, il rapportait une discussion qu’il avait eue avec un fin connaisseur du monde des médias. « Ce dernier m’a dit que le Los Angeles Times couvrait un scandale sexuel impliquant un candidat à la présidentielle. Mon interlocuteur a ajouté que «dans le microcosme politique, tout le monde connaissait l’histoire », écrivait Ron Rosenbaum. Dans son article, ce journaliste ne citait aucun nom, mais on comprenait que le « scandale » concernait Hillary Clinton. « Si tous les journalistes suivant la campagne présidentielle sont au courant, mais n’écrivent pas une ligne, c’est une nouvelle en soi. Je n’aimerais pas me retrouver à la place de mes confrères. Il doit leur être vraiment difficile de savoir s’il faut publier ou non la rumeur », précisait Ron Rosenbaum, cité par Le Matin. Hillary Clinton a toujours démenti ces rumeurs. Elle a réagi lors d’une interview au magazine The Advocate sur sa prétendue homosexualité: « Les gens disent beaucoup de choses sur moi et je n’y prête aucune attention. Ce n’est pas vrai que je suis homosexuelle, mais je n’ai aucun contrôle sur les rumeurs. Les gens continueront à dire ce qu’ils ont envie de dire. » Toujours est-il que la candidate démocrate et Huma ont toujours été très proches. Qualifiée d’arme secrète d’Hillary, la jeune femme a travaillé pour les Clinton depuis 1996. A l’occasion d’un portrait que le très chic Vogue a consacré à Huma, Hillary lui avait rendu un bel hommage: « Huma a l’énergie d’une femme de 20 ans, la confiance en soi d’une femme de 30 ans, l’expérience d’une femme de 40 ans et la grâce d’une femme de 50 ans. Elle est à la fois équilibrée, gentille et intelligente. J’ai vraiment de la chance de l’avoir dans mon équipe depuis dix ans. » Un responsable au niveau supérieur du ministère de la Justice américain a dit à Big Head DC que la rumeur à propos d’Hillary Clinton « qui s’amuserait » avec l’un de ses principaux collaborateurs féminins, Huma Abedin, est un secret de Polichinelle. « Je suis assez proche de Hillary et Huma pour vous dire que cette rumeur est vraie », a dit l’officiel. « Il est bien connu dans l’entourage direct que Hillary et Huma sont amantes. » « Si vous appelez la résidence de Hillary à Washington à la première heure le matin, Huma répond au téléphone », continue le fonctionnaire. « C’est la même chose tard dans la nuit ou sur la route. C’est un secret que le cercle proche d’Hillary garde à tout prix et qui est étroitement surveillé. » Bill Clinton n’a jamais nié la bisexualité de sa femme, disant cette phrase indigne du rang d’un ex-chef d’Etat et parue dans un livre de Gennifer Flowers, actrice et journaliste, ex-maîtresse de Bill Clinton: « Hillary a probablement bouffé plus de chattes que moi. » Ces propos n’ont jamais fait l’objet d’une poursuite judicaire, bien au contraire, c’est G. Flowers qui a attaqué en justice ceux qui la traitaient d’affabulatrice. En outre, la mort plus que suspecte et énigmatique de certains responsables de la sécurité et de la garde rapprochée suite aux révélations concernant les scandales des Clinton nous renseigne sur la gestion plus qu’expéditive de tout témoignage de la vie sexuelle de ce couple et sur les dégâts incommensurables qu’ils ont causés à leur entourage immédiat.

esq-anthony-weiner-waxed-chest-060711-xlgScandales sexuels à répétition d’Anthony Weiner, alias « Carlos Danger », l’époux sioniste de Huma la Sœur musulmane
Contraint de démissionner et de quitter le Congrès en 2011, après la mise en ligne des images de son pénis et après avoir échangé des courriels très explicites avec quelques « amantes numériques », Weiner avait fait son mea culpa et promis de devenir une personne différente: un mari et un homme politique capable d’apprendre de ses erreurs. Il avait présenté ses excuses à sa femme et à ses électeurs, demandant à chacun de lui donner une seconde chance. Mais voilà que Weiner était de retour cette semaine dans une conférence de presse, accompagné par sa femme Huma Abedin qui continue à le soutenir malgré les dernières divulgations de textes et de photos scabreux sur Internet et qui démontrent qu’il est allé bien au-delà de ce qui avait mis fin à sa carrière à Washington. Anthony Weiner est tombé dans les sondages en avouant trois relations sexuelles en ligne après sa sortie du Congrès. Secoué par sa chute dans les sondages après la diffusion de nouvelles photos torrides, dont l’une montrant son entrejambe en gros plan, Anthony Weiner a lutté pour sauver sa course chancelante à la mairie. Malgré les appels des rivaux pour cesser sa campagne, des critiques croissantes de la part des dirigeants du parti et de la possibilité que des révélations plus embarrassantes pourraient encore émerger, Weiner a affirmé catégoriquement qu’il ne voulait pas quitter la course à la mairie. Cet autre scandale sexuel de Weiner fait grand bruit outre-Atlantique. Les photos scabreuses, publiées sur le site Dirty.com (site porno), le mettent dans l’embarras. « Weiner a menti à nouveau aux Américains », telle est l’impression dominante. « Ce qu’on nous demande maintenant, ce n’est pas une seconde, mais une troisième chance. » Même le New York Times l’attaque et lui a demandé de se retirer de la course pour le poste de Bloomberg dans un éditorial très dur. Pendant ce temps, des psychiatres interviewés décrivent Weiner comme un homme malade, incapable de contrôler ses instincts. Mais Weiner ne renonce pas, il savait qu’il y aurait un deuxième « round » au scandale et insiste: « Rien n’a changé. Tout est derrière moi, je vois tout dans le rétroviseur, nous nous tournons vers l’avenir, pas vers le passé. » Sa femme Huma Abedin vient de se jeter dans l’arène en participant avec lui à une conférence de presse et a même écrit un article pour la revue Harper: « Tout cela a pesé lourdement sur notre mariage. Il m’a été difficile de pardonner Anthony. Cela nous a demandé beaucoup de travail et de nombreuses thérapies. Mais à la fin, j’ai sauvé notre mariage pour moi, mon fils, et notre famille. J’aime Anthony, je sais qu’il est un homme de valeur et je veux lui donner une seconde chance. C’est quelque chose que vous devriez vous décider à faire également, vous les électeurs de New York. Je crois en lui et je sais qu’il aime sa famille et sa ville. »
Huma a été une figure centrale dans la campagne de son mari Anthony Weiner, l’accompagnant à des défilés, utilisant ses connexions Clinton pour amasser l’argent de sa campagne et restant à ses côtés lorsqu’il a du mal à expliquer comment et pourquoi il a repris ses frasques sexuelles sur Internet alors que des révélations du même ordre l’avaient déjà contraint à démissionner du Congrès. Les Clinton soutiennent Huma Abedin et gardent leurs distances envers Weiner qu’ils n’ont jamais apprécié. « Nous voulons tous ce qu’il y a de mieux pour Huma », a déclaré un ami qui est proche à la fois des Clinton et d’Abedin. « Elle a le soutien de tout le monde pour tout ce qu’elle a été et fait pendant plus de dix ans », a déclaré ce témoin, qui parlait sous couvert d’anonymat. « Dans Hillaryland, il a été pénible de voir Abedin comme un soldat au milieu des révélations embarrassantes sur les transgressions sexuelles de son mari. » Les initiés savent que les Clinton n’ont pas levé le petit doigt pour aider à amasser des fonds pour la campagne de Weiner, alors qu’Abedin a fait la manche auprès des anciens donateurs des Clinton. Elle a ainsi amassé près de 150 000 $ pour financer la candidature de son mari à la mairie en seulement deux mois, montrent les dossiers. Certains pensent que plusieurs de ces donateurs auraient payé parce qu’ils craignaient de compromettre leur relation avec Hillary Clinton s’ils ne le faisaient pas.
Anthony Weiner Holds Press Conference As New Sexting Evidence EmergesOn parle de plus en plus chez les démocrates que les ennuis de Weiner pourraient forcer les Clinton à pousser le mari d’Huma hors de la course car le scandale Weiner ternit Abedin et, par extension, Hillary Clinton, qui veut courir à la présidentielle en 2016. « Il faudrait un mot de leur part publiquement ou en privé pour mettre fin à la carrière de Weiner », a déclaré une source ayant des liens avec les Clinton. Hank Sheinkopf, un stratège démocrate qui travaille pour la campagne à la mairie de William Thompson, a dit qu’une telle mesure serait faite en privé. « Personne ne saura jamais », a-t-il dit. Plusieurs initiés rejettent toute idée que le scandale Weiner puisse ternir la marque Clinton, bien que l’on dise que la préoccupation des Clinton pour Abedin pourrait les inciter à agir. « Je ne pense pas qu’il y ait des implications politiques pour eux, mais il peut y avoir des conséquences personnelles et émotionnelles qui les poussent à s’impliquer. »
Le New York Times, le Wall Street Journal et le New York Daily News appellent le candidat à la mairie Anthony Weiner à abandonner la course à la mairie de New York après les messages et les photos d’ordre sexuel qu’il a envoyés à l’ancienne collaboratrice de campagne d’Obama, Sydney Elaine. Le comité de rédaction du New York Times a publié une réprimande cinglante à Weiner, le Wall Street Journal a publié un article acerbe disant crûment qu’Anthony Weiner « n’est pas un être humain normal ». Le Daily News titrait en Une: « Assez de tous ces mensonges et révélations salaces, Weiner n’est pas digne de diriger la première ville américaine. Battez-le! »
A la parade de la Journée d’Israël du 3 juin 2013, on l’a vu brandir le drapeau israélien en appelant la population à voter pour lui lors des élections à la mairie de New-York. « Je suis un peu comme un pur-sang sur la ligne de départ », a-t-il déclaré avant le défilé. Selon le Washington Times, les réactions sur son passage étaient mitigées: « Ce qu’il a fait dans sa vie privée et tout ce qu’il a fait dans le passé, je suis prêt à l’oublier pour l’amour de New York City », a dit un spectateur. D’autres sont moins enthousiastes: « Il a abusé de femmes partout dans New York et partout dans le monde en faisant ce qu’il a fait. Il n’a aucun droit d’être ici. » Le Daily News rapporte quant à lui: « Anthony Weiner est le seul candidat juif dans la course du maire, mais l’ancien membre du Congrès ballotté a été hué et raillé à la célébration dimanche du défilé de l’Israël Day. » C’était la première hostilité ouverte qu’il a rencontrée sur le chemin de la mairie. Beaucoup de spectateurs ont applaudi Weiner en lui souhaitant bonne chance, mais d’autres ont crié: « Rentrez chez vous, Anthony » ou « Vous ne nous représentez pas! » Un homme se moqua de lui sur le scandale sexuel qui avait forcé sa démission du Congrès, en criant « Tweet it! ». « Le judaïsme croit en la rédemption » a dit un rabbin. « Beaucoup de gens ont dit que les médias font une fixation sur le malheureux épisode sur Internet. Si l’on considère les personnes qui sont au Congrès et qui ont violé les lois, comme les lois fiscales, les gens pensent qu’il n’aurait pas dû démissionner. » Weiner quant à lui, a déclaré qu’il n’était pas trop préoccupé par un tassement dans son soutien juif, puisqu’il il vise un large appui: « J’ai représenté un district qui comptait une grande population juive dans l’ensemble de ma carrière », a-t-il ajouté.
L’impunité à l’égard de cette caste répugnante, méprisable et malfaisante qui domine le monde est-elle une fatalité au vu des désastres monstrueux que ses conspirations machiavéliques ont provoqués, ravageant des pays entiers et massacrant des populations? Le monde arabo-musulman, voire le monde entier, est-il condamné à être un terrain de jeu pour les différentes puissances de l’argent et du pouvoir? Telles sont quelques-unes des questions que l’on se pose en conclusion.

Mohsen Abdelmoumen

Source: http://algeriepatriotique.com/article/les-documents-secrets-qui-devoilent-les-liens-souterrains-entre-les-etats-unis-israel-et-les

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