Les origines de l’Etat Islamique: une responsabilité historique?

OneEurope.info, le 12 avril 2016

[Extrait de l’article]

La montée de l’Etat Islamique sur les cendres des interventions occidentales

280px-Sykes_picotL’insuffisance chronique de l’Irak et de la Syrie pour lutter efficacement contre l’Etat Islamique (ISIS) a conduit les commentateurs à les qualifier d' »États défaillants ». L’expression révèle leur incapacité à exercer le monopole de la violence au sein de leurs frontières, ainsi qu’à garder le contrôle de leur territoire et de la population. Pourtant, on a tendance à oublier à quel point le processus même de construction de la nation a été entravé dans cette région. Faire porter la responsabilité des nations occidentales pour la misère de ces pays serait très simple, et cela constituerait une insulte à l’égard de ces nations indépendantes et souveraines. Cependant, il faut reconnaître que celles-ci portent une sorte de responsabilité.

En octobre 2015, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a admis que la guerre en Irak pourrait être en partie responsable de la montée de l’Etat islamique. En fait, on peut faire valoir que les conditions nécessaires à la prospérité des mouvements terroristes dans ce pays – la faiblesse d’un État-nation et l’effondrement de ses institutions – ont été réunies depuis longtemps. Ce fut le cas en 1991, lorsque 28 pays ont décidé d’appliquer vigoureusement les 13 résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et de défendre la souveraineté du Koweït contre l’invasion de l’Irak, au coût d’environ 30 000 décès (pour la plupart des Irakiens) et la destruction d’innombrables infrastructures civiles essentielles. La fin de la guerre n’a pas mis fin aux sanctions économiques sur la quasi-totalité des ressources commerciales et financières soumises à l’Irak, des sanctions qui sont connues pour avoir eu un effet désastreux sur les populations civiles. Enfin, la guerre juridiquement débattue qui a suivi en 2003, fondée sur la fausse hypothèse que l’Irak possédait des armes de destruction massive, a achevé la destruction de la structure de commandement de l’état et la mort de plus d’une centaine de milliers de civils.

Les origines de l’Etat Islamique (ISIS) ne peuvent pas être identifiées sur un seul jour, mais plutôt en tenant compte de l’ensemble de l’histoire très troublée de la région, ce qui a créé un terrain fertile pour la montée de ce groupe terroriste qui est maintenant dans le contrôle d’un territoire et d’une population. La prise de la première ville irakienne en janvier 2014, Falloujah, a été rendue possible par une armée forte qui était équipée d’une artillerie lourde américaine; contre une très faible armée chiite, méprisée par la nouvelle majorité sunnite irakienne. Mais la vraie force de l’Etat Islamique (ISIS) réside dans son projet politique. Le califat auto-proclamé a commencé une guerre contre la civilisation occidentale qu’il tient pour responsable de tous les malheurs de la région. L’abolition de facto de la frontière entre l’Irak et la Syrie a été annoncée comme « La fin de Sykes-Picot » dans un discours qui a naturellement uni les combattants régionaux sous une bannière commune. Le premier objectif de ces recrues est de se débarrasser de la minorité régnante chiite qui a opprimé la masse. En outre, la tactique du président Bachar al-Assad pour nourrir l’instabilité de son propre pays afin d’apparaître irremplaçable (par exemple, en libérant des centaines de prisonniers extrémistes en 2011) a été fondamentale pour rendre l’idéologie politique de l’Etat Islamique (ISIS) si forte. Dans un tel contexte, il est clair que la religion est juste l’un des nombreux outils que ce mouvement terroriste utilise pour convaincre le monde qu’il mène un « choc des civilisations » moderne.

Dans les mois précédents, l’Etat Islamique (ISIS) a accumulé les défaites militaires et il a perdu une partie importante de son territoire. Néanmoins, l’Irak et la Syrie n’ont pas besoin d’une « victoire » étrangère contre un adversaire désigné. Ces pays ont besoin d’espérer en un avenir qu’ils vont seulement façonner. Le cessez-le-feu récent qui a été négocié en Syrie par l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, est un pas en avant dans la fin du conflit. Mais ce qui doit être ciblé afin d’assurer une résolution efficace, ce sont les causes du succès précédent de l’Etat Islamique (ISIS). À cet égard, les anciennes puissances mandataires doivent assumer leur passé colonial et leur responsabilité, aussi bien pour surmonter leur position intéressée à la fois sur le sort de Bachar al-Assad que sur la fragmentation de la Syrie. Ce qu’ils ne peuvent pas nier, c’est le caractère irréversible de leurs actions au Moyen-Orient depuis cent ans.

Lire l’intégralité de l’article: http://one-europe.info/the-origins-of-isis-a-historical-responsibility

Tariq Ramadan s’exprime sur Daech, le terrorisme et les contradictions des politiques internationales

Interview de Tariq Ramadan sur RT France.

Quelques phrases intéressantes prononcées par Tariq Ramadan:

L’islam, comme le judaïsme, comme le christianisme, comme le bouddhisme, comme l’hindouisme, comme toutes les spiritualités, sont des religions qui appellent à la paix, mais en appelant à la paix (qui est un objectif), on gère la violence des hommes, on gère la terreur dont les hommes peuvent être capables (…)

Le jihad, c’est comment gérer les tensions qui m’animent moi ou qui animent les sociétés pour aller vers la paix. C’est un mouvement vers la paix, le jihad, en fait. C’est pas un mouvement vers la guerre. C’est pas une guerre sainte. (…)

On a tendance, malheureusement, aujourd’hui, sur la scène internationale, à considérer que les morts en Occident ont plus de valeur que les morts ailleurs. Non, je veux dire, ma position elle est: pour être Paris, il faut que je sois Jakarta, faut que je sois Beyrouth, faut que je sois Ouagadougou, faut que je sois toutes ces capitales-là. C’est là où je suis un homme digne. Sinon je fais simplement que compter mes morts et négliger les morts des autres. (…)

Le clash des civilisations, c’est pas ça du tout, la théorie de Huntington, elle est beaucoup plus liée aujourd’hui à l’engagement géostratégique international. Tout ce qu’on voit aujourd’hui, de la violence dont on parle tout à l’heure, de ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient, de ce… c’est effectivement une sorte de rapport de force entre les civilisations qui est entretenue par les extrémismes des deux bords, c’est autant vrai pour l’extrême-droite occidentale qui joue sur « l’islam ne peut pas être une religion européenne » que Boko Haram ou que Daech qui font exactement la même chose (…) en nourrissant la polarisation et en faisant un clash des civilisations. (…)

Sur le long terme, le cours de l’histoire, il est inéluctable. On va vivre ensemble. C’est-à-dire que je suis aussi européen que vous. C’est terminé, vous allez pas pouvoir me sortir. L’islam est une religion européenne. (…)

Si, par exemple, je dis que je ne soutiens pas l’intervention française au Mali, que je ne soutiens pas l’intervention française en Libye, que je suis contre aller bombarder les populations syriennes, eh ben, ça, ça ne peut pas s’entendre en France, il ne faut pas le dire. (…)

Je ne pense pas que ce sont des personnes qui puissent dire qu’on leur interdit de parler; par contre, ce qui est vrai dans tous les cas, c’est qu’il est très difficile en France d’avoir un discours sur le fait religieux ou sur l’islam qui soit apaisé, et en plus, sur la question israélo-palestinienne. (…)

On est au coeur de la contradiction de la situation en France par rapport à la question de l’islam. (…) Comment voulez-vous avoir une cohérence, quand vous discutez avec des Etats dont l’idéologie est le contraire de ce que vous voulez voir sur le terrain, et ensuite vous les laissez faire, parce que, d’une certaine manière, ça vous arrange? (…)

Moi je peux pas entrer en Arabie Saoudite, parce que je critique le gouvernement, je peux pas m’exprimer en France dans les institutions nationales, parce que je critique le gouvernement. (…)

Etats-Unis/Israël: Les signes d’une politique commune, dès 2008, pour éliminer les figures-clés du régime syrien et de ses alliés

Syria.BasharAlAssad.02Photo: Affiche avec le portrait du président Assad, avec l’inscription « Que Dieu protège la Syrie » (2006).

Dans des révélations récentes de The Intercept, on apprend que la mort mystérieuse d’un général de Bachar al-Assad, en 2008, a été opérée par les services secrets israéliens, d’après des documents émanant de la NSA américaine. Mais cette mort et cet assassinat, replacés dans un contexte politique plus large, font voir d’autres choses importantes: le rapport conflictuel entre la Syrie et Israël, l’intérêt commun de certains pays (Etats-Unis, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie) pour faire tomber le régime Assad, mais aussi les défaillances internes au régime syrien, les purges au sein des services secrets et la fissuration d’un système qui allait tomber irrémédiablement vers une guerre généralisée.

C’est cette fissuration de l’intérieur qui a conduit à la situation actuelle en Syrie et qui a facilité l’expansion de la guerre, du chaos et de la terreur — le tout favorisé par une alliance de l’Occident, de pays arabes et de l’Etat israélien contre le régime Assad. Ce sont encore aujourd’hui ces fissurations idéologiques qui empêchent la paix en Syrie et qui empêchent tous les groupes opposés idéologiquement de trouver un terrain d’entente pour revenir à une situation « normale » d’avant-guerre.

Le régime syrien, semblable à un mur en béton, a subi des pressions venant de toutes parts – de l’intérieur même des services secrets, des opposants au régime, et de l’extérieur, venant de pays occidentaux ou arabes opposés à Bachar al-Assad – et il n’a pas tenu face à la contestation civile qui allait l’emporter dans une chute totale. Le problème, c’est qu’en s’effondrant, le régime syrien est retombé par morceaux entiers sur une population sans défense et que ce qui a émergé de ces ruines, c’est l’Etat Islamique.

Les assassinats d’Imad Mughniyeh et de Mohammad Suleiman: Israël et la CIA

L’assassinat d’Imad Mughniyeh est évoqué dans un des documents Wikileaks, les Stratfor Files. Stratfor, une société privée du renseignement américain, fait un rapport sur la mort d’Imad Mughniyeh, présenté comme « un des piliers du Hezbollah », et mort dans une explosion de voiture le 12 février 2008. Le rapport de Stratfor (traduit ici en français), établi grâce à une source israélienne, attribue l’attentat contre Imad Mughniyeh aux services secrets israéliens, le Mossad. Le plus étonnant, c’est qu’Imad Mughniyeh, décrit comme « un partisan de la guerre clandestine et un théoricien de l’attentat à la voiture piégée » (Wikipedia) est lui-même mort assassiné dans un attentat, dans l’explosion de sa voiture — comme si le Mossad avait voulu lui jouer une revanche en choisissant son moyen de lutte privilégié pour le tuer.

Mais, dans un article du Washington Post, daté de janvier 2015, on apprend que le Mossad a été assisté de l’aide de la CIA américaine pour réaliser l’élimination d’Imad Mughniyeh, notamment en ce qui concerne la mise au point de la bombe:

Les États-Unis ont aidé à construire la bombe, a dit l’ancien fonctionnaire, et l’ont testé à plusieurs reprises dans un établissement de la CIA en Caroline du Nord pour s’assurer que la zone de l’explosion potentielle soit contenue et n’entraînerait pas de dommages collatéraux.

Ces éléments qui ont été révélés il y a quelques mois montrent qu’il y a bien eu une volonté commune entre les Etats-Unis et Israël pour éliminer certaines figures-clés liées au Hezbollah et au régime syrien, les deux étant soutenus par l’Iran. Cette politique d’élimination et d’assassinats qui a eu lieu en 2008, bien avant le début de la guerre civile en Syrie, montre la montée de la tension politique au Moyen-Orient: les tentatives de paix entre Israël et la Palestine échouent, l’Etat israélien sent monter la menace d’une agression à ses frontières et s’empresse dans la panique de faire assassiner toute une liste de personnalités jugées dangereuses pour la sécurité de l’Etat d’Israël. Imad Mughniyeh en faisait partie, tout comme le général syrien Mohammad Suleiman.

Il y a deux interprétations à cette série d’assassinats ciblés: soit ces assassinats ont été menés comme une alternative pour éviter la guerre, autrement dit comme un moyen de pression pour forcer le gouvernement syrien à ne plus soutenir le Hezbollah et à négocier avec Israël, soit ces assassinats ont été menés par Israël et les Etats-Unis comme une préparation à une guerre planifiée avec la Syrie dès 2008, dans le but d’affaiblir à l’avance le régime syrien en éliminant les chefs militaires et les soutiens proches de Bachar al-Assad, comme Imad Mughniyeh et Mohammad Suleiman.

D’autre part, ce qui montre le lien entre ces deux assassinats comme le reflet d’une politique commune entre les Etats-Unis et Israël, c’est l’intervalle de temps — 6 mois à peine — qui séparent la mort d’Imad Mughniyeh et celle de Mohammad Suleiman. Comme le souligne The Intercept dans son article sur la mort de Mohammad Suleiman, le général qui était une figure-clé du régime de Bachar al-Assad:

L’assassinat israélien de Suleiman est venu moins de six mois après qu’une équipe conjointe de la CIA et du Mossad a assassiné un haut membre du Hezbollah dans le coeur de Damas, selon plusieurs responsables actuels et anciens de l’armée et du renseignement américain. L’implication américaine et israélienne dans cette attaque, qui visait l’agent du Hezbollah Imad Mughniyeh, a été rapportée en tout premier et en détail par le Washington Post.

On peut donc fortement soupçonner que l’assassinat d’Imad Mughniyeh, le 12 février 2008, puis celui de Mohammad Suleiman, le 1er août 2008, faisaient tous deux parties d’une liste commune au Mossad israélien et à la CIA américaine pour contrer et affaiblir le régime syrien et ses alliés, même si le lien à la CIA pour Mohammad Suleiman n’est pas démontré.

Le régime Assad, un régime fissuré de l’intérieur

En 2008, des sources citées par des journalistes faisaient déjà le lien entre la mort de Mohammad Suleiman et celle d’Imad Mughniyeh (sans parler encore d’une responsabilité du Mossad ou de la CIA). Ces articles soulevaient plutôt la question d’une vengeance au sein des services secrets syriens, en effet:

Des membres internes du régime indiquent que le meurtre de Mughniyeh, qui a causé au leader syrien un sérieux embarras avec ses alliés iraniens et le Hezbollah, a déclenché une purge dans les rangs supérieurs des services de renseignement en Syrie. Certains spéculent que ces purges ont pu créé un motif de revanche pour le meurtre de [Mohammad] Suleiman.

Ces affaires concernant les services secrets ont pu affaiblir de l’intérieur le régime syrien et conduire, peut-être, à une forme de trahison et de contestation accrue contre le régime de Bachar al-Assad avant de mener à la guerre civile.

D’autre part, le régime syrien était fragile de l’intérieur, comme l’ont constaté les diplomates américain, dès 2006, dans un câble publié par Wikileaks (06DAMASCUS5399). Les Etats-Unis avaient conscience de ces failles dans le régime syrien. Le cercle du pouvoir de Bachar al-Assad est très restreint à ce moment: le pouvoir est détenu par un nombre très limité de personnes, un « cercle intérieur » qui est fragile et vulnérable, ce qui laisse penser que Bachar al-Assad pouvait être facile à renverser:

Les actions qui conduisent Bachar à perdre l’équilibre et augmenter son insécurité sont dans notre intérêt, parce que son inexpérience et le cercle de décision extrêmement petit du régime le rendent sujet aux trébuches diplomatiques qui peuvent l’affaiblir à l’échelle nationale et régionale.

La question qui reste à l’esprit est la suivante: Est-ce que les Etats-Unis, Israël et leurs alliés qui voulaient faire tomber le régime Assad avaient planifié une guerre en Syrie dès 2008, en conduisant des politiques d’assassinats (est-ce que l’objectif de faire tomber le régime Assad était clairement défini et décidé?) —, ou bien est-ce que la révolution et la guerre civile en Syrie se sont produites comme une conséquence de l’échec répété des négociations de paix au Moyen-Orient, forçant les pays occidentaux à soutenir les rebelles et à s’enliser dans une guerre indéfinie contre le régime syrien? Les politiques d’assassinats ont peut-être été imaginées au départ comme une alternative à la guerre, un moyen d’affaiblir le régime syrien par étapes, en déconstruisant les bases du pouvoir de Bachar al-Assad, plutôt que de l’affronter directement dans des combats militaires, terrestres ou aériens.

Les Etats-Unis ont toujours eu conscience du rôle-clé et de la position stratégique de la Syrie pour l’avenir du Moyen-Orient. Ils avaient tout à fait conscience que la Syrie était un pays qui pouvait déstabiliser l’ensemble de la région, comme en témoigne l’extrait d’un rapport daté de 2008 et destiné au congrès américain:

Malgré la faiblesse de son armée et son économie morne, la Syrie demeure essentielle dans la géopolitique du Moyen-Orient. Le régime Assad a ses mains dans chacune des quatre grandes zones actives ou potentielles de conflit dans la région (Liban, Israël-Palestine, Irak, et Iran). […] D’autres pensent que l’Administration devrait aller encore plus loin pour faire pression sur le gouvernement syrien et devrait même envisager la mise en œuvre de sanctions économiques plus sévères contre celui-ci. (Résumé, p. 2)

Dans tous les cas, les Etats-Unis et Israël étaient impliqués idéologiquement face à la Syrie, bien avant le début de la guerre civile. Et il n’y a sans doute jamais eu de réelle « passivité » politique du côté israélien à l’égard du régime syrien, contrairement à ce que peut sous-entendre, par exemple, un article récent du Huffington Post:

La position de l’Etat hébreu, autre puissance régionale, sur le dossier syrien est quand à elle assez ambiguë et a évolué depuis le début de la crise. Si Israël a été d’une relative passivité durant les deux premières années, elle soutient désormais officiellement militairement et logistiquement les différents groupes armés rebelles présents dans les zones proches de la frontière israélo-syrienne

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Etat d’Israël a été actif dans les affaires syriennes, bien avant la guerre civile, à travers les assassinats de figures soutenant de près ou de loin Bachar al-Assad, ou de personnalités liées au régime. On ne peut donc pas dire que l’Etat hébreu « a été d’une relative passivité » dans l’analyse de ces faits. Des assassinats et des opérations secrètes ont été menés. Mais l’implication de l’Etat hébreu n’explique pas à elle seule la chute du régime de Bachar al-Assad, car on constate que ce régime était miné de l’intérieur idéologiquement et qu’il pouvait difficilement contenir une montée croissante de l’opposition.

Le site de la diplomatie française confronte les affirmations de Bachar al-Assad sur la BBC et France 2 à la situation en Syrie

Comparaison entre les affirmations de Bachar al-Assad et les conclusions de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie (avril 2015)

Lire le communiqué: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/actualites-2015/article/comparaison-entre-les-affirmations

Le père de Julian Assange a rencontré Bachar el-Assad à Damas

LePoint.fr, 31 décembre 2013

Une délégation du WikiLeaks Party fondé en Australie par Assange a rencontré le dictateur syrien. WikiLeaks a pris ses distances avec cette initiative.

Le père du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a rencontré en Syrie le président Bachar el-Assad au cours d’un voyage de « solidarité avec le peuple syrien », a rapporté mardi le quotidien The Australian. John Shipton faisait partie d’une délégation de membres du WikiLeaks Party, une formation politique créée par Assange à l’occasion des dernières sénatoriales en Australie et qui a fait un score confidentiel. L’entretien avec el-Assad, dont l’agence officielle syrienne a diffusé plusieurs photos, s’est déroulé le 23 décembre et a duré environ une heure, selon la présidence syrienne.

Un photographe a posté une de ses photos sur Twitter.

Visite du Wikileaks Party en Syrie

La délégation australienne a aussi rencontré à Damas le patriarche orthodoxe d’Antioche, Jean X, et le Premier ministre Waël al-Halqi. Le secrétaire national du WikiLeaks Party, Matt Watt, a fait valoir que ce voyage, qui a suscité des réactions hostiles en Australie, était « une mission pour la reconstruction et la paix ».

WikiLeaks prend ses distances

« Le courtage de la paix est une bonne idée, mais la rencontre apparente serait filée sans soins. Ne savais ni n’approuve. » @wikileaks, posté le 30 décembre 2013

Le 22 décembre sur le site Facebook du parti, un délégué australien, Jamal Daoud, écrivait : « Après avoir rencontré les Premier ministre et vice-ministre des Affaires étrangères syriens, nous avons compris comment les Syriens mettaient en échec la conspiration de plus de 86 pays contre leur État. » Le site WikiLeaks – sans lien avec le parti – a immédiatement pris ses distances. Le site « n’était pas informé et n’a pas donné son aval », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Le WikiLeaks Party a précisé qu’il publierait au mois de janvier un rapport sur ce séjour syrien qualifié d' »irresponsable » par l’opposition travailliste.

La guerre en Syrie, partie d’une révolte pacifique contre le pouvoir réprimée dans le sang, oppose les rebelles, la plupart sunnites comme la majorité de la population syrienne, au régime de Bachar el-Assad, qui appartient à la minorité alaouite. Le conflit, qui a commencé en mars 2011, a fait plus de 126 000 morts selon une ONG, et forcé des millions de personnes à quitter leur foyer.

Source: http://www.lepoint.fr/monde/le-pere-de-julian-assange-a-rencontre-bachar-el-assad-a-damas-31-12-2013-1775680_24.php

En savoir plus sur la délégation australienne en Syrie: http://sana.sy/eng/21/2013/12/21/518773.htm

Nabil Antaki, Syrie: « Nous avons hâte que la guerre cesse »

Nous voulons remercier tous les amis qui nous soutiennent par leur amitié, leurs messages, leurs prières et leurs dons.

16 octobre 2013

Lettre d’Alep No 14
10 octobre 2013

Un statu quo précaire règne à Alep depuis quelques semaines, concomitamment avec la décision de suspendre les frappes aériennes qu’on devait nous infliger pour « punir » le régime d’avoir utilisé des armes chimiques. Vouloir « punir » le régime en tuant des jeunes conscrits (se trouvant sur les sites visés) ou des civils (par les bombes dites intelligentes qui manquent souvent leurs cibles comme on l’a vu ailleurs) et en bombardant une infrastructure déjà largement détruite par 2 années et demie de guerre ! Quelle bêtise. Les Alépins ont trouvé cette farce grotesque et, en d’autres circonstances, en auraient ri. Comme si la crise syrienne avait commencé avec les armes chimiques et prendrait fin avec leur destruction. Heureusement que l‘accord, qui a permis de sauver la face des va-t-en guerre occidentaux, semble être l’amorce d’un processus de paix négocié. Depuis donc cet accord, il n’y a presque plus d’action militaire en ville si ce n’est le bruit continu mais lointain des canons d’une part et les batailles à la campagne entre les bandes armées rebelles, le groupe islamiste le plus extrémiste prenant le dessus et exécutant les dirigeants de l’ASL.

Quant à la vie de tous les jours à Alep, elle est moins difficile qu’avant. Il y’a toujours un rationnement de l’eau, de l’électricité et du pain mais il semble que les Alépins se soient habitués à cet état et ont organisé leur vie en conséquence. Les déplacés qui s’étaient réfugiés dans les écoles, ont été évacués et les écoles ont ouvert leurs portes. Quant au blocus qui dure depuis maintenant 3 mois, il est devenu moins pénible grâce à un nouveau métier : le « maabarji » = celui qui traverse le maabar ou le point de passage entre les 2 zones. Les rebelles, qui ont imposé le blocus, laissent passer les piétons (par milliers tous les jours et dans les 2 sens). Ils leur permettent d’emporter avec eux autant de petits sacs noirs en plastique que peuvent porter leurs 2 mains (les marchandises en camion sont interdites de rentrer). Alors chaque personne rentre avec un sac de 1 kg de tomates, un autre de concombres, un 3eme de raisins etc.… Une fois dans Alep, le maabarji remet ses sacs à un associé et retraverse pour revenir avec d’autres sacs. Et comme 1 kg plus 1 kg peuvent faire des dizaines de kilo, tous les trottoirs d’Alep sont envahis par les étals de marchands, s’approvisionnant chez les maabarjis, qui vendent leurs produits à des prix exorbitants vu le nombre d’intermédiaire et le bakchich qu’on doit payer à ceux qui gardent le point de passage. Le ravitaillement est devenu, pour les bandes armées, un business très lucratif. Mais les 2 millions d’Alépins, déjà très appauvris par la guerre, payent les produits 5 fois plus chers que les mêmes produits se trouvant de l’autre côte du maabar. La majorité des habitants circulent à pied. La circulation des voitures est très difficile vu que les trottoirs sont envahis par les marchands, la chaussée par les piétons, et les voitures slalomant entre eux.

L’essence, le fuel et la farine sont toujours interdites de passage. J’ai pu remplir le réservoir de mon générateur de 1000 litres de fuel que le maabarji a fait passer, en plusieurs passages, dans 100 sacs de plastique transparent de 10 litres chacun les faisant passer pour du vinaigre !! Nous sommes restés sans téléphone pendant 3 semaines et sommes sans internet depuis 6 semaines et le blocus des personnes est en vigueur depuis 45 jours, personne ne peut entrer ou sortir d’Alep sans risquer sa vie. On nous promet une amélioration avec l’ouverture d’une nouvelle route qui contournerait les zones tenues par les rebelles et par laquelle sera acheminé tout ce qui manque et permettra le voyage des habitants.

Nos activités, avec les Maristes bleus et l’Oreille de Dieu continuent de plus belle. Nous avons décidé, début septembre, de loger en ville les familles déplacées de Djabal Al Sayde qui s’étaient réfugiées chez nous en fuyant leur quartier envahi le vendredi Saint par les rebelles. Et ce, pour 2 raisons : nous avons estimé qu’il était temps, pour ces gens, de vivre en famille alors qu’ils logeaient chez nous, depuis 5 mois, dans des dortoirs séparés et puis, la maison des Maristes étant loin des écoles de leurs enfants, nous avons jugé qu’avec la rentrée scolaire, il serait préférable qu’ils habitent près des écoles des enfants, le ramassage scolaire n’existant plus. Nous leur avons payé le loyer (pour 6 mois) des petits appartements meublés (rudimentairement) qu’ils avaient trouvés.

A partir du 1er octobre, nous avons organisé notre action et nos activités autour de 2 axes :

Les activités de secours :

Notre programme d’aide aux déplacés de Djabal Al Sayde se poursuit. Le 14ème Panier de la Montagne (Sallet al Djabal =panier alimentaire mensuel) a été distribué aux 300 familles vendredi 4 octobre. Une distribution de vêtements d’hiver (nos déplacés avaient quitté fin mars leurs appartement n’emportant avec eux que les habits de printemps qu’ils portaient) est prévue pour fin octobre. Début novembre, nous leur donnerons des chaussures et des bombonnes de gaz (indispensables pour la cuisine). Nous avons offert les fournitures ainsi que les livres scolaires aux enfants. Nous n’oublions pas nos protégés du quartier Midane qui reçoivent aussi un panier alimentaire mensuel. Nous distribuons tous les midis un repas chaud à 250 personnes dans le besoin. Et nous poursuivons notre projet des « Blessés de Guerre » pour traiter gratuitement les civils atteints par des actes de guerre et qui n’ont pas les moyens de se faire traiter à leurs frais.

Les activités pédagogiques

Maintenant que nos locaux sont redevenus disponibles avec le départ de nos déplacés et pour revenir à la principale mission des Maristes qui est l’éducation des enfants, surtout les plus défavorisés, nous avons développé nos activités pédagogiques pour répondre aux immenses besoins créés par la guerre. « Apprendre à Grandir » s’est agrandi et a maintenant un frère jumeau. Il s’occupe des enfants d’âge préscolaire, de 3 à 6 ans, par l’éducation, l’instruction et la santé. Le projet initial continue toutes les après-midi de 15h à 19h avec 55 enfants des familles pauvres ou déplacées. Le nouveau projet a lieu tous les matins de 9h à 12h30 avec 100 enfants des familles des déplacés des écoles. En parallèle, le matin, un nouveau projet « Je veux Apprendre » va démarrer et qui visera 50 enfants déplacés en âge scolaire de 7 à 13 ans, mais qui ne vont pas à l’école, pour leur apprendre au moins à lire, écrire et compter. Le programme « Tawassol » continue 4 matinées par semaine et vise à donner aux mamans, de 20 à 35 ans, des cours d’anglais, d’informatique, de pédagogie et de travaux manuels pour leur permettre, en plus de s’épanouir, de suivre les enfants dans leurs leçons ; L’anglais et l’ordinateur sont maintenant dans le programme scolaire depuis la 1ère classe. Enfin, le programme «  Skills School » est poursuivi certains après-midi pour les adolescents (tes). Leur nombre dépasse maintenant la cinquantaine.

J’aimerai souligner que nos différents programmes sont tous destinés aux familles défavorisées et/ou déplacées et sont entièrement gratuits. Nous avons encore d’autres projets que nous aimerions réaliser ; Mais, malgré les 42 bénévoles, les 6 salariés (chauffeur, responsable des achats…) et les neuf membres de notre équipe (3 frères maristes, 6 laïcs: 4 femmes et 2 hommes), nous manquons de moyens humains.

Voilà où on en est. Nous sommes un peu plus optimistes qu’il y a 2 mois mais nous avons hâte que la guerre cesse. Avec les Maristes du monde entier, notre devise pour cette année est: sème espérance. En terminant, nous voulons remercier tous les amis qui nous soutiennent par leur amitié, leurs messages, leurs prières et leurs dons.

Nabil Antaki
Pour les Maristes Bleus
Alep, le 10 octobre 2013

URL: http://www.silviacattori.net/article4967.html

Source : Anis el Abed

La crise et l’austérité, une opportunité pour mettre fin à l’armement?

No War

Photo: « No War », Javier Graf (FlickR)

La troïka a décidé une chose étrange en Grèce: mettre fin à l’industrie de l’armement dans ce pays pour des raisons économiques. Mais ce qui apparaît comme une décision de sauver le capitalisme, peut aussi être une chance pour tous les pacifistes qui sont contre la guerre et l’armement, pour tous ceux qui espérent un monde plus juste et libéré des conflits.

Ainsi, grâce à cette crise européenne et mondiale qui a bouleversé la vie de millions de citoyens, et qui a appauvri des milliers de personnes, peut-être que les Etats ont compris qu’il faut renoncer à l’armement et à toutes sortes de projets de défense militaire.

Si tous les Etats européens faisaient comme la Grèce, ce serait une bonne chose pour la paix en Europe et dans le monde. Si la France, au lieu de développer son budget, renonçait aux drones, par exemple, et aux logiciels de surveillance, peut-être que l’argent économisé sur l’industrie de la défense et de l’armement servirait à financer des projets humains dans notre société?

Tellement d’argent part dans le budget de l’armement, tant de bombes inutiles explosent dans le monde, ne laissant derrière que des morts, de la poussière, le vide et la désolation des populations. Pourquoi les Etats consacrent tant d’argent à des choses qui sont contraires à la vie, et contraires au respect et au maintien des Droits de l’homme dans le monde?

Peut-être que cette décision de la troïka est une décision de sagesse, et qu’elle annonce une nouvelle prise de conscience de nos gouvernements face à l’inutilité des armes et des guerres dans le monde?

Comme on peut même le voir dans les derniers documents publiés par Wikileaks, les marchands d’armes vont dans les pays les plus pauvres et les plus menacés politiquement. L’armement déstabilise de nombreux pays, et ceci a des conséquences directes sur les populations touchées par les conflits, comme c’est le cas en Syrie, où le régime se défend de façon meurtrière contre des rebelles financés et armés par l’Arabie Saoudite. Quels sont les hommes politiques qui osent dénoncer en France le rôle de l’Arabie Saoudite dans ce conflit? Encore une fois, cela prouve que l’armement est au service des Etats, mais ce n’est pas un outil de libération pour la population qui en est victime. L’armement ruine des pays et la vie des civils.

Alors, il faut espérer que la crise économique en Europe et dans le monde abolira la nécessité et la volonté des Etats à posséder de plus en plus d’armes et de matériel militaire.

Cette course à l’armement s’est toujours faite contre l’intérêt des populations, notamment depuis les attentats du 11 septembre, et la crise actuelle résulte aussi de ce manque de discernement face aux vraies priorités des gouvernements. La course à l’armement, la guerre contre le terrorisme, le développement des logiciels de surveillance et le fichage systématique des citoyens, ont appauvri les Etats, plus qu’ils n’ont apporté un quelconque progrès à l’humanité. Tout cela a pesé sur les budgets et l’économie de nos démocraties, qui ont souvent choisi la surveillance totalitaire plutôt que la défense des libertés civiles.

Il faut espérer que d’autres pays suivront le modèle de la Grèce, en renonçant aux industries de l’armement et aux budgets de la défense. Ceci ouvrira peut-être la voie à des projets de paix qui permettront la stabilité politique dans le monde, ainsi que le progrès des libertés et des droits humains pour chacun d’entre nous.

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6 septembre 2013

Turquie: Erdogan accusé de soutien financier et militaire aux groupes terroristes en Syrie

Kemal Kilçdaroglu

Kilçdaroglu porte à Erdogan la responsabilité des actes de meurtre en Syrie

9 août 2013

Ankara / Kemal Kilçdaroglu, chef du Parti Républicain turc du peuple (de l’opposition) a porté au Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, la responsabilité de tous les actes de meurtre perpétrés en Syrie, jugeant « erronées et dangereuses » les politiques adoptées par le gouvernement turc dès le début de la crise en Syrie.

Dans des déclarations faites aujourd’hui dans la ville de Tunceli, Kilçdaroglu a affirmé que les politiques du gouvernement représentent un danger sur la sécurité patriotique et nationale de la Turquie, appelant Erdogan à abandonner cette politique dangereuse, qui a également détruit la Syrie.

Dans un rapport qu’elle avait publié aujourd’hui sur l’action des groupes terroristes qui se trouvent près des frontières turco-syriennes, la Commission turque des droits de l’homme a accusé le gouvernement turc de procurer toutes sortes de soutien financier et militaire aux groupes terroristes en Syrie, en particulier  »le Front Nosra », affilié à al-Qaïda, notant que les hommes armés du Front Nosra s’infiltrent à travers ces frontières à l’intérieur de la Syrie.

D. Hmaiché / A. Chatta

Source: http://sana.sy/fra/55/2013/08/09/496507.htm

La Syrie attaquée pour avoir défendu les Palestiniens contre Israël en 2010?

Le conflit syrien, ou guerre civile syrienne, peut trouver une autre porte d’interprétation, si on considère la problématique du conflit israélo-palestinien. En effet, la Syrie avait plusieurs fois défendu les droits des Palestiniens, avant le début de la guerre. En 2010, le gouvernement syrien avait appelé Israël à « mettre fin aux violations systématiques des droits humains dans le Golan occupé ». Est-ce que la Syrie a indirectement été victime d’un complot terroriste, organisé par les Etats-Unis et Israël, — comme le prétendent certains journalistes — pour la défense que le régime prenait en faveur de la cause palestinienne? Un document Wikileaks retrace cet épisode.

israel_palestine-map-edit-1353601538.24Illustration: La perte du territoire palestinien 1946-2005

SYRIE/ISRAEL/ANP/ONU – La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

Publié le 02-03-2012 01:00 GMT

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La Syrie Renouvelle la Demande pour Mettre Fin aux Violations Systématiques dans le Golan Occupé

28 Sept. 2010

http://sana.sy/eng/22/2010/09/28/310091.htm

Genève, (SANA) – La Syrie a renouvelé lundi sa demande pour l’arrêt des violations israéliennes continuelles contre les droits de l’homme des Palestiniens, pour lever le siège injuste sur la bande de Gaza et pour l’octroi au peuple palestinien de leur droit à l’autodétermination et à l’établissement de leur Etat indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Cette demande est intervenue au cours du discours du Représentant Permanent de la Syrie Faisal al-Hamwi, auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, au nom du Groupe Arabe, pendant les discussions du Conseil des Droits de l’homme sur les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien.

Le Conseil a été informé sur le rapport du juge Goldstone qui a condamné le refus d’Israël pour la coopération avec son comité.

Al-Hamwi a appelé à condamner Israël pour son refus de coopérer avec le comité de Goldstone, en notant que l’indifférence israélienne et le rejet des enquêtes de la Commission visent à échapper au châtiment.

Il a souligné la nécessité que le Conseil ne devrait pas permettre que les droits des victimes du massacre de Gaza soient négligés, tout comme les droits des victimes de Bait Hanoun et d’autres massacres perpétrés par Israël.

Le Conseil a situé les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les territoires occupés du Golan syrien. Al-Hamwi a énuméré les violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et le Golan syrien occupé, ce qui comprenait tous les aspects de la vie.

Au cours des discussions générales du Conseil concernant le Chapitre VII sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et dans les autres territoires arabes occupés, al-Hamwi a dit, dans la déclaration de la Syrie au Conseil, « Jour après jour, l’occupation israélienne a continué ses violations des droits de l’homme dans le Golan syrien occupé », soulignant que dans l’entrée des prisonniers syriens dans leur 26ème année dans les prisons israéliennes, Israël continue de priver les citoyens du Golan syrien occupé d’eau potable et l’exploite dans l’intérêt des colons israéliens.

La déclaration a appelé à faire l’examen des détails de cette attaque et d’un certain nombre d’autres attaques contre les citoyens syriens du Golan occupé, dans un message adressé par le ministre des Affaires étrangères de la Syrie au président du Conseil des droits de l’homme, le 31 Août 2010.

Al-Hamwi a conclu son intervention, en disant que peu importe la façon dont la campagne de distorsion israélienne augmente, nous et tous les pays qui croient dans les vrais droits de l’homme sans doubles standards, nous suivrons l’occupation dans ce conseil pour exposer la vérité et pour libérer les prisonniers, et permettre à nos citoyens de jouir de leur droit en ce qui concerne la visite sans conditions de leur patrie, en plus de la principale demande de mettre fin à l’occupation israélienne du Golan syrien occupé.

H. Zain / Al-Ibrahim

Source: http://search.wikileaks.org/gifiles/?viewemailid=1850591

Interview de Bachar al-Assad sur le Hezbollah et le front du Golan: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=114299&frid=18&seccatid=37&cid=18&fromval=1

Pourquoi la politique israélienne des destructions massives? http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=64129

Sayed Nasrallah: « Seule la solution politique est valable en Syrie » http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=46&frid=46&eid=56969

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

Révélation sur les ventes chimiques du Royaume-Uni à la Syrie

17 Juillet 2013, 7h18

Le Royaume-Uni a vendu des matériaux industriels en Syrie qui auraient pu être utilisés pour fabriquer des armes chimiques, selon un nouveau rapport publié par les députés sur les ventes d’armes.

Les Comités Communs sur le Contrôle des Exportations d’Armes [Committees on Arms Export Controls] (CAEC) a dit que c’était juste un exemple parmi de nombreuses transactions douteuses entre les entrepreneurs du Royaume-Uni et les pays que le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office] (FCO) estime avoir de mauvais antécédents en matière de droits de l’homme.

Le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a déclaré que des fournitures de fluorure de sodium, qui pourraient être utilisées pour fabriquer des armes chimiques, ont été envoyées en Syrie dans les deux dernières années.

Le fluorure de sodium est une composante légitime d’un certain nombre de produits civils, y compris la pâte dentifrice, mais il n’y a aucun moyen de savoir comment il a été utilisé au final.

Les députés ont tiré un coup de semonce à travers les arcs du gouvernement, remettant en cause les contrôles effectués sur plus de 3.000 licences d’exportation d’une valeur de plus de 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] à 27 pays sur la propre liste du FCO [Foreign & Commonwealth Office] des pays concernés par les questions de droits de l’homme.

Alors que le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a reconnu que la plupart des licences ont été pour des biens à double usage (civil ou militaire), ou pour d’autres équipements qui ne pouvaient pas facilement être utilisés pour la « répression interne », les députés ont dit que les chiffres étaient encore « étonnamment élevés ».

Le plus gros morceau des 12 milliards de £ [13,78 milliards d’euros] provient d’Israël, qui représente 7,8 milliards de £ [8,95 milliards d’euros].

Les Saoudiens sont les suivants, avec près de 1,9 milliard de £ [2,18 milliards d’euros], et la Chine est troisième, avec près de 1,4 milliard de £ [1,6 milliard d’euros].

Le Royaume-Uni a également permis de vendre des armes à l’Iran, à l’Egypte et à la Syrie parmi beaucoup d’autres.

« L’ampleur des licences stratégiques existantes dans 27 pays concernés par des préoccupations sur les droits de l’homme listés par le Ministère des Affaires étrangères [Foreign & Commonwealth Office, FCO] place dans un relief saisissant le conflit inhérent entre les exportations d’armes du Gouvernement et les politiques de droits de l’homme », a déclaré le président du CAEC, Sir John Stanley.

« Les comités adhèrent à leur précédente recommandation selon laquelle le Gouvernement devrait appliquer de manière significative des jugements beaucoup plus prudents quand il prend en considération les demandes de licence pour l’export d’armes pour des produits destinés à des régimes autoritaires ‘qui pourraient être utilisés pour faciliter la répression interne’ en violation de la politique officielle du gouvernement. »

Le député travailliste Richard Burden, qui préside le Groupe Parlementaire Multipartite Royaume-Uni-Palestine [Britain-Palestine All Party Parliamentary Group], a déclaré que la quantité allant vers Israël était « déconcertante ».

« Ce qui est le plus frappant, c’est que plus de la moitié du total va à Israël et aux Territoires Occupés Palestiniens », a-t-il dit.

« Regardez d’un peu plus près et vous verrez que la quasi-totalité de ces exportations vont vers Israël, avec seulement 5539 £ [6363 euros] à destination des Territoires Occupés. »

« Regardez de plus près encore, et vous voyez quelque chose de tout à fait déconcertant – 380 licences différentes ont été accordées pour les exportations d’armes et de matériel militaire à Israël. »

« Cependant, 7 765 450 000 de £ de la valeur des 7,8 milliards de £ d’équipements exportés vers Israël est couvert par une seule approbation de licence – pour les équipements utilisant la cryptographie et les logiciels pour les équipements utilisant la cryptographie. »

« C’est bizarre, d’autant plus qu’il y a des dizaines d’autres licences accordées pour l’exportation du matériel de cryptographie et pour des logiciels qui ont une valeur considérable – mais cela s’ajoute seulement à une infime fraction de ce montant. »

« Je mets à plat des questions au ministre aujourd’hui, pour savoir au juste sur quoi repose exactement toute cette autorisation. Est-ce qu’une seule entreprise est juste impliquée? Pourquoi l’ampleur de cette licence éclipse toutes les autres avec des titres similaires? Qu’est-ce que le contact implique réellement? »

Le Premier ministre David Cameron n’a montré aucun secret sur son désir de pousser les ventes de la défense britannique et il a conduit des missions en Inde, dans le Golfe et l’Arabie saoudite, pour tenter de rapporter des contrats de plusieurs millions de pounds, même si l’Arabie saoudite se situe dans les pays de la liste des préoccupations du Ministère des Affaires étrangères.

Tout comme l’Arabie saoudite, la liste des préoccupations du FCO [Foreign & Commonwealth Office] comprend l’Afghanistan, le Bélarus, la Birmanie, la Chine, la Colombie, Cuba, la Corée du Nord, la République Démocratique du Congo, l’Érythrée, Fidji, l’Iran, l’Irak, Israël et les Territoires Occupés Palestiniens, la Libye, le Pakistan, la Russie, la Somalie, le Soudan du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Vietnam, le Yémen et le Zimbabwe.

L’Argentine est l’un des cinq pays supplémentaires au sujet duquel le CAEC [Committees on Arms Export Controls] a montré de l’inquiétude – les autres sont le Bahreïn, l’Egypte, Madagascar et la Tunisie.

Le commerce des armes permet aux nations d’acheter de l’influence diplomatique et politique, en vendant des armes et de la technologie, tout en protégeant dans le même temps des centaines de milliers d’emplois à la maison.

Mais le problème, semble-t-il, d’après ce dernier rapport, est de s’assurer que l’on sait qui est en train de mettre la main sur cette technologie en dernier lieu.

Un porte-parole du Ministère de l’Economie, de l’Innovation et des Compétences [Department for Business, Innovation and Skills] a déclaré que le Gouvernement « exploite l’un des régimes les plus rigoureux en matière de contrôle des exportations d’armes dans le monde ».

« Une licence d’exportation ne serait pas accordée si nous évaluions qu’il existe un risque évident que les produits puissent être utilisés pour la répression interne, pour provoquer ou prolonger des conflits au sein d’un pays, pour être utilisés de manière agressive contre un autre pays ou présenter un risque pour notre sécurité nationale », a-t-il dit.

« Toutes les licences mises en évidence dans le rapport des comités ont été pleinement évaluées par rapport à un ensemble de critères rigoureux convenus au niveau international, et qui tiennent compte de la situation au moment où la demande de licence a été faite. »

« Lorsque les circonstances changent ou que de nouvelles informations apparaissent au grand jour, nous pouvons – et nous le faisons – en révoquant les autorisations existantes où la proposition d’exportation n’est plus compatible avec les critères. »

L’expert d’Amnesty International en matière de contrôle des armes, Oliver Sprague, a appelé à une plus grande transparence.

« En les regardant, les propres chiffres du Gouvernement, il serait difficile de ne pas conclure que les pratiques de vente d’armes du gouvernement britannique sont en contradiction avec sa politique déclarée de ne pas envoyer des armes là où cela pose un risque clair qu’elles pourraient être utilisées pour des violations des droits de l’homme », a-t-il dit.

« Ce qui est nécessaire maintenant, c’est une explication urgente de ce à quoi ces licences étaient réellement destinées, qui allait les utiliser et quelles garanties étaient en place pour s’assurer qu’elles n’allaient pas être utilisées pour des violations des droits de l’homme. »

« Tant qu’il n’y aura pas une plus grande transparence sur ce que nous vendons exactement et à qui, il sera impossible pour le Parlement ou pour le public d’avoir confiance dans les politiques de ventes d’armes du Royaume-Uni. »

Source: http://web.orange.co.uk/article/news/britain_s_chemical_sales_to_syria_revealed