Un rabbin israélien: le « piège à miel » sexuel est casher pour les femmes agents du Mossad

Haaretz, 5 octobre 2010

La décision du rabbin Ari Schvat est apparue dans une étude, «Le sexe illicite pour des raisons de sécurité nationale» publié par l’Institut Tzomet, qui étudie l’interface entre religion et modernité.

Un rabbin israélien a donné sa bénédiction à des femmes agents du service secret étranger d’Israël, le Mossad, qui peuvent être amenées à avoir des relations sexuelles avec l’ennemi dans les missions dites « pot de miel » contre des terroristes.

La décision du rabbin Ari Shvat est apparue dans une étude, « le sexe illicite pour des raisons de sécurité nationale», publié par l’Institut Tzomet, qui étudie l’interface entre religion et modernité.

EstherCover-204x320Mais Schvat écrit que les missions « pot de miel » ne relèvent pas seulement de l’espionnage moderne – comme à la fin des années 1980, la capture de Mordechai Vanunu, le technicien nucléaire israélien qui a révélé les détails du programme nucléaire d’Israël, ou l’assassinat du terroriste Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï, en janvier 2010. Dans les deux cas, un leurre féminin du Mossad aurait été impliqué.

En fait, les missions « pot de miel » sont enracinées dans la tradition biblique.

La reine Esther, qui était juive, a couché avec le roi perse Xerxès autour de 500 avant JC pour sauver son peuple, a noté Schvat. Yael, épouse d’Hever, dormait avec le chef ennemi Sisra pour le fatiguer et lui couper la tête, selon la tradition.

Il y a un hic, cependant, pour les « pots de miels » mariés. « S’il est nécessaire d’utiliser une femme mariée, il serait préférable [pour] son mari de divorcer. … Après l’acte [sexuel], il aurait le droit de la ramener », a écrit Schvat.

« Naturellement, un travail de ce genre pourrait être donné à une femme qui est en tout cas licencieuse dans ses manières. »

Les hommes agents du Mossad n’ont apparemment pas de limites pour dormir avec l’ennemi féminin, car ils ne sont pas mentionnés dans les écrits.

L’étude de Schvat a été saluée par le directeur de Tzomet, le rabbin Yisrael Rosen, qui a ajouté que « les femmes salariées du Mossad ne vont probablement pas venir consulter un rabbin » avant leurs missions.

Source: http://www.haaretz.com/jewish-world/israeli-rabbi-honey-pot-sex-is-kosher-for-female-mossad-agents-1.317288  et illustration via: http://www.veteransnewsnow.com/2012/11/13/israeli-rabbi-honey-pot-sex-is-kosher-for-female-mossad-agents/

La relation de renseignement de la NSA avec Israël (document)

NSA:IsraelUn nouveau document top secret de la NSA, en date du 13 Avril 2013 et publié aujourd’hui par The Intercept, raconte que la « NSA entretient une relation technique et analytique de grande envergure avec l’Unité nationale israélienne SIGINT (ISNU) qui consiste au partage d’informations sur l’accès, l’interception, le ciblage, la langue, l’analyse et le reporting ».

Source: https://firstlook.org/theintercept/2014/08/04/cash-weapons-surveillance/

Consulter le document: https://firstlook.org/theintercept/document/2014/08/03/nsa-intelligence-relationship-israel

Relations NSA/Israël dans un nouveau document d’Edward Snowden

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L’argent, les armes et la surveillance: les États-Unis sont une partie clé de toute attaque israélienne

Par Glenn Greenwald, le 4 août 2014

[Extrait]

Un nouveau document top secret de la NSA, en date du 13 Avril 2013 et publié aujourd’hui par The Intercept, raconte que la « NSA entretient une relation technique et analytique de grande envergure avec l’Unité nationale israélienne SIGINT (ISNU) qui consiste au partage d’informations sur l’accès, l’interception, le ciblage, la langue, l’analyse et le reporting ».

Plus précisément, « cette relation SIGINT a été de plus en plus le catalyseur d’une relation d’intelligence plus large entre les Etats-Unis et Israël. » En outre, les « cyber-partenariats de la NSA se sont étendus au-delà de l’ISNU pour inclure le SOD [Special Operation Division] et le Mossad du Renseignement de la Défense Israélienne. »

En vertu de cette coopération élargie, les Américains et les Israéliens travaillent ensemble pour avoir accès à des «cibles géographiques [qui] comprennent les pays d’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe Persique, l’Asie du Sud, et les républiques islamiques de l’ex-Union soviétique. » Cela comprend également « une ligne de communications dédiées entre la NSA et l’ISNU [qui] permet l’échange de matière première, aussi bien que l’analyse quotidienne et la correspondance technique. »

La relation a fourni à Israël un large soutien à la fois pour le renseignement et la surveillance: « La partie israélienne bénéficie des avantages de l’accès géographique élargi à l’expertise cryptanalytique de classe mondiale de la NSA et à l’expertise en ingénierie de SIGINT, et elle gagne aussi un accès contrôlé à la technologie et aux équipements avancés américains à travers l’achat de logements et les ventes militaires à l’étranger. « Parmi les priorités d’Israël dans la coopération sont ce que la NSA appelle le « terrorisme palestinien ».

La coopération entre la NSA et l’ISNU a commencé il y a des décennies. Un accord top secret entre les deux agences datant de Juillet 1999 rappelle que le premier accord formel de partage du renseignement a été conclu en 1968 entre le président américain Lyndon Johnson et le Premier ministre israélien Levi Eshkol, et a commencé de manière informelle dans les années 1950. Mais la relation a rapidement augmenté dans la dernière décennie.

En 2003 et 2004, les Israéliens faisaient pression sur la NSA pour accepter une relation de partage de renseignement massivement élargi appelé « Gladiator. » Dans le cadre de ce processus, Israël voulait que les Américains paient des centaines de millions de dollars pour financer les activités israéliennes. Le projet d’entente spécifique « Gladiator » ne semble jamais avoir été consommé, avorté par les exigences israéliennes qui demandaient aux Etats-Unis de porter le coût total, mais les documents dans les archives Snowden relatifs à ces négociations contiennent ce qui semble être deux recettes pour un ou plusieurs paiements de $ 500,000 en espèces à des responsables israéliens à des fins non précisées.

Lire l’intégralité de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2014/08/04/cash-weapons-surveillance/

Pourquoi les meilleurs espions du Mossad et de la CIA sont des femmes

Forbes.com, 30/09/2012, Maseena Ziegler

300px-Anya_Amasova_played_by_Barbara_Bach6J’ai une amie qui peut regarder son mari droit dans les yeux, même confrontée à une preuve irréfutable, et jurer de manière convaincante que ses [chaussures] Louboutins de « cette saison » ont été achetées lors d’une remise obscène chez un vendeur de rue à Canal Street [ce n’est pas vrai – je n’ai vue en action sur la Cinquième Avenue]. Une autre a les mots de passe des comptes e-mails et de réseau social de son petit ami alors que lui, bien sûr, est parfaitement inconscient que chacun de ses mouvements virtuels sont surveillés par sa petite amie non dotée dans les apparences de sens de la technologie.

Quand je partage les cancans froids avec mon ami Jimmy, il les décrit gentiment comme des « anges de l’infiltration ». « Les femmes », propose-t-il, « sont nées avec un brin supplémentaire dans leur ADN. Les hommes peuvent s’agiter autour avec des gadgets, mais les femmes ont une antenne à l’intérieur d’elles. Elles naissent espions. »

Aussi désinvolte que cela puisse paraître, il peut bien y avoir quelque chose dans les observations de Jimmy.

La semaine dernière, dans un écart impressionnant par rapport au protocole, le chef du Mossad – le service de renseignement national d’Israël – a distingué ses agents femmes sur le terrain dans une louange. « Les femmes ont un net avantage dans la guerre secrète en raison de leur capacité à effectuer plusieurs tâches », dit Tamir Pardo au Lady Globes d’Israël. Il a également ajouté que les femmes sont « meilleures à jouer un rôle » et supérieures aux hommes quand il s’agit de « supprimer leur ego pour atteindre l’objectif. »

« Les femmes sont douées pour déchiffrer des situations. Contrairement aux stéréotypes, vous voyez que les capacités des femmes sont supérieures aux hommes en termes de compréhension du territoire, de lecture des situations, de conscience spatiale. Quand ils sont bons, elles sont très bonnes. »

Attendez – retenez votre critique. Ainsi, pouvons-nous en déduire que nous sommes meilleures pour la lecture des cartes et pour la navigation dans les rues?

Je prends un instant pour penser à chaque femme qui a injustement perdu une dispute avec le membre du sexe opposé. En ce qui concerne les directions.

Alors que certains pourraient trouver surprenantes les observations du chef espion du Mossad – est-ce vraiment le cas? Nous avons été conditionnés par la culture populaire – les films d’espionnage avec des protagonistes tels que James Bond et Jason Bourne qui perpétuent le mythe que les meilleurs espions sont des hommes, et que la contribution des femmes à l’espionnage – avec des noms comme « Pussy Galore » et « Strawberry Fields » – se limite à un rôle de « piégeage marital ».

Ce que M. Pardo a effectivement fait est de soulever le couvercle sur le rôle des femmes dans l’une des professions sans doute les plus dangereuses au monde. « Nous avons tous peur », dit-il. « La peur franchit les lignes de genre. »

Un jeune britannique israélien, Simon Cohen, me dit: « Quand je travaillais [pour Israël], j’ai remarqué que la plupart des instructeurs étaient des femmes. Après avoir demandé pourquoi, on m’a dit qu’il y a une meilleure réponse des gars comme apparemment nous apprenons mieux… »

Intriguant. Je sentais qu’il n’y avait qu’une seule façon de comprendre les ingrédients d’un espion femme: suivre, localiser et en interviewer une.

L’un des secrets les mieux gardés de la CIA

Lindsay Moran a travaillé pour la CIA pendant cinq ans. Formée à la « Ferme » infâme dans les techniques de surveillance, de contre-surveillance et de survie, tels que le maniement des armes et la conduite défensive [marche arrière rapide, en regardant seulement le rétroviseur], elle a été affectée en Europe de l’Est où son travail a porté sur le recrutement des « agents » qui passeraient alors du renseignement à la CIA.

Elle me dit que l’un des secrets les mieux gardés de la CIA, c’est que leurs espions les plus talentueux sont des femmes. » Les femmes de ma classe de formation et celles avec qui j’ai servi plus tard étaient toujours les meilleurs recruteurs d’agents étrangers – ce qui est le pain et le beurre des services secrets. »

Alors, qu’en est-il exactement au sujet ​des femmes et de ce qui leur donne un avantage de jour en jour dans cette profession? Bon – en dehors de l’affaire de « femme fatale ».

Le savoir-faire des gens

Être capable de se faire facilement des amis, à lire les gens – détermine leurs motivations et leurs vulnérabilités. « Lorsque nous avons reçu une formation sur la façon de « repérer et d’évaluer » les sources potentielles, c’est venu naturellement aux femmes. Je me sentais comme si j’avais fait ça toute ma vie », explique Lindsay.

Gens intuitifs vs Force physique

Contrairement à la croyance populaire qui veut que vous soyez physiquement apte à déjouer l’ennemi, c’est en fait la capacité à lire le danger potentiel d’une personne ou d’une situation – en d’autres termes, avoir l’intelligence intuitive, qui est la clé de la survie sur le terrain. « Les femmes sont déjà sensibles à la sécurité de leur environnement. Nous sommes toujours à l’affût des personnages suspects, des personnes qui pourraient nous suivre, des situations dangereuses. Nous avons compensé le fait d’être le « sexe faible » physiquement par le développement de ces intuitions de rue ».

Les femmes ont un « instinct nourricier »

L’objectif principal d’un officier d’opérations – qui est juste un terme technique pour désigner un agent ou un espion – est de gérer les « actifs » étrangers ou les sources. Certains diront que ce n’est pas différent d’un rôle de maternage. « Vous devez former vos sources à faire attention à leur propre sécurité. Très souvent, vous avez affaire à des individus qui ne sont pas les plus efficaces, ni les plus stables ou les plus dignes de confiance – tout comme les enfants – et vous devez les protéger contre un certain nombre de menaces ».

Les femmes sont davantage à l’écoute

S’occuper d’un agent nécessite l’écoute de leurs préoccupations ou de leurs plaintes. « Beaucoup d’hommes dans ma classe de formation devaient être instruits à la manière d’écouter ou sur la façon d’obtenir des informations. C’est venu naturellement à nous les femmes », explique Lindsay.

Les espions femmes ont intégré les « histoires de couverture »

Selon Lindsay, les femmes ont toujours un avantage dans la création d’une excuse sonnant de manière raisonnable pour expliquer pourquoi elles pourraient rencontrer un homme dans une voiture garée, une chambre d’hôtel ou un restaurant sombre sur le bord de la ville. « L’histoire de couverture standard, c’est que nous allons avoir une affaire. C’est plausible en toutes circonstances et dans n’importe quelle partie du monde. »

Voilà donc la réalité du jeu d’espionnage pour les femmes. Comme pour la version du film, nous devrons simplement attendre et voir si James Bond sera jamais remplacé par une Jane…

Source: http://www.forbes.com/sites/crossingborders/2012/09/30/why-the-best-spies-in-mossad-and-the-cia-are-women/

Gilles Munier: « Le Mossad a mis l’Elysée sur écoute »

France-Irak-Actualité.com, 27 octobre 2013

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Gilles Munier

NSA ou Mossad… qui écoutait Nicolas Sarkozy ? Qui écoute François Hollande ? Les deux, sans aucun doute. Après les révélations d’Edward Snowden sur l’attaque informatique dont l’Elysée a été victime en mai 2012 – entre les deux tours de l’élection présidentielle – deux hauts responsables des services français se sont rendu aux Etats-Unis pour demander des « explications » à la NSA. Selon un expert, l’attaque relevait d’une « volonté de s’installer à demeure sans se faire voir au cœur de la présidence ». L’agence étatsunienne a nié être à l’origine du piratage des ordinateurs de l’Elysée et a laissé entendre, insidieusement, que ce pourrait être le Mossad (Le Monde – 25/10/13).

C’est bien connu, la NSA partage ses informations avec les services secrets de pays alliés, du moins en leur donnant ce que bon lui semble. L’ISNU israélienne (Israeli Sigint National Unit) – la fameuse Unité combattante 8200 – reçoit donc sa part de « secrets », mais on sait moins qu’elle se sert aussi, directement et sans contrôle sérieux, dans les données brutes stockées par la NSA (1).

Lors de sa conférence de presse du 25 octobre, François Hollande a déclaré que les services français suivaient maintenant « plusieurs pistes ». Il suffit de lire les ouvrages sur les activités de la NSA publiés par James Bamford, ancien analyste de Marine américaine, pour savoir qu’une des plus sérieuses conduit à l’Unité 8200 ; ou d’ouvrir le quotidien londonien The Guardian du 11 septembre dernier pour connaître la nature de ses relations avec l’agence américaine (2).

François Hollande doit se rendre prochainement en visite officielle en Israël. Osera-t-il demander des « explications » à Shimon Peres ou à Benjamin Netanyahou sur les écoutes du PRISM israélien en France ? S’il en reçoit, s’en satisfera-t-il ? Oui, certainement, car il n’est pas dans sa nature de faire un esclandre. Alors, à quoi bon se plaindre… disons-le tout net : l’affaire des écoutes de l’Elysée par le Mossad est enterrée. Sous sa présidence, les cyber-guerriers israéliens poursuivront leur sale petit boulot en France, en toute impunité.

(1) Sur le même sujet, lire aussi :

Scandale NSA : l’Israeli Connection, par Gilles Munier

(Afrique Asie – octobre 2013)

http://0z.fr/kiOLv

(2)L’accord NSA – Unité 8200 :

http://www.theguardian.com/world/interactive/2013/sep/11/nsa-israel-intelligence-memorandum-understanding-document

Source: http://www.france-irak-actualite.com/categorie-12543497.html

L’histoire oubliée de Mordechai Vanunu, lanceur d’alerte israélien kidnappé par le Mossad

Paola Schneider | Rue89, 06/10/2013 à 17h15

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Mordechai Vanunu en 1986

Libéré sur parole en 2004, Mordechai Vanunu a croupi seize ans dans une cellule de confinement israélienne. En 1986, quand ce technicien nucléaire israélien révèle au monde l’existence d’un programme d’armement nucléaire tenu secret par l’Etat hébreu, le terme « lanceur d’alerte » n’existait pas.

Ses révélations fracassantes n’ont pourtant pas eu l’écho de celles d’un Edward Snowden. Un documentaire diffusé sur la radio britannique BBC World le 3 octobre nous a rappelé comment la presse indépendante et la raison d’Etat pouvaient s’entrechoquer, déjà, dans les années 80.

Vanunu l’affirme, Israël détient secrètement entre 100 et 200 armes nucléaires, ce qui en fait la sixième puissance mondiale en la matière. Des révélations publiées le 4 octobre 1986 dans le Sunday Times par le journaliste Peter Hounam.

Pas une usine textile, une centrale nucléaire

Née au Maroc de parents juifs, Vanunu émigre en Israël avec sa famille dès l’enfance. Il étudie la philosophie, sert dans l’armée et finit par travailler dans le complexe de Dimona, à 200 kilomètres au sud de Jérusalem, en plein désert. Sous couvert de fabriquer du textile, on y produit du plutonium. Dimona n’est autre qu’une centrale nucléaire qui fabrique secrètement des armes et emploie plusieurs milliers de personnes contraintes au silence.

Vanunu y travaille neuf ans comme technicien nucléaire et marque peu à peu son désaccord avec la politique du pays. Il désapprouve le traitement réservé au peuple palestinien et le secret qui entoure la centrale. Ses divergences d’opinion se font sentir, il est mis en garde puis renvoyé.

Mais Vanunu a pris les devants et a rassemblé des preuves dans l’espoir qu’une médiatisation internationale puisse imposer à Israël de démanteler son armement.

Le Sunday Times travaille plusieurs semaines

Mis sur la piste par des rumeurs, un journaliste du Sunday Times, Peter Hounam, retrouve la piste de Vanunu. Il le rencontre pour la première fois en Australie, où le technicien s’est exilé et converti au christianisme. Dans le documentaire diffusé sur BBC World, il raconte :

« Quand j’ai vu Vanunu qui se tenait là, un peu dégarni, pas très confiant, habillé très simplement, il ne ressemblait certainement pas à un scientifique nucléaire. »

Les deux hommes sont méfiants, explique Peter Hounam. Mais le journaliste montre patte blanche et Vanunu se livre. Hounam épluche la documentation qu’il trouve en bibliothèque pour vérifier les informations fournies par son interlocuteur. Après deux ou trois jours, il en est certain: les procédés de fabrication des armes décrits par Vanunu sont plus que plausibles.

« Il m’a raconté comment il avait introduit un appareil photo à l’intérieur, puis plus tard une pellicule cachée dans sa chaussette, et avait commencé à prendre des clichés tard le soir ou tôt le matin. »

Mordechai Vanunu est inquiet mais accepte de suivre Hounam en Angleterre. Il vit caché dans un hôtel de campagne pendant que le Sunday Times vérifie ses déclarations. Un travail de plusieurs semaines. Vanunu s’ennuie et la rédaction finit par l’installer dans un hôtel du centre londonien.

Dupé par une touriste américaine… du Mossad

L’histoire est sur le point d’être publiée. Caché dans le coffre d’une voiture, Vanunu est introduit dans la rédaction du Sunday Times. Il annonce alors à Peter Hounam qu’il en pince pour une touriste américaine rencontrée par hasard. Le journaliste se méfie et met Vanunu en garde. Il lui propose de dîner avec eux le soir même en vue d’écarter tout soupçon. Mordechai Vanunu accepte puis, finalement, annule. Convaincu qu’il sera plus en sécurité ailleurs, il s’envole pour Rome en compagnie de l’Américaine.

Dès son arrivée, il est kidnappé, drogué et expédié vers Israël par bateau. La femme n’était autre qu’un agent du Mossad, le service de renseignement israélien.

Traître et renégat du judaïsme

Sans nouvelle de sa source, le Sunday Times publie l’article. Vanunu n’apparaîtra pas à la télévision comme prévu et les révélations n’ont pas l’impact escompté. Un mois plus tard, l’Etat hébreu admet détenir Vanunu mais nie tout enlèvement. Accusé de trahison, il doit comparaître devant la justice.

Le jour du procès, alors qu’il est escorté en voiture vers le palais de justice, Vanunu dérobe un stylo. Dans la paume de sa main plaquée contre la vitre, il adresse un message à la presse agglutinée autour du convoi: « Détourné à Rome le 30 octobre 1986 ».

Le technicien est condamné à dix-huit ans de prison pour trahison et espionnage. Son sort n’émeut pas outre mesure une population qui condamne son rejet du judaïsme. Vanunu est déclaré mort par ses parents et tombe rapidement dans l’oubli.

A l’origine de l’enlèvement et instigateur du programme nucléaire, le premier ministre israélien Shimon Peres à réussi son coup.

Libération sous conditions

Fervents opposants au nucléaire, les Américains Nick et Mary Eoloff adoptent Mordechai Vanunu en 1997 et lui rendent visite en prison. L’année suivante, il quitte enfin la cellule d’isolement où il a été confiné depuis son incarcération. Vanunu y passera quatre mois de plus pour des infractions mineures avant d’être libéré sur parole en 2004. Le condamné promet de ne plus dire un mot à la presse et de ne pas quitter le territoire. Mais en 2010, Vanunu outrepasse ces conditions et écope à nouveau d’une peine de trois mois de prison.

Aujourd’hui libre, Mordechai Vanunu est le premier Israélien à avoir demandé à bénéficier de la nouvelle loi dite de « révocation de la citoyenneté israélienne ». Elle permet à la Cour suprême d’Israël de destituer de leur nationalité les Israéliens condamnés pour traîtrise ou espionnage. En 2012, invoquant un vice de procédure, la Cour suprême a refusé d’accéder à sa demande.

Source: http://www.rue89.com/2013/10/06/lhistoire-oubliee-mordechai-vanunu-lanceur-dalerte-israelien-kidnappe-mossad-246318

Lire aussi « L’entretien de Silvia Scattori avec Mordechaï Vanunu »: http://www.silviacattori.net/article2313.html

Bahar Kimyongür: « La Syrie aiguise l’appétit de tous les ogres qui l’entourent »

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Le Temps d’Algérie, 4 octobre 2013

Bahar Kimyongür, porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie, au Temps d’Algérie :

Bahar Kimyongür, né le 28 avril 1974 à Berchem-Sainte-Agathe, en Belgique, est un militant politique belge issu d’une famille arabe originaire de Turquie mais aux racines syriennes. Dans sa région d’origine en Turquie, proche de la Syrie, des affrontements ont également eu lieu entre des réfugiés syriens sunnites et des Turcs alaouites, dont certains ont pris partie pour Assad.

Bahar Kimyongür, porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS), qualifie les États-Unis de «pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie». Il est signataire d’un «appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci».

La Syrie étant, selon lui, «victime d’un complot». Dans cet entretien accordé au Temps d’Algérie, Bahar Kimyongür évoque la «manipulation» dans l’affaire de l’utilisation d’armes chimiques, le parti pris d’une partie de la presse mondiale dans le conflit en Syrie et les soutiens à Al Qaïda dans ce pays. Il évoque également ses démêlés avec Erdogan, le Premier ministre turc, les tentatives d’extradition dont il a fait l’objet, et parle d’une troisième voie dans l’attaque chimique d’Al Ghouta.

Le Temps d’Algérie : Présentez-vous à nos lecteurs.

Bahar Kimyongür : Je suis un Belgo-Turco-Syrien : Belge de naissance, Turc de papier et Syrien de cœur. Je suis, par ailleurs, un observateur indépendant du conflit syrien, un militant pour la paix et un anti-impérialiste convaincu. Bien que né en Belgique, j’ai grandi à la fois dans l’amour pour la Syrie souveraine, progressiste et multiconfessionnelle et dans la méfiance envers les moukhabarate (services secrets,ndlr) du régime de Damas.

Mes parents sont originaires d’Antioche, le chef-lieu du Liwa Iskandarone (Sandjak d’Alexandrette), une province historiquement syrienne offerte par la France coloniale à la Turquie kémaliste en 1938. Antioche est le fameux Hatay par où transitent les djihadistes qui se rendent en Syrie pour combattre le gouvernement syrien. Depuis la nuit des temps, Antioche est « la porte de la Syrie ». Aujourd’hui, les mercenaires takfiris l’appellent « la porte du djihad ».

Pourquoi, selon vous, certains gouvernements et une partie de la presse mondiale refusent la « présomption d’innocence » au gouvernement syrien dans l’attaque chimique d’El Ghouta ?

Parce que ces gouvernements n’ont pas le moindre sens de la justice. Ils campent à la fois sur le rôle de juge, de procureur, de partie civile et de bourreau dans le conflit syrien. La Syrie aiguise l’appétit de tous les ogres qui l’entourent : l’empire yankee et l’ex-puissance mandataire française décadents, le colosse néo-ottoman au pied d’airain, l’entité sioniste soucieuse d’élargir son « lebensraum », les royaumes wahhabites du Golfe obsédés par leur hostilité envers l’Iran et les chiites et les coupeurs de tête d’Al Qaïda.

La Russie a présenté des preuves, dont des images satellite montrant que des missiles ont été tirés à partir d’un quartier occupé par les rebelles, accusant « l’opposition » d’être l’auteur de cette attaque. D’autre part, la Turquie a arrêté des djihadistes en possession du gaz sarin. Pourquoi ces faits sont-ils ignorés par certains gouvernements et une partie de la presse mondiale ? Les images satellite de la Russie, censées prouver que les missiles chargés de gaz Sarin ont été tirés depuis le quartier insurgé de Douma, ont été transmises au Conseil de sécurité des Nations unies. Elles demeurent inaccessibles. De toute façon, même la preuve la plus concluante de l’emploi d’armes chimiques par les rebelles ne pourrait convaincre les médias aux ordres.

Leur but est de servir des intérêts stratégiques et non des principes moraux. Quant aux agents chimiques découverts par la police turque dans un appartement occupé par des militants du Front al Nosra à Adana, il s’agirait de produits entrant dans la composition d’armes chimiques mais pas du gaz Sarin.

Il y a néanmoins d’autres éléments incriminant les rebelles : l’enquête de terrain réalisée par un collègue de la journaliste américaine Dale Gavlak, le témoignage de deux otages belges qui ont entendu des chefs rebelles s’attribuer la paternité de l’attaque chimique, les aveux du commandant rebelle Nadim Baloush, certaines images vidéos non authentifiées de rebelles munis de masques à gaz et tirant vraisemblablement des armes chimiques, le précédent de l’attaque au gaz survenue en mars dernier contre une position loyaliste à Khan Al Assel près d’Alep, des vidéos de terroristes gazant des lapins à titre expérimental et menaçant ensuite d’exterminer les alaouites.

Il y a, par ailleurs, de sérieux doutes sur la fiabilité de certaines vidéos de l’attaque chimique diffusées par les rebelles. L’expert en armes chimiques de l’Institut de médecine légale de Cranfield Stephen Johnson fait partie des sceptiques. Les gouvernements occidentaux, leurs alliés wahhabites et leurs médias font mine d’ignorer ces indices pour la simple raison qu’ils ne sont pas rentables.

Que pensez-vous de l’hypothèse selon laquelle l’utilisation d’armes chimiques profiterait aux djihadistes sévissant en Syrie et qui, par cet acte criminel, cherchent à obtenir une intervention militaire étrangère pour les sauver de l’avancée sur le terrain de l’armée syrienne ?

C’est, semble-t-il, l’hypothèse la plus probable, la plus logique aussi. Des opposants connus, comme Haytham Manna de la Coordination nationale pour le changement démocratique, et le leader du parti kurde de l’Union démocratique (YPD) Saleh Muslim, doutent également d’une implication du gouvernement syrien dans l’attaque chimique d’Al Ghouta.

Vous avez évoqué, pour les armes chimiques, « l’hypothèse d’une troisième force ». Pourriez-vous nous l’expliquer ?

Accuser le régime d’avoir déversé des gaz mortels sous le balcon du palais présidentiel paraît aussi invraisemblable que d’affirmer que les rebelles sont capables de tuer leurs propres familles. Un responsable sécuritaire de Damas, que j’ai contacté, doute lui aussi que les rebelles d’El Ghouta aient planifié un suicide collectif pour susciter une intervention militaire internationale. Il penche pour l’hypothèse d’une troisième force experte dans les opérations « false flags » liée à un service étranger. Rappelons que la Syrie est devenue une passoire, un terrain propice pour toutes sortes d’opérations barbouzardes. Des agents étrangers peuvent facilement prendre la forme de l’un ou l’autre des belligérants et organiser une provocation.

Le chef du renseignement saoudien et parrain du terrorisme international Bandar Ben Sultan est un champion en la matière. Les agences israéliennes comme le Mossad ou Aman sont elles aussi coutumières de ce type d’opérations. L’attentat contre Rafiq Hariri, en 2005, est un exemple éclatant du savoir-faire israélien en matière de false flag. Plus, l’accusé désigné comme tel par le vrai coupable aura des difficultés à prouver son innocence, plus l’action sera réussie. L’attaque chimique d’El Ghouta ressemble à une provocation qui, en définitive, ne profite ni à l’un ni à l’autre camp.

Des organisations djihadistes, sévissant en Syrie, s’entretuent. Treize parmi ces organisations ont déclaré ne pas reconnaître le gouvernement provisoire mis en place par « l’opposition ». Certains croient que cette situation est due à une guerre des services de renseignements et une guerre d’influence d’autres pays. Qu’en pensez-vous ?

Le confit syrien ressemble de plus en plus à une guerre de tous contre tous. Il arrive que les diverses milices s’entretuent pour le partage du butin mais leurs divergences sont souvent de nature idéologique. Par exemple, au Nord, les autonomistes kurdes du YPG s’opposent aux groupes armés syriens pour trois raisons : en tant que laïcs, ils rejettent le projet politique des djihadistes syriens et en tant que nationalistes, ils accusent ces mêmes djihadistes à la fois de nier l’identité kurde au profit de la suprématie arabe et de collaborer avec le régime d’Ankara farouchement opposé à l’établissement d’un Kurdistan syrien à ses frontières. A Azaz et Raqqa, les groupes rebelles ont été attaqués et chassés par l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL), un gang ultraviolent lié à Al Qaïda.

L’EIIL accuse ses concurrents d’apostasie. Pourtant, les groupes visés par Al Qaïda sont généralement tout aussi anti-chiites et partisans d’un Etat sectaire appliquant la charia.L’autre fracture se situe entre, d’une part, les quelques brigades islamiques qui affirment encore leur loyauté envers le commandement de l’Armée syrienne libre et, d’autre part, les puissantes formations islamiques rivales.

Les seconds accusent les premiers de servir un agenda occidental. Pour autant, certaines formations djihadistes liées à des services de renseignement étrangers différents se coordonnent. Liwa al Tawhid, omniprésent à Alep, est lié aux services secrets turcs tandis que Liwa al Islam actif dans le gouvernorat de Damas est encadré par les moukhabarate saoudiennes. Pour le moment, il n’y a pas de rivalité apparente entre ces deux groupes. Mais, comme en Afghanistan, les alliances entre seigneurs de guerre se font et se défont selon les opportunités du moment. Amis un jour, ennemis pour toujours…

Vous avez annoncé qu’Erdogan vous persécute avec un dossier vide. Pouvez-vous nous en parler ?

Erdogan a fait de la chasse aux dissidents un sport national. Mes déboires judiciaires ont toutefois commencé avant l’arrivée de l’AKP au pouvoir. C’était, il y a 13 ans, suite à une manifestation pacifique au Parlement européen. J’ai chahuté un ministre turc venu chanter à Bruxelles les mérites de la démocratie turque devant un public acquis. Mon action n’a pas plu aux autorités turques.

Depuis, je suis accusé de terrorisme. A défaut de pouvoir me bâillonner, le régime d’Ankara a exercé des pressions considérables pour me faire condamner par la justice belge. Dans un premier temps, les autorités belges se sont comportées en janissaires du sultan Erdogan. Mais grâce à la résistance et à la solidarité de la société civile belge, le pouvoir a finalement abandonné les poursuites à mon encontre.

Il y aurait eu une tentative de votre extradition vers la Turquie ?

J’ai subi deux tentatives d’extradition, une fois en 2006 et une seconde fois cette année. Suite à mon action pacifique du 25 novembre 2000, le régime d’Ankara s’était empressé d’avertir Interpol pour me faire arrêter et extrader vers la Turquie. En tant que citoyen belge, j’étais à l’abri du mandat d’arrêt international car la Belgique n’extrade pas ses nationaux. Toutefois, en avril 2006, j’ai été arrêté aux Pays-Bas en vertu de ce mandat.

A l’époque, j’ignorais tout du signalement Interpol. Finalement, un tribunal néerlandais a jugé la demande turque irrecevable et m’a libéré après 68 jours de détention. J’ai pu rentrer chez moi, en Belgique, où m’attendait un tribunal d’inquisition qui a fini par m’acquitter en 2010, après quatre jugements et trois cassations, un record en Belgique. Malgré cette fin heureuse, je reste menacé par le même mandat d’arrêt international car une fois que l’on tombe dans le fichier d’Interpol, on n’en sort plus.

En juin dernier, j’ai été arrêté dans la cathédrale-mosquée de Cordoue en Espagne toujours selon le même motif : celui du chahut du ministre au Parlement européen, une action pacifique aujourd’hui vieille de treize ans. Comme il n’existe aucun tribunal permettant de se désinscrire du fichier d’Interpol, je reste à la merci de l’Inquisition néo-ottomane.

Entretien réalisé par Mounir Abi
4 octobre 2013


Bahar Kimyongür, né le 28 avril 1974 à Berchem-Sainte-Agathe, en Belgique, est un militant politique belge issu d’une famille arabe originaire de Turquie mais aux racines syriennes. Dans sa région d’origine en Turquie, proche de la Syrie, des affrontements ont également eu lieu entre des réfugiés syriens sunnites et des Turcs alaouites, dont certains ont pris partie pour Assad. Bahar Kimyongür, porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS), qualifie les États-Unis de « pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie ». Il est signataire d’un « appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci ».

Source: http://www.letempsdz.com/content/view/103112/186/

Découvrez le sujet qui dérange France2, Mediapart, le CRIF et Reopen911

Publié par hichamhamza le 25 juillet 2013

Briser l’omerta. L’affaire est passée sous silence depuis près de douze ans mais des millions de citoyens, à travers le monde, continuent de débattre sur Internet de la question taboue.

La connexion israélienne des attentats du 11-Septembre: tel est le sujet qui provoque embarras, mises à l’index et désinformation de la part de nombreux journalistes et militants associatifs, notamment en France.

Ce qui suit est l’illustration de cette censure inavouée, à travers quatre exemples significatifs.

FRANCE2

Décembre 2008. La scène se passe dans les locaux du Centre de Formation des Journalistes, rue du Louvre à Paris. L’un après l’autre, les étudiants de la section audiovisuelle font visionner leur premier reportage long format à leurs collègues et leurs encadrants. Les deux principaux responsables de la formation sont Gérard Bernard, responsable à TF1, et Olivier Siou, rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du week-end de France 2. Devinant la nature polémique du choix de mon sujet, j’attends la fin du cours pour diffuser ma vidéo. Celle-ci était consacrée à Richard Gage, fondateur du groupe « Architects and Engineers for 9/11 truth ». Cet architecte américain conteste la version officielle délivrée par l’Administration Bush à propos des attentats.

Comme chacun des élèves en formation, je m’attendais logiquement, à l’issue du visionnage, à entendre des critiques sur les maladresses techniques de ce qui constitue alors une première expérience en matière de reportage. Il n’en fut rien. Olivier Siou prit la parole pour déclarer, sur un ton presque solennel, qu’il déplorait ce type de  choix de sujet pour une raison simple : d’après lui, les jeunes journalistes ne pouvaient pas travailler sur le 11-Septembre car il fallait, « comme pour la Shoah », précisa-t-il, du recul et de l’expérience. Le CFJ, connu pour son esprit moutonnier, n’a pas défailli alors à sa réputation: malgré l’énormité du propos, la vingtaine d’élèves et les cinq autres encadrants présents dans la salle n’ont pas tiqué. Un dirigeant de l’info du service public nous enjoignait à ne pas nous pencher sur un événement majeur contemporain sous le prétexte fallacieux de notre jeunesse et cela n’a pas suscité de sarcasmes ou de simples réserves de la part des futurs journalistes, désormais en poste dans les grands médias hexagonaux.

Le message d’Olivier Siou était en parfaite osmose avec le dédain affiché par David Pujadas sur le sujet ou le mépris exprimé par l’équipe de France2 qui interviewa Richard Gage. Tel qu’on peut l’apercevoir dans ma vidéo (à 4’30), le journaliste de l’émission Complément d’enquête témoigna ainsi d’une morgue inhabituelle envers la démarche pourtant citoyenne et scientifique de Richard Gage: réunir le maximum d’architectes et d’ingénieurs qui rejettent ouvertement l’explication officielle relative à la destruction des trois tours du World Trade Center le 11 septembre 2001.

MEDIAPART

Un an auparavant, dans la grande salle du CFJ, Edwy Plenel venait présenter aux élèves son projet d’un nouveau média en ligne, dénommé « Médiapart ». Lors de sa conférence, le journaliste avait incidemment vanté les qualités de la maison d’édition Demi-Lune. Je pris alors la parole pour lui signaler que cette entreprise s’était spécialisée dans les ouvrages consacrés à la remise en question du 11-Septembre avant de lui demander, en conséquence, s’il était lui-même favorable à une nouvelle enquête sur les attentats. Stupeur et tremblements: après un rire nerveux, Edwy Plenel me répondit, l’air toujours embarrassé, qu’il ne voyait « aucun intérêt » à réouvrir le dossier puisqu’une commission parlementaire, américaine et bipartisane, avait déjà étudié la question. Chose cocasse: l’homme, célèbre pour sa pratique hexagonale de la contre-enquête et qualifié par Roland Dumas d’ »agent de la CIA », affirmait benoîtement qu’il n’y avait pas lieu de douter de la version officielle du 11-Septembre. Le prétexte: le Congrès s’est penché sur la question donc il est inutile de creuser davantage.

La même désinvolture approximative sera exprimée, cinq ans plus tard, par un élève de l’école Plenel: Fabrice Arfi. Journaliste à Médiapart, l’homme est souvent encensé sur les réseaux sociaux et parmi les jeunes journalistes comme un modèle en raison de ses investigations dans les affaires Karachi, Bettencourt et Cahuzac. Pourtant, c’est également lui qui déclara à Caroline Fourest, désinformatrice en chef sur le sujet, une grossière contre-vérité: selon lui (à 40′), il serait absurde de « franchir le pas » et de faire référence au « Mossad » vis-à-vis des attentats du 11-Septembre.

Qu’il s’agisse d’une profonde méconnaissance du dossier ou de malhonnêteté intellectuelle, le résultat est identique: Mediapart continue, cinq ans après sa création, de faire totalement l’impasse sur la connexion israélienne avérée du 11-Septembre.

CRIF

Voici ce que rapportait Marc Hecker dans son ouvrage intitulé « La défense des intérêts de l’Etat d’Israël en France », à propos du CRIF, du journal Le Monde et de l’affaire -édulcorée par France2- des agents secrets israéliens déguisés en étudiants en art.

crif

Roger Cukierman, récemment revenu à la tête du CRIF, reprocha en substance à Jean-Marie Colombani d’avoir évoqué l’affaire malgré les infinies précautions sémantiques utilisées alors par le journaliste Sylvain Cypel. Le sujet fut pourtant largement aseptisé par Le Monde: cela n’empêcha pas le dirigeant du CRIF de faire connaître sa désapprobation. Pour cause: à l’instar de son fils Edouard, Roger Cukierman est membre du conseil d’administration qui gère –via le mystérieux Boaz Harel– ICTS, la compagnie aérienne de sécurité israélienne impliquée dans ces évènements puisqu’elle laissa passer les présumés pirates de l’air du 11-Septembre.

REOPEN911

Depuis plusieurs semaines, l’association Reopen911, partisane d’une réouverture de l’enquête sur le 11-Septembre, est pointée du doigt par certains de ses membres en raison d’une pratique curieuse: la censure tacite de la connexion israélienne. Je fus contacté par plusieurs personnes, plus ou moins proches du conseil d’administration de Reopen911, et j’ai ainsi découvert les manoeuvres ahurissantes, teintées de sophisme et de mauvaise foi, à propos du sujet en général et de mon ouvrage Israël et le 11-septembre en particulier. Je reviendrai prochainement dans un article spécial à ce propos. Ce papier intéressera les citoyens toujours soucieux de démystifier le 11-Septembre et qui considéraient, jusqu’à présent, Reopen911 comme une source fiable d’informations sur la question. Les éléments recueillis en ma possession suggèrent qu’il n’en est rien.

*********************************

Mon ouvrage est en cours d’édition papier et de traduction (anglais, arabe).

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Si vous souhaitez soutenir sa diffusion ou simplement découvrir le sujet à travers des faits étayés et sourcés, il est disponible en PDF via ce lien sécurisé.

Comme l’exprima avec éloquence le conteur et militant pro-palestinien Patrick Willis, le 11-Septembre demeure un « examen de passage » pour jauger du courage et de l’honnêteté en politique.

A chacun de prendre position, en toute connaissance de cause.

Post-Scriptum

* L’interview de Richard Gage est également disponible dans une version sous-titrée, contextualisée par l’auteur de ces lignes et remixée sur le site de la Télé Libre.

* Lors de ma brève collaboration avec Bakchich, j’avais constaté, auprès de son directeur Nicolas Beau, la même volonté d’évitement de toute remise en question du 11-Septembre. Seul un ami de l’équipe dirigeante, le grand reporter Eric Laurent, pouvait intervenir sur le site afin de semer le doute sur la version officielle dans une perspective étroite visant à impliquer uniquement le régime saoudien. Plus subtil, le directeur de la Télé Libre, John-Paul Lepers, acceptait ouvertement de contester avec pugnacité la version officielle des attentats à la seule condition que l’angle israélien ne soit jamais abordé. L’ex-journaliste du Vrai Journal de Canal+ m’affirmait devenir « touchy » dès que ce thème était évoqué devant lui. Quand j’ai indiqué, fin 2009, au collectif de la Télé Libre -dans lequel venait de se greffer un proche de Caroline Fourest et Mohamed Sifaoui- mon intention de travailler sur la question opaque des délits d’initiés relatifs au 11-Septembre, John-Paul Lepers avait alors feint de s’indigner avec ironie, en s’exclamant : « Ah non! Pas un sujet sur les juifs de Wall Street ! ». Quand je lui fis remarquer que la variété des spéculateurs boursiers concernés débordait largement du cadre restreint de la communauté financière new-yorkaise, l’homme qui passe pour un trublion des médias français n’en a eu cure. Pour John-Paul Lepers, enquêter sur la question revenait curieusement à prêter le flanc à de futures accusations d’antisémitisme.

* Outre un prochain article consacré à la censure tacite de Reopen911, je reviendrai aussi en détail sur les coulisses de la pseudo-enquête du CFJ sur le 11-Septembre, publiée en 2009 sur Rue89 et supervisée par Christophe Deloire, l’actuel patron de Reporters sans frontières.

* Malgré une promotion plutôt favorable sur les sites alternatifs d’information et les réseaux sociaux, le silence médiatique autour de mon ouvrage continue, cinq mois après sa publication. Même discrétion auprès de la mouvance pro-israélienne de l’Hexagone, d’ordinaire réactive et irritable sur la question. Le site Street Press, dirigé par un ancien membre du média ultra-sioniste Proche-orient.info, m’avait contacté pour évoquer le sujet sans avoir pourtant pris la peine de lire mon e-book. A l’inverse, une critique de mon ouvrage, élogieuse et formulée à partir de l’analyse de son contenu, est récemment parue sur le site du Réseau Voltaire.

Source: http://hichamhamza.wordpress.com/2013/07/25/decouvrez-le-sujet-qui-derange-france2-mediapart-le-crif-et-reopen911/

Stratfor Files: Retour sur les opérations du Mossad – sabotage et crash du vol ET-409 Beyrouth/Addis Abeba

Publié par W, le 21 novembre 2012

Le 25 janvier 2010, un Boeing 737 de la compagnie Ethiopian airlines (vol ET-409 Beyrouth/Addis Abeba) s’est abîmé en mer quelques minutes après son décollage, en pleine tempête, de l’aéroport de Beyrouth, à 02h30 locales (00h30 GMT), avec 90 personnes à bord, dont 54 libanais. Aucun survivant n’a été retrouvé.

Un homme inspecte les débris du crash du vol ET-409 sur une plage de la côte libanaise, le 25 janvier 2010

Trois jours après le crash, les boites noires de l’appareil ont été localisées à environ 10 kilomètres à l’ouest de l’aéroport, selon le rapport final et officiel de l’enquête, le crash est dû à une erreur de pilotage, les conclusions de ce rapport ont été rejetées par la compagnie éthiopienne. La compagnie a affirmé dans un communiqué signé par son vice-président des opérations de vol, Desta Zeru et réalisé sur la base de témoins visuels, qu’un sabotage, foudre ou tirs pouvaient être à l’origine du crash, car l’avion s’est désintégrée en vol à cause d’une explosion.

Cette hypothèse est confirmée par un des emails de Stratfor – récupérés par les hackers d’Antisec et publiés par Wikileaks –, l’email avec l’ID 85813, échangé entre Antonia Colibasanu et le service des analyses de la société le 10 février 2010 révèle que les services de renseignement militaire libanais ont estimé que l’avion était sabotée par le Mossad, la source interrogée par Antonia Colibasanu (une source fiable et travaille pour les services de renseignement militaire libanais) a affirmé que le Mossad avait saboté l’avion pour assassiner le cousin de Hassan Nasrallah Hashim Saifeddine, car il croyait que ce dernier figurait parmi les passagers de l’avion.

Plus d’informations sur le crash de l’avion éthiopien et l’histoire de sabotage

Le document original du site Wikileaks est accessible ici.

Email-ID 85813
Date 2010-2-10 16:40:01
De colibasanu@stratfor.com
À analysts@stratfor.com
Listname mailto:analysts@stratfor.com

PUBLICATION: background/analysis

ATTRIBUTION: Source de STRATFOR

DESCRIPTION DE LA SOURCE: Renseignement militaire libanais

FIABILITÉ DE LA SOURCE: B

CREDIBILITÉ DE L’ELÉMENT: 3

DISTRIBUTION SUGGÉRÉ: analystes

GESTIONNAIRE DE SOURCE: Reva

** Il se passe quelques choses de plus ici que l’histoire d’erreur de pilotage. Cette source était fiable dans le passé.

L’analyse initiale de la boite noire récupérée du jet éthiopien n’a pas montré une erreur de pilotage, comme suggéré précédemment par les médias libanais. La communauté des services de renseignement libanais estime que l’avion a été sabotée par le Mossad. À son avis, c’était la première frappe dans la prochaine guerre entre Israël et le Hezbollah. Il dit que les israéliens ont agi selon une fausse croyance que le cousin de Hassan Nasrallah Hashim Saifeddine figurait parmi les passagers de l’avion.

Saifeddine est largement considéré comme le vrai homme numéro deux du Hezbollah. Ma source dit qu’il semble que les israéliens veulent se débarrasser des têtes du Hezbollah avant la guerre, afin qu’ils puissent perturber ses commandes et démoraliser ses subordonnés.

Les libanais sont confrontés à un dilemme. Ils ne peuvent pas admettre que la bombe a été plantée dans l’avion à l’aéroport de Beyrouth, car ça révèle l’ampleur du laxisme de la sécurité. Quand j’ai parlé à la source à ce sujet, il m’a rappelé le cas du crash d’Egyptair en Amérique du Nord en 1999. Les autorités égyptiennes n’ont pas permis aux États-Unis de révéler publiquement le résultat de l’enquête qui signalait un crash suicidaire du pilote Al-Battuti.

31 octobre 1999 : vol 990 Egyptair, un Boeing 767 de la compagnie Egyptair s’abîme en mer au large de la côte est des États-Unis avec 217 personnes à bord. Peu après le décollage de New York, le deuxième copilote demande avec insistance à remplacer le premier copilote avant l’heure prévue puis, peu après, le commandant de bord l’aurait laissé seul au poste de pilotage. Ce dernier aurait alors volontairement coupé le pilote automatique et prononcé plusieurs fois « I rely on God (je m’en remets à Dieu) ». Lorsque le commandant de bord parvient enfin à revenir dans le cockpit, il rattrape l’appareil qui descendait en piqué, mais le copilote avait coupé les moteurs. Le Boeing fait une chute de 33 000 pieds (environ 10 000 m) en 83 secondes puis est pulvérisé à la surface de la mer. Il n’y a pas de survivant. Un défaut des rivets de la gouverne de profondeur est attesté (des modifications ont dû être réalisées sur plusieurs appareils en service) mais il n’expliquerait pas tout. L’hypothèse du suicide du copilote est retenue par le bureau américain d’enquête et contestée par la partie égyptienne. Ce suicide pourrait être lié à l’interdiction pour le copilote de retourner à nouveau aux États Unis, interdiction prononcée la veille par le chef pilote à la suite d’une affaire de mœurs, la frustration du copilote de n’avoir jamais été promu commandant de bord à quelques mois de sa fin de carrière est également avancée.

Wikipédia

L’avion a explosé en vol. Une erreur de pilotage aurait provoqué une perte de l’équilibre et un crash en mer. Veuillez noter que le mot « une possible erreur de pilotage » a refait surface juste après que le ministre de la santé parlait d’une explosion. Tard, il a dû émettre une clarification que l’explosion n’était pas nécessairement le résultat d’une action militaire. Notez qu’il a utilisé «nécessairement» alors qu’il pouvait simplement l’exclure. Le ministre de la santé a apparemment perdu son sang froid et a mentionné «explosion» quand un des proches des passagers provoquait des troubles et insistait de voir les corps des morts. Il leur a dit qu’il y avait pas de corps, mais seulement des morceaux de chair.

Source: https://operationleakspin.wordpress.com/2012/11/21/exclusif-the-gifiles-retour-sur-les-operations-du-mossad-sabotage-et-crash-du-vol-et-409-beyrouthaddis-abeba/

Et: https://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,16160.0.html

Republié par willsummer

Re: Quand un correspondant supérieur de la BBC dit: le Mossad est derrière le 11 septembre

Email-ID 2106146
Date 2010-10-19 01:04:59
From b.shaaban@mopa.gov.sy
To b.shaaban@mopa.gov.sy, fawazakhras@hotmail.com

Cher M. Fawaz, je vous remercie tant pour cet e-mail important. Je le distribuerai à ma liste de contacts. Avec mes respects et mes meilleurs voeux pour vous et votre famille,

Bouthaina Shaaban

Le 17 octobre 2010, 1:57 PM, fawaz akhras@hotmail.com a écrit:
Un message très intéressant avec des airs de vérité d’un correspondant supérieur de la BBC qui déclare en public que le Mossad est derrière les attaques du 11 septembre, l’on réalise que le monde change de plus en plus et de plus en plus de gens s’en rendent compte sauf dans « le pays de la liberté »! Nous avons besoin que de tels correspondants disent la vérité tout le temps. Dieu merci pour Internet et la Presse Libre.

http://www.youtube.com/watch?v=CDsW4DyyZvU [1]

Mes respects

FAWAZ

FAWAZ AKHRAS
Cardiologue d’intervention et de consultation
BUPA Cromwell Hospital
LONDON SW5 0TU
126 Harley Street
LONDON W1G 7JS
Tel.: +44 20 7935 2030
Fax:  +44 20 7935 2130

www.fawazakhras.com
[1] Liens: http://www.youtube.com/watch?v=CDsW4DyyZvU

Source: http://wikileaks.org/syria-files/docs/2106146_re-when-a-senior-bbc-correspondent-says-mossad-is-behind-the.html

Traduit depuis le web par willsummer

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