Les musulmans qui s’engagent dans le terrorisme islamiste sont comparables à des victimes de mind-control

mind_wikiLe mind-control, ou contrôle de la pensée, « est une théorie scientifique controversée selon laquelle les sujets humains peuvent être endoctrinés d’une manière qui cause « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment, et une perturbation des croyances et des affiliations. Dans ce contexte, le lavage de cerveau se réfère à la rééducation involontaire des croyances et des valeurs fondamentales » (wikipedia). Parler de mind-control dans le cas du terrorisme est tout à fait justifié, puisque l’individu qui commet un acte terroriste a toujours été victime d’un endoctrinement préalable qui le conduit à « une altération de l’autonomie, une incapacité à penser indépendamment » et que, dans d’autre cas, cet individu a aussi subi des tortures physiques ou psychiques pour accomplir un acte terroriste, ou même reçu des drogues qui ont « pour effet de limiter les capacités cognitives et discriminantes du sujet » (wikipedia). Le documentaire de Michael Tsarion évoque le mind-control comme remontant à des époques anciennes, comme la secte des Assassins qui, selon lui, est un culte basé sur l’utilisation du haschisch qui faisait disparaître chez les combattants tout sentiment de peur face à la mort.

Dans le phénomène du terrorisme radical, pour en revenir à l’époque moderne et à ce qui a pu être expérimenté par certains régimes totalitaires à partir du 20ème siècle, on retrouve dans le terrorisme actuel les mêmes techniques employées par les programmes secrets de mind-control, notamment le lavage de cerveau, la propagande, la torture et l’utilisation des drogues.

  • Pour ce qui est du lavage de cerveau, dont le but est « de supprimer la capacité d’analyse » (wikipedia), il apparaît évident à travers l’endoctrinement des individus. L’endoctrinement peut être rendu possible par le contact avec des recruteurs jihadistes, comme cela a été révélé dans les médias pour certains auteurs d’attentats, mais cela peut être aussi rendu possible à travers un endoctrinement des enfants et des adolescents, par exemple dans des écoles coraniques. En septembre 2016, on découvre qu’une mosquée en France « abritait en toute illégalité une école coranique » où « il y avait des risques d’endoctrinement » (FranceTVinfo). Mais la situation est bien plus dangereuse dans d’autres pays. On apprend, par exemple, au Pakistan, l’existence d’une école coranique où « la moitié des ministres et des commandants talibans ont été ses élèves » (Courrier Int., 01/10/2003). L’article n’est pas tout récent, mais cela montre bien les dangers et l’étendue que peut prendre l’endoctrinement, un endoctrinement fondé sur la propagande, comme dans le cas des enfants utilisés comme « bourreaux » par l’Etat Islamique (L’Express, 17/05/2016).
  • Pour ce qui est de la propagande, le terrorisme y a recours dans une même perspective de contrôle de l’esprit, ou mind-control, mais dans une dimension plus collective. Alors que l’endoctrinement vise des individus, la propagande s’adresse à des populations entières « en influençant et en modifiant l’attitude d’une population à l’égard d’une cause, d’une position ou d’un agenda politique précis » (wikipedia). Il peut y avoir un objectif de semer la peur au sein d’une population, ou bien un objectif de recrutement en incitant de jeunes européens à rejoindre les rangs de l’EI, en utilisant « des codes familiers aux Occidentaux » (L’Express, 02/10/2014) selon l’analyse d’un politologue et postant des selfies avec des chats. Cette propagande renforce le phénomène de mind-control et elle se propage d’autant plus facilement que nous vivons dans des sociétés connectées en permanence à Internet et aux réseaux sociaux.
  • Pour ce qui est de la torture, celle-ci a largement été utilisée par les groupes terroristes pour contrôler et faire peur à la population, que ce soit à l’égard des prisonniers, des otages, ou même utilisée contre les « déserteurs » de ces groupes terroristes (Sputnik News, 11/05/2016). Le contrôle mental repose ici sur le phénomène de peur et de dissuasion, en montrant le sort réservé à ceux qui désertent un groupe terroriste. La torture est subie par des individus, mais a une dimension collective, car elle a pour but de mieux contrôler le reste de la population ou le reste du groupe terroriste. La torture est un outil de mind-control à part entière.
  • Pour ce qui est de l’utilisation de drogues, il apparaît que « le Captagon, drogue euphorisante, voire déshumanisante, apparaît être de plus en plus utilisée dans les rangs des jihadistes et des candidats aux attentats-suicides » a été retrouvé « dans différents lieux où ont habité Salah Abdeslam […] et certains de ses complices » et dont les assaillants du Bataclan semblaient également présenter les symptômes (RFI, 17/11/2015). Si l’on ne peut nier qu’un terroriste soit un criminel quand il tue d’autres individus, il faudrait parallèlement dire qu’il est aussi dans certains cas victime de mind-control, si le fait qu’il ait agi de manière déshumanisée et sans peur de la mort a été préalablement conditionné, par exemple, par l’usage d’une drogue administrée volontairement et parfois sans qu’il ait lui-même eu conscience de l’administration de cette drogue. Cela change la nature du problème. Ce n’est plus seulement un problème de terrorisme, c’est un problème plus large qui concerne aussi la manipulation de ces individus, des actes qui n’auraient peut-être pas été commis sans l’effet de ces drogues. De la même manière, l’usage de la méfloquine sur des prisonniers de Guantanamo a été dénoncé sur des forums complotistes comme pouvant relever d’une expérimentation de mind-control, la méfloquine ayant « des effets qui vont de la dépression et l’anxiété, à la psychose et même au suicide » (AlJazeera, 20/08/2013)

Si des musulmans engagés dans le terrorisme sont directement ou indirectement victimes de mind-control, l’émancipation est toujours possible en revenant justement à ces « croyances et valeurs fondamentales » qui ont été détruites dans l’esprit de ces personnes. Les valeurs fondamentales, ce sont ces valeurs avec lesquelles l’individu a grandi et qui peuvent être, par exemple, les croyances religieuses. La valeur fondamentale d’une religion, c’est la vie. Toutes les mythologies et les religions se fondent sur les origines de la vie et donnent un sens à l’existence du monde. C’est pourquoi tout mouvement terroriste qui se réclame d’une religion est en contradiction avec cette valeur fondamentale qui prône la vie. Des terroristes qui revendiquent la mort des victimes d’un attentat, par exemple, ont rompu avec cette valeur fondamentale qui accordait la plus grande importance à la vie. Ce n’est pas ce qui leur a été inculqué depuis leur enfance, donc à ce stade, il y a bien eu une altération de leur pensée, pour qu’ils arrivent à un stade où la mort est devenue pour eux plus importante que le phénomène de la vie. C’est un stade où ils ne discernent plus le bien du mal.

Pour revenir aux valeurs fondamentales, les individus engagés dans le terrorisme doivent faire la différence entre les valeurs fondamentales de vie et une idéologie qui repose sur le fondement de la mort. En tant qu’être vivant, il n’y a rien de naturel que quelqu’un soit tenté par un acte suicidaire ou souhaite se donner la mort au nom d’une cause terroriste. Vouloir sa propre mort n’a rien de naturel, car tout ce qui existe sur terre depuis des millions d’années est fait d’êtres vivants qui luttent au contraire pour vivre. Le terrorisme est placé sous le signe de la mort, il est donc à l’opposé de toutes les valeurs qui régissent la vie. Mais pour que cette distinction soit de nouveau possible, il faut arriver à émanciper ces individus de leurs pensées radicales qui sont venues se substituer à leur personnalité antérieure. Selon Noam Chomsky, « l’être humain doit être autonome et avoir l’esprit critique pour ne pas se faire manipuler » (wikipedia). Autrement dit, cette émancipation de l’esprit désigne aussi ce que l’on appelle aujourd’hui par le terme de « déradicalisation » en ce qui concerne les terroristes. La déradicalisation désigne ce fait d’émanciper l’esprit du jihadiste en lui rendant sa liberté de pensée qui avait été altérée par une manipulation ou un endoctrinement extérieurs aux valeurs fondamentales sur lesquelles s’était contruit l’individu. Le terrorisme a remplacé la valeur fondamentale de vie par la valeur fondamentale de mort. Dans cette inversion des valeurs, le terroriste ou le jihadiste dont le discernement est manipulé ne peut aller que vers son auto-destruction dans la négation la plus totale des valeurs qui régissent le vivant.

Peut-être que la déradicalisation donne l’impression d’échouer aujourd’hui en France, parce que l’on ne se questionne pas assez sur ces valeurs fondamentales. Un discours moralisateur ou des vidéos construites comme des messages publicitaires, manquant de clarté et jouant sur l’émotion, reprenant même parfois les codes de la propagande jihadiste, ne seront jamais la réponse au problème. Il faut donner à ces personnes les clés pour émanciper leur esprit et les aider à comprendre qu’il y a eu des formes de manipulation de la pensée, comparables à ce qu’ont vécu les victimes de MK-Ultra dans les programmes secrets de la CIA des années 1950 à 1970, comparables aussi à ce qui a été expérimenté par les scientifiques allemands pendant la 2ème guerre mondiale, notamment « des expériences concernant les psychotropes ainsi que les expériences cliniques sur des êtres humains in vivo » (wikipedia). Si les terroristes ou les jihadistes arrivaient à prendre suffisamment de distance pour comprendre la manipulation dont ils ont pu être victimes, peut-être que la plupart d’entre eux renonceraient au terrorisme.

CC-BY-SA

Sources:

Mind-control: https://en.wikipedia.org/wiki/Mind_control

Manipulation mentale, émancipation: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#.C3.89mancipation

Manipulation mentale, techniques: https://fr.wikipedia.org/wiki/Manipulation_mentale#Techniques

Lavage de cerveau: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lavage_de_cerveau

Propagande: https://en.wikipedia.org/wiki/Propaganda

Projet MK-Ultra: https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_MK-Ultra

Contrôle de masse et futur de l’humanité, Michael Tsarion (documentaire): https://www.youtube.com/watch?v=h7POcUyTtd0

Le Captagon, la drogue des terroristes: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151117-attentats-captagon-drogue-terroristes-kamikaze-syrie

Un médicament contre le paludisme surdosé sur les prisonniers de Guantanamo Bay? http://america.aljazeera.com/articles/2013/8/20/powerful-drug-overusedongitmoprisoners.html

Les militants islamiques sont-ils victimes de MK-Ultra? https://forum.davidicke.com/showthread.php?t=189281

Enfants français, bourreaux de Daech: « Un défi adressé à l’Occident » http://www.lexpress.fr/actualite/societe/enfants-francais-bourreaux-de-daech-un-defi-adresse-a-l-occident_1792840.html

« Daech mise sur nos faiblesses » http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/daech-mise-sur-nos-faiblesses_1603400.html

Des dizaines de « déserteurs » enterrés vivants par Daech en Irak https://fr.sputniknews.com/international/201605111024918150-daech-deserteurs-executions/

Campagne du gouvernement français: « Stop Djihadisme » https://youtu.be/ke3i9-7kkQM

Lutte contre le terrorisme: une école coranique clandestine découverte http://www.francetvinfo.fr/france/lutte-contre-le-terrorisme-une-ecole-coranique-clandestine-decouverte_1805219.html

L’écheveau afghan. L’école coranique qui a formé les chefs fondamentalistes http://www.courrierinternational.com/article/2001/10/11/l-ecole-coranique-qui-a-forme-les-chefs-fondamentalistes

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Quand Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad, répondait aux questions sur les combattants rebelles syriens traités dans des hôpitaux israéliens

 

capture-decran-2016-12-29-a-18-17-01Une vidéo mise en ligne sur youtube en juin 2016 (et qui est bien authentique) montre Efraim Halevy — « avocat et expert du renseignement israélien [qui] a été le neuvième directeur du Mossad et le 4ème chef du Conseil de sécurité nationale israélien » d’après le descriptif —, interviewé par le journaliste Mehdi Hasan de l’émission UpFront (AlJazeera, émission du 31/05/2016) qui pose en anglais la question suivante, parmi d’autres questions sur la situation en Syrie:

« Il y a eu des rapports établissant qu’Israël traite des combattants rebelles syriens blessés dans des hôpitaux à la frontière, y compris des combattants du front Nosra, qui est bien sûr la branche syrienne d’al-Qaïda. Est-ce que ces rapports vous inquiètent, qu’Israël aide des combattants blessés, alliés d’al-Qaïda?

Voici la réponse d’Efraim Halevy:

« Comme je l’ai dit avant, c’est toujours utile de traiter avec vos ennemis d’une manière humaine. Je pense que, quand on a des gens qui sont blessés, vous traitez avec eux de manière humaine, la considération de les ramener à l’intérieur n’est pas seulement de savoir si c’est politiquement utile, ou…

Le journaliste:

« C’est purement humanitaire, dites-vous. Il n’y a pas de stratégie tactique ou politique?

Efraim Halevy:

Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas de tactique. J’ai dit que la considération principale, la considération immédiate, est humaine.

Le journaliste:

Mais les problèmes tactiques impliqués, vous savez mieux que moi l’expression du « contre-coup ». Vous ne pensez pas qu’il y aura un contre-coup contre Israël, si vous vous mettez dans le même lit que le front Nosra?

Efraim Halevy:

Je ne pense pas. Je ne pense pas qu’il y aura un contre-coup.

Le journaliste:

Pourquoi?

Efraim Halevy:

Parce que je pense, malheureusement, que les règles du jeu en Syrie sont telles que vous pouvez y faire des choses qui ne sont pas possibles ailleurs.

Le journaliste:

Traiteriez-vous aussi des combattants du Hezbollah?

Efraim Halevy:

Non.

Le journaliste:

Je ne veux pas contredire ce que vous disiez quelques minutes plus tôt, de traiter humainement vos ennemis.

Efraim Halevy:

Non, je pense que les combattants du Hezbollah, avec eux, nous avons une situation différente, car le Hezbollah a mené des actions contre nous. […] Al-Qaïda n’a pas attaqué Israël jusqu’à présent.

Le journaliste:

Ils ont attaqué votre allié n°1, protecteur et sponsor, les Etats-Unis, il y a une « guerre contre le terrorisme » depuis 15 ans.

Efraim Halevy:

Tout d’abord, quand il s’agit de combattre al-Qaïda, dans le renseignement et d’autres domaines, oui, nous sommes ensemble avec les Etats-Unis dans toutes ces choses. Mais Israël n’a pas été spécifiquement la cible d’al-Qaïda, et ainsi, c’est une situation différente de celle que nous avons avec le Hezbollah.

Le descriptif de la vidéo sur youtube comporte néanmoins une erreur, car le sous-titre dit: « Efraim Halevy a admis qu’Israël traite des combattants d’ISIS blessés dans des hôpitaux israéliens ». En fait, le nom d’ISIS (ou de l’Etat Islamique) n’est pas mentionné dans la vidéo en anglais. Le spécialiste israélien ne parle à aucun moment de l’Etat Islamique. Le nom mentionné est Nosra, allié d’al-Qaïda. Donc il y a une nuance, même si sur le fond, il s’agit bien de groupes terroristes dans les deux cas. Dans l’interview d’origine, Efraim Halevy mentionne aussi à la fin de l’interview le lien du Hezbollah à l’Iran.

Voir l’extrait de la vidéo: https://youtu.be/dDtD_Ws2Z64

Voir la vidéo intégrale: « L’ancien chef du Mossad sur l’aide médicale israélienne au front al-Nosra » http://www.aljazeera.com/programmes/upfront/2016/05/mossad-head-israel-medical-aid-al-nusra-front-160531081744269.html

D’autres interviews d’Efraim Halevy sur Al-Jazeera: http://www.aljazeera.com/Search/?q=efraim%20halevy

Syrie: L’étrange arrangement entre l’armée israélienne et les groupes terroristes http://arretsurinfo.ch/syrie-letrange-arrangement-entre-larmee-israelienne-et-les-groupes-terroristes/

Les médias veulent centrer l’attention sur la Syrie, et pas le Yémen. Pourquoi?

70% de la population, soit près de 19 millions de personnes, ont besoin d’une assistance humanitaire au Yémen, comme l’explique cette vidéo

Medea Benjamin invitée sur RT pour parler du conflit au Yémen et de la responsabilité américaine

Les Etats-Unis sont-ils complices de la famine au Yémen, et la facilitent-ils? (16/12/2016)

Le carnage en Syrie fait la une de tous les médias. Mais un autre désastre humanitaire est en cours en ce moment au Yémen, et les Etats-Unis tiennent une partie directe des responsabilités. Depuis mars 2015, le Yémen a été attaqué par son voisin plus grand et allié des Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et ses alliés du golfe. Alors que la guerre de l’Arabie Saoudite semble sensiblement dirigée contre le groupe pro-iranien connu comme étant les houthis, cela ressemble de plus en plus à une guerre contre le peuple yéménite. Un blocage des ports les plus importants a coupé les approvisionnements en vivres, ainsi que les équipements médicaux nécessaires. La situation a atteint désormais un degré de famine, avec les jeunes subissant les conséquences de la souffrance. Selon de nouvelles données de l’Unicef, « au moins 462 000 enfants souffrent de malnutrition sévère », et des millions d’autres ayant besoin de soins complémentaires. Pendant ce temps, la campagne militaire saoudienne continue à faire la guerre en toute impunité, souvent avec l’assistance et les conseils de l’armée américaine. Environ 10 000 personnes ont été tuées depuis que le conflit a débuté l’année dernière, et des millions d’autres ont fui en tant que réfugiés. Malgré cela, les Etats-Unis ont continué à vendre des armes au gouvernement saoudien, faisant gagner des milliards de dollars pour le complexe militaro-industriel. Medea Benjamin, auteur du livre « Le Royaume de l’injuste, derrière la connection américano-saoudienne », rejoint le débat. (RT)

L’Arabie saoudite admet avoir utilisé au Yémen des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni

The Guardian, Rowena Mason and Ewen MacAskill, 19/12/2016

La confirmation par la coalition saoudienne accroît la pression sur le gouvernement britannique qui a refusé de limiter les ventes d’armes à Riyad

yemenL’Arabie saoudite a finalement admis avoir utilisé des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni contre les rebelles Houthi au Yémen, ce qui a accru la pression sur le gouvernement britannique qui a refusé à plusieurs reprises de limiter les ventes d’armes à Riyadh.

L’Arabie saoudite a indiqué qu’elle cesserait d’utiliser des bombes à sous-munitions fabriquées au Royaume-Uni et qu’elle avait informé le gouvernement britannique de cette décision.

Ahmed Asiri, un porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite au Yémen, a déclaré: « Il est devenu évident qu’il y a eu une utilisation limitée au Yémen de bombes à sous-munitions BL755 fabriquées au Royaume-Uni ».

La décision de cesser d’utiliser les bombes à fragmentation fait suite à une enquête interne saoudienne menée en discussion avec le Royaume-Uni. Les officiels saoudiens ont déclaré que cela n’avait été terminé que la semaine dernière.

L’admission est intervenue avant une déclaration du secrétaire de la défense britannique, Michael Fallon, admettant que les bombes à sous-munitions fournies par le Royaume-Uni avaient été utilisées par les forces dirigées par l’Arabie saoudite. Fallon a déclaré à la Chambre des communes qu’un «nombre limité» de munitions à fragmentation BL755 exportées du Royaume-Uni dans les années 1980 avaient été abandonnées par la coalition arabe.

Il a salué la confirmation par l’Arabie saoudite qu’elle n’utiliserait pas d’autres armes à sous-munitions BL755 et que les ventes de matériel militaire britannique à l’Arabie saoudite et à d’autres pays du Golfe seraient examinées.

Source: https://www.theguardian.com/world/2016/dec/19/saudi-arabia-admits-use-uk-made-cluster-bombs-yemen

Des bombes à fragmentation utilisées au Yémen par l’Arabie Saoudite, selon une étude https://www.theguardian.com/uk-news/2016/dec/18/uk-cluster-bombs-used-in-yemen-by-saudi-arabia-finds-research

Bachar al-Assad donne un nouvel entretien sur RT (sous-titres français)

Bachar al-Assad évoque le rôle des Etats-Unis et des pays occidentaux dans la crise syrienne, parle du sort des rebelles, et donne son avis sur l’élection de Donald Trump

L’hostilité entre Israël et l’Iran considérée comme une « menace à la sécurité régionale » dans un rapport du GCHQ

Reportage RT « Le renseignement britannique a espionné Israël »

Selon un rapport du GCHQ cité dans ce reportage, « les israéliens constituent une vraie menace à la sécurité régionale notamment à cause de la position du pays vis-à-vis de l’Iran. »

Espionnage des avions, d’Israël et de l’Autorité palestinienne : nouvelles révélations Snowden http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/12/07/espionnage-d-air-france-d-israel-et-de-l-autorite-palestinienne-ce-qu-apportent-les-nouvelles-revelations-snowden_5044727_4408996.html

Le Yémen, au centre de la guerre pour le pétrole, selon WikiLeaks

Communiqué WikiLeaks, 25 novembre 2016

Aujourd’hui, vendredi 25 novembre, WikiLeaks publie les Yemen Files.

Les Yemen Files sont une collection de plus de 500 documents de l’ambassade des États-Unis à Sanaa, au Yémen. Comprenant plus de 200 emails et 300 fichiers PDF, la collection détaille la correspondance et les documents officiels relatifs à l’Office of Military Cooperation (OMC) situé dans l’ambassade américaine. Cette collection d’étend sur une période allant de 2009 à la veille de la guerre au Yémen qui éclate sérieusement en mars 2015. Cette période couvre à la fois le mandat d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’État (2009-2013) et les deux premières années du mandat du secrétaire John Kerry.

Julian Assange a déclaré: « La guerre au Yémen a produit 3,15 millions de personnes déplacées en interne. Bien que le gouvernement des États-Unis ait fourni la plupart des bombes et soit profondément impliqué dans la conduite de la guerre elle-même, le reportage sur la guerre en anglais est manifestement rare.

Le Yémen est d’un intérêt stratégique significatif, car le Yémen contrôle un point d’étranglement étroit vers la mer Rouge et le canal de Suez par lesquels 11% du pétrole mondial passe chaque jour. En outre, le Yémen est à la frontière de l’Arabie saoudite (au nord) et de l’Oman (à l’est), et il a accès à la mer d’Arabie, à travers laquelle 20% du pétrole mondial passe depuis le détroit d’Ormuz (incluant le pétole saoudien et de l’Iran). L’Arabie Saoudite cherche à contrôler un port du Yémen afin d’éviter la contraction potentielle de ses expéditions de pétrole par l’Iran le long du détroit d’Ormuz ou par des pays qui peuvent contrôler son autre chemin d’expédition de pétrole le long de la mer Rouge.

Les Yemen Files offrent des preuves documentaires de l’armement, de la formation et du financement des forces yéménites par les États-Unis pendant les années qui ont précédé la guerre. Les documents révèlent, entre autres, l’acquisition de nombreux types d’armes: aéronefs, navires, véhicules, propositions pour le contrôle de la sécurité des frontières maritimes et l’achat par le Yémen de systèmes biométriques américains.

Une présence américaine est restée dans le pays jusqu’en février 2015, lorsque les États-Unis ont fermé leur ambassade en raison de l’agitation continue entre les différentes factions du pays. La guerre a éclaté un mois plus tard.

Source: https://wikileaks.org/yemen-files/

« Les drones fabriqués en Chine jouent un rôle plus important au Yémen qu’on ne le pensait auparavant »

sharurah-1

Mise à jour des Bases de données sur les drones

Sharurah, Arabie Saoudite

DroneCenter, 18/11/2016

Une image satellite du 31 octobre 2016 montre que plusieurs drones de frappe ont été déployés à l’aéroport régional de Sharurah dans la province de Najran, en Arabie Saoudite, près de la frontière avec le Yémen. L’image, qui a été accessible sur Google Earth, montre trois drones chinois de moyenne altitiude CAIG Wing Loong (également connu sous le nom Pterodactyl) destinés à la surveillance de longue endurance et aux frappes. L’image montre également de multiples avions habités, ainsi que de nouvelles constructions pour tenir compte de l’augmentation de la présence militaire. Les drones appartiennent probablement à l’armée saoudienne, bien que les Emirats arabes unis fassent aussi voler le Wing Loong et soient soupçonnés de faire opérer des drones à partir des bases aériennes saoudiennes. Le nombre de drones Wing Loong sur l’image suggère que les drones fabriqués en Chine jouent un rôle plus important dans la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite au Yémen qu’on ne le pensait auparavant.

Lire la suite: http://dronecenter.bard.edu/drone-bases-updates/

Source:

Sur le même sujet: Un drone Wing Loong écrasé au Yémen http://www.eastpendulum.com/drone-wing-loong-ecrase-yemen

« Le financement du terrorisme », le cas de la CIA et du Qatar (conférence-débat)

« Terrorisme, argent et services secrets : le cas de la CIA et du Qatar », par Maître Élie Hatem, Avocat à la Cour, enseignant à la Faculté Libre de Droit et d’Économie de Paris. (youtube)

Voir les autres extraits de la conférence: https://www.youtube.com/channel/UCoM2foCdexbxGoCwUA5_g-w/videos