Le nouveau partenaire de la NSA dans l’espionnage: la brutale police d’Etat de l’Arabie Saoudite

The Intercept, 25 juillet 2014

La National Security Agency a considérablement élargi, l’an dernier, ses relations de coopération avec le ministère saoudien de l’Intérieur, l’un des organismes gouvernementaux les plus répressifs et violents du monde. Un mémo top secret d’avril 2013, fourni par le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden, détaille les plans de l’agence « pour fournir un soutien analytique direct et un soutien technique » aux Saoudiens sur les questions de «sécurité interne».

Obama Saudi ArabiaPhoto: Obama et le roi Abdallah d’Arabie Saoudite en 2010

Le ministère saoudien de l’Intérieur — désigné dans le document par MOI — a été condamné pendant des années comme l’un des violateurs les plus brutaux en matière de droits de l’homme dans le monde. En 2013, le Département d’Etat américain a indiqué que les « employés du Ministère de l’Intérieur ont parfois soumis les prisonniers et les détenus à la torture et à d’autres mauvais traitements physiques », en mentionnant spécifiquement un épisode de 2011 dans lequel les agents du MOI ont prétendument « versé un liquide de nettoyage antiseptique sur [la] gorge » d’un militant des droits de l’homme. Le rapport note également l’utilisation de la surveillance invasive du MOI destinée aux dissidents politiques et religieux.

Lire la suite: https://firstlook.org/theintercept/2014/07/25/nsas-new-partner-spying-saudi-arabias-brutal-state-police/

Document d’information sur l’Arabie Saoudite: https://firstlook.org/theintercept/document/2014/07/25/saudi-arabia-information-paper/

Voir aussi: Coopération entre la NSA et l’Arabie Saoudite d’après un nouveau #leaks de #Snowden (Openews.eu)

Communiqué de Presse WikiLeaks: Les procédures envers les détenus

05h00 Heure de New York (EDT), 10h00 heure de Londres (BST), Jeudi 25 Octobre 2012

Aujourd’hui, Mardi 25 Octobre 2012, WikiLeaks commence la publication des « Procédures à l’égard des détenus » : Plus de 100 fichiers classés secret défense ou d’accès restreint, du Ministère de la Défense des Etats-Unis, exposant les règles et les procédures envers les détenus dans les prisons militaires Américaines. Au cours du mois prochain, WikiLeaks publiera dans l’ordre chronologique les procédures de détention militaires américaines suivies depuis plus de dix ans. Ces documents incluent les procédures opératoires normalisées (Standard Operating Procedures) (SOP) des camps de détention en Irak et à Cuba, les manuels d’interrogatoire et les Ordres Abrégés (Fragmentary Orders) (FRAGO) qui modifient les politiques et procédures envers les détenus. Un certain nombre de ces modes de gestion concernent le Camp Bucca en Irak, mais il y a aussi les procédures du Ministère de la Défense au sens large, et des documents relatifs à Abu Ghraib, Guantanamo Bay et aux installations pénitentiaires Européennes de l’armée US.

Parmi les premiers documents publiés on trouve le document fondateur pour Guantanamo («Camp Delta»), le manuel SOP du Camp Delta de 2002. La publication des « politiques de gestion à l’égard des détenus » correspond à la troisième année de manuels SOP du Camp Delta (Guantanamo Bay) publiés par WikiLeaks. WikiLeaks a actuellement publié le manuel opératoire principal de Guantanamo pour 2002, 2003 et 2004. Le manuel de 2002, non publié jusqu’à ce jour, a été en vigueur plusieurs années successives dans le complexe carcéral de Guantanamo Bay et d’autres prisons militaires américaines à travers le monde, comme Abu Ghraib. « Ce document a une importance historique considérable. Guantanamo Bay est devenue le symbole de la violation systématique des droits de l’homme en Occident pour une bonne raison. » déclare le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Mais comment se fait il que WikiLeaks ait publié trois ans de ces manuels opératoires alors que toute la Presse du reste du monde n’en a publié aucun?»

Pour l’Irak, la publication inclut des Ordres d’Opération (Operation Orders) (OPORD) relatifs aux politiques de sélection et d’interrogatoire des détenus. Les documents contiennent également des instructions courantes ayant trait au personnel, à la planification des visites juridiques, les procédures pour administrer un traitement médical, comment les dossiers médicaux et les revues quotidiennes du personnel doivent être conservées, le rationnement des cigarettes et quels objets les détenus sont autorisés à posséder.

Un certain nombre de ce qu’on ne peut qu’appeler des « procédures d’impunité » sera aussi rendu public. Un de ces documents est le document de 2005 « Affectation de numéros d’internement aux détenus » Ce document traite de comment faire disparaître discrètement des détenus gardés par d’autres agences gouvernementales US tout en conservant leurs noms hors des registres centraux de l’armée, en évitant systématiquement d’affecter un numéro de suivi au prisonnier (numéro ISN). Même de simples références à ce document sont classées « SECRET/NOFORN ». On peut de cette manière disposer des détenus sans laisser de trace papier significative.

Une autre de ces procédures d’impunité avérées est un Ordre Abrégé de 2008 qui réduit au minimum la tenue de registres d’interrogatoire. A la suite des révélations d’ enregistrements et de photos de tortures à Abu Ghraib et du scandale politique sur la destruction des enregistrements d’interrogatoires de la CIA, le FRAGO élimine « l’obligation d’enregistrer les séances d’interrogatoire à l’établissement carcéral du théatre des opérations » ( USTIF, en Afghanistan ndt) Bien que le document maintienne l’obligation d’enregistrement dans les établissements carcéraux de division et de brigade, il dispose ensuite que ces enregistrements seront « effacés après 30 jours ». Cette procédure a ensuite été annulée par la nouvelle administration Obama.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré : « Ces procédures à l’égard des détenus » montrent les entrailles du monstre qu’est devenue la condition des détenus après le 11 Septembre, le maintien d’une zone floue où la Loi et les Droits de l’Homme ne s’appliquent pas. Où des personnes peuvent être détenues sans aucune trace selon le bon vouloir du Ministère de la Défense US. Cela montre les excès des premiers temps d’une guerre contre un ennemi inconnu, et comment ces procédures ont mûri et ont évolué pour finalement devenir l’état d’urgence permanent dans lequel se retrouvent les Etats Unis maintenant, dix ans plus tard. »

Un certain nombre de documents sont relatifs aux procédures d’interrogatoire des détenus (2004, 2005, 2008). La violence physique directe est interdite, sur le papier, mais une procédure avérée d’intimidation musclée des détenus durant les interrogatoires, ajoutée à la procédure de destruction  des enregistrements des interrogatoires a abouti à des abus et à l’impunité. Nous découvrons les procédures qui s’appliquent aux forces internationales. Un document de procédés d’interrogatoire est relatif au personnel de la Force Multi-Nationale Irak (MNF-I). Il détaille les procédés d’interrogatoire « approuvés ». Le document promeut des techniques d’exploitation telles que « l’Approche Émotionnelle par l’Affection qui consiste à jouer sur l’affection qu’une personne détenue éprouve pour sa famille, son pays ou ses compagnons. ». Au contraire dans l’approche « Provoquer la Peur (Sévère) »la personne dirigeant l’interrogatoire « se comporte de manière à accabler le sujet, avec une voix forte et menaçante pour convaincre la source qu’elle a bel et bien quelque chose à craindre, et qu’elle n’a pas d’autre choix que de coopérer ».

Les « Procédures envers les Détenus » permettent une meilleure compréhension des instructions données aux geôliers, et des « droits » accordés aux détenus. Nous appelons les Juristes, les ONG, les militants des Droits de l’Homme et le Public à examiner les « procédures envers les détenus » et à faire des investigations sur des sujets importants comme le refus d’accès des centres de détention au Comité International de la Croix Rouge, et aussi a rechercher et comparer les divers types de SOP et de FRAGO pour nous aider à mieux comprendre l’évolution de ces procédures et pourquoi elles sont intervenues. Publiez vos découvertes en utilisant le Hashtag #WlfindDP.

Les procédures sur le site WikiLeaks: http://wikileaks.org/detaineepolicies
Soutenez WikiLeaks: https://shop.wikileaks.org/donate
Friends of WikiLeaks (Amis de WikiLeaks): https://wlfriends.org

Article sur le forum : http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,15564.0.html
Communiqué sur le site WL. org : http://wikileaks.org/Press-Release-The-Detainee.html

Traduit par Irien, relu par Arduenna Silva sur le Forum WikiLeaks

Adnan Latif, le visage de la détention illimitée, meurt à Guantanamo – le 8 septembre 2012

Le CCR (Center for Constitutional Rights, ou Centre pour les Droits Constitutionnels) dénonce la responsabilité des tribunaux et d’Obama dans cette tragédie.

Press@ccrjustice.org

Le 11 septembre 2002, à New York, le Centre pour les Droits Constitutionnels a publié la déclaration suivante en réponse à l’annonce aujourd’hui du Ministère de la Défense sur la mort d’Adnan Latif à Guantanamo. C’est le neuvième homme à mourir depuis l’ouverture de la prison, et le quatrième depuis l’arrivée au pouvoir du Président Obama.

Adnan Latif est le visage humain de la détention illimitée à Guantanamo, une politique qui est maintenant entre les mains du Président Obama. M.Latif, détenu sans inculpation ni jugement, est mort tragiquement, une mort personnelle, seul dans une cellule, à des milliers de kilomètres de chez lui, plus d’une décennie après son enlèvement et sa déportation à Guantanamo Bay. Comme les autres hommes, M.Latif avait entamé des grèves de la faim pendant des années pour protester de son innocence. Ses protestations furent vaines.

Rien, en effet, ne justifiait la détention d’Adnan Latif. Bien que le Ministère de la Justice du Président Obama sache qu’il était innocent, il a fait appel de la décision du Tribunal du D.C. ordonnant sa libération plutôt que de le renvoyer chez lui au Yémen. Le président a imposé un moratoire sur tous les transferts vers le Yémen, ce qui explique pourquoi plus de la moitié des détenus restants sont Yéménites.

Adnan Latif a été détenu indéfiniment, et finalement à vie, non pas en raison de sa conduite, mais de sa nationalité yéménite. Lorsque le circuit D.C. (le juge d’appel fédéral) a infirmé l’ordonnance de mise en liberté d’Adnan Latif, une opinion fortement dissidente a critiqué la majorité, lui reprochant non seulement d’avoir « changé les règles du jeu mais d’avoir arbitré en faveur du gouvernement ». Au bout du compte, la Cour suprême des Etats-Unis est restée enfermée dans sa tour d’ivoire, ignorant le plaidoyer d’un homme innocent, ainsi que la promesse d’un « examen sérieux» de son cas. Ils ont tous une part de responsabilité dans le destin de cet homme innocent.

La mort d’Adnan Latif est un brutal rappel qu’enfermer quelqu’un pendant plus d’une décennie sans prévoir de terme porte préjudice à l’être humain de façon irrémédiable. Des hommes mourront encore inutilement, à moins que le président Obama ferme enfin la prison. La mort d’Adnan Latif doit être un appel à reprendre les transferts et à mettre fin à cette sombre période.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels mène la bataille concernant Guantanamo depuis dix ans. Il a représenté des clients dans deux cas à la Cour suprême, et a organisé et coordonné des centaines d’avocats pro bono à travers le pays, veillant à ce que presque tous les hommes détenus à Guantanamo aient eu la possibilité d’une représentation légale. Parmi les cas de Guantanamo, le Centre représente les familles d’hommes morts à Guantanamo, et les hommes qui ont été libérés et qui sont en quête de justice dans les tribunaux internationaux. En outre, le CCR a œuvré par voies diplomatiques à réinstaller les hommes qui restent à Guantanamo parce qu’ils ne peuvent pas retourner au pays de crainte d’être persécutés ou torturés.

Le Centre pour les Droits Constitutionnels se consacre à promouvoir et à protéger les droits garantis par la Constitution des Etats-Unis et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Fondé en 1966 par des avocats qui représentaient des mouvements de droits civiques dans le Sud, le CCR est un organisme éducatif à but non lucratif qui entend utiliser de façon créative le droit pour s’en servir comme force positive de changement social.

Traduit sur le Forum WikiLeaks par Dragonfly84

Source: http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14825.0.html
http://www.wikileaks-forum.com/index.php/topic,14523.0.html

Ciaron O’Reilly, garde du corps de Julian Assange et militant pacifiste


Ciaron O’Reilly, garde du corps de Julian Assange et militant pacifiste

Nous avons pu parlé avec Ciaron O’Reilly, un des deux gardes du corps volontaires de Julian Assange, mardi 21 août 2012, devant l’ambassade d’Equateur, deux jours après son discours et l’accord de l’asile politique. Revenu d’Australie, Ciaron O’Reilly s’est installé désormais à Londres pour défendre et soutenir Julian Assange, qui est pour lui, en quelque sorte, un symbole de paix et de lutte contre les injustices de la guerre, des injustices qu’il a lui-même vécues pendant la Guerre en Irak, dans les années 90, comme il nous le raconte. Ciaron est un militant de la paix, et son combat tout comme celui de Julian Assange, est de dénoncer la guerre. Originaire du Queensland, où Julian Assange est également né, Ciaron explique dans cette vidéo « avoir passé 30 mois en prison pour avoir désarmé un bombardier B-52 au début de la Guerre en Irak, en 1991 », autrement dit la Guerre du Golfe (1990-1991). Ciaron O’Reilly explique que la Guerre du Golfe n’était que la première étape de cette guerre qui dure depuis 20 ans, une guerre où les sanctions permettent et justifient aux yeux des Etats les bombardements.

Le conflit au Moyen-Orient dure depuis 20 ans

Selon Ciaron O’Reilly, le conflit actuel au Moyen-Orient se situe dans la continuité de ce qui s’est passé en 1990-1991. Le conflit s’est même étendu, comme on le sait, il concerne des pays comme la Syrie, où des milliers de personnes sont mortes ces derniers mois, et il pourrait désormais s’étendre à l’Iran. On retrouve l’idée que les sanctions, sans doute, vont justifier des bombardements et une intervention militaire des Etats, mais comment l’éviter ? La seule chose à espérer est qu’il n’y aura pas d’intervention militaire en Iran, car le même scénario qu’en Syrie pourrait se répéter : des milliers de civils tués, des milliers de femmes et d’enfants victimes des bombardements, des infrastructures et une économie détruites, tout un pays à reconstruire. C’est cela, la guerre. Avant d’apporter quoi que ce soit, comme les Etats prétendent qu’elle est utile, rappelons que la guerre est avant tout une destruction, un anéantissement, une mise à mort de milliers de civils innocents, dans des conflits injustifiés qui pourraient trouver une issue diplomatique ou se résoudre par le dialogue, par un effort réel de communication, par une volonté commune. Ciaron O’Reilly considère que « Julian Assange et Bradley Manning sont tous deux des prisonniers politiques, parce qu’ils ont dénoncé la vraie nature de la Guerre en Irak, et cette guerre dure depuis 20 ans », si on prend comme point de départ l’année 1990, début de la Guerre du Golfe. Les conflits dans cette région du monde durent depuis 20 ans et des millions de personnes sont mortes, « principalement des femmes et des enfants », explique Ciaron O’Reilly. « Ils ont tué des millions d’enfants de moins de 5 ans. » C’est sans doute d’avoir vu cette atrocité de la guerre et ces crimes qui ont fait de Ciaron un militant si dévoué à la cause pacifiste et à la dénonciation de toute forme de guerre.

Julian Assange et Bradley Manning sont tous deux en détention

« Julian Assange et Bradley Manning sont en détention, des formes différentes de détention » pour avoir dénoncé la même chose, la Guerre en Irak. « Ils ne sont pas les seuls à être emprisonnés et torturés. Des milliers et des milliers de gens sont torturés. » Bradley Manning, soupçonné d’être à l’origine des fuites de WikiLeaks, paie déjà d’un lourd tribut le fait d’avoir dénoncé la guerre. « Bradley, bien sûr, est torturé. » Il est en prison à l’heure actuelle et son procès en cours martiale commencera en février, mais beaucoup redoutent pour lui la peine de mort. Et pourtant son combat était aussi de dénoncer la guerre, et avec elle, les crimes de guerre. Des milliers de gens sont contre la guerre, dans tous les pays, et on se demande finalement pourquoi tant de conflits perdurent sur la planète, alors que la majorité des peuples voudraient simplement la paix. Et ce que vit aujourd’hui Julian Assange est aussi « une forme de détention », ajoute-t-il, lié sans doute à ce qu’il a dénoncé aussi l’injustice de la guerre, « et c’est important d’être là pour soutenir Julian Assange ». Cette persécution d’un homme qui défend la paix est intolérable et injustifiable. Réfugié dans l’ambassade d’Equateur, Julian Assange a déjà passé plus d’un an en résidence surveillée, avec un bracelet électronique à son pied. Ainsi, sans jugement, la situation qu’il vit au quotidien s’apparente déjà à une forme de détention, à un emprisonnement, et à vrai dire, ce qu’il a vécu nécessiterait qu’on l’acquitte en Suède de toute charge contre lui et qu’on le laisse retrouver sa liberté, au nom du combat pour la paix.

Ecrit par kimono

Un garde du corps d’Assange redoute qu’il soit menacé de mort

Par Samantha Turnbull

*Note du blog: Cet article est paru le 7 août 2012, avant l’accord de l’asile politique de Julian Assange. Nous le publions car il dresse le portrait de Ciaron O’Reilly, un militant pacifiste qui donne ici des explications sur la Guerre en Irak et sur son soutien à Assange. L’audio de cette interview est disponible sur le site d’origine (cf. lien en fin d’article).

Un des gardes du corps de Julian Assange était récemment de passage à Lismore où il s’est exprimé pour ABC North Coast

Ciaron O’Reilly ressemble plus à une rockstar qui approche de la cinquantaine qu’à un garde du corps corpulent surveillé par les pouvoirs internationaux.

Derrière les cheveux rastas, cependant, c’est un homme farouchement passionné par le pacifisme et dévoué à la protection d’un des militants les plus connus au monde – Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

M. O’Reilly, originaire de Brisbane, est maintenant un londonien et a été désigné par M. Assange comme un des deux gardes du corps volontaires qui l’escortent au milieu des hordes de journalistes et de photographes affamés dans l’intervalle des apparitions au tribunal.

« C’est une sacrée meute sauvage, toute cette presse, et beaucoup de photographes veulent qu’il ait peur et qu’il ait l’air pris de perdre les pédales, donc nous formons un cordon de sécurité autour de lui pour l’amener au tribunal », dit M. O’Reilly.

« Il me fait évidemment confiance… et je suis plutôt grand. »

« Nous avons eu le rôle… je pense qu’il n’avait pas beaucoup de choix possible parmi les gens. »

M. O’Reilly a rencontré pour la première fois M. Assange en Angleterre et il s’est identifié à sa situation désespérée après avoir été lui-même emprisonné pour des activités anti-guerre.

Il a été emprisonné pendant 13 mois pendant la 1ere Guerre du Golfe pour avoir désarmé un bombardier B-52, dans l’Etat de New York, et à son retour en Australie, il a mis hors service une machine d’extraction d’uranium dans l’Etat du Nord.

Il a affirmé que le Premier Ministre Julia Gillard n’a pas menti quand elle a dit que M. Assange a reçu le même traitement que n’importe quel australien ayant des ennuis à l’étranger.

« Je pense que c’est différent pour un Australien  qui a des ennuis à cause de la drogue en Thaïlande ou à Bali, mais si tu as des ennuis avec les Etats-Unis pour des raisons politiques, le gouvernement australien va juste en profiter pour te livrer », a dit M. O’Reilly.

« Dans mon cas, ils n’ont établi aucun contact avec moi avant mon procès à New York. »

« Ils ont assisté à ma sentence mais ne se sont jamais présentés devant moi. »

« Ils étaient là pour servir le FBI en me mettant en prison. »

« C’est ce qu’ils ont fait. »

M. O’Reilly est revenu en Australie pour 3 mois afin de rendre visite à sa famille, mais il retourne à Londres dans quinze jours.

Là, il prévoit de participer à la veille à l’extérieur de l’ambassade d’Equateur où M. Assange a cherché refuge en attendant une annonce formelle au sujet de l’accord ou non de l’asile politique en Equateur.

Il a dit qu’il a été surpris quand M. Assange a demandé l’asile, mais c’était un pas important pour éviter l’extradition en Suède suivi par celle des Etats-Unis.

« Ce n’est pas quelqu’un qui cherche à réagir, c’est quelqu’un qui prend des initiatives », a dit M. O’Reilly.

« Je pense que toute cette affaire suédoise a été une manœuvre dilatoire pour les Americains, et s’il va en Suède, il ira aux Etats-Unis. »

M. Assange est accusé d’agression sexuelle en Suède, ce qu’il n’a pas eu le temps d’évoquer en détail avec M. O’Reilly.

« J’ai lu des déclarations de témoin et des choses comme ça », a dit M. O’Reilly.

« Je pense que ce qui est arrivé en Suède est que les femmes sont allées demander un test HIV et les flics, en quelque sorte, ont détourné cela en allégation d’agression sexuelle. »

Le Gouvernement US a nié qu’il ait l’intention d’extrader M. Assange depuis la Suède, mais c’est un argument que ses supporters rejettent catégoriquement.

Ils croient que le Gouvernement US veut inculper M. Assange pour la divulgation en masse de documents militaires et diplomatiques des Etats-Unis dans le domaine public.

M. O’Reilly a dit que M. Assange n’a pas été extradé depuis l’Angleterre vers les Etats-Unis, car les accusations n’étaient pas assez graves.

« Les Anglais ne vont pas extrader pour des délits passibles de peine de mort, mais les Suédois le feront, a-t-il dit. »

« Donc s’il part d’Angleterre, ils ne pourront pas l’exécuter. »

La mère d’Assange, Christine Assange, est en ce moment en Equateur pour plaider en faveur de la demande d’asile de son fils.

Elle a rencontré le Président de l’Equateur Rafael Correa la semaine dernière pendant une heure.

M. O’Reilly a dit que Mme. Assange a appris que le Gouvernement Equatorien ferait une annonce quand les Jeux Olympiques seraient terminés.

Source: http://www.abc.net.au/local/stories/2012/08/07/3562410.htm

Traduit par kimono

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