Le gouvernement pakistanais a tenté de négocier avec al-Qaïda, un an avant la mort de Ben Laden

Les documents d’Oussama Ben Laden: Le gouvernement pakistanais voulait négocier

Long War Journal, par Thomas Joscelyn, 9 mars 2015

Leaders d'Al-Qaïda (depuis la gauche), Ayman al-Zawahiri, Oussama Ben Laden et Mohammed AtefLes documents publiés récemment et récupérés dans le complexe d’Oussama Ben Laden montrent que certaines parties du gouvernement pakistanais ont tenté de négocier avec Al-Qaïda en 2010. Les lettres ont été publiées à titre de preuve dans le procès d’Abid Naseer, qui a été reconnu coupable de terrorisme par un jury de Brooklyn en début de ce mois.

L’un des documents est une lettre écrite par Atiyah Abd al Rahman («Mahmud»), qui était alors le directeur général d’Al-Qaïda, à Oussama ben Laden (identifié comme cheikh Abou Abdallah) en juillet 2010. La lettre révèle un jeu compliqué impliquant al-Qaïda, les talibans pakistanais, le frère de l’actuel premier ministre pakistanais, et les services de renseignement du Pakistan.

« En ce qui concerne les négociations, cher Cheikh, je vais vous donner un aperçu, que Dieu me soutienne dans ce domaine », a écrit Rahman. « L’ennemi pakistanais a correspondu avec nous et avec Tahreek-i-Taliban (Hakimullah) pendant un temps très court, depuis les jours de Hafiz, que Dieu ait pitié de lui. » Hakeemullah Mehsud était le chef des talibans pakistanais à ce moment. Le « Hafiz » mentionné est Mustafa Abu Yazid (Cheikh Saeed al Masri), qui a servi comme directeur général d’Al-Qaïda avant sa mort en mai 2010. Rahman a succédé à Yazid dans ce rôle.

« Nous avons discuté de la question de manière interne, puis nous avons parlé avec Abou-Muhammad plus tard, une fois que nous étions en mesure de reprendre la correspondance avec lui », a expliqué Rahman. « Abu-Muhammad » est le nom de guerre d’Ayman al Zawahiri. À la suite de ces discussions, Al-Qaïda était prêt à négocier un accord dans lequel les djihadistes lâcheraient du lest face aux Pakistanais tant que les services militaires et le renseignement arrêteraient la lutte contre Al-Qaïda et ses alliés.

« Notre décision était la suivante: Nous sommes prêts à vous laisser tranquilles. Notre combat est d’abord contre les Américains. Vous êtes devenus une partie de la bataille, quand vous avez pris position avec les Américains », écrit Rahman, en expliquant la position d’Al-Qaïda face au gouvernement pakistanais. « Si vous étiez prêts à nous laisser tranquilles, nous et nos affaires, nous vous laisserons tranquilles. Sinon, nous sommes des hommes, et vous serez surpris par ce que vous verrez; Dieu est avec nous. »

La tactique de négociation d’Al-Qaïda était simple. Soit les Pakistanais les laissaient tranquilles, soit ils souffriraient plus d’attaques terroristes. La lettre de Rahman révèle comment les hommes de Ben Laden ont cherché à transmettre leur message. Ils comptaient sur Siraj Haqqani, le dirigeant du réseau Haqqani, qui a longtemps été soutenu par l’establishment militaire et le renseignement pakistanais.

Lire l’intégralité de l’article: http://www.longwarjournal.org/archives/2015/03/osama-bin-ladens-files-the-pakistani-government-wanted-to-negotiate.php source: https://twitter.com/husainhaqqani/status/711123210025246720

Les documents Ben Laden analysés par The Long War Journal: http://www.longwarjournal.org/tags/osama-bin-laden

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Le mensonge des Etats-Unis sur la mort de Ben Laden: le terroriste le plus recherché au monde assigné à résidence par l’armée pakistanaise?

Le meurtre d’Oussama ben Laden

London Review of Books, Par Seymour Hersh, Mai 2015

Oussama Ben LadenCela fait quatre ans qu’un groupe de commandants de l’US Navy a assassiné Oussama ben Laden dans un raid nocturne sur un complexe avec de hauts murs à Abbottabad, au Pakistan. Le meurtre a été le point principal du premier mandat d’Obama, et un facteur majeur de sa réélection. La Maison Blanche maintient toujours que la mission était une affaire toute-américaine, et que les généraux de haut rang de l’armée pakistanaise et de l’Inter-Services Intelligence (ISI) [Direction pour le renseignement inter-services] n’ont pas été prévenus du raid à l’avance. Ceci est faux, comme le sont de nombreux autres éléments venant de l’administration Obama. L’histoire de la Maison Blanche aurait pu être écrite par Lewis Carroll: est-ce que ben Laden, cible d’une chasse à l’homme internationale et massive, aurait vraiment décidé qu’une grande ville à quarante miles d’Islamabad serait le meilleur endroit pour vivre et commander les opérations d’al-Qaïda? Il se cachait à l’air libre. C’est ce qu’a dit l’Amérique.

[…] Le complexe de ben Laden était à moins de deux miles de l’Académie militaire du Pakistan, et un quartier général du bataillon de combat de l’armée pakistanaise était à environ un mile. Abbottabad est à moins de 15 minutes en hélicoptère de Tarbela Ghazi, une importante base pour les opérations clandestines de l’ISI et un bâtiment où sont formés ceux qui gardent l’arsenal nucléaire du Pakistan. « Ghazi est la première raison pour laquelle l’ISI a placé ben Laden à Abbottabad », a déclaré le responsable à la retraite, « pour le maintenir sous surveillance constante ».

Lire l’intégralité de l’article: http://www.lrb.co.uk/v37/n10/seymour-m-hersh/the-killing-of-osama-bin-laden

Lettres d’Abbottabad: Ben Laden mis à l’écart?

Centre de lutte contre le terrorisme (CTC), 3 mai 2012

Auteurs: Don Rassler, Gabriel Koehler-Derrick, Liam Collins, Muhammad al-Obaidi, Nelly Lahoud

Télécharger l’étude des « Lettres d’Abbottabad » publiée par le CTC (PDF)

LettersFromAbbottabad-240x310Ce rapport est une étude de 17 documents déclassifiées, capturés lors du raid d’Abbottabad et donnés au Centre de lutte contre le terrorisme (CTC). Ils se composent de lettres électroniques ou de projets de lettres, pour un total de 175 pages dans l’original arabe et 197 pages dans la traduction anglaise. La première est datée de septembre 2006 et la dernière d’avril 2011. Ces communications internes d’al-Qaïda ont été rédigées par plusieurs dirigeants, dont le plus important est Oussama ben Laden. Contrairement à ses déclarations publiques axées sur l’injustice de ceux qu’il croyait être les «ennemis» des musulmans, à savoir la corruption des dirigeants musulmans « apostats » et de leurs « surveillants » occidentaux, l’objet des lettres privées de Ben Laden se concentre sur la souffrance des musulmans aux mains de ses « frères » jihadistes. Il peine à les conseiller d’abandonner les attaques intérieures qui provoquent des victimes civiles musulmanes et de se concentrer sur les États-Unis, « notre objectif désiré. » La frustration de Ben Laden avec les groupes jihadistes régionaux et son apparente incapacité à exercer un contrôle sur leurs actions et leurs déclarations publiques est l’histoire la plus fascinante à raconter sur la base des 17 documents déclassifiés. Les « Lettres d’Abbottabad » sont une exploration initiale et une contextualisation de 17 documents qui seront le grain à moudre pour l’avenir de la discussion et du débat académique.

Note sur la traduction: La qualité de la traduction anglaise fournie au CTC n’est pas suffisante dans tous les cas. Quand la traduction a été jugée insuffisante, les citations citées dans ce rapport ont été soit modifiées soit traduites de nouveau par Nelly Lahoud. En outre, la conversion de la datation des lettres depuis l’Hégire au calendrier grégorien est inexacte à certains endroits. L’annexe fournit les dates corrigées pour certaines des lettres, ainsi que quelques conseils sur la façon dont certaines lettres se rapportent à d’autres. Pour ceux qui souhaitent mener leur propre analyse des documents, il est fortement recommandé de se référer aux documents d’origine en arabe, et non pas aux traductions.

Source: https://www.ctc.usma.edu/posts/letters-from-abbottabad-bin-ladin-sidelined

Télécharger les « Lettres d’Abbottabad » (documents originaux en arabe ou traduction anglaise), en cliquant sur l’onglet bleu, en bas à gauche: https://www.ctc.usma.edu/posts/letters-from-abbottabad-bin-ladin-sidelined

Télécharger l’étude des « Lettres d’Abbottabad » publiée par le CTC (PDF): https://www.ctc.usma.edu/v2/wp-content/uploads/2012/05/CTC_LtrsFromAbottabad_WEB_v2.pdf

Dévoilé par JW [Judicial Watch]: Un Commandant supérieur du Pentagone a ordonné la destruction des photos de la mort de Ben Laden

Residence_Ben_Laden_AbbottabadJudicial Watch, 10 février 2014

Judicial Watch dévoile des e-mails qui révèlent qu’un commandant supérieur du Pentagone a ordonné la destruction des photos de la mort de Ben Laden.

(Washington, DC) – Judicial Watch a annoncé aujourd’hui que, le 31 janvier 2014, il a reçu des documents du ministère de la Défense (Pentagone) révélant que dans les quelques heures de son dépôt d’une demande de Freedom of Information Act (FOIA), le 13 mai 2011, demandant les photos du défunt Oussama ben Laden, le Commandant des Opérations Spéciales des Etats-Unis, l’amiral William McRaven [voir biographie], a ordonné à ses subordonnés de « détruire » les photos qu’ils ont pu avoir « immédiatement ». Judicial Watch avait déposé une demande FOIA pour les photos 11 jours plus tôt.

L’e-mail de McRaven, adressé à « Messieurs », donne pour ordre:

Un point particulier que je veux souligner, ce sont les photos, notamment celles qui restent d’UBL [Usama Ben Laden]. À ce stade – toutes les photos devraient avoir été remises à la CIA; si vous en avez encore, détruisez-les immédiatement ou rendez-les à [expurgé].

Selon les documents du Pentagone, McRaven a envoyé son e-mail « le vendredi 13 mai 2011, à 17h09. « Les documents ne détaillent pas quels documents, le cas échéant, ont été détruits en réponse à la directive de McRaven. La demande FOIA de Judicial Watch en quête des documents a été déposée à la cour américaine du district de Columbia seulement quelques heures plus tôt. Judicial Watch avait également annoncé le dépôt de la demande lors d’une conférence de presse le matin.

Le 2 mai, Judicial Watch avait déposé une demande FOIA avec le ministère de la Défense à la recherche de « toutes les photographies et/ou enregistrements vidéo d’Usama (Oussama) Ben Laden pris pendant et/ou après l’opération militaire américaine au Pakistan, le ou autour du 1er mai 2011. « La loi fédérale contient des interdictions générales de « dissimulation, enlèvement, ou de manière générale d’altération » des documents gouvernementaux.

Les documents contenant l’e-mail de McRaven disant de « les détruire immédiatement » ont été publiés à la suite d’une demande FOIA du 7 juin 2013 et d’une poursuite ultérieure contre le ministère de la Défense pour les documents relatifs à la directive 2011 de purge de McRaven. L’ordre de McRaven a été mentionné pour la première fois à la fin d’un projet de rapport de 2011, par l’inspecteur général du Pentagone (IG) qui examinait si l’administration Obama avait donné un accès privilégié aux dirigeants d’Hollywood pour la planification du film « Zero Dark Thirty. » Selon le projet de rapport, « l’ADM [Amiral] McRaven a également ordonné que les noms et les photos associées à ce raid ne soient pas publiées. Cet effort a inclu la purge du système d’exploitation de la commande de combattant de tous les documents liés à l’opération et de fournir ces documents à un autre organisme gouvernemental. « La référence à la purge du document ne ​​figurait pas dans le rapport final de l’IG.

Le coup de McRaven dans la purge des photos semble être venu, au moins en partie, à la suite des efforts agressifs de Judicial Watch pour obtenir des images du défunt Ben Laden, des photos que le président Obama, dans une réécriture de la loi fédérale sur les documents ouverts, avait refusé de divulguer. En plus de sa requête FOIA du 2 mai 2011, avec le Pentagone, Judicial Watch a déposé une demande identique, le 3 mai 2011, auprès de la CIA. Lorsque ni le ministère de la Défense ni la CIA ne se sont conformé aux demandes FOIA, Judicial Watch, en juin 2011, a intenté des poursuites FOIA contre les deux agences. Dans le cadre du litige, le Pentagone a indiqué qu’il n’avait « pas de documents en réponse à la demande du demandeur. »

Le 26 avril 2012, le juge de la Cour de district James Boasberg a accepté les arguments DOD d’Obama et de la CIA, estimant que les images pouvaient rester secrètes tout en concédant: « En effet, il est logique que plus l’événement est important pour notre nation – et la fin du règne de terreur de ben Laden se classe certes de manière élevée -, plus le public a besoin d’une divulgation complète. » Le 21 mai 2013, la Cour d’appel du district de Columbia aux États-Unis a confirmé la décision de la Cour de district, tout en admettant que les documents peuvent ne pas avoir été correctement classés. La Cour suprême des États-Unis a par la suite rejeté la demande de Judicial Watch pour une ordonnance de certiorari demandant un examen de la question.

« L’e-mail de McRaven de « les détruire immédiatement » est une preuve irréfutable, révélant à la fois le mépris de la primauté de la loi et du droit de savoir du peuple américain », a déclaré le président de Judicial Watch, Tom Fitton. « L’administration Obama a essayé de recouvrir ce scandale – et notre procès l’expose. Nous exigeons une enquête plus approfondie de l’effort de destruction des documents sur le raid de Ben Laden ».

Source: http://www.judicialwatch.org/press-room/press-releases/pentagon-destruction-of-bin-laden-death-photos/

Lire aussi sur Slate.fr: Ben Laden: l’armée américaine a ordonné la destruction des photos du corps

Le journaliste Seymour Hersh: Pourquoi les médias ne posent-ils jamais aucune question à Obama?

Investig’Action, 1er octobre 2013

Seymour Hersh a des idées extrêmes pour régler les problèmes du journalisme – fermer les rédactions de NBC et ABS, virer 90% des directeurs de rédaction et revenir au travail de base du journalisme qui, selon lui, consiste à être un outsider.

Il n’en faut pas beaucoup pour énerver Hersh, le journaliste d’investigation qui a été le cauchemar des présidents US depuis les années 60 et fut un jour décrit par le parti républicain comme « ce que le journaliste compte de plus proche d’un terroriste ».

Il est en colère contre la frilosité des journalistes aux États-Unis, contre leur incapacité à défier la Maison Blanche et à incarner un messager impopulaire de la vérité. Ne lui parlez même pas du New York Times qui, d’après lui, passe « tellement plus de temps à servir les intérêts d’Obama que je n’aurais jamais pu l’imaginer » – ou de la mort d’Oussama Ben Laden. « Rien n’a été fait à propos de cette histoire, c’est un gros mensonge, pas un seul mot n’est vrai », dit-il à propos du raid des US Navy Seals en 2011.

Seymour Hersh Photo: Seymour Hersh a exposé le massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam, qui lui a valu le prix Pulitzer.

Hersh est en train d’écrire un livre à propos de la sécurité nationale et y consacre un chapitre à la mort de Ben Laden. Il dit qu’un rapport récent produit par une commission pakistanaise « indépendante  » sur la vie dans le quartier où était terré Ben Laden ne tient pas la route. « Les Pakistanais ont sorti un rapport, ne m’en parlez pas. Disons-le ainsi: il a été réalisé avec un apport américain considérable. C’est un rapport bidon,  » déclare-t-il en mentionnant des révélations à paraître dans son livre.

L’administration Obama ment systématiquement, déclare-t-il, mais aucun des ténors des médias américains, des chaînes de télé à la grande presse papier, ne remet en question ce qu’elle affirme.

« C’est pathétique, ils sont plus qu’obséquieux, ils ont peur de s’en prendre à ce mec (Obama),  » affirme-t-il dans une interview accordée au Guardian.

« Il fut un temps où, lorsque des événements dramatiques se produisaient, le président et ses larbins avaient le contrôle de la manière de raconter l’histoire, on savait plus ou moins qu’ils feraient de leur mieux pour la raconter correctement. Ça n’arrive plus désormais. Maintenant, ils tirent profit de la situation et travaillent à la réélection du président. »

Il n’est même pas certain que les révélations à propos de l’ampleur et de la profondeur de la surveillance qu’exerce la NSA aient des répercussions durables.

Snowden a changé le débat autour de la surveillance

Il est persuadé que le dénonciateur de la NSA Edward Snowden « a changé la nature du débat » sur la surveillance. Hersh dit que lui-même et d’autres journalistes ont écrit à ce sujet, mais Snowden était pertinent car il a fourni des preuves documentées – bien qu’il soit sceptique quant à l’effet que cela aura sur la politique du gouvernement américain.

« Duncan Campbell [le journaliste d’investigation britannique qui a révélé l’affaire Zircon], James Bamford [journaliste américain] et Julian Assange et moi et le New Yorker, nous avons tous décrit cet état de surveillance constante, mais il [Snowden] a fourni un document et cela a changé la nature du débat, c’est désormais une réalité,  » déclare Hersh.

« Les directeurs de rédaction adorent les documents. Les directeurs de merde qui n’auraient jamais approché ce type de sujet, ils adorent les documents, et il a donc changé la donne,  » ajoute-t-il, avant de préciser sa pensée.

« Mais je ne sais pas si cela aura une influence à long terme parce que d’après les sondages que je vois aux États-Unis, le président peut se contenter de dire ‘Al-Qaïda, Al-Qaïda’ et le public votera à deux contre un pour ce genre de surveillance, ce qui est tellement idiot.  »

Devant un public dense lors des cours d’été de la City University à Londres, Hersh, 76 ans, met le paquet, avec une déferlante d’histoires étonnantes sur ce que le journalisme était par le passé ; comment il a révélé le massacre de My Lai au Vietnam, comment il a obtenu les photos de soldats américains brutalisant des prisonniers irakiens à Abu Ghraïb, et ce qu’il pense d’Edward Snowden.

Espoir de rédemption

En dépit de ses inquiétudes quant à la témérité du journalisme, il croit que la profession présente encore un espoir de rédemption.

« J’ai cette espèce de vision heuristique du journalisme, nous offrons potentiellement un peu d’espoir parce que le monde est plus que jamais dirigé par de véritables nigauds… Pas que le journalisme soit toujours merveilleux, ce n’est pas le cas, mais au moins nous proposons une sorte d’alternative, une certaine intégrité.  »

Son histoire à propos de sa révélation de l’atrocité de My Lai est un exemple de journalisme à l’ancienne et de persévérance. En 1969, il reçoit un tuyau à propos d’un chef de peloton de 26 ans, William Calley, inculpé par l’armée de meurtre d’assassinats en masse.

Au lieu de téléphoner à un officier de presse, il est monté dans sa voiture et est parti en quête du soldat à la base de Fort Benning, en Géorgie, où Hersh avait entendu qu’il était détenu. Il a arpenté toute la vaste base de porte en porte, parfois en baratinant pour arriver à ses fins, fonçant à la réception, tapant du poing sur la table en hurlant : « Sergent, faites sortir Calley tout de suite. »

Finalement, ses efforts auront payé avec son premier article publié dans le St Louis Post-Dispatch, publié par intermédiaires à travers tout le pays, qui lui vaudra le Prix Pulitzer. « J’en ai fait cinq articles. J’ai demandé 100 dollars pour le premier, et à la fin le [New York] Times payait 5000 dollars par article.  »

Il fut engagé par le New York Times pour couvrir les conséquences du scandale du Watergate et finit par traquer Nixon au Cambodge. Près de 30 ans plus tard, Hersh a refait les gros titres en révélant les abus sur les prisonniers irakiens à Abu Ghraïb.

Y consacrer le temps nécessaire

Son message aux étudiants en journalisme est de consacrer du temps et des kilomètres. Il était au courant de l’affaire d’Abu Ghraïb cinq mois avant de pouvoir écrire à ce propos, ayant été tuyauté par un officier de haut rang de l’armée irakienne qui a risqué sa vie en quittant Bagdad pour Damas afin de lui raconter que les prisonniers écrivaient à leur famille pour leur demander de venir les tuer parce qu’ils avaient été « dépouillés ».

« J’ai passé cinq mois à chercher une preuve, parce que sans preuve documentée, il n’y a rien, ça ne mène à rien.  »

Hersh en revient au président Obama. Il a déclaré par le passé que la confiance de la presse à remettre en cause le gouvernement s’est écroulée à près le 11 septembre 2001, mais il affirme catégoriquement qu’Obama est pire que Bush.

« Pensez-vous qu’Obama ait été jugé selon des normes rationnelles? Guantanamo est-il fermé? La guerre est-elle finie? Qui fait un peu attention à ce qu’il se passe en Irak? Parle-t-il sérieusement d’intervenir en Syrie? Nous ne sommes pas en très bonne position dans les 80 guerres où nous sommes impliqués en ce moment, pourquoi diable veut-il donc aller en faire une nouvelle? Que se passe-t-il [du côté des journalistes]?  » demande-t-il.

Il dit que le journalisme d’investigation américain est en train de mourir étouffé par la crise de confiance, le manque de moyens et une notion erronée de ce que signifie être journaliste.

« Une bonne part consiste désormais à remporter des prix. C’est du journalisme à la recherche d’un Pulitzer, » ajoute-t-il. « Un journalisme sur mesure, donc vous choisissez une cible comme – je ne veux pas dénigrer parce que ceux qui le font travaillent dur – mais comme la sécurité des passages à niveaux des chemins de fer et des trucs du genre, c’est un sujet sérieux mais il y a d’autres problématiques que celle-là. »

« Comme tuer des gens, comment Obama s’en sort-il avec le programme des drones, pourquoi n’en faisons-nous [les journalistes, ndt] pas plus à ce sujet? Comment justifie-t-il cela? Quels sont les renseignements? Pourquoi n’examinons-nous pas cette politique pour déterminer si elle est bonne ou mauvaise? Pourquoi les journaux citent-ils sans cesse les deux ou trois groupes qui supervisent les assassinats par drone interposé? Pourquoi ne faisons-nous pas notre travail?  »

« Notre boulot est de découvrir par nous-mêmes, et non de se contenter de dire ‘il y a débat’ – notre boulot est d’aller au-delà du débat et de découvrir qui a raison et qui a tort à propos de ces problématiques. Cela n’arrive pas assez souvent. Cela coute du temps, de l’argent, cela comporte des risques et met en danger. Le New York Times a encore dans son équipe des journalistes d’investigation, mais ils servent plus les intérêts du président que je ne l’aurais jamais imaginé… Plus personne n’ose être un outsider.  »

Il dit que dans certains aspects, l’administration Bush était un sujet plus facile à traiter. « Durant l’ère Bush, j’ai le sentiment qu’il était plus facile d’être critique qu’avec Obama. C’est bien plus difficile sous Obama. »
Interrogé à propos de la solution à ces problèmes, Hersh trouve la plupart des directeurs de rédaction pusillanimes et pense qu’ils devraient être virés.

« Je vais vous donner la solution, débarrassez-vous de 90% des directeurs de rédaction qui sont en place actuellement et commencez à promouvoir ceux que vous ne savez pas contrôler. Je l’ai vu au New York Times, je voyais que ceux qui recevaient des promotions étaient ceux qui étaient les plus soumis à l’éditeur et étaient ce que leurs supérieurs voulaient et les fauteurs de trouble n’étaient pas promus.

Commencez à promouvoir ceux qui vous regardent droit dans les yeux et vous disent ‘Je m’en fous de ce que vous dites’. »

Hersh ne comprend pas non plus pourquoi le Washington Post a gardé pour lui les fichiers de Snowden jusqu’à ce qu’ils apprennent que le Guardian allait les publier.

S’il était patron d’US Media Inc., sa politique de la terre brûlée ne s’arrêterait pas aux journaux.

« Je fermerais les rédactions des chaînes d’information et repartirais à zéro, tabula rasa. Les majors, NBC, ABC, ils n’apprécieront pas cela – faites juste quelque chose de différent, faites quelque chose qui rend les gens furieux à votre égard, c’est ce que nous sommes censés faire. »

Hersh a fait une pause en tant que reporter, occupé qu’il est avec l’écriture d’un livre qui sera sans aucun doute inconfortable à lire tant pour Bush que pour Obama.

« La république est en danger, nous mentons à propos de tout, le mensonge est devenu la matière première. » Et il implore les journalistes de réagir.

Traduction par le collectif Investig’Action: http://www.michelcollon.info/Seymour-Hersh-a-propos-de-la-mort.html

Source originale : The Guardian, « Seymour Hersh sur Obama, la NSA et les médias « pathétiques » américains

Wikileaks: un choix de documents sur les attentats du 11 septembre

Avis aux curieux, blogueurs et journalistes qui voudraient se replonger dans les événements tragiques du 11 septembre 2001. Les Global Intelligence Files — mails de la société de renseignement Stratfor, qui travaille de près avec le gouvernement américain — font aussi l’objet de certaines analyses de leurs conseillers, en relation aux attentats contre le World Trade Center. La vie de Ben Laden, la construction de la mosquée de Ground Zero, les nouvelles mesures contre le terrorisme et les réactions à l’étranger… Et bien d’autres aspects, y compris la possible implication du gouvernement américain dans l’organisation des attentats du 11 septembre. Les analystes de Stratfor discutent à plusieurs reprises, en effet, de ces théories de la conspiration intérieure et prennent ces idées très au sérieux. Vous pouvez traduire et vous inspirer de ces documents pour nous envoyer vos propres articles pour Wikileaks Actu.

Attentat du 11 septembre - Tours jumelles

Voici le résumé de notre recherche:

1) La mort de Ben Laden à Abbottabad, Pakistan

La figure la plus associée aux attentats du 11 septembre est Oussama Ben Laden. Les analystes de Stratfor évoquent la difficulté avec laquelle les agences de renseignement aux Etats-Unis ont réussi à localiser le terroriste. Même si les rumeurs ont beaucoup reproché aux Etats-Unis d’avoir volontairement laissé Ben Laden en liberté, pendant des années, Stratfor évoque plutôt la difficulté de le trouver parmi les 170 millions d’habitants au Pakistan. C’est la CIA qui a promis le 17 septembre 2001 de mettre la main sur Ben Laden, et cela a créé une compétition secrète entre les agences de renseignement, comme le soulignent les analystes. On apprend aussi dans ce document les conditions de vie de Ben Laden à Abbottabad et pourquoi il a échappé à la surveillance américaine en n’utilisant aucun moyen de communication électronique. Mais la NSA a finalement réussi à localiser le complexe d’Abbottabad. Les analystes de Stratfor évoquent aussi l’idée que la version officielle de la mort de Ben Laden peut être une histoire fabriquée, destinée à protéger les vraies sources qui ont servi à l’arrêter et qui pour certaines travaillaient certainement dans le domaine du renseignement.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3161716

2) Un complot intérieur, venu du gouvernement américain?

Plusieurs e-mails Stratfor évoquent les théories du complot du 11 septembre. Un premier mail évoque les mensonges du sénateur américain John MacCain, avec pour titre: « McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! » Ce titre reprend une analyse de Dick Fojut, un vétéran de la guerre en Corée qui vit et écrit des articles pour dénoncer l’implication du gouvernement américain dans le 11 septembre. Les analystes de Stratfor partagent entre eux ces articles, mais ceci ne veut pas dire qu’ils adhérent à la théorie de Dick Fojut. Ceci montre néanmoins que le but des agences de renseignement est aussi de collecter et de surveiller la parution des articles sur internet, dans la mesure où ces articles peuvent porter atteinte à l’image du gouvernement américain.
« McCain a MENTI au sujet des attaques du 11/9! »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1267362

« Le 11 septembre a-t-il été la couverture d’une fraude financière? » — telle est encore une autre question posée dans les e-mails Stratfor:
[Commentaires Analytiques & Renseignement] « Cela suggère que certaines figures inconnues de la Réserve Fédérale ont pu être en collusion… »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207972

L’e-mail suivant évoque encore la problématique d’une fraude fianncière, liée aux attentats du 11 septembre et impliquant directement l’administration Bush. Les analystes de Stratfor reprennent cette fois le lien d’un article de blog qui parle de la disparition de réserves d’or juste avant les événements du 11 septembre. L’article dit: « Pourquoi les Etats-Unis se sont attaqués eux-mêmes et ont détruit le World Trade Center? L’escroquerie de l’Amérique ». Plusieurs banques et institutions financières possédaient des ressources en or, en bas du World Trade Center, et des transactions importantes auraient eu lieu au moment des attentats.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=450606

Puis, les analystes recensent une longue série d’articles parus sur internet, qui ont pour thème « LE GOUVERNEMENT US/Bilderberg/Rothschild/Rockefellers sont les « TERRORISTES » de la « DETTE » obligeant les Américains à abandonner leurs droits, ou pourquoi le gouvernement des Etats-Unis a utilisé le complot du 11 septembre comme un outil de manipulation politique, de la même manière que d’autres projets mystérieux de la CIA, tels que HAARP au Japon et en Chine, etc. La collecte des articles parus sur internet montre à quel point la moindre information est surveillée, même si celle-ci est publiée sur un simple blog. Rien n’échappe aux analystes de Stratfor, pas même les vidéos de Youtube.
[Commentaires Analytiques & Renseignement] Le Gouv U.S. est le terroriste
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1896908

Charles Drace, en réponse à un article de Fred Burton (Stratfor): « Bush n’a pas attaqué l’Afghanistan et l’Iraq en réponse à la provocation d’Al-Qaïda. En fait, c’est Dick Cheney qui a laissé les avions arriver à New York, en empêchant les chasseurs d’attaque de les poursuivre, et n’importe qui avec un peu de sens sait maintenant que les bâtiments du WTC ont été démolis par des explosifs, et pas par des avions. » L’analyse qui suit est très intéressante et mérite d’être lue.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=467779

Pourquoi les missions de Bush se sont avérées contradictoires, à la suite du 11 septembre: « L’une consistait à mener une guerre contre la terreur. La seconde était de ramener Oussama Ben Laden et ses partisans face à la justice. Les deux ont été faites pour de la bonne rhétorique. Mais elles étaient aussi fondamentalement contradictoires. Une guerre n’est pas une enquête judiciaire, et une enquête criminelle n’est pas une partie de la guerre. »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1697416

Pourquoi « la dictature US capitaliste a permis les attaques du World Trade Center de se produire pour créer une PROVOCATION DE MASSE utilisée comme un faux prétexte pour projeter le pouvoir américain en Asie Centrale » — un article envoyé par William H. Depperman à l’agence Stratfor, en expliquant plusieurs aspects de la théorie du complot:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=207145

Trois questions au sujet du 11/9, à George Friedman- par Enver Masud, Fondateur et Directeur Général, The Wisdom Fund:
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=533890

[Commentaires Analytiques & Renseignement] 11/9
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RE: #11 – La symbolique du chiffre 11 dans les attentats du 11 septembre
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3) L’Arabie Saoudite face aux attentats du 11 septembre

L’Arabie Saoudite a plusieurs fois été accusée d’avoir une implication possible dans les attentats du 11 septembre, notamment à travers le recrutement des pirates de l’air qui étaient d’origine saoudienne. Il est donc étonnant de voir un e-mail Stratfor évoquer un article de Gulf News, où un auteur saoudien appelle à rejeter toutes les théories du complot par respect pour les victimes: « Ne déshonorez pas les victimes en faisant des allégations sauvages« . Pourquoi faire cet appel, alors même que l’enquête américaine n’a jamais abouti et que le rapport de la Commission du 11 septembre porte de nombreuses erreurs? Pourquoi cet auteur se place symboliquement dans la lignée du gouvernement américain, qui voudrait faire étouffer toute enquête future? Un attentat de l’ampleur du 11 septembre suppose une conspiration de large envergure: les pirates de l’air n’ont pas agi seuls, ils ont été financés, formés dans des écoles de pilotage sur le sol américain, ils ont reçu de l’argent de comptes saoudiens. On ne peut que douter de la sincérité de cet article, qui sous prétexte d’hommage aux victimes, appelle en fait à ne plus se poser de questions sur la vérité du 11 septembre.
Royaume d’Arabie Saoudite/Etats-Unis – Un écrivain de Dubaï exhorte à honorer les victimes du 11/9 en rejetant les théories de la conspiration
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Un autre article saoudien, plus objectif dans son contenu, revient sur les conséquences politiques du 11 septembre et notamment l’effet de la guerre contre le terrorisme, qui a ciblé plusieurs pays au Moyen-Orient, comme l’Irak, l’Afghanistan et le Liban. L’e-mail Stratfor cite l’analyse de cet article dans sa totalité:
AFGHANISTAN/ASIE DE L’EST/Moyen-Orient-Asie du Sud – Un écrivain saoudien liste les effets du 11/9 dix ans après
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4) Le contre-terrorisme et la menace internationale d’Al-Qaïda

ETATS-UNIS/AFGHANISTAN/ALLEMAGNE – Un journal allemand dit que la recherche pour les sources du financement du terrorisme donne de modestes résultats
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Les analystes Stratfor évoquent la nécessité, selon eux, de faire évoluer la loi internationale pour combattre le terrorisme. En reprenant l’analyse de George Friedman sur les missions contradictoires de Bush, ils constatent un « échec de la loi internationale pour évoluer pour apporter une direction dans l’opération contre les combattants tels qu’Al-Qaïda ». Dans cet e-mail, se dessinent aussi les traits de la politique étrangère américaine: à savoir convaincre le monde entier de la lutte anti-terroriste et permettre une coordination internationale de la loi, afin que les lois existant aux Etats-Unis puissent s’appliquer dans d’autres pays, mais c’est en même temps le danger de cette politique qui consisterait à défendre les intérêts américains au nom de la loi internationale.
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Un commentaire intéressant des conseillers de Stratfor: « Al Qaeda a mis en place une ‘structure’ dans un certain nombre de pays, y compris aux Etats-Unis pour livrer le 11/9. Qu’en serait-il si ces structures n’étaient jamais démantelées, jamais touchées? » En effet, il est difficile d’évaluer la puissance du réseau Al-Qaïda, si l’on ne peut en comprendre la structure internationale, et les analystes de Stratfor eux-mêmes semblent plutôt ignorants sur le sujet. Les médias parlent également peu de ce problème.
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Une présentation du livre Stratfor consacré au thème Al-Qaïda: « STRATFOR a commencé à faire la chronique de la décentralisation du mouvement jihadiste en 2004, et ce livre est une collection de nos meilleures et de nos plus représentatives analyses sur le sujet depuis cette époque ».
Re: Intro au livre Stratfor sur Al-Qaïda
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Rapport Spécial de Sécurité: La Menace Militante Contre les Hôtels (Stratfor)
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1688955
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=290595 (.pdf)

Rapport de Renseignement Stratfor sur le Terrorisme. L’un des paragraphes est consacré au 11 septembre, avec l’évocation de la politique « zéro tolérance » à l’égard des menaces terroristes, voir le sous-titre « Le 11/9 et les fenêtres cassées »:
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L’Afrique du Sud et la guerre internationale contre le Terrorisme: Présentation d’Al-Qaïda par Douglas McClure – Bref Aperçu – délivré pour la 1ère fois en novembre 2004 et depuis mis à jour
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5315408 (.doc)

RE: Vidéos de surveillance terroriste, prises le jour du 11 septembre
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1954534
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=3423281

5) Le 11 septembre et la naissance de « l’âge du chaos » dans le monde

Les attentats du 11 septembre et la guerre internationale contre le terrorisme ont ouvert, comme le souligne un journal turc, un « âge du chaos » dans le monde et une redéfinition des forces politiques mondiales, autrement dit une nouvelle répartition de l’ordre politique mondial.
AFGHANISTAN/AFRIQUE/AM-LAT/UE/Moyen-Orient Asie du Sud – Un journal turc dit que le 11/9 a ouvert la porte à un « âge du chaos »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=715165

En 2007, Michael Kirschner écrit aux analystes de Stratfor: « Ben Laden n’est pas vaincu. Nous avons vu que son calendrier et son approche est différente de la nôtre. Il y avait eu 8 ans entre les attaques du WTC; il n’y en a que 6 depuis l’attaque réussie sur le sol américain, mais pendant cet intervalle il y a eu d’autres attaques réussies ailleurs dans le monde. Je ne vois pas où il a perdu du pouvoir, ou de manière plus importante, de l’influence. (…) Nous avons créé un monde bien plus dangereux pour nos enfants et pour les leurs en même temps, en tombant volontairement et consciemment dans le piège de Ben Laden. » Encore de nos jours, certains analystes estiment que le terrorisme est bien plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’était à l’époque du 11 septembre, car ce sont les attaques qui ont finalement réveillé un fort sentiment anti-américain dans le monde et qui ont aussi prouvé que l’Amérique n’était pas un pays invincible.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=364934

Les évenements qui ont marqué la dernière décennie, vus par les analystes de Stratfor.
11 Septembre —2001- « Le monde de l’Après-Guerre froide »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1669061

Géopolitique Hebdomadaire: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=393888

John Mauldin écrit un e-mail aux analystes de Stratfor, en précisant inclure dans son article, une présentation de son ami George Friedman (Stratfor), au sujet du nouveau paysage politique que doit affronter le nouveau président américain dans le monde de l’Après-11 septembre. A la fin de l’e-mail, suivent 10 questions aux potentiels candidats de la présidentielle américaine de 2008.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1246846

Un e-mail qui semble être celui d’un lecteur de Stratfor, Roger Burke, qui compare les attentats du World Trade Center à l’effet dévastateur de la tempête Katrina, l’ouragan qui s’est abattu en 2005 sur les côtes des Etats-Unis. En comparaison, précise-t-il, les attentats du 11 septembre ont fait plus de 3000 morts, alors que l’ouragan Katrina en a causé environ 1600.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367097

Un concours proposé aux lecteurs de Stratfor sur le thème du 11 septembre: « Quelles seraient les orientations de la politique étrangère américaine aujourd’hui, si les attaques du 11/9 n’avaient jamais eu lieu? ». Etant donné l’ampleur des conséquences internationales et du chaos qui a été généré dans le monde, on peut en effet imaginer que la politique étrangère américaine n’aurait pas été la même, sans doute l’opinion publique américaine n’aurait pas soutenu les guerres au Moyen-Orient, mais néanmoins les orientations générales auraient peut-être quand même été liées aux questions du terrorisme international et de la lutte contre les régimes opposés aux Etats-Unis.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=599289

[Lettres à Stratfor] RE: Le 11/9 et la Guerre Réussie
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1275157

Tony Blair: Les erreurs sur la planification de l’après-guerre (citations de son discours prononcé en public), les aspects légaux/illégaux de l’invasion et les désaccords avec les Nations Unies.
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1639185

6) Les commémorations et événements autour du 11 septembre

[OS] CONSULTATIF POUR DEMAIN: LE VICE-PRESIDENT BIDEN ACCUEILLE UNE PROJECTION DE DOCUMENTAIRE DANS LE CADRE DE LA COMMEMORATION DU 10ème ANNIVERSAIRE DES ATTAQUES DU 11/9
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=4069095

LE COEUR D’UN SOLDAT: HONORANT LA FORCE A TRAVERS UNE CHANSON AVEC JAMES STEWART ET L’OPERA DE SF – MARDI 13 SEPTEMBRE 2011: « Un nouveau grand opéra qui aborde la tragédie du 11/9 est présenté à San Francisco »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=5479517

Fwd: Rassemblement Historique du 11/9 pour « Arrêter la Mosquée à Ground Zero »
http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=367007

Ben Laden – Les habitants d’Abbottabad: « Tout est faux, rien ne s’est passé »

Oussama Ben Laden est officiellement mort le 2 mai 2011 dans une opération des forces spéciales américaines à Abbottabad contre la résidence où celui-ci avait trouvé refuge. Pour certains, la thèse officielle n’a pas suffisamment de preuves.

Dans un reportage de la BBC, Orla Guerin a interviewé des douzaines de personnes qui ont insisté en disant que Ben Laden n’a pas vécu dans le complexe, aucun d’eux n’ayant jamais été témoin de sa présence ou de rumeurs voulant qu’il ait été là pendant les 5 années où Obama a dit que Ben Laden était un résident de cette ville.

Voici ce que dit le reportage vidéo, publié le 9 mai 2011:

« Une image que la Maison Blanche veut que le monde voit: apparemment un Oussama Ben Laden décoiffé et affaibli qui se regarde lui-même à la télévision. La vidéo a été éditée par le Pentagone et publiée sans son audio. Il affirme que c’est l’une des 5 vidéos retrouvées dans le complexe de Ben Laden. L’image a été en première page des informations au Pakistan aujourd’hui, mais à Abbottabad, où il a rencontré sa mort, il y a beaucoup de scepticisme. »

[Le vendeur de journaux]: « Tout est faux, rien ne s’est passé » dit Mohammad, qui a vendu des journaux ici pendant 50 ans.

Shabeer dit que c’est un cas d’erreur et d’identité. Il affirme que l’homme sur la photo est son voisin.

[Un habitant]: « Son nom est Akhbar Han, il est propriétaire de la maison qu’ils prétendent avoir été celle de Ben Laden. Je le connais très bien. »

Si l’intention a été de prévenir des dangers, cela n’a pas marché ici.

[Un autre habitant]: « Cette photo n’est pas Oussama. »

[Un autre habitant]: « C’est très suspect et fait avec une technologie avancée. »

[Olga Guerin]: « Fait avec un ordinateur? »

[Réponse de l’habitant]: « Oui, fait avec un ordinateur. »

Après avoir maintenant parlé à plus de 50 personnes sur le marché, un seul croit que l’homme dans la vidéo qui regarde la télé était en effet Oussama Ben Laden. Les gens disent ici que les Américains n’ont rien prouvé du tout, ils n’ont pas montré le corps mort de Ben Laden. Beaucoup ne croient pas que le leader d’Al Qaïda vivait ici ou qu’il ait été tué ici.

Il n’est pas clair où et quand les vidéos ont été réalisées. Ce soir, le président Obama a dit que Ben Laden a dû avoir une sorte de réseau de soutien au Pakistan, peut-être impliquant des gens du gouvernement, et que cela doit faire l’objet d’une enquête.

Olga Guerin, BBC News, Abbottabad

Suite de l’enquête de la BBC sur « La mort de Ben Laden« , publiée le 16 janvier 2013: