Scandale d’espionnage en Pologne sur fond de crise ukrainienne

« On a fait une pipe aux Américains »: le chef de la diplomatie polonaise, Radosław Sikorski

Depuis le 15 juin 2014, comme le révèle Le Monde, un scandale d’écoutes bouleverse le gouvernement polonais, dont plusieurs ministres et le gouverneur de la Banque de Pologne. Les enregistrements sont divulgués par l’hebdomadaire polonais Wprost et mis en ligne dans des vidéos sur le compte du journal. Mais la phrase qui agite le plus les médias est celle qui a été prononcée par l’actuel ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, qui remet en cause l’alliance américano-polonaise.

Comme le rapporte Slate, dans son article du 23 juin:

«L’alliance américano-polonaise ne vaut rien. Elle est même nuisible, car elle crée un faux sentiment de sécurité. On va entrer en conflit avec les Allemands et les Russes, et on va penser tout va bien parce qu’on a taillé une pipe aux Américains. Des pigeons, on est vraiment des pigeons.»

Les médias russes se sont emparés de l’affaire d’espionnage et citent continuellement Sikorski, qui est devenu une sorte de « héros des médias en Russie », quand il s’agit de propagande anti-américaine, comme dans cet extrait de la Revue militaire cité par le média polonais RMF24:

Nouveauté du jour. Le Ministre polonais des Affaires étrangères Sikorski, oui le même Sikorski qui aime citer Brzezinski et faire peur à la Russie avec les forces de l’OTAN et se positionner contre le fait que le Kremlin puisse acquérir des Mistrals français (soutenant la ligne de la Maison Blanche) – s’avère un grand ennemi de cette même Maison Blanche – rapporte la Revue Militaire [ВОЕННОЕ ОБОЗРЕНИЕ, article du 23 juin 2014]. L’article qui se moque de Sikorski et s’intitule « La merde, la pipe et les pigeons » contient des citations pleines de vulgarité tirées de la conversation entendue du ministre avec [Jacek] Rostowski. (RMF24)

Si l’origine de ces écoutes semble inconnue, on peut malgré tout se demander si — en pleine crise ukrainienne — la fuite de ces enregistrements n’a pas été calculée d’avance et si elle n’a pas pour vocation de lancer un débat politique sur les liens de la Pologne, et plus largement ceux de l’Union Européenne, avec les Etats-Unis. En effet, les extraits — qui sont bien choisis et pertinents — auraient très bien pu être sélectionnés, prémédités par des personnes issues du gouvernement polonais ou d’un autre gouvernement, en vue de conduire à une nouvelle situation politique en Pologne. La Pologne est dans une situation délicate, puisqu’elle doit à la fois resituer sa position vis-à-vis des Etats-Unis qui pratiquent l’espionnage illégal sur les citoyens européens (dont les citoyens polonais), et elle doit aussi s’affirmer face à la Russie dans la crise ukrainienne.

Si certains pensent en Pologne que ces fuites d’enregistrements sonores pourraient provenir d’un gouvernement étranger, comme l’évoque le Washington Post, et en particulier des services secrets russes — « Des médias et des hommes politiques ont suggéré que l’enregistrement secret pourrait avoir été effectué par les services spéciaux russes, afin de déstabiliser la Pologne sur fond de crise russo-ukrainienne » (Le Monde, 19 juin 2014) —, on peut tout aussi bien penser qu’au contraire des personnalités politiques polonaises pourraient tout autant être impliquées dans ces fuites, car comme dans tout pays, il y a aussi des éléments de l’opposition qui sont insatisfaits de la politique actuelle en Pologne et qui souhaitent changer de gouvernement.

Et n’oublions pas que, dans un monde sur écoutes, — où les services secrets ont des capacités d’espionnage presque sans limites, où les agences de renseignement collaborent entre elles et partagent des milliers d’informations chaque jour, où certains responsables politiques sont constamment surveillés au nom de leur sécurité personnelle — quoi de plus facile que d’espionner les conversations d’un ministre et de divulguer à la presse ces enregistrements? Tout cela semblerait un jeu d’enfants pour des services secrets, même la NSA aurait pu être à l’origine de ce scandale d’écoutes en Pologne.

 

 

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La Pologne, un outil au service des Etats-Unis pour réformer la démocratie dans les anciens pays de l’Est

Europe de l'EstUn câble américain du 5 janvier 2010, publié sur le site Wikileaks (réf. 10WARSAW7), montre l’implication de la Pologne dans la transition et l’effort démocratique des anciens pays de l’Est. Le rôle des ONG y est notamment exposé. En 1999, avec l’entrée de la Pologne dans l’OTAN, ce sont les frontières géostratégiques de l’Europe qui se redessinent. C’est le renforcement de l’Occident et des Etats-Unis face à l’ancien ennemi de la Guerre froide, la Russie. Les câbles Wikileaks témoignent de l’effort constant et de la volonté continue des Etats-Unis d’étendre leur sphère d’influence sur l’Europe de l’Est, comme en Ukraine, ces dernières années. La Pologne apparaît ainsi comme un outil au service des Etats-Unis pour réformer la démocratie dans les anciennes républiques soviétiques.

(SBU: Sensible Mais Non-Classifié) RÉSUMÉ: Lors d’une réunion du 21 octobre, le vice-président, un groupe diversifié de représentants de la société civile polonaise, y compris des organisations actives dans la promotion de la transformation démocratique et l’autonomisation des femmes et des minorités, ont souligné les efforts de la Pologne pour partager son expérience de transformation réussie avec des pays en Europe de l’Est et dans le Caucase. Les participants ont souligné les forces uniques de la Pologne et les défis auxquels ils sont encore confrontés. Notant que la Pologne a bénéficié de l’aide du SEED et de l’USAID dans les années 1990, les participants ont déclaré que la Pologne souhaiterait l’assistance technique et l’expertise des États-Unis pour renforcer la capacité de la Pologne à fournir une aide au développement aux pays tiers. Ils ont exprimé leur confiance dans le fait que le partenariat américano-polonais – réunissant le savoir-faire et l’expérience de la Pologne avec les ressources et l’expertise de développement des États-Unis – soutiendrait les efforts pour renforcer les institutions et les processus démocratiques à l’est. Le vice-président a félicité la Pologne pour tout ce qui avait été accompli et a encouragé les Polonais à continuer de passer d’une pensée de ce que les États-Unis peuvent faire pour la Pologne à ce que les États-Unis peuvent faire avec la Pologne. Il a dit aux leaders de la société civile que la Pologne est un excellent exemple de transition réussie vers la démocratie, et les Polonais devraient avoir confiance en eux-mêmes pour délivrer des conseils. FIN DU RÉSUMÉ.

2. (U) PARTICIPANTS

Etats-Unis ————-
Le vice-président Biden
L’ambassadeur Feinstein [Lee A. Feinstein], ambassadeur américain en Pologne

Société civile polonaise ——————
Jolanta Kwasniewska, ancienne Première Dame de la Pologne et fondatrice de la Fondation Communication Sans Barrières
Bronislaw Misztal, Directeur Exécutif, Secrétariat Permanent de la Communauté des Démocraties
Eleonora Bergman, directrice de l’Institut Historique Juif
Jacek Michalowski, Directeur de programme, Fondation américano-polonaise pour la Liberté
Dorota Mitrus, Présidente de l’Institut Européen pour la Démocratie
Mirella Panek-Owsianska, Présidente du Forum des Entreprises Responsables
Paula Sawicka, Présidente de l’Association République Ouverte
Jacek Strzemieczny, Président du Centre pour l’Education de la Citoyenneté

Comme le souligne le câble Wikileaks, le vice-président américain « a souligné l’importance qu’il avait personnellement placé sur la Pologne en tant que sénateur des États-Unis, en particulier son leadership au Sénat pour l’adhésion de la Pologne à l’OTAN. » L’entrée de la Pologne dans l’OTAN apparaît bien comme faisant partie d’une stratégie américaine qui, dans la continuité de la Guerre froide, a cherché par tous les moyens à intégrer les anciens pays soviétiques et à contrer la puissance russe. Mais cela fait aussi partie d’une stratégie globale: les Etats-Unis semblent, en effet, intéressés par l’idée de dominer globalement, économiquement et politiquement, en Europe et dans le monde — un défi et un objectif pour les années à venir, comme le révèlent les paroles du vice-président Biden:

Une Europe « entière et libre » est l’une des deux bases de la construction d’un appareil de sécurité globale pour le 21ème siècle, et les pays d’Europe Centrale sont prêts à jouer un rôle de premier plan. (par. 3)

La Pologne apparaît également jouer un rôle dans le changement démocratique en Ukraine. Cette volonté des représentants polonais d’assister et d’aider les Etats-Unis est présentée comme une « obligation morale » par Jacek Michalowski, directeur de programme à la Fondation américano-polonaise pour la Liberté, qui travaille aujourd’hui au cabinet de la Présidence polonaise. Parce que les Etats-Unis ont aidé la Pologne à se libérer du communisme dans les années 80, les polonais se sentent « obligés » de continuer la bataille pour la démocratie dans les anciennes républiques soviétiques. Jacek Michalowski souligne aussi le rôle des ONG polonaises et il demande explicitement au vice-président américain d’encourager l’aide financière de ces ONG pour renforcer l’effort de transition en Europe de l’Est. Le paragraphe 6 du câble est plus précisément consacré à l’Ukraine. On apprend que:

Alors que les organisations polonaises font face à une rude concurrence pour les subventions et travaillent donc dur pour identifier des partenaires efficaces, ce n’est pas toujours facile, dit Michalowski. (par. 6)

Les protestations actuelles en Ukraine contre le gouvernement peuvent apparaître aujourd’hui comme le fruit d’efforts communs, ces dernières années, entre des groupes d’opposition et des ONG plus ou moins financées par les Etats-Unis, comme le démontre ce câble diplomatique. Les Etats-Unis se sont beaucoup impliqués pour obtenir un changement politique en Ukraine. Dorota Mitrus, présidente de l’Institut Européen pour la Démocratie, parle notamment du rôle de sa propre ONG pour organiser par exemple « des stages et des programmes d’échange pour les fonctionnaires du gouvernement ukrainien« . Si la Pologne a joué un rôle, d’autres pays ont certainement aussi joué un rôle dans la prise de contact et le renforcement des liens avec l’opposition ukrainienne. Ce câble n’offre qu’un petit aperçu des moyens mis en oeuvre par les Etats-Unis. De la même manière, le groupe des Femen présent en Ukraine a de fortes chances d’avoir été initié et soutenu par le gouvernement américain, dans le cadre de cette stratégie de réforme en Europe de l’Est. Ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine résulte donc de tout ce qui a été entrepris par les Etats-Unis pendant ces dernières années et par les efforts multiples qui ont accompagné les nombreuses prises de décision.

A la lumière de ce document diplomatique, on peut se demander, d’une part, où s’arrêtera la stratégie de démocratisation en Europe de l’Est. Le câble diplomatique cite les pays de l’Est et le Caucase, une région qui inclut la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Est-ce que les Etats-Unis vont ainsi continuer leurs programmes de démocratisation en ciblant ces pays, qui sont tous d’anciennes républiques soviétiques? C’est probablement ce à quoi on peut s’attendre pour les prochaines années. Ce sont les derniers actes de l’histoire de la Guerre froide, où les Etats-Unis vont symboliquement aux portes de la Russie comme s’ils s’emparaient des anciens territoires qui leur avaient été confisqués pendant le communisme. Les Etats-Unis ne cherchent pas seulement à apporter la démocratie dans ces pays, ils viennent aussi chercher une partie de leur orgueil perdu dans le passé face à l’empire communiste.

D’autre part, on peut aussi se demander si les guerres en Afghanistan et en Irak n’ont pas fait également partie, ces dernières années, de cette stratégie américaine qui a consisté à mettre en place des programmes pour la démocratie dans le but de contrer la Russie et d’affaiblir sa puissance. Si les programmes de démocratisation des pays de l’Est ont eu pour objectif d’amener les anciens pays soviétiques dans la sphère d’influence américaine, est-ce que les programmes de démocratisation au Moyen-Orient ont eu le même rôle? A savoir, les Etats-Unis ont-ils cherché avec les guerres au Moyen-Orient à étendre leur influence politique et idéologique dans le monde, par crainte de voir la Russie s’emparer de certaines richesses ou bien par crainte qu’elle puisse étendre son influence politique et idéologique? Ceci semble toujours évident, que derrière tout ce que les Etats-Unis nomment « programmes de démocratisation », se cache en fait la volonté de continuer une certaine forme de Guerre froide contre la Russie — une guerre à la fois politique, idéologique et stratégique.

Source: http://www.wikileaks.org/plusd/cables/10WARSAW7_a.html

« Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? »

Lech Walesa et George Bush père, en 1989Photo: Lech Walesa et George Bush père, saluant la foule à Gdansk, en Pologne, en 1989.

(*Note du blog: Pour resituer le contexte de cet article, Lech Walesa avait prévu de se rendre au Vénézuéla le 13 février 2009, mais suite à la décision d’Hugo Chavez, président de l’époque, son voyage a été annulé le 12 février, ainsi que les rencontres qui étaient prévues avec des militants de la société civile. Hugo Chavez avait auparavant considéré Lech Walesa comme « persona non grata » au Vénézuéla, en 2008)

Par Oscar Heck

Publié le jeudi 12 février 2009

Le commentariste de VHeadline, Oscar Heck, a écrit:

Lech Walesa a le culot de dire: « Est-ce que Chavez est fort s’il a peur de la vérité, ou s’il a peur de moi? Il n’est pas fort du tout, nous devrions le dire à nos collègues [au Vénézuéla]: n’ayez pas peur de lui, car c’est Chavez qui a peur. »

L’opposition violente du Vénézuéla a invité Lech Walesa à venir au Vénézuéla en soutien de leur « cause », mais comme nous le savons désormais Chavez a apparemment fait savoir que Lech Walesa, un agent du gouvernement US (CIA), lauréat du Prix Nobel de la Paix, et ancien leader syndical et président de la Pologne, soit ne sera pas autorisé à entrer au Vénézuéla ou alors il sera surveillé de très près.

C’est bon pour Chavez! Enfin, un leader mondial qui connaît la vérité sur les traîtres et les agents américains comme Lech Walesa, et agit sur cela sans se préoccuper de ce que disent les gens. Qui a peur de la vérité? Est-ce que Lech Walesa a peur d’être déshabillé?

Pourquoi je dis que Lech Walesa est un agent des Etats-Unis, ou de la CIA, et un traître? Je vais expliquer et apporter les preuves. Les pièces devraient bien s’ajuster ensemble.

Tout d’abord, nous allons commencer avec une organisation appelée la National Endowment for Democracy [Fondation Nationale pour la Démocratie] (en citant Wikipédia):

« La NED a été créée en 1983 par une loi du Congrès. Le Comité de la Chambre des Affaires Etrangères [House Foreign Affairs Committee] a proposé une législation pour fournir un financement initial de 31,3 millions de dollars à la NED, dans le cadre de la Loi d’Autorisation du Département d’Etat [State Department Authorization Act] (H.R. 2915). La NED fournit régulièrement des fonds pour les candidats de l’opposition aux élections dans les pays autres que les Etats-Unis. Selon Allen Weinstein, l’un des fondateurs de la NED, « Beaucoup de ce que nous [la NED] faisons aujourd’hui a été fait secrètement par la CIA il y a 25 ans » (Blum, L’Etat Voyou: Un guide de la seule superpuissance mondiale, 2000, 180p.)

La NED a principalement soutenu des candidats ayant des liens étroits avec l’armée et qui soutiennent les droits des entreprises américaines à investir dans ces pays avec un minimum de restrictions. La NED n’a pas soutenu les candidats qui s’opposent aux investissements des entreprises américaines ou qui promettent des restrictions sur les droits d’investissement des entreprises américaines.

Sur son site officiel, dans la section sur l’histoire [Origines], son lien avec la CIA est expliqué: « Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, face aux menaces visant nos alliés démocratiques et sans aucun mécanisme pour canaliser l’assistance politique, les décideurs politiques américains ont eu recours à des moyens détournés, en voyant secrètement des conseillers, de l’équipement, et des fonds pour soutenir des journaux et des partis assiégés en Europe. Quand il a été révélé, à la fin des années 60, que certaines PVO [Private Voluntarily Organizations], organisations privées américaines, recevaient un financement clandestin de la CIA pour mener des batailles d’idées sur les forums internationaux, l’Administration Johnson a conclu qu’un tel financement devait cesser, en recommandant l’établissement d’un « mécanisme public-privé » pour financer des activités ouvertement à l’étranger. »

Il y a beaucoup plus de choses sur la NED dans Wikipédia et sur de nombreux autres sites internet, y compris dans les documents publics du gouvernement US, que l’on peut trouver en cherchant un peu. Fondamentalement, la NED avait été créée par Ronald Reagan pour « légitimiser » le financement subversif de la CIA à l’étranger. En lisant plus de choses sur la NED, on peut trouver que la NED infiltre beaucoup d’argent aux alliés des Etats-Unis à travers des organisations fictives comme l’Institut du Syndicat Libre [Free Trade Union Institute], une filiale de l’AFL-CIO [American Federation of Labor and Congress of Industrial Organizations, ou Fédération Américaine du Travail et Congrès des Organisations Industrielles], le Centre Américain pour la Solidarité Internationale du Travail [American Centre for International Labor Solidarity] (ACILS), le Centre pour l’Entreprise Privée Internationale [Center for International Private Enterprise] (CIPE), l’Institut National Démocratique pour les Affaires Internationales [National Democratic Institute for International Affairs] (NDI), et l’Institut Républicain International [International Republican Institute] (IRI).

Certaines des organisations qui ont reçu un financement au Vénézuéla sont: la CTV [Confédération des Travailleurs du Vénézuéla] (Centrale Syndicale), Fedecamaras [Fédération de Chambres et Associations de Commerce et de Production au Vénézuéla] (Fédération de chambres de commerce), toutes deux responsables d’avoir dirigé le coup d’Etat de 2002 et le sabotage de 2002-2003, Sumate [Rejoins-nous], une organisation anti-Chavez responsable de la publication de faux résultats d’élections en 2003 et 2004, et dont le leader, Maria Corina Machado, s’est assis avec George W. Bush, l’assassin, à la Maison Blanche, et Primero Justicia [Justice d’Abord], l’un des partis politiques d’opposition au Vénézuéla dirigé par Julio Borges.

(Vous pouvez rechercher tout cela en allant sur le site de la NED, en cliquant sur « subventions » et en allant à la « base de données des projets de démocratie » (*note du blog: la NED fournit également sur son site des moteurs de recherche thématiques: Democracy Research Guide et Democracy Resource Center). Ce que vous trouverez ici est une petite portion de ce que la NED finance effectivement. Beaucoup de choses sont maintenues secrètes et peuvent seulement, parfois, être obtenues par la Loi sur la Liberté de l’Information [Freedom Of Information Act], comme Eva Golinger et ses collègues l’ont fait pendant les 3-4 dernières années, en cherchant la vérité sur l’intervention subversive du gouvernement américain dans les affaires intérieures du Vénézuéla.

Maintenant… au sujet de Lech Walesa et son lien à la NED.

Selon les informations que j’ai trouvé, M. Lech Walesa est ou était le président de NSZZ « Solidarité » [NSZZ Solidarnosc]. Selon le site de la NED, la NED a financé NSZZ Solidarité et quelques autres organisations orientées vers le « Travail » en Pologne. Voici quelques des nombreux exemples que vous pouvez trouver sur le site de la NED:

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: NSZZ Solidarity à l’étranger
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1991
Montant: $ 250,000
Résumé du Programme: Pour assister le Bureau de Coordination de NSZZ Solidarité à l’étranger, dans le maintien des contacts avec les syndicats à l’Ouest et pour la conduite des affaires de NSZZ Solidarité avec les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres].

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1993
Montant: $170,640
Résumé du Programme: Pour fournir un soutien pour les programmes de renforcement des institutions des sections de NSZZ Solidarnosc représentant les travailleurs dans les industries de la santé, des transports et de la construction, pour la formation des leaders de niveau intermédiaire dans les techniques d’organisation des travailleurs et dans le renforcement des capacités des structures nouvelles dans la représentation des travailleurs et dans le fournissement d’un leadership efficace.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Institute for Democracy in Eastern Europe (IDEE)
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $340,000
Résumé du Programme: Pour assister le « Bureau de Coordination de Solidarnosc à l’étranger », basé à Bruxelles, l’Institut pour la Démocratie en Europe de l’Est et d’autres engagés dans le travail de soutien à l’intérieur de la Pologne.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Solidarity Social Fund
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Education; Médias et Publications
Subvention Accordée: 1990
Montant: $1,493,550
Résumé du Programme: Pour soutenir les sièges nationaux de Solidarité, les bureaux régionaux et son Centre d’Etudes Sociales et Professionnelles; pour assister Solidarité dans ses programmes de publications et d’éducation, et les programmes d’efforts personnels.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Economic Foundation of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1990
Montant: $75,000
Résumé du Programme: Pour assister la Fondation Economique de NSZZ Solidarnosc en Pologne, qui soutient la réforme économique et fournit un soutien économique individuel et collectif aux membres de Solidarité qui luttent pour supporter les difficultés causées par la transition vers une économie orientée sur le marché.

Donateur: NATIONAL ENDOWMENT FOR DEMOCRACY (NED)
Bénéficiaire: Free Trade Union Institute (FTUI)
Sous-bénéficaire: Coordinating Office Abroad of NSZZ Solidarnosc
Pays: Pologne
Région: Europe Centrale et de l’Est
Sujet(s): Travail
Subvention Accordée: 1992
Montant: $100,000
Résumé du Programme: Pour soutenir le Bureau de Coordination à l’étranger de NSZZ Solidarnosc à Bruxelles, en Belgique, pour aider Solidarnosc à réorganiser et renforcer ses structures (industrielles et régionales) dans le but de fonctionner de manière plus efficace et pour travailler avec les syndicats européens et les organisations multilatérales comme l’International Labor Organization [Organisation Internationale du Travail] (ILO) et l’International Confederation of Free Trade Unions [Confédération Internationale des Syndicats Libres] (ICFTU).

La chose surprenante est que ce petit échantillon s’élève à plus de 2,4 millions de dollars sur une période comprise environ sur 2 ou 3 ans, ce qui était par coïncidence pendant les années où Lech Walesa était président de la Pologne (1990-1995).

De plus, Lech Walesa a gagné la Médaille de la Liberté de la National Endowment for Democracy, à Washington, en 1999, et la Médaille Présidentielle de la Liberté du Gouvernement Américain en 1989. Il a aussi remporté le Prix Nobel (de la Paix) en 1983, mais ainsi l’ont remporté d’autres traîtres, assassins et criminels qui travaillent pour l’intérêt de l’élite mondiale:

Albert Einstein, dont, « En 1939, l’émigré hongrois Leo Szilard, ayant échoué à susciter l’intérêt du gouvernement américain sur lui-même, a travaillé avec Einstein pour écrire une lettre au Président américain Franklin Delano Roosevelt, qu’Einstein a signé, exhortant le développement américain d’une telle arme. En août 1939, Roosevelt recevait la lettre d’Einstein-Szilard et il autorisa la recherche secrète dans l’exploitation de la fission nucléaire à des fins militaires »

et Menachem Begin, Henry A. Kissinger, Yitzhak Rabin, Shimon Peres, tous étant connus pour avoir été impliqués dans des massacres, et Kofi Annan, qui se tenait là et regardait et n’a absolument rien fait alors que les Etats-Unis et Israël étaient en train de massacrer (et massacrent encore) des milliers de gens innocents

et le 14ème Dalaï-Lama (Tenzin Gyatso), qui a serré la main et eu des sourires partagés avec l’assassin George W. Bush à la Maison Blanche.

Pour moi, quiconque sert la main et partage des sourires avec George W. Bush (ou son père ou ses alliés), au lieu de lui donner un coup dans les couilles et dans les dents comme il mérite au minimum, est un traître envers la race humaine et un complice dans le meurtre, un criminel de droit commun, et ceci inclut Joseph Alois Ratzinger, soit le Pape Benoît XVI, soit le représentant de Dieu sur terre.

Pourquoi Dieu aurait envoyé son représentant pour dîner et parler avec le Diable?

 Quelle arnaque. Voyons!

Lech Walesa a rencontré George Bush père, se serrant l’un et l’autre, et souriant ensemble. Je pense que l’image est claire maintenant que vous savez pourquoi Chavez a voulu empêcher Walesa d’entrer au Vénézuéla et s’il ose le faire il serait surveillé de très près. Le vénézuéla n’a pas besoin de participer ou de partager avec, ou d’obliger des gens comme Walesa, des traîtres et des « vendepatrias » (des vendeurs de leur propre nation et de leur peuple). Ce sont de dangereux criminels qui n’ont pas de coeur et qui sont prêts à vendre leurs propres mères pour le « puissant » dollar américain.

L’évidence parle d’elle-même, le lien entre la NED et Lech Walesa, et entre la NED et l’opposition vénézuélienne, et le lien entre la NED et la CIA sont tous clairs.

Viva Chavez!

Viva le Vénézuéla libre des vendepatrias, comme ces Vénézuéliens qui ont invité Lech Walesa au Vénézuéla. Des traîtres, des criminels.

Oscar Heck

Source: http://www.vheadline.com/readnews.asp?id=77643 (*note du blog: le lien originel de l’article n’est plus accessible, mais le texte est disponible sur le forum, dont le lien apparaît ci-dessous)

https://deeppoliticsforum.com/forums/showthread.php?774-Venezuela-says-no-to-CIA-s-Polish-puppet-Walesa

Pologne: Un document WikiLeaks relaie les rumeurs sur la mort du président Lech Kaczyński

Le Monde.fr | 09.03.2012 à 17h44 • Mis à jour le 16.03.2012 à 21h27

La rumeur sur une possible implication russe, dans les circonstances de la mort du président polonais Lech Kaczyński, est relancée par l’existence d’un mail dévoilé par WikiLeaks. C’est la radio polonaise « Polskie Radio » qui relaie l’information. D’après cet e-mail, les autorités russes aurait refusé de donner à l’avion l’autorisation d’atterrir pour l’empêcher de participer aux cérémonie du massacre de Katyn le 10 avril 2010 dans l’ouest de la Russie. Une commémoration qui devait débuter une heure seulement après l’atterrissage.

Dans ce message, un ancien officier du KGB recruté par les Américains explique qu’il pense que les Russes ont délibérément essayer d’empêcher l’atterrissage du président polonais à Smolensk. Les autorités du trafic aérien auraient indiqué que c’était trop dangereux à cause du brouillard épais.

Le mail dévoilé par WikiLeaks a été envoyé le 22 avril 2010, soit douze jours après la mort de Lech Kaczyński par Fred Burton, le directeur adjoint du contre-espionnage de la compagnie mondiale de renseignements Stratfor Forecasting Inc. à Reva Bhalla, le directeur des analyses de la société. Fred Burton reprend dans son mail les propos de l’ancien agent du KGB, appelé « Camarade J ».

« L’INTENTION N’ÉTAIT PAS DE LE TUER »

« Les russes ont résolument refusé que l’avion atterrisse, sachant que le président polonais aurait soit forcé le pilote à se poser (…) soit que l’avion serait reparti et n’aurait pas atterri à destination », écrit l’agent. Un autre responsable de la compagnie de renseignement, Marko Papic, répond par courriel, que « c’est aussi la théorie que l’un de ces contacts lui a donnée. Mais l’intention n’était pas de tuer Kaczynski, juste de le forcer à se poser à Minsk, et louper ainsi la cérémonie du massacre de Katyn, qui commençaient une heure après l’atterrissage. Mais les pilotes ont essayé d’atterrir malgré tout et le vol s’est crashé. »

Après trois tentatives d’approche infructueuses, l’avion présidentiel polonais, un Tupolev 154, heurte la cime d’arbres, manque son atterrissage et s’écrase à quelques centaines de mètres de la piste. Aucun des 96 passagers n’en réchappera.

L’e-mail publié par WikiLeaks va continuer d’alimenter les théories du complot, qui prétendent que la catastrophe de Smolensk n’était pas un simple accident mais une « vengeance » à l’encontre du président Kaczyński. Les relations entre la Pologne et le Kremlin étaient en effet tendues, depuis que Varsovie avait affiché son soutien à la Géorgie lors du conflit l’opposant à la Russie en 2008.

WikiLeaks a commencé à publier des fichiers sur le renseignement international, à la suite d’un piratage de plus de 5 millions d’e-mails au siège texan de la compagnie de renseignements privée Stratfor en février 2011.

Source: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,9692.0.html
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/09/wikileaks-relaie-les-rumeurs-sur-mort-du-president-kaczynski_1655712_3210.html

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