La liberté de la presse en Islande — trop beau pour être vrai?

ministre_islande

EJO, Clemens Bomsdorf, le 06/09/2016

Pendant longtemps, l’Islande a été considéré comme un brillant exemple de la liberté de la presse – peut-être trop beau pour être vrai. Mais, plus récemment, les politiciens du pays ont tenté d’influencer les médias. Le dernier exemple est venu directement d’en haut, lorsque Sigmundur David Gunnlaugsson, premier ministre à l’époque, a essayé de supprimer une interview télévisée sur sa possession d’une société offshore au Panama. La tentative a échoué et Gunnlaugsson a finalement été contraint de démissionner.

La désormais célèbre interview montre Gunnlaugsson commençant à balbutier quand un journaliste suédois le questionne à propos de la société offshore, Wintris. Peu de temps après, il quitte la pièce, rejetant toutes les allégations. Pour aggraver les choses, l’assistant de Gunnlaugsson a alors appelé la station de télévision pour essayer d’arrêter l’interview en cours de diffusion.

Les politiciens et la chaîne de télévision publique de l’Islande

La tentative d’ingérence de Gunnlaugsson n’est pas la première faite par des politiciens islandais: beaucoup se sont plaints au Parlement que RUV, la chaîne de télévision du service public du pays, est partiale. En août 2013, Vigdis Hauksdóttir, membre du Parti progressiste de Gunnlaugsson et président du Comité du budget du Parlement, a émis une menace à peine voilée. « Je pense qu’une quantité anormale d’argent va à RUV. Surtout quand ils ne font pas un meilleur travail pour rapporter des informations … » a-t-elle dit. Quelques mois plus tard, en décembre 2013, le budget de RUV, qui est directement contrôlé par le gouvernement, a été réduit de 20%.

La réduction du budget a conduit à des plaintes par l’Union européenne de radio-télévision (UER) et a forcé RUV à couper des programmes et à réduire le personnel, par exemple en réduisant un réseau déjà rares de correspondants étrangers à zéro. Le diffuseur prévoit de nouvelles réductions au sein de son service dans un avenir proche.

Valgerdur Anna Jóhannsdóttir, une universitaire des médias à l’Université d’Islande, a dit qu’elle est sûre que « la critique constante a au moins un effet potentiellement dissuasif sur les journalistes ». Elle a ajouté qu’il y a moins de distance entre la politique et le service public de diffusion en Islande que dans les autres pays nordiques.

Les sociétés de médias privés: porte-paroles des puissants

Beaucoup de sociétés privées de médias établis de l’Islande sont la propriété ou sont édités par des politiciens ou des figures puissantes des affaires et sont considérées comme servant des intérêts particuliers. En conséquence, la confiance du public dans les médias a considérablement diminué ces dernières années.

Lire la suite: http://en.ejo.ch/media-politics/iceland

Publicités

Les 8 théories de la conspiration gouvernementale. Conspiration #8: Le gouvernement manipule les médias

La vérité: De 1948 à 1972, plus de 400 journalistes ont secrètement effectué des missions pour la CIA.

illustration_journaliste

Si vous pensez que la propagande sur les chaînes d’information aujourd’hui est mauvaise, imaginez ce que ce serait si la CIA avait toujours dirigé le navire. Dans le cadre de l’Opération Mockingbird, les doigts collants de la CIA ont touché à plus de 300 journaux et magazines, dont le New York Times, Newsweek, et le Washington Post.

Plus de 400 journalistes étaient de mèche avec la CIA. Ils ont promu le point de vue de l’agence et ont fourni des services: l’espionnage dans des pays étrangers, la collecte de renseignements, et la publication de rapports rédigés par l’agence. Parfois, le chef de la CIA, Frank Wisner, a commandé aux journalistes d’écrire des articles pro-gouvernementaux dans le pays et à l’étranger. Et, comme si la propagande de la CIA ne suffisait pas, l’agence a également versé aux éditeurs de garder des pièces anti-gouvernementales hors des publications de presse. Les journalistes ayant des liens avec la CIA ont également planté de faux renseignements dans les rédactions, afin que des journalistes sans liens les prennent et écrivent à ce sujet.

La CIA faisait équipe avec des journalistes, parce que de nombreux journalistes ont eu des liens forts à l’étranger. Un journaliste faisant des rapports depuis l’étranger pouvait recueillir des informations que la CIA ne pouvait pas recueillir, et il pouvait planter de la meilleure propagande, également.

Même si une audience du Congrès dans les années 1970 a mis fin aux emplois à l’intérieur, Big Brother manipule encore et toujours d’autres marchés. En 2005, le gouvernement a dépensé 300 millions $ pour placer des messages pro-américains dans les médias étrangers points-une tentative d’entraver les extrémistes et d’influencer le soutien.

Source: http://mentalfloss.com/article/33497/8-government-conspiracy-theories-and-how-they-could-be-right

Affaire Snowden : « The Guardian ne se laissera pas intimider »


Vidéo: Alan Rusbridger témoigne devant la Commission parlementaire (voir l’intégralité de la vidéo)

Le Monde.fr | 03.12.2013 à 21h14

Le rédacteur en chef du quotidien britannique The Guardian, Alan Rusbridger, a défendu mardi 3 décembre devant une commission parlementaire, la publication de révélations d’Edward Snowden, l’ex-consultant de l’Agence nationale de renseignement américaine (NSA), et a démenti avoir mis en danger la sécurité de son pays.

Il a par ailleurs affirmé que The Guardian avait été victime de pression et d’intimidation concertées dans le but d’empêcher la publication d’articles qu’il considère d’intérêt public. « Cette affaire peut être politiquement embarrassante, mais il n’y a rien ici qui représente un risque pour la sécurité nationale », s’est défendu le rédacteur en chef du Guardian.

« Il est important de garder à l’esprit que les rédacteurs en chef des journaux probablement les plus importants aux Etats-Unis, The Washington Post et The New York Times, ont pris des décisions quasiment identiques » en publiant des informations obtenues par Edward Snowden, a-t-il noté pendant son audition retransmise en direct à la télévision. Il a déclaré que « The Guardian ne se laissera pas intimider, mais ne se comportera pas non plus de manière imprudente ».

M. Rusbridger a aussi précisé que seul environ 1 % des 58 000 documents secrets confiés par Edward Snowden au Guardian et à d’autres journaux avaient été publiés. Le reste est en lieu « sûr », a-t-il ajouté, refusant de révéler en public où ils étaient conservés, mais se disant prêt à le faire, par écrit, à la commission.

« Aimez-vous votre pays? »

Voir le tweet d’Alan Rusbridger en réponse à ce sujet

Le rédacteur en chef s’est dit « surpris » par une question du président de la commission, Keith Vaz : « Aimez-vous ce pays ? » « Nous sommes patriotes, et l’une des choses qui font que l’on est patriote est la démocratie et la liberté de notre presse », a réagi M. Rusbridger. Une question qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, mais aussi au sein de plusieurs médias britanniques et européens.

Glenn Greenwald, l’un des deux journalistes à l’origine de l’affaire, a notamment décrit cette scène comme l’une des plus « effrayantes depuis longtemps ».

Treize médias, dont le New York Times, le Washington Post, la World Association of Newspapers and News Publishers et l’agence de presse AP, ont signé une lettre ouverte diffusée dans la soirée sur le compte twitter de M. Rusbridger, dans laquelle ils apportent leur soutien au journal et à la liberté de la presse en général. Peu avant son audition, Alan Rusbridger avait aussi publié une lettre de Carl Bernstein, le journaliste américain qui a contribué à la révélation du scandale du Watergate. Selon ce dernier, l’audition du rédacteur en chef du Guardian apparaît comme « une tentative des plus hautes autorités britanniques de déplacer le problème » mis en lumière par Edward Snowden, pour dénoncer « l’attitude de la presse ».

Des révélations embarrassantes

Des articles publiés depuis juin par plusieurs journaux, dont The Guardian, à partir des révélations de l’ex-consultant de la NSA, ont révélé l’ampleur du système de surveillance aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, provoquant l’ire de Washington et l’embarras de Londres.

En août, The Guardian avait affirmé avoir été contraint, sous la pression du gouvernement britannique, de détruire deux disques durs contenant des informations obtenues par Edward Snowden.

Deux mois plus tard, le premier ministre britannique, David Cameron, déclarait que la publication des documents secrets sur les programmes de surveillance des Etats-Unis et du Royaume-Uni avaient porté atteinte à la « sécurité nationale », avant que les chefs du renseignement britannique ne surrenchérissent quelque temps plus tard, affirmant que les fuites d’Edward Snowden avaient ravi le réseau Al-Qaida.

Greenwald: les documents à venir de Snowden vont « choquer »

Le journaliste Glenn Greenwald, porte-voix des révélations d’Edward Snowden sur le système de surveillance cybernétique américain, déclare, dans un entretien à l’hebdomadaire Télérama à paraître mercredi, que plusieurs documents secrets en sa possession, et prochainement publiés, vont « choquer ».

Alors qu’Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian, affirmait rester « prudent » sur la publication des 58 000 document livrés par l’ancien agent de la NSA, Glenn Greenwald « compte bien publier ces documents jusqu’au dernier », prévient dans cette interview le reporter de l’affaire Snowden, interrogé à Rio de Janeiro.

Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/03/affaire-snowden-the-guardian-ne-se-laissera-pas-intimider_3524830_3214.html

Le gouvernement britannique contre ses journalistes

Le journaliste Glenn Greenwald et Edward Snowden

Nathalie Collard (Lapresse.ca), le 07 novembre 2013

Au moment où on pleure la mort des deux reporters français assassinés au Mali le week-end dernier, et qu’en même temps, on réitère l’importance du travail journalistique en démocratie, la Grande-Bretagne livre une charge sans précédent à l’endroit du journalisme d’enquête.

Les pressions exercées par le premier ministre David Cameron sur le quotidien The Guardian sont tellement intenses qu’elles ont fait réagir plusieurs groupes de défense des droits de la personne qui ont publié lundi une lettre ouverte dénonçant cette menace à la liberté de presse.

Rappelons les faits: depuis plusieurs mois, le Guardian publie des articles du journaliste Glenn Greenwald qui reposent sur des données divulguées par Edward Snowden, ancien consultant auprès de la National Security Agency (NSA), aujourd’hui réfugié en Russie. Ces informations explosives concernent entre autres des opérations d’espionnage des États-Unis dans divers pays européens. Pour des raisons de sécurité, et pour éviter d’être intercepté par les autorités américaines, Glenn Greenwald travaille de chez lui, au Brésil. Il y a quelques semaines, son conjoint a été intercepté à l’aéroport d’Heathrow où on lui a confisqué téléphone cellulaire et ordinateur et où on l’a interrogé pendant neuf heures. Bref, la tension est grande.

Le Guardian est au coeur de la tempête et fait l’objet de pressions continues de la part du gouvernement britannique. L’été dernier, son rédacteur en chef, Alan Rusbridger, a révélé avoir été forcé par des représentants des services secrets britanniques de détruire des fichiers reliés à l’affaire Snowden. Loin de se laisser intimider, il avait déclaré qu’il publierait désormais à partir des bureaux du Guardian aux États-Unis.

Mais les pressions gouvernementales se sont poursuivies jusqu’à atteindre leur point culminant, la semaine dernière, lorsque le premier ministre Cameron y est allé d’une déclaration que d’aucuns ont qualifiée de menace.

«Je ne veux pas avoir à utiliser des injonctions ou d’autres mesures plus dures, a déclaré David Cameron. Je préfère de loin en appeler au sens de la responsabilité sociale des journaux. Mais s’ils ne font pas preuve de responsabilité sociale, il sera très difficile pour le gouvernement de rester passif et de ne pas agir.»

Le député Keith Vaz a pour sa part annoncé que la commission parlementaire britannique sur le contre-terrorisme allait enquêter sur le Guardian. Est-ce que le quotidien a enfreint la loi en publiant les informations divulguées par Edward Snowden? A-t-il mis la sécurité du pays en danger? Ce sont des questions auxquelles la commission tentera de répondre.

De leur côté, les signataires de la lettre – environ 70 organismes issus d’une quarantaine de pays- sonnent l’alarme à propos de ces pressions qui, disent-ils, tentent d’empêcher le débat public sur les questions soulevées par les révélations du Guardian.

«Nous avons uni nos voix au sein d’une coalition internationale, car nous croyons que la réponse de la Grande-Bretagne face aux révélations concernant les opérations de surveillance de la NSA porte atteinte aux droits de la personne au pays, écrivent-ils. La réponse du gouvernement a été de condamner au lieu de célébrer le journalisme d’enquête qui joue un rôle crucial dans une société démocratique en santé.»

La lettre est disponible dans son intégralité sur le site du Guardian.

Source: http://www.lapresse.ca/international/dossiers/sous-surveillance/201311/07/01-4708150-le-gouvernement-britannique-contre-ses-journalistes.php

RootsAction.org: Inacceptable – Obama retient un journaliste en prison au Yémen

Yémen, protestation contre la détention du journaliste Abdulelah Haider Shaye

Le 17 décembre 2009, des missiles Tomahawk américains et des bombes incendiaires à sous-munitions sont tombés sur le petit village yéménite d’al Majala, tuant 21 enfants, 14 femmes et 6 hommes, et brûlant toutes les maisons et ce qu’elles contenaient. Le gouvernement du Yémen en a revendiqué à tort la responsabilité. Le journaliste yéménite Abdulelah Haider Shaye a réfuté cette allégation.

Shaye a fait un rapport sur le carnage, y compris en photographiant des pièces de missile portant la mention « Fabriqué aux Etats-Unis ». Il a rendu compte des frappes américaines ultérieures au Yémen, en collaboration avec le Washington Post, ABC News, Al Jazeera et d’autres médias.

Shaye est en prison au Yémen pour « crime » de journalisme, sur l’insistance du Président Obama. Cliquez ici pour rejoindre notre demande commune à Obama et au gouvernement du Yémen pour libérer Shaye.

Alors que le gouvernement américain recherchait le citoyen américain Anwar Awlaki pour le tuer, Shaye a suivi sa trace à plusieurs reprises et l’a interviewé. C’étaient des entretiens difficiles et sérieux, où Shaye demandait à Awlaki comment il pourrait peut-être soutenir des actes de violence. L’image d’Awlaki n’a pas bénéficié d’aide.

Mais le gouvernement américain a commencé à avertir les médias de ne pas travailler avec Shaye, faussement accusé de soutenir Al Qaïda. Le gouvernement yéménite a enlevé Shaye, l’a menacé et l’a relâché, puis l’a attrapé de nouveau et lui a intenté un procès sans défense, universellement dénoncé comme une imposture par les organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch.

Le 2 février 2011, le président yéménite Ali Abdullah Saleh, sous la pression publique, a élaboré, imprimé, et était prêt à signer un acte de pardon pour Shaye. Mais Saleh a reçu un appel téléphonique du président Barack Obama, qui s’est opposé à la libération du journaliste. Saleh a déchiré l’acte de pardon.

Les Américains vont apprendre l’histoire de Shaye dans la version cinématographique de « Dirty Wars », qui sortira dans les salles américaines le 7 juin. Saisissons-nous de ce moment pour dire au président Obama et au gouvernement yéménite qu’un journaliste ne doit pas être enfermé pour avoir fait son travail.

Cette situation est inacceptable. S’il vous plaît, signez la pétition, qui est également soutenue par Demand Progress, et que nos amis de CodePink aideront à soumettre à la fois à la Maison Blanche et au gouvernement du Yémen.

S’il vous plaît, faites suivre ce message de manière large aux amis partageant les mêmes idées partout dans le monde.

L’équipe de RootsAction.org

P.S. RootsAction est une force indépendante en ligne approuvée par Jim Hightower, Barbara Ehrenreich, Cornel West, Daniel Ellsberg, Glenn Greenwald, Naomi Klein, Bill Fletcher Jr., Laura Flanders, l’ancien sénateur américain James Abourezk, Coleen Rowley, Frances Fox Piven, et bien d’autres.

Source: http://act.rootsaction.org/p/dia/action3/common/public/?action_KEY=8014

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives

  • Publicités