Un avocat d’Assange: la décision britannique crée un précédent alarmant pour l’indépendance de la justice en Europe

DemocracyNow.org – Helena Kennedy, membre de l’équipe juridique de Julian Assange et éminente avocate britannique des libertés civiles, se joint à nous depuis Londres pour discuter de la décision de justice soutenant l’extradition d’Assange vers la Suède. «L’idée qu’un procureur demande que quelqu’un soit amené de force dans leur pays pour être interrogé – et [pas] un juge ou un tribunal – est alarmante parce que nous croyons en l’indépendance judiciaire», dit Kennedy. « [Assange] est concerné [parce qu’] une fois qu’il est sur le sol suédois, il devient beaucoup plus vulnérable aux intentions des États-Unis à le faire extrader pour subir un procès sur la base d’accusations beaucoup plus inquiétantes. »

(youtube)

La défense dans une affaire de fraude convoque Julian Assange en tant que témoin

Sigurdur Ingi Thordarson avec Julian Assange

Le Procureur soutient que demander à Assange de comparaître à Reykjavík est irréaliste

Haukur Már Helgason, 7 novembre 2014

L’avocat de la défense de Sigurdur Ingi Thordarson, Vilhjálmur H. Vilhjálmsson, a exigé que le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, se présente devant le tribunal de district de Reykjavík en tant que témoin dans une affaire en cours contre Sigurdur. Cela a été rapporté par DV. Sigurdur Ingi Thordarson a été familièrement connu sous le nom de Siggi Hakkari, ou Siggi le hacker. L’année dernière, il s’est démasqué comme informateur du FBI au sein de Wikileaks. Dans le procès à venir, Sigurdur est accusé de fraude financière, entre autres choses. Selon l’une des accusations, Sigurdur aurait obtenu un montant de plus de € 40 000 en trompant le propriétaire d’une boutique en ligne vendant des marchandises liées à Wikileaks.

Vilhjálmur, l’avocat du Sigurdur, affirme qu’Assange est un témoin-clé dans l’affaire. Interviewé par DV, il a déclaré: « Julian était pour ainsi dire le patron de l’accusé et il lui a permis d’exécuter ce pour quoi il est maintenant poursuivi d’avoir fait sans autorisation. »

Lire la suite: http://grapevine.is/news/2014/11/07/fraud-case-defense-calls-julian-assange-as-witness/

Assange: « Je vais bientôt quitter l’ambassade d’Equateur » (discours intégral)

Conférence de presse avec Julian Assange (discours intégral)

Julian Assange prévoit de quitter l’ambassade d’Equateur dans un futur proche, a-t-il dit lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’ambassade à Londres, où il est réfugié depuis deux ans. Le fondateur de Wikileaks n ‘a pas donné davantage de détails. (youtube)

WikiLeaks: Julian Assange va quitter l’ambassade d’Équateur à Londres

Pancartes en soutien à Julian AssangeLe fondateur de WikiLeaks a annoncé lundi qu’il quitterait « sous peu » l’ambassade d’Équateur à Londres, où il est réfugié depuis juin 2012 pour échapper à une extradition vers la Suède, où il est accusé de délits sexuels.

Lire la suite: http://www.france24.com/fr/20140818-julian-assange-va-quitter-ambassade-equateur-a-londres-wikileaks-equateur-viol-suede-espionnage-etats-unis/

Un volontaire de WikiLeaks était un informateur payé par le FBI

Thordarson avec Julian Assange

Par Kevin Poulsen, 27 juin 2013

Un jour de la semaine, en août 2011, un islandais de 18 ans à l’aspect chérubin, nommé Sigurdur « Siggi » Thordarson, franchit les portes majestueuses de l’ambassade américaine à Reykjavik, la poche de sa veste dissimulant sa carte de visite: une photocopie froissée d’un passeport australien. La photo du passeport montrait un homme avec une tignasse indisciplinée de cheveux blond platine et le nom Julian Paul Assange.

Thordarson a été un bénévole de longue durée pour WikiLeaks, avec un accès direct à Assange et une position-clé en tant qu’organisateur dans le groupe. Avec son entrée dans l’ambassade, faite dans un style de Guerre froide, il est devenu autre chose: le premier informateur connu du FBI au sein de WikiLeaks. Pendant les trois mois qui ont suivi, Thordarson a servi deux maîtres, travaillant pour le site déverseur de secrets et déversant simultanément ses secrets au gouvernement américain en échange, dit-il, d’un total d’environ 5000 $. Le FBI lui a fait prendre des vols quatre fois à l’échelle internationale pour des débriefings, dont un voyage à Washington DC, et il a obtenu lors de la dernière rencontre huit disques durs de Thordarson remplis de chat-logs, vidéos et autres données de WikiLeaks.

La relation fournit un rare aperçu de l’enquête d’application de la loi américaine à l’égard de WikiLeaks, le groupe de transparence récemment rejeté à l’avant de la notoriété internationale, avec son aide au lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden. La double-vie de Thordarson illustre les efforts que le gouvernement souhaitait déployer dans sa poursuite de Julian Assange, en approchant WikiLeaks avec des techniques aiguisées utilisées dans le travail du FBI contre le crime organisé et le piratage informatique — ou, plus obscurément, l’infiltration du bureau dans les groupes de droits civils, pendant l’ère Hoover.

« C’est un signe que le FBI voit WikiLeaks comme une organisation criminelle présumée, plutôt que comme un organisme d’informations », explique Stephen Aftergood, de la Fédération du Projet des Scientifiques Américains sur le Secret Gouvernemental [Federation of American Scientists’ Project on Government Secrecy]. « WikiLeaks était quelque chose de nouveau, je pense donc que le FBI a dû faire un choix à un certain moment quant à la manière de l’évaluer: Est-ce que c’est le New York Times, ou est-ce que c’est autre chose? Et ils ont clairement décidé que c’était autre chose. »

Le FBI a refusé de commenter.

Thordarson avait 17 ans et il était encore au lycée quand il a rejoint WikiLeaks en février 2010. Il faisait partie d’un large contingent de volontaires islandais qui ont afflué vers la cause de Julian Assange, après que WikiLeaks ait publié des documents bancaires internes relatifs à la crise financière de ce pays.

Quand une révolte du personnel, en septembre 2010, a laissé l’organisation démunie d’aide, Assange a placé Thordarson en tant que responsable de la salle de discussion en ligne de WikiLeaks, faisant de Thordarson le premier point de contact pour les nouveaux bénévoles, les journalistes, les sources potentielles, et les groupes extérieurs qui exigeaient de rentrer en contact avec WikiLeaks, au pic de sa notoriété.

Dans ce rôle, Thordarson était l’homme intermédiaire dans les négociations avec le Fonds de Défense de Bradley Manning, qui a amené WikiLeaks à faire un don de 15 000 $ à la défense de sa source principale. Il a accueilli et pris en charge un nouveau volontaire qui a commencé à télécharger et à organiser un vaste trésor de câbles diplomatiques des années 1970 depuis l’Administration des Archives Nationales et des Enregistrements [National Archives and Record Administration], pour ce qui est devenu la collection des « Câbles Kissinger » de WikiLeaks en avril dernier. Et il a disputé des dizaines de volontaires et de supporters qui ont tout fait, depuis la refonte graphique des sites internet de WikiLeaks jusqu’aux shootings vidéos rendant hommage à Assange.

Il a accumulé des milliers de pages de chat-logs de son époque chez WikiLeaks, qui sont, dit-il, maintenant aux mains du FBI.

La trahison de WikiLeaks par Thordarson a aussi été une trahison personnelle de son fondateur, Julian Assange, qui, comme disent d’anciens collègues, a pris Thordarson sous son aile et l’a préservé face à la critique et à la controverse juridique.

« Quand Julian l’a rencontré pour la première ou deuxième fois, j’étais là », dit Birgitta Jonsdottir, un membre du Parlement islandais qui a travaillé avec WikiLeaks sur Collateral Murder, la publication de WikiLeaks d’une séquence montrant l’attaque d’un hélicoptère américain en Irak. « Et j’ai prévenu Julian dès le premier jour, il y a quelque chose qui ne va pas chez ce type… Je lui ai demandé de ne pas l’avoir comme membre de l’équipe de Collateral Murder. »

En janvier 2011, Thordarson a été impliqué dans un scandale politique bizarre dans lequel un mystérieux « ordinateur portable espion » a été trouvé en marche, sans surveillance, dans un bureau vide du bâtiment parlementaire. « Si tu as fait ça, ne me le dis pas », a déclaré Julian Assange à Thordarson, selon les chat-logs non-authentifiés fournis par Thordarson.

« Je te défendrai contre toutes accusations, bruits et injustices, et je te soutiendrai, comme je l’ai fait », lui a dit Assange dans un autre chat le mois suivant. « Mais j’attends une totale loyauté en retour. »

Au lieu de cela, Thordarson a utilisé sa proximité à Assange pour ses propres fins. L’acte le plus conséquent est survenu en juin 2011, lors de sa troisième visite à Ellingham Hall — le manoir anglais où Assange était alors en résidence surveillée, pendant qu’il luttait contre l’extradition vers la Suède.

Pour des raisons qui restent obscures, Thordarson a décidé d’approcher les membres du gang de piratage LulzSec et les a sollicités pour pirater les systèmes du gouvernement islandais, comme un service rendu à WikiLeaks. Pour établir sa bonne foi en tant que représentant de WikiLeaks, il a pris et téléchargé une vidéo de 40 secondes sur son téléphone portable qui s’ouvre sur un écran IRC avec une conversation en cours, puis flotte à travers la pièce pour capturer Assange au travail avec une associée. (Cet échange a, dans un premier temps, été rapporté par Parmy Olson dans son livre sur Anonymous).

Malheureusement pour Thordarson, le FBI a fait tomber le leader de LulzSec, Hector Xavier Monsegur, alias Sabu, une semaine plus tôt, et assuré sa coopération comme informateur. Le 20 juin, le FBI a mis en garde le gouvernement islandais. « Une énorme équipe du FBI est venue en Islande et a demandé aux autorités islandaises de les aider », dit Jonsdottir. « Ils pensaient qu’il y avait une attaque imminente de LulzSec en Islande. »

Le FBI ne pouvait peut-être pas savoir à ce stade qui était Thordarson au-delà de son nom d’écran. Le bureau et les agences d’application de la loi au Royaume-Uni et en Australie ont continué à rassembler des accusations sans liens apparents sur des membres présumés de LulzSec.

Après avoir esquivé ce coup, on ne sait pas clairement ce qui a incité Thordarson à aborder le FBI deux mois plus tard. Quand je lui ai directement posé la question la semaine dernière, il a répondu: « Je suppose que j’ai coopéré parce que je ne voulais pas participer à un piratage d’Anonymous et LulzSec pour WikiLeaks, car alors tu enfreins certainement un bon nombre de lois. »

Cette réponse ne fait pas beaucoup de sens, car c’est Thordarson, et non Assange, qui a demandé à LulzSec de pirater l’Islande. Il n’y a aucune preuve qu’un autre membre du personnel de WikiLeaks soit impliqué. Il a donné une deuxième raison qu’il avoue être plus véridique: « La deuxième raison était l’aventure. »

L’équivoque de Thordarson met en lumière un obstacle dans les rapports qui le concernent: il est enclin à mentir. Jonsdottir le qualifie de « pathologique ». Il admet m’avoir menti dans le passé. Pour cette histoire, Thordarson a alimenté son récit en fournissant des e-mails qui semblent être entre lui et ses chefs du FBI, des enregistrements de vols pour certains de ses voyages, et un reçu du FBI indiquant qu’il leur a donné huit disques durs. Le Ministère islandais de l’Intérieur a auparavant confirmé que le FBI est venu en Islande pour interroger Thordarson. Thordarson a également témoigné à ce sujet lors d’une session au Parlement islandais, en présence de Jonsdottir.

Finalement, il m’a donné un important sous-ensemble de chat-logs qu’il dit avoir remis au FBI, s’élevant à environ 2000 pages, ce qui prouve, à tout le moins, qu’il a gardé les logs et qu’il est prêt à les remettre à un journaliste détesté par Julian Assange.

« L’aventure » de Thordarson a commencé le 23 août 2011, quand il a envoyé un e-mail sur la boîte de réception générale de l’ambassade américaine de Reykjavik « Au sujet de l’enquête criminelle en cours aux Etats-Unis ».

« La nature du renseignement qui peut être mis en évidence dans cette enquête ne sera pas prononcé dans une conversation e-mail », écrit-il de manière énigmatique.

Un agent de sécurité de l’ambassade l’a appelé le même jour. « Il a dit ‘Quelle enquête?’ J’ai dit celle de WikiLeaks », répond Thordarson. « Il a nié qu’il y avait une telle enquête, alors je lui ai juste dit que nous savions tous les deux qu’il y en a une. » Thordarson a été invité à l’ambassade, où il a présenté une copie du passeport d’Assange, le passeport du numéro deux d’Assange, Kristinn Hrafnsson, et un extrait d’une conversation privée en ligne entre Thordarson et Assange. Le représentant de l’ambassade a été évasif. Il a dit à Thordarson qu’ils seraient peut-être en contact, mais que cela prendrait au moins une semaine.

Cela est arrivé beaucoup plus vite.

Thordarson et Julian Assange

Des agents du FBI et deux procureurs fédéraux ont débarqué dans un gulfstream privé le jour suivant, le 24 août, et Thordarson a été convoqué de nouveau à l’ambassade.

Il a été accueilli par le même représentant de l’ambassade qui a pris ses clés et son téléphone portable, puis s’est dirigé avec lui sur une route sinueuse à travers les rues du centre de Reykjavik, pour se retrouver à la fin à l’hôtel Reykjavik Centrum, raconte Thordarson. Là, Thordarson a passé deux heures dans une salle de conférence d’hôtel à parler à deux agents du FBI. Puis, ils l’ont raccompagné à l’ambassade afin qu’il qu’il puisse mettre de l’argent dans son parcmètre, et ils sont revenus à l’hôtel pour plus de débriefing.

Les agents lui ont posé des questions sur ses interactions avec LulzSec, mais ils étaient surtout intéressés par ce qu’il pouvait leur donner au sujet de WikiLeaks. L’un d’eux lui a demandé s’il pouvait porter un dispositif d’enregistrement lors de sa prochaine visite à Londres et pousser Assange à dire quelque chose d’incriminant, ou parler de Bradley Manning.

« Ils m’ont demandé ce que j’utilise tous les jours, ce que j’ai toujours sur moi », dit-il. « J’ai dit, ma montre. Alors, ils ont dit qu’ils pourraient changer cela en une sorte de montre d’enregistrement. »

Thordarson dit qu’il a refusé. « J’aime bien Assange, je le considère même comme un ami », dit-il. « C’est juste que je ne voulais pas m’engager sur ce chemin. »

En tout, Thordarson a passé 20 heures avec les agents sur environ cinq jours. Ensuite, le gouvernement islandais a ordonné au FBI de plier bagages et de rentrer à la maison.

Il apparaît que le FBI avait trompé les autorités locales sur son but dans le pays. Selon une chronologie (.pdf) publiée par la suite par le Commissaire National de la Police Islandaise, le FBI a contacté l’agence d’application de la loi islandaise pour informer de la venue de Thordarson à l’ambassade, et demandé la permission de venir dans le pays pour un suivi. Mais le bureau a présenté la demande comme une extension de son enquête préliminaire concernant LulzSec, et a omis de dire que son véritable objectif était WikiLeaks.

WikiLeaks est bien considéré en Islande, et l’incident est intervenu dans un sujet politique chaud, quand il a fait surface ici, cette année, avec les conservateurs argumentant que l’Islande aurait dû coopérer avec le FBI, et les libéraux se plaignant, pour commencer, des agents autorisés à entrer dans le pays. « C’est devenu une controverse énorme », déclare Jonsdottir. « Et puis, aucun d’eux ne savait quel genre de personne était Siggi ».

En dehors de la politique, le FBI n’en avait pas fini avec Thordarson.

Les agents ont persuadé Thordarson de prendre un vol pour Copenhague avec eux, dit-il, pour une autre journée d’interrogations. En octobre, il a fait un second voyage au Danemark pour un autre débriefing. Entre les rencontres, Thordarson est resté en contact avec ses responsables à travers des comptes de messagerie jetables.

En novembre 2011, Thordarson a été renvoyé de WikiLeaks. L’organisation a découvert qu’il avait créé en ligne un magasin de t-shirts WikiLeaks et s’était arrangé pour que les opérations aillent sur son propre compte bancaire. WikiLeaks a déclaré que le détournement de fonds s’élève à environ 50 000 $.

Thordarson en a parlé au FBI dans un e-mail succinct du 8 novembre. « Plus chez WikiLeaks — donc je sais pas comment je peux vous aider davantage. »

« Nous aimerions encore te parler en personne », a répondu l’un des responsables. « Je peux imaginer quelques moyens simples pour que tu puisses aider. »

« Vous pouvez m’aider, les gars, avec de l’argent? » a répondu aussitôt Thordarson.

fbi-drive-receipt-2-660x880Pendant les mois qui ont suivi, Thordarson a prié le FBI de lui donner de l’argent, tandis que le FBI l’a alternativement ignoré et l’a courtisé pour plus d’assistance. En fin de compte, explique Thordarson, le FBI a accepté de l’indemniser pour le travail où il a été absent quand il a rencontré des agents (il dit qu’il a travaillé dans une école de formation de gardes du corps), pour un montant total d’environ 5000 $.

Une fois l’argent réglé, le FBI a commencé à le préparer à un voyage pour les Etats-Unis. « Je voulais vous parler de choses futures que nous pouvons faire », écrit son responsable en février. Le FBI voulait qu’il rétablisse le contact avec certains de ses anciens associés de WikiLeaks. « Nous parlerons des objectifs spécifiques pour les conversations en ligne, mais vous pouvez avoir une longueur d’avance sur notre rencontre en entrant juste en contact avec eux et en les rattrapant. Si vous avez besoin de savoir qui précisément, nous pouvons discuter au téléphone. »

Le voyage de trois jours à [Washington] D.C.  a eu lieu en février de l’année dernière. Thordarson dit qu’il a pris le vol 631 sur Air Iceland pour l’Aéroport International de Logan, le 22 février, et a été transféré à Boston sur le vol JetBlue 686 pour l’Aéroport International de Dulles, où il a été accueilli par un fonctionnaire des douanes américaines, « puis a été escorté hors du terminal de Dulles jusqu’aux mains du FBI. »

Il est resté dans un hôtel à Arlington, en Virginie, où est centrée l’enquête du Ministère de la Justice concernant WikiLeaks, et il y a rencontré ses deux contacts habituels du FBI, et trois ou quatre autres hommes en costumes qui ne se sont pas identifiés.

E-mails de Thordarson avec le FBI« Le dernier jour, nous sommes allés dans un resto-grill et nous avons mangé, tous ensemble », dit-il. « Où ils ont servi du Coca-Cola dans des bouteilles en verre, venu du Mexique. »

Le 18 mars 2012, il a eu une autre réunion avec le FBI au Danemark. Lors de ce voyage, il a apporté avec lui huit disques durs personnels, contenant les renseignements qu’il avait compilés en étant chez WikiLeaks, ce qui inclut ses connexions de conversations en ligne, ses photos et vidéos prises à Ellington Hall. Le FBI lui a donné un reçu signé pour le matériel informatique.

Puis ils l’ont laissé tomber.

Aujourd’hui, Thordarson, âgé de 20 ans, a de nouveaux problèmes. Il fait face à des accusations criminelles en Islande pour des crimes financiers et fiscaux indépendants. En outre, WikiLeaks a déposé un rapport de police pour le détournement de fonds du magasin de t-shirts.

L’héritage de sa coopération avec le FBI reste obscur. Un dépôt à la cour, révélé la semaine dernière, montre que dans les mois qui ont suivi le dernier débriefing de Thordarson, les fonctionnaires du Ministère de la Justice à Arlington, en Virginie, ont commencé à recevoir des ordonnances judiciaires visant les deux anciens collègues de Thordarson, des collègues de WikiLeaks en Islande: Smari McCarthy et Herbert Snorrason.

Snorrason, qui s’est occupé de la salle de conversations en ligne, en 2010, avant que Thordarson en prenne possession, a vu tous les contenus de son compte Gmail remis au gouvernement, en vertu d’un mandat de perquisition secret, délivré en octobre 2011.

La preuve utilisée pour obtenir le mandat reste sous scellés. « Je me demande », dit Thordarson, « si je suis quelque part là-dedans. »

Source: http://www.wired.com/threatlevel/2013/06/wikileaks-mole/

Russia Today: Est-ce que Julian Assange est « l’espion » #9?

L’Administration Obama a accusé 8 personnes sous l’Espionage Act. Et de nouvelles révélations au sujet des tactiques utilisées par le FBI pour collecter des données sur WikiLeaks au cours des dernières années suggèrent que Julian Assange lui-même pourrait être la 9ème personne à faire face à des accusations d’espionnage dans un acte d’accusation secret. Alors, que signifient les tactiques employées par le FBI envers Assange, pour Edward Snowden et les journalistes qui sont chargés de partager des secrets? Le commentateur politique Sam Sacks explique.

Lettre ouverte aux députés français en soutien à Julian Assange

Paris, le 1er septembre 2012

Mesdames, Messieurs les député(e)s,

Comme élu(e)s de la République, respectueux de nos engagements internationaux et du respect des Droits de l’homme, nous nous adressons à vous pour notre requête.

Nous sommes membres d’un comité de soutien à M. Julian Assange connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks. Il a su avoir le courage de faire connaître aux démocrates du monde entier les informations que lui transmit Bradley Manning, que ses défenseurs qualifient de héros et définissent comme un lanceur d’alerte – il est à ce jour détenu illégalement aux USA dans une prison militaire depuis 834 jours alors que la durée légale d’emprisonnement avant procès militaire y est de 120 jours: “C’est une personne qui dit au peuple ce que le gouvernement ne veut pas que l’on sache…”, “Quelqu’un qui protège la démocratie.”

Dans ces communiqués, Julian Assange a dénoncé les dérives de pays qualifiés de démocratiques et les méthodes employées contraires au respect des Droits de l’homme. Certains s’étonnent du choix de Julian Assange de demander l’asile politique à la République de l’Equateur. Il est surprenant de constater qu’aucun pays européen respectueux des Droits de l’homme et de la souveraineté des ambassades, n’ait à aucun moment protesté contre le geste de la Grande-Bretagne de vouloir bafouer l’intégrité de ce territoire équatorien.

Il semble que les alibis employés pour une éventuelle extradition vers les Etats-Unis relèvent du rocambolesque, de l’ineptie. Le devoir de mémoire nous rappelle que la Grande-Bretagne n’a pas eu d’état d’âme pour protéger le dictateur A. Pinochet qui avait quelques milliers de crimes sur la conscience.

Nous sommes convaincus que votre mission de députés est d’être aux cotés de ceux qui luttent et dénoncent les dérives contraires à l’esprit démocratique et aux respects des fondamentaux qui ont fait la réputation et l’honneur de la France à travers le monde.

Le fondateur de Wikileaks est soutenu par des milliers de gens (de toutes conditions sociales) à travers le monde, militants, artistes, intellectuels, comme Noam Chomsky, Gail Malone, Kellie Tranter, Kevin Gosztola, Helene Bergman, des Nobels de la Paix, Mairead Maguire, Pérez Esquivel, des parlementaires, hommes politiques, Jean-Luc Mélenchon en France, Anne Clwyd au Royaume-Uni, Snorre Valen en Norvège, Ron Paul aux Etats-Unis, Scott Ludlam, Adam Bandt, Malcolm Fraser, Doug Cameron et le Parti Pirate en Australie, et par tous ceux qui dénoncent les violations du respect des Droits de l’homme.

Julian Assange est devenu aujourd’hui le symbole de la liberté d’expression menacée dans le monde, y compris dans les pays occidentaux. Nous découvrons au travers des révélations de Wikileaks que le risque de vivre dans une dictature est toujours présent et qu’il plane au-dessus de nos démocraties européennes.

Il est déplorable que nos gouvernements européens restent silencieux sur cette affaire et ne prennent pas la peine de défendre la liberté d’expression, surtout quand Wikileaks dévoile que les guerres sont justifiées par les intérêts économiques des Etats-Unis et de la Suède, cette dernière étant l’un des plus importants fabricants d’armes au monde.

C’est pour toutes ces raisons que nous sollicitons votre soutien et votre collaboration. Pour dénoncer le harcèlement des autorités qui se livrent à la campagne de calomnies et de diabolisation contre Julian Assange et la discrimination des associations de défense des Droits de l’homme. Le discours de Julian Assange, le 19 août 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres, a été un moment historique.

Nous appelons à un véritable élan de solidarité pour Julian Assange et qu’il soit reconnu pour l’effort qu’il a fait envers nos sociétés pour plus de vérité et de justice.

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs les député(e)s, l’assurance de notre considération distinguée,

Comité de rédaction Wikileaks Actu

Liens relatifs à cet article :

Julian Assange et Wikileaks
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rédacteur_en_chef
http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks

Bradley Manning
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradley_Manning

Militants, artistes, intellectuels, soutenant Julian Assange :
http://www.mmrree.gob.ec/eng/2012/bol0983.asp
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/22/noam-chomsky-assange-est-un-vrai-democrate/
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/07/25/pourquoi-wikileaks-est-un-don-a-lhistoire/
http://vimeo.com/45941628
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/08/julian-assange-est-deja-condamne-par-le-feminisme-detat-suedois/

Nobels de la Paix soutenant Julian Assange :
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/07/24/mairead-maguire-laureate-du-prix-nobel-de-la-paix-appelle-a-la-justice-pour-assange/
http://www.lalibre.be/actu/international/article/755546/assange-attitude-de-londres-inadmissible-pour-le-prix-nobel-de-la-paix.html

Parlementaires et hommes politiques soutenant Julian Assange :
http://www.humanite.fr/fil-rouge/assange-intervient-au-meeting-de-jean-luc-melenchon-pg
http://blog.ukfriendsofbradleymanning.org/2011/05/03/ann-clwyd-mrs-manning-should-have-had-the-courtesy-of-a-reply/
http://www.liberation.fr/societe/01012317507-un-depute-norvegien-propose-wikileaks-pour-le-prix-nobel-de-la-paix-2011
http://www.theamericanconservative.com/ron-paul-stands-for-manning-and-assange/
http://scott-ludlam.greensmps.org.au/wikileaks

Autres textes de soutien :
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/28/quatre-choses-que-les-medias-ne-vous-disent-pas-sur-assange/
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/19/le-discours-de-julian-assange-a-lambassade-dequateur/
https://wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/11/wikileaks-est-un-espoir-pour-changer-le-monde/

Lien pdf de l’article: Lettre ouverte aux députés français en soutien à Julian Assange

La Suède rejette l’invitation de l’Equateur d’interroger Julian Assange à l’ambassade londonienne

Par Anne Sewell – 31 juillet 2012

Londres – L’Equateur a demandé à la Suède d’envoyer des officiels pour interviewer Julian Assange à leur ambassade de Londres. la Suède répond non, ils ne feront pas ce voyage.

Digital Journal a rapporté le 29 juillet que le gouvernement équatorien avait informé les autorités suédoises qu’elles étaient bienvenues pour venir à Londres interroger le lanceur d’alerte à propos d’accusations de viol et d’agression sexuelle. Il y avait l’espoir que s’ils viennent bien à Londres, l’affaire pourra être réglée.

Assange espère éviter l’extradition vers la Suède, comme il y a des craintes qu’il soit par la suite envoyé aux USA sur des charges d’espionnage, pour la publication de câbles diplomatiques avec les fuites du Cablegate.

Selon le fil Twitter de WikiLeaks, la Suède a rejeté l’invitation et ne fera pas le voyage vers Londres pour y rencontrer Assange. Ils n’ont donné aucune « explication valable » pour ceci.

Le tweet lit:

« wikileaksusa ‏@WikileaksUsa

#Wikileaks: BREAKING: Sweden rejected Assange & Ecuador request to interview him in UK – without any meaningful explanation…  »

Assange vit retranché dans l’ambassade d’Equateur depuis six semaines maintenant. Comme l’ambassade est petite, et qu’il n’y a aucun espace extérieur, il se sent harassé par la situation, et selon sa mère, Christine Assange, il souffre.

Source: http://www.digitaljournal.com/article/329766

Traduit depuis le web par willsummer

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