Les 8 théories de la conspiration gouvernementale. Conspiration #3: Le gouvernement tente de ruiner ma réputation

La vérité: Le COINTELPRO [Counter Intelligence Program] du FBI l’a fait pendant une durée de 15 ans.

Martin Luther King

Le FBI n’a jamais été un fan de critiques. Au cours du deuxième Red Scare [Peur Rouge], le Bureau a combattu les dissidents, en lançant un programme secret appelé COINTELPRO. Sa mission? « Exposer, perturber, détourner, discréditer, ou sinon neutraliser » les personnes et les groupes rebelles.

Sous COINTELPRO, le FBI a supervisé 2000 opérations de diffamation subversive. Les agents ont mis sur écoute les téléphones, fabriqué des faux documents, et planté de faux rapports pour créer une image publique négative des dissidents. Le COINTELPRO a ciblé des groupes haineux comme le KKK [Ku Klux Klan], mais il a aussi continué à surveiller étroitement la «nouvelle gauche», comme les manifestants pour les droits civiques et les activistes des droits des femmes. Il a surveillé Muhammad Ali, Malcolm X, John Lennon, et Ernest Hemingway.

Peu, cependant, ont été surveillés d’aussi près que Martin Luther King Jr. Après que MLK prononça son fameux discours « I Have a Dream », ce mémo flottait dans les bureaux du FBI:

« A la lumière du puissant discours démagogique d’hier de King, il est tête et épaules au-dessus de tous les autres leaders noirs mis ensemble quand il s’agit d’influencer les grandes masses de Noirs. Nous devons le marquer maintenant, si nous ne l’avons pas fait avant, comme étant le Noir le plus dangereux de l’avenir dans ce pays du point de vue du communisme, du noir, et de la sécurité nationale ».

King est devenu un ennemi non officiel de l’Etat. Les agents ont suivi chacun de ses mouvements, en effectuant une «analyse complète des voies d’approche visant à neutraliser King comme un chef de file Noir efficace. » Quand une écoute téléphonique a révélé une liaison extraconjugale de King, le FBI lui a envoyé une lettre anonyme, en lui prédisant qu’une menace était dans son avenir. « Vous êtes une fraude colossale et un mal, vicieux à cela», dit la lettre. Un mois plus tard, MLK a accepté le prix Nobel de la paix.

Le COINTELPRO a fermé en 1971, bien que le FBI ait continué à surveiller certains groupes. Dans les années 1990, il a surveillé PETA et mis les membres de Greenpeace sur sa liste de surveillance terroriste.

Source: http://mentalfloss.com/article/33497/8-government-conspiracy-theories-and-how-they-could-be-right

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La NSA accusée d’espionner les pratiques pornographiques de prédicateurs musulmans

La NSA espionne les pratiques pornographiques des prédicateurs musulmansPhoto: Document de la NSA (source: HuffPost)

Films pornographiques, messageries coquines, sites de rencontres… Une enquête du Huffington Post accuse l’agence américaine d’espionner le comportement sur Internet de ses cibles pour pouvoir ensuite les discréditer publiquement.

France 24, le 27 novembre 2013

Par Anne-Diandra LOUARN (texte)

Malgré sa récente démission du quotidien britannique “The Guardian”, Glenn Greenwald a encore frappé. Dans un article pour le Huffington Post rédigé à six mains, le journaliste – auteur des articles à l’origine du scandale Prism de juin 2013 – révèle, mardi 26 novembre, de nouvelles informations préjudiciables sur l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA).

Selon un document datant du 3 octobre 2012 que s’est procuré Glenn Greenwald via l’ex-consultant de la NSA, Edward Snowden, l’agence américaine a développé un programme de surveillance des pratiques sexuelles et pornographiques auxquelles plusieurs de ses cibles s’adonnent sur Internet.

Au nombre de six, lesdites cibles – des musulmans plus ou moins célèbres considérés comme influents – sont accusées de propagande djihadiste et de pousser à la radicalisation. Les données collectées par la NSA sur leurs habitudes en ligne visent à les “décrédibiliser” ainsi qu’à “nuire à leur réputation et à leur influence” auprès du public. Des informations particulièrement “compromettantes” ont d’ailleurs déjà été relevées pour deux des six concernés.

Discréditer les cibles plutôt que de les bombarder

À Washington, cette pratique ne semble pas déranger. “Cela ne devrait pas surprendre que le gouvernement américain use d’outils légaux pour empêcher les cibles terroristes de radicaliser les autres et de faire du mal à la Nation”, assure au Huffington Post Shawn Turner du bureau National Intelligence, organe de conseil au président.

Ancien de la NSA et proche du président Bush, Stewart Baker, pour sa part, va même jusqu’à légitimer ce genre de pratique. “Si des personnes essaient d’en embrigader d’autres dans le but de tuer des citoyens américains et que nous pouvons les discréditer, alors il vaut mieux le faire”, exprime-t-il, ajoutant qu’il était, selon lui, “plus juste et plus humain” de les décrédibiliser que de les bombarder directement.

Reste qu’à y regarder de plus près, aucune des six cibles dont il est question dans le document de la NSA n’a formellement été accusée de terrorisme et aucun lien direct avec des groupuscules djihadiste n’a pu être établi.

Tweet de Glenn Greenwald, un des auteurs de l’article du Huffington Post

https://twitter.com/ggreenwald/statuses/405682203163492352

Traduction du tweet:

« Deux faits essentiels à propos de l’article sur l’espionnage porno: 1/ Aucune des cibles n’est formellement accusée de terrorisme. 2/ Parmi les cibles, on compte une personne avec des liens aux États-Unis [citoyenneté américaine ou résident permanent, NDLR]. »

Une méthode déjà utilisée contre Martin Luther King

On ignore si les informations récoltées par les agents ont été utilisées contre les cibles mais ces nouvelles révélations ont provoqué une levée de boucliers du côté des associations de défense des libertés qui accusent la NSA d’abus sur des citoyens. “Où que vous vous trouviez, la NSA collecte des informations sur vos opinions politiques, votre santé, vos relations intimes et vos activités sur le Web […] même s’ils affirment qu’il n’y a pas d’abus dans l’exploitation des informations personnelles, ces documents prouvent que la NSA a sa propre définition du mot ‘abus’’’, dénonce Jameel Jaffer de l’American Civil Liberties Union.

Journaliste spécialiste de la NSA, James Bamford rappelle, quant à lui, que l’exploitation d’informations compromettantes a déjà conduit à de nombreux scandales par le passé aux États-Unis. “Cette opération de la NSA est similaire à celle menée par le FBI dans les années 1960 sous J. Edgar Hoover [l’emblématique directeur du FBI connu pour son obsession sur l’homosexualité, NDLR] contre de nombreuses personnalités politiques.” À l’époque, le chantage était légion pour le FBI qui n’hésitait pas à se servir des informations croustillantes récoltées par la NSA pour arriver à ses fins. Leaders politiques, journalistes d’influence et autres célèbres activistes comme Martin Luther King en ont fait les frais, rappelle le Huffington Post.

Autant de précédents qui laissent craindre, selon Jameel Jaffer, que l’exploitation de la vie intime à des fins dommageables a encore de beaux jours devant elle à Washington.

Source: http://www.france24.com/fr/20131127-nsa-accusee-espionner-pratiques-pornographiques-predicateurs-musulmans-internet-etats-unis-greenwald-snowden

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