Un commando israélien a assassiné un général syrien proche de Bachar al-Assad en 2008 – NSA leaks

RT, 16 juillet 2015

carte-de-syrie1Une unité du commando naval israélien a tiré et tué Muhammad Suleiman, un haut-conseiller militaire du président syrien Bachar al-Assad en 2008, selon un fichier divulgué de la National Security Agency, publié par The Intercept.

Suleiman a reçu une balle dans la tête et le cou, alors qu’il participait à un dîner dans sa villa dans la ville côtière syrienne de Tartous. Les commandos israéliens ont ensuite procédé à une fuite par la mer, indique le rapport, citant un document interne, qui a été obtenu à partir de la mine de fichiers divulgués par l’ancien contracteur de la NSA Edward Snowden.

Lire la suite: http://www.rt.com/news/273985-israel-mossad-syria-assassination-nsa/

Lire sur le Guardian: http://www.theguardian.com/world/2015/jul/15/nsa-reveals-israeli-commandos-killed-mahmoud-suleiman-syria?CMP=share_btn_tw

Relations NSA/Israël dans un nouveau document d’Edward Snowden

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L’argent, les armes et la surveillance: les États-Unis sont une partie clé de toute attaque israélienne

Par Glenn Greenwald, le 4 août 2014

[Extrait]

Un nouveau document top secret de la NSA, en date du 13 Avril 2013 et publié aujourd’hui par The Intercept, raconte que la « NSA entretient une relation technique et analytique de grande envergure avec l’Unité nationale israélienne SIGINT (ISNU) qui consiste au partage d’informations sur l’accès, l’interception, le ciblage, la langue, l’analyse et le reporting ».

Plus précisément, « cette relation SIGINT a été de plus en plus le catalyseur d’une relation d’intelligence plus large entre les Etats-Unis et Israël. » En outre, les « cyber-partenariats de la NSA se sont étendus au-delà de l’ISNU pour inclure le SOD [Special Operation Division] et le Mossad du Renseignement de la Défense Israélienne. »

En vertu de cette coopération élargie, les Américains et les Israéliens travaillent ensemble pour avoir accès à des «cibles géographiques [qui] comprennent les pays d’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe Persique, l’Asie du Sud, et les républiques islamiques de l’ex-Union soviétique. » Cela comprend également « une ligne de communications dédiées entre la NSA et l’ISNU [qui] permet l’échange de matière première, aussi bien que l’analyse quotidienne et la correspondance technique. »

La relation a fourni à Israël un large soutien à la fois pour le renseignement et la surveillance: « La partie israélienne bénéficie des avantages de l’accès géographique élargi à l’expertise cryptanalytique de classe mondiale de la NSA et à l’expertise en ingénierie de SIGINT, et elle gagne aussi un accès contrôlé à la technologie et aux équipements avancés américains à travers l’achat de logements et les ventes militaires à l’étranger. « Parmi les priorités d’Israël dans la coopération sont ce que la NSA appelle le « terrorisme palestinien ».

La coopération entre la NSA et l’ISNU a commencé il y a des décennies. Un accord top secret entre les deux agences datant de Juillet 1999 rappelle que le premier accord formel de partage du renseignement a été conclu en 1968 entre le président américain Lyndon Johnson et le Premier ministre israélien Levi Eshkol, et a commencé de manière informelle dans les années 1950. Mais la relation a rapidement augmenté dans la dernière décennie.

En 2003 et 2004, les Israéliens faisaient pression sur la NSA pour accepter une relation de partage de renseignement massivement élargi appelé « Gladiator. » Dans le cadre de ce processus, Israël voulait que les Américains paient des centaines de millions de dollars pour financer les activités israéliennes. Le projet d’entente spécifique « Gladiator » ne semble jamais avoir été consommé, avorté par les exigences israéliennes qui demandaient aux Etats-Unis de porter le coût total, mais les documents dans les archives Snowden relatifs à ces négociations contiennent ce qui semble être deux recettes pour un ou plusieurs paiements de $ 500,000 en espèces à des responsables israéliens à des fins non précisées.

Lire l’intégralité de l’article: https://firstlook.org/theintercept/2014/08/04/cash-weapons-surveillance/

Les données transmises par la NSA à Israël peuvent-elles mettre en danger la vie des gens qui militent pour la cause palestinienne?

Territoires PalestiniensL’affinité du gouvernement américain et de l’Etat d’Israël est connue de tout le monde, et de nombreux articles mentionnent dans la presse et dans les médias l’influence des lobbys israéliens dans la politique américaine, et notamment en ce qui concerne la politique étrangère au Moyen-Orient. Le lobby israélien aurait eu, par exemple, une influence dans la décision de Bush pour mener la guerre en Irak. Récemment, le journal Le Monde a aussi pointé dans un article du 12 septembre 2013 les liens particuliers entre les Etats-Unis et Israël, à savoir les liens entre la NSA et les services secrets israéliens: « La NSA aurait transmis des données à Israël« , peut-on lire comme titre. Le document original, transmis par Edward Snowden et publié sur le site du Guardian, met en évidence les accords passés entre la NSA et l’ISNU [Israeli SIGINT National Unit], une unité du renseignement israélien.

Si ce partage des données existe certainement avec d’autres pays partenaires de la NSA, comme c’est le cas en France, dont les services secrets ont « des liens extrêmement étroits noués » avec la NSA, on peut néanmoins se demander si le partage des informations avec l’Etat d’Israël ne pourrait pas constituer un danger évident pour les militants de la cause palestinienne, qu’ils vivent en Palestine ou bien dans d’autres pays à travers le monde. Est-ce que la NSA mesure véritablement le poids de ce partage des données avec Israël, un pays doté d’une armée puissante qui maltraite et brutalise le peuple palestinien? Comment être sûrs que les données transmises par la NSA à Israël ne seront pas utilisées contre l’intérêt des militants palestiniens et de la cause palestinienne? Comment être sûrs que ces informations ne seront pas utilisées pour censurer des militants, pour faire pression sur eux et sur leur entourage, pour discréditer leur combat ou porter atteinte à leurs droits?

Mais pour aller plus loin, imaginons, en France ou ailleurs, que des citoyens non-palestiniens également favorables à la cause palestinienne voient leurs données personnelles transmises par la NSA à destination des services secrets israéliens. Alors, ne pensez-vous pas que cela peut constituer un grave danger pour votre vie privée et pour la liberté d’expression? Sans le savoir, vous êtes peut-être fichés en Israël pour vos opinions en faveur de l’indépendance des Palestiniens. Vous serez alors peut-être considérés comme un « ennemi d’Israël », on cherchera peut-être à nuire à vos intérêts personnels et à vous empêcher de continuer votre combat politique pour ceux qui seront engagés activement dans la cause palestinienne. Bien sûr, ce n’est certainement pas le cas de tout le monde. Mais vous comprenez certainement que le danger est réel.

Il y a peut-être des choses que la NSA devrait prendre en compte dans le partage des informations avec d’autres pays: c’est que potentiellement, la NSA met en danger la vie de certains citoyens en divulguant toutes sortes de données personnelles, de tous genres et de toute nature. Au premier abord, certaines données semblent innocentes et sans importance. Mais si certaines données sur vos goûts, les lieux que vous fréquentez, les achats que vous effectuez, se retrouvent dans les mains de personnes peu scrupuleuses au sein des services secrets, alors on peut aussi imaginer que toutes ces informations peuvent servir à infiltrer votre entourage ou à vous nuire personnellement.

Les services secrets israéliens, notamment le Mossad, ont dans le passé organisé toutes sortes d’assassinats et de complots. C’est pourquoi il faut toujours rester vigilant sur la nature des informations partagées par la NSA. Les services secrets israéliens n’ont peut-être assassiner personne grâce à ces échanges d’informations, peut-être qu’il s’agissait juste de sécuriser le pays, mais on ne peut pas exclure le fait que cela est toujours possible, tant qu’il n’y a aucune preuve pour démontrer le contraire. Rappelez-vous, il y a quelques années, en 2008, l’assassinat d’Imad Mughniyeh, un assassinat qui a été attribué au Mossad israélien: est-ce que la NSA a joué un rôle dans son assassinat? La NSA a-t-elle aidé Israël à localiser ce terroriste qui était recherché aussi bien par les Etats-Unis, que par le Mossad? Personne ne pourra jamais vous le dire.

Mais qu’arrivera-t-il le jour où ces mêmes services secrets, qui prétendent lutter contre le terrorisme, s’attaqueront à votre propre vie, parce que vous défendez les palestiniens, parce que vous avez participé à une manifestation de soutien à la Palestine, ou parce que vous avez tenu des propos contre Israël, des propos qui auront eux-mêmes été enregistrés par la NSA? Beaucoup de gens disent naïvement: « Je n’ai aucun problème si la NSA stocke mes données. Je n’ai rien à me reprocher. » C’est une erreur de penser ainsi. Car vous ne savez pas quelles sortes de données sont stockées à votre sujet, et surtout, vous ne savez pas à qui la NSA revend ou avec qui elle partage ces données. C’est pourquoi tout le monde doit se sentir concerné par l’espionnage massif pratiqué par la NSA et ses partenaires, parce que tous, à un moment donné ou un autre de notre vie, nous pouvons être victimes de ce système.

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