« Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? »

Lech Walesa et George Bush père, en 1989Photo: Lech Walesa et George Bush père, saluant la foule à Gdansk, en Pologne, en 1989.

(*Note du blog: Pour resituer le contexte de cet article, Lech Walesa avait prévu de se rendre au Vénézuéla le 13 février 2009, mais suite à la décision d’Hugo Chavez, président de l’époque, son voyage a été annulé le 12 février, ainsi que les rencontres qui étaient prévues avec des militants de la société civile. Hugo Chavez avait auparavant considéré Lech Walesa comme « persona non grata » au Vénézuéla, en 2008)

Par Oscar Heck

Publié le jeudi 12 février 2009

Le commentariste de VHeadline, Oscar Heck, a écrit:

Lech Walesa a le culot de dire: « Est-ce que Chavez est fort s’il a peur de la vérité, ou s’il a peur de moi? Il n’est pas fort du tout, nous devrions le dire à nos collègues [au Vénézuéla]: n’ayez pas peur de lui, car c’est Chavez qui a peur. »

L’opposition violente du Vénézuéla a invité Lech Walesa à venir au Vénézuéla en soutien de leur « cause », mais comme nous le savons désormais Chavez a apparemment fait savoir que Lech Walesa, un agent du gouvernement US (CIA), lauréat du Prix Nobel de la Paix, et ancien leader syndical et président de la Pologne, soit ne sera pas autorisé à entrer au Vénézuéla ou alors il sera surveillé de très près.

C’est bon pour Chavez! Enfin, un leader mondial qui connaît la vérité sur les traîtres et les agents américains comme Lech Walesa, et agit sur cela sans se préoccuper de ce que disent les gens. Qui a peur de la vérité? Est-ce que Lech Walesa a peur d’être déshabillé?

Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? Je vais expliquer et apporter les preuves. Les pièces devraient bien s’ajuster ensemble.

Tout d’abord, nous allons commencer avec une organisation appelée la National Endowment for Democracy [Fondation Nationale pour la Démocratie] (en citant Wikipédia):

« La NED a été créée en 1983 par une loi du Congrès. Le Comité de la Chambre des Affaires Etrangères [House Foreign Affairs Committee] a proposé une législation pour fournir un financement initial de 31,3 millions de dollars à la NED, dans le cadre de la Loi d’Autorisation du Département d’Etat [State Department Authorization Act] (H.R. 2915). La NED fournit régulièrement des fonds pour les candidats de l’opposition aux élections dans les pays autres que les Etats-Unis. Selon Allen Weinstein, l’un des fondateurs de la NED, « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd’hui a été fait secrètement par la CIA il y a 25 ans » (Blum, L’Etat Voyou: Un guide de la seule superpuissance mondiale, 2000, 180p.)

La NED a principalement soutenu des candidats ayant des liens étroits avec l’armée et qui soutiennent les droits des entreprises américaines à investir dans ces pays avec un minimum de restrictions. La NED n’a pas soutenu les candidats qui s’opposent aux investissements des entreprises américaines ou qui promettent des restrictions sur les droits d’investissement des entreprises américaines.

Sur son site officiel, dans la section sur l’histoire [Origines], son lien avec la CIA est expliqué: « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, face aux menaces visant nos alliés démocratiques et sans aucun mécanisme pour canaliser l’assistance politique, les décideurs politiques américains ont eu recours à des moyens détournés, en voyant secrètement des conseillers, de l’équipement, et des fonds pour soutenir des journaux et des partis assiégés en Europe. Quand il a été révélé, à la fin des années 60, que certaines PVO [Private Voluntarily Organizations], organisations privées américaines, recevaient un financement clandestin de la CIA pour mener des batailles d’idées sur les forums internationaux, l’Administration Johnson a conclu qu’un tel financement devait cesser, en recommandant l’établissement d’un « mécanisme public-privé » pour financer des activités ouvertement à l’étranger. »

Il y a beaucoup plus de choses sur la NED dans Wikipédia et sur de nombreux autres sites internet, y compris dans les documents publics du gouvernement US, que l’on peut trouver en cherchant un peu. Fondamentalement, la NED avait été créée par Ronald Reagan pour « légitimiser » le financement subversif de la CIA à l’étranger. En lisant plus de choses sur la NED, on peut trouver que la NED infiltre beaucoup d’argent aux alliés des Etats-Unis à travers des organisations fictives comme l’Institut du Syndicat Libre [Free Trade Union Institute], une filiale de l’AFL-CIO [American Federation of Labor and Congress of Industrial Organizations, ou Fédération Américaine du Travail et Congrès des Organisations Industrielles], le Centre Américain pour la Solidarité Internationale du Travail [American Centre for International Labor Solidarity] (ACILS), le Centre pour l’Entreprise Privée Internationale [Center for International Private Enterprise] (CIPE), l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales [National Democratic Institute for International Affairs] (NDI), et l’Institut Républicain International [International Republican Institute] (IRI).

Certaines des organisations qui ont reçu un financement au Vénézuéla sont: la CTV [Confédération des Travailleurs du Vénézuéla] (Centrale Syndicale), Fedecamaras [Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production au Vénézuéla] (Fédération de chambres de commerce), toutes deux responsables d’avoir dirigé le coup d’Etat de 2002 et le sabotage de 2002-2003, Sumate [Rejoins-nous], une organisation anti-Chavez responsable de la publication de faux résultats d’élections en 2003 et 2004, et dont le leader, Maria Corina Machado, s’est assis avec George W. Bush, l’assassin, à la Maison Blanche, et Primero Justicia [Justice d’Abord], l’un des partis politiques d’opposition au Vénézuéla dirigé par Julio Borges.

(Vous pouvez rechercher tout cela en allant sur le site de la NED, en cliquant sur « subventions » et en allant à la « base de données des projets de démocratie » (*note du blog: la NED fournit également sur son site des moteurs de recherche thématiques: Democracy Research Guide et Democracy Resource Center). Ce que vous trouverez ici est une petite portion de ce que la NED finance effectivement. Beaucoup de choses sont maintenues secrètes et peuvent seulement, parfois, être obtenues par la Loi sur la Liberté de l’Information [Freedom Of Information Act], comme Eva Golinger et ses collègues l’ont fait pendant les 3-4 dernières années, en cherchant la vérité sur l’intervention subversive du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Vénézuéla.

Maintenant… au sujet de Lech Walesa et son lien à la NED.

Selon les informations que j’ai trouvé, M. Lech Walesa est ou était le président de NSZZ « Solidarité » [NSZZ Solidarnosc]. Selon le site de la NED, la NED a financé NSZZ Solidarité et quelques autres organisations orientées vers le « Travail » en Pologne. Voici quelques des nombreux exemples que vous pouvez trouver sur le site de la NED:

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: NSZZ Solidarity à l’étranger
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1991
Montant: $ 250,000
Résumé du Programme: Pour assister le Bureau de Coordination de NSZZ Solidarité à l’étranger, dans le maintien des contacts avec les syndicats à l’Ouest et pour la conduite des affaires de NSZZ Solidarité avec les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres].

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1993
Montant: $170,640
Résumé du Programme: Pour fournir un soutien pour les programmes de renforcement des institutions des sections de NSZZ Solidarnosc représentant les travailleurs dans les industries de la santé, des transports et de la construction, pour la formation des leaders de niveau intermédiaire dans les techniques d’organisation des travailleurs et dans le renforcement des capacités des structures nouvelles dans la représentation des travailleurs et dans le fournissement d’un leadership efficace.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Institute for Democracy in Eastern Europe (IDEE)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $340,000
Résumé du Programme: Pour assister le « Bureau de Coordination de Solidarnosc à l’étranger », basé à Bruxelles, l’Institut pour la Démocratie en Europe de l’Est et d’autres engagés dans le travail de soutien à l’intérieur de la Pologne.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Solidarity Social Fund
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Education; Médias et Publications
Subvention Accordée: 1990
Montant: $1,493,550
Résumé du Programme: Pour soutenir les sièges nationaux de Solidarité, les bureaux régionaux et son Centre d’Etudes Sociales et Professionnelles; pour assister Solidarité dans ses programmes de publications et d’éducation, et les programmes d’efforts personnels.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Economic Foundation of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $75,000
Résumé du Programme: Pour assister la Fondation Economique de NSZZ Solidarnosc en Pologne, qui soutient la réforme économique et fournit un soutien économique individuel et collectif aux membres de Solidarité qui luttent pour supporter les difficultés causées par la transition vers une économie orientée sur le marché.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Coordinating Office Abroad of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1992
Montant: $100,000
Résumé du Programme: Pour soutenir le Bureau de Coordination à l’étranger de NSZZ Solidarnosc à Bruxelles, en Belgique, pour aider Solidarnosc à réorganiser et renforcer ses structures (industrielles et régionales) dans le but de fonctionner de manière plus efficace et pour travailler avec les syndicats européens et les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] (ILO) et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres] (ICFTU).

La chose surprenante est que ce petit échantillon s’élève à plus de 2,4 millions de dollars sur une période comprise environ sur 2 ou 3 ans, ce qui était par coïncidence pendant les années où Lech Walesa était président de la Pologne (1990-1995).

De plus, Lech Walesa a gagné la Médaille de la Liberté de la National Endowment for Democracy, à Washington, en 1999, et la Médaille Présidentielle de la Liberté du Gouvernement Américain en 1989. Il a aussi remporté le Prix Nobel (de la Paix) en 1983, mais ainsi l’ont remporté d’autres traîtres, assassins et criminels qui travaillent pour l’intérêt de l’élite mondiale:

Albert Einstein, dont, « En 1939, l’émigré hongrois Leo Szilard, ayant échoué à susciter l’intérêt du gouvernement américain sur lui-même, a travaillé avec Einstein pour écrire une lettre au Président américain Franklin Delano Roosevelt, qu’Einstein a signé, exhortant le développement américain d’une telle arme. En août 1939, Roosevelt recevait la lettre d’Einstein-Szilard et il autorisa la recherche secrète dans l’exploitation de la fission nucléaire à des fins militaires »

et Menachem Begin, Henry A. Kissinger, Yitzhak Rabin, Shimon Peres, tous étant connus pour avoir été impliqués dans des massacres, et Kofi Annan, qui se tenait là et regardait et n’a absolument rien fait alors que les Etats-Unis et Israël étaient en train de massacrer (et massacrent encore) des milliers de gens innocents

et le 14ème Dalaï-Lama (Tenzin Gyatso), qui a serré la main et eu des sourires partagés avec l’assassin George W. Bush à la Maison Blanche.

Pour moi, quiconque sert la main et partage des sourires avec George W. Bush (ou son père ou ses alliés), au lieu de lui donner un coup dans les couilles et dans les dents comme il mérite au minimum, est un traître envers la race humaine et un complice dans le meurtre, un criminel de droit commun, et ceci inclut Joseph Alois Ratzinger, soit le Pape Benoît XVI, soit le représentant de Dieu sur terre.

Pourquoi Dieu aurait envoyé son représentant pour dîner et parler avec le Diable?

 Quelle arnaque. Voyons!

Lech Walesa a rencontré George Bush père, se serrant l’un et l’autre, et souriant ensemble. Je pense que l’image est claire maintenant que vous savez pourquoi Chavez a voulu empêcher Walesa d’entrer au Vénézuéla et s’il ose le faire il serait surveillé de très près. Le vénézuéla n’a pas besoin de participer ou de partager avec, ou d’obliger des gens comme Walesa, des traîtres et des « vendepatrias » (des vendeurs de leur propre nation et de leur peuple). Ce sont de dangereux criminels qui n’ont pas de coeur et qui sont prêts à vendre leurs propres mères pour le « puissant » dollar américain.

L’évidence parle d’elle-même, le lien entre la NED et Lech Walesa, et entre la NED et l’opposition vénézuélienne, et le lien entre la NED et la CIA sont tous clairs.

Viva Chavez!

Viva le Vénézuéla libre des vendepatrias, comme ces Vénézuéliens qui ont invité Lech Walesa au Vénézuéla. Des traîtres, des criminels.

Oscar Heck

Source: http://www.vheadline.com/readnews.asp?id=77643 (*note du blog: le lien originel de l’article n’est plus accessible, mais le texte est disponible sur le forum, dont le lien apparaît ci-dessous)

https://deeppoliticsforum.com/forums/showthread.php?774-Venezuela-says-no-to-CIA-s-Polish-puppet-Walesa

Publicités

WikiLeaks est un espoir pour changer le monde

Julian Assange

Les gens ont ressenti le besoin, à travers le monde, de soutenir WikiLeaks. Parce que nous citoyens, nous avons compris que leur but est de dénoncer la guerre dans le monde et d’aider la paix. Des réseaux se sont constitués et construits à travers le monde. Au lieu de les soutenir, les USA et des grands pays comme la Suède et le Royaume-Uni ont choisi de menacer la vie de ces personnes, qui luttent pour la paix. Le Royaume-Uni a autorisé l’extradition de Julian Assange, et Bradley Manning est lui-même déjà emprisonné et menacé de peine de mort dans un procès qui se passe dans des conditions totalement illégales et sans aucune transparence à l’égard des journalistes et du public.

WikiLeaks est pourtant une formidable chance pour les gouvernements de pouvoir changer leur politique. Au lieu de saisir cette chance, les gouvernements ont choisi de censurer WikiLeaks et de faire taire son fondateur, Julian Assange. Au lieu de voir l’opportunité pour le monde de pouvoir sortir des guerres, des crises et des conflits, le gouvernement américain a vu en WikiLeaks une menace à sa politique, sans comprendre que la politique de la guerre ne fait que ruiner le monde et que cette politique des Etats-Unis fait des milliers de morts chaque année. WikiLeaks a dénoncé cela, car ces guerres et ces crimes de guerre durent depuis trop longtemps. Il y a eu deux guerres mondiales en Europe, mais aujourd’hui, les guerres continuent et rien ne semble pouvoir les arrêter. WikiLeaks a dit ce que nous pensions tous, que les guerres sont injustes et que le peuple a droit à la vérité.

Nos démocraties occidentales ont oublié que le but premier de la construction européenne et de la construction de toute démocratie est de construire la paix. Mais si, aujourd’hui, la paix existe en Europe, pourquoi l’Europe soutient les efforts de guerre des Etats-Unis dans d’autres pays à travers le monde ? Pourquoi continue-t-on à tuer des civils ailleurs ? WikiLeaks est une chance de pouvoir mettre un terme définitif à toutes ces guerres grâce à une prise de conscience internationale. En montrant la corruption et l’entente des Etats, ils ont ouvert les yeux aux citoyens en prouvant que la guerre est voulue par les Etats dans le but de vendre des armes et de s’enrichir. WikiLeaks a dénoncé les failles du système. Ils ont montré d’où venait la guerre, et qui en était à l’origine. WikiLeaks a montré comment fonctionnait cette corruption internationale, contre laquelle personne n’ose s’opposer.

WikiLeaks a tendu la main vers les gouvernements pour leur dire : « Arrêtez ce système corrompu et construisez de vraies démocraties ». Il est peut-être encore temps de changer le monde, avant que la guerre le détruise à jamais. Il est peut-être encore temps de sauver des vies, en Syrie, en Egypte, ou ailleurs. Nous avons la chance d’avoir WikiLeaks pour porter ce message de paix international. Mais au lieu de voir ce message de paix et d’espoir, les gouvernements du monde ont réprimé WikiLeaks : ils ont ainsi fait taire tous les espoirs des hommes qui les soutenaient, ils ont fait taire le rêve de la paix universelle, ils ont fait taire le rêve de la fin de la guerre et de l’injustice. Ils ont fait taire la voix même de la vérité. Ils ont fait taire l’espoir qui naissait.

Le gouvernement américain qui accuse WikiLeaks d’espionnage et qui veut l’inculper pour terrorisme n’a rien compris au but de WikiLeaks : ils n’ont pas compris que leur but est d’aider les pays à vivre dans la paix. Les USA n’ont donc rien compris au sens de l’histoire, qui est d’élever l’humanité et de l’amener à se libérer de ce qui l’opprime. Les USA aujourd’hui veulent faire régresser l’humanité et nous rendre dépendants des armes, de l’injustice et de la guerre. Ils font vivre le monde  entier dans un état de guerre permanent.

Mais ce que nous continuerons de soutenir, c’est l’idée de la paix dans le monde et le droit de défendre des causes justes, comme les Droits de l’homme et la liberté d’expression, le droit à la vie et à la dignité humaine. Nous n’avons pas le droit de faire taire WikiLeaks. Les gouvernements n’ont pas le droit d’oublier WikiLeaks et de laisser dans un total abandon Julian Assange et Bradley Manning. Ils représentent l’espoir de pouvoir changer le monde.

Pour ce que ces valeurs représentent, pour nous et pour le futur, la paix sera nécessaire. Il faudra forcément remettre en cause les politiques étrangères des pays qui font la guerre et vendent des armes à des dictatures, comme c’est le cas de la Suède qui actuellement est un gros producteur en armement. Il faudra forcément que les gouvernements acceptent de se remettre en cause, de renoncer à la guerre, de renoncer à leur politique néfaste, et qu’ils choisissent de revenir vers les vraies valeurs qui sont la justice, la paix, la liberté.

WikiLeaks est une porte ouverte vers l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de fermer cette porte et de laisser le peuple dans l’obscurité. WikiLeaks est une porte sur l’avenir, mais des gouvernements ont choisi de nous priver de notre avenir et de nous confisquer les rêves de liberté. WikiLeaks est un espoir de pouvoir construire un monde meilleur et de sortir de cette logique infernale, qui provoque des guerres aux quatre coins du monde. Si nous ne sortons pas de cette logique de guerre, notre vie ne ressemblera plus à rien. WikiLeaks a été un flambeau dans l’obscurité de l’histoire du monde. Ils ont été une étincelle d’espoir. Nous ne pouvons pas renoncer à cet espoir de paix. Si nous voulons arrêter les guerres, c’est aujourd’hui qu’il faut agir et c’est aujourd’hui qu’il faut défendre Julian Assange et Bradley Manning. Nous ne les abandonnerons pas.

kimono

Texte CC BY-SA

Image: hateandanger

Mairead Maguire, Lauréate du Prix Nobel de la Paix, appelle à la justice pour Assange

Mairead Maguire à l’aéroport de Dublin, en juin 2010

Lundi 23 juillet 2012

The Peace People, 224 Lisburn Road, Belfast BT9 6GE, Irlande du Nord

Téléphone: 0044 (0) 28 9066 346

Courriel:  info@peacepeople.com

Site web:  www.peacepeople.com

Ainsi que le savent les citoyens inquiets du monde, le rédacteur-en-chef de WikiLeaks, Julian Assange, est actuellement à l’intérieur de l’ambassade équatorienne à Londres, où il est allé pour demander l’Asile Politique.

Je souhaite ajouter ma voix à celles de beaucoup de personnes de conscience, autour du monde, pour presser le Président Correa d’accorder l’asile politique à Julian Assange. Les Cours britanniques ont honteusement rejeté l’appel de M. Assange contre l’extradition en Suède, où il est requis pour répondre à un interrogatoire, accusé d’agression sexuelle (aucune charge criminelle n’a été retenue contre lui). M. Assange a dit qu’il était prêt à répondre à des questions relatives à des accusations pesant contre lui, mais que ce soit au Royaume-Uni.

Il a de bonnes raisons de ne pas vouloir être extradé vers la Suède, puisqu’il risque de se retrouver emprisonné et en isolement, et ensuite extradé vers une prison états-unienne. Les médias états-uniens ont rapporté que le Ministère de la Justice des États-Unis et le Pentagone conduisaient une enquête criminelle pour déterminer si « le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a violé des lois criminelles lors de la diffusion par le groupe de documents du gouvernement, incluant de possibles charges tombant sous l’ « Espionage Act ».

Le seul crime de M. Assange est d’avoir assez aimé les gens pour respecter leur droit à la vérité, d’avoir eu le courage et la bravoure de l’imprimer et ce faisant d’avoir embarrassé des gouvernements puissants.

La diffusion par WikiLeaks de milliers de câbles diplomatiques du Département d’État US, et de la séquence vidéo depuis un hélicoptère Apache d’un incident de 2007 où les militaires US semblent avoir délibérément tué des civils, dont deux employés de l’agence Reuters, ont révélé les crimes des USA contre l’Humanité.

Pour cette « vérité de parole », il a hérité de la colère du gouvernement US, et a été ciblé de la manière la plus vindicative (tout comme le soldat Bradley Manning). (Je soutiens le droit de WikiLeaks à publier des fuites d’informations, car c’est dans l’intérêt du public et de leur droit de savoir. WikiLeaks n’étaient pas les auteurs des fuites ni les lanceurs d’alerte, mais un média en ligne).

Beaucoup pensent qu’il y en a à de hauts postes, qui ne veulent pas seulement punir Assange pour les avoir exposés, mais comme avertissement à d’autres qui restent silencieux, et qui n’auront de cesse jusqu’à ce qu’Assange soit derrière des barreaux aux USA et il y a même des politiciens états-uniens qui ont mis la vie d’Assange sérieusement en danger en appelant à ce qu’il soit assassiné.

C’est ironique que les Droits Fondamentaux d’Assange aient été bafoués, alors qu’en tant que journaliste, il a travaillé pour les droits des peuples à la liberté de parole, et pour une presse libre. Les gouvernements australien, suédois et britannique ont la responsabilité de voir à ce que cet « homme de courage » soit traité correctement et avec équité, et qu’il lui soit permis de livrer son histoire au Royaume-Uni quand il peut prouver si les accusations incohérentes et contradictoires portées contre lui sont vraies ou fausses.

Nous, en tant que citoyens du monde, avons besoin de soutenir Julian Assange qui a essayé de protéger les innocents en exposant les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et ce sont eux qui doivent, un jour, répondre de leurs crimes. Il faut également garder à l’esprit que si Assange finit dans une prison états-unienne pendant longtemps, en danger grave pour sa vie, et peut-être même risquant la peine de mort, nous devons tous poser la question « À qui le tour? » et « Où vont la Liberté, les Droits de l’Homme et la Justice? »

Mairead Maguire (www.peacepeople.com) 17.7.2012
* Mairead Maguire a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 1976

À propos des Peace People, Belfast, Irlande du Nord

The Peace People est une organisation dévouée à la résolution non-violente des conflits.

Source: http://www.newsmaker.com.au/news/18293

Traduit depuis le web par willsummer

  • Creative Commons

    Ce blog est mis à disposition selon les termes de la Licence CC-BY-SA 4.0, sauf pour les contenus traduits depuis d'autres sites internet et qui restent la propriété des médias qui les ont publiés à l'origine.
  • Articles récents

  • Catégories

  • Archives

  • Publicités