Le journaliste d’ECHELON au Royaume-Uni: « Snowden a prouvé que les espions doivent rendre des comptes »

Duncan Campbell

Les journalistes Duncan Campbell et Crispin Aubrey avec l’ancien opérateur Sigint, John Berry, en 1978

BoingBoing.net, le 3 août 2015, par Cory Doctorow

Le journaliste d’investigation légendaire Duncan Campbell décrit sa vie dans son enlèvement par la branche spéciale de la police métropolitaine de Londres, surveillé et harcelé par les espions et les ministres du Royaume-Uni, et il révèle l’identité du lanceur d’alerte qui lui a divulgué les détails d’ECHELON.

L’article de Campbell est accompagné par des documents de Snowden jamais publiés qui démontrent l’étendue de la surveillance ECHELON, et retrace la lignée des journalistes et des lanceurs d’alerte qui ont pris d’énormes risques personnels pour révéler la corruption, les actes criminels, et le secret parmi les espions et leurs maîtres au sein du gouvernement.

Il révèle aussi, pour la première fois, l’identité du lanceur d’alerte qui a révélé l’existence du programme d’écoutes téléphoniques de masse de Menwith Hill: « Oliver G. Selfridge, un des fondateurs du domaine de l’intelligence artificielle et membre du Conseil consultatif scientifique de la NSA jusqu’en 1993 ». Selfridge est mort en 2008. […]

« Le GCHQ et moi »: ma vie à démasquer les oreilles indiscrètes britanniques [Duncan Campbell/The Intercept]

Lire la suite: http://boingboing.net/2015/08/03/uk-echelon-journalist-snowd.html

NSA: le gouvernement français aurait passé un accord secret

Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, un accord secret de collaboration sur la surveillance du nom de code « Lustre » aurait été signé par la France avec les Etats-Unis et quatre autres puissances.

"Five eyes alliance"La « Five eyes alliance »: la France participerait au système Echelon anglo-saxon constitué de cinq nations.

TV5 Monde, 27.10.2013, Par Pascal Hérard

De nouveaux documents d’Edward Snowden démontreraient, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, que la France serait engagée dans une vaste collaboration de surveillance, du nom de code « Lustre », avec ceux que l’on nomme les « Five Eyes », acteurs du programme d’écoutes planétaire Echelon: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Australie et Nouvelle Zélande.

La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, interrogée au sujet des écoutes illégales de la NSA dans l’émission « Internationales » de TV5Monde ce 27 octobre 2013 a déclaré qu’elle « espère bien qu’on se défend, qu’on sait quand même ce qu’il se passe chez les autres« , puis expliqué qu' »un grand pays comme la France doit aussi avoir un outil », et de conclure: « on n’est pas dépourvus en la matière ».

Nicole Bricq, au sujet de la NSA

Vidéo TV5: [Nicole Bricq, interrogée au sujet des écoutes illégales de la NSA]

Discours contradictoires?

Madame Bricq condamne les écoutes illégales entre partenaires alliés, mais estime logique et normal que de l’espionnage s’opère en matière d’intelligence économique. La ministre admet que la France est en pointe dans ces pratiques: les révélations du Süddeutsche Zeitung semblent démontrer, si elles se révèlent exactes, que la France est en plus un acteur privilégié de la surveillance mondiale et qui collabore avec ceux-là même qu’elle dénonce du bout des lèvres aujourd’hui, les Etats-Unis. Ce qui pourrait expliquer la prudence du chef de l’Etat français pour condamner trop fermement les pratiques de la NSA. Et confirmerait une thèse de Bernard Huygues qui déclarait sur le site de TV5Monde il y a quelques jours: « on peut aussi penser que si la France s’énervait trop fortement pour ensuite être prise la main dans le pot de confiture avec des révélations sur ses propres systèmes de surveillances illégaux, ce serait très ennuyeux… »

Source: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Etats-Unis-2013/p-26618-NSA-le-gouvernement-francais-aurait-passe-un-accord-secret.htm

Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

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Face au scandale Prism, nous avons élaboré une série de questions pour savoir s’il est possible juridiquement d’attaquer et de dénoncer le programme d’espionnage de la NSA. Quels sont les recours dont nous disposons en France? Peut-on lutter contre Prism? Des internautes et militants nous répondent par e-mail. Voici la 1ère réponse que nous avons reçue aujourd’hui.

1. Les associations de défense des libertés civiles en France peuvent-elles envisager de porter plainte contre la NSA et le programme PRISM?

Réponse d’A.: Oui, mais ça changera quoi du fait que la NSA, enfant du Pentagone, lui-même enfant des personnes issues du groupe « Cult of dead Bones », eux-mêmes formés par le MI6 durant la seconde guerre mondiale (soit disant pour lutter contre le fascime) continuera, et ce d’une manière ou d’une autre, de faire ce genre de chose.

2. Y a-t-il une possibilité légale et juridique (du côté des citoyens) de dénoncer le programme PRISM tel qu’il est appliqué par les Etats-Unis, ainsi que la collecte et le stockage illégal des données personnelles, qui constituent une atteinte grave envers la vie privée des citoyens dans le monde?

Réponse d’A.: Oui, la déclaration universelle des droits de l’homme, et surtout l’article 2.4 du conseil nationnal de la résistance (1943) qui donne non seulement le droit à l’anonymat, mais au côté privé des courriers. (Le CNR à récemment été applaudi au Sénat).

3. Peut-on même envisager qu’un Etat porte plainte contre la NSA pour non-respect et violation de la confidentialité des communications diplomatiques, qui ont été espionnées à plusieurs reprises dans le cadre du programme PRISM, y compris lors de sommets politiques internationaux?

Réponse d’A.: Oui côté public pour faire poudre aux yeux, non dans la réalité derrière les rideaux puisque notre gouvernement fait pareil depuis des années avec le programme hérisson et est même rentré dans l’OTAN pour avoir accès à Echelon. Sans oublier qu’en fait, étant en vigie pirate rouge depuis 15 ans, ils ont de fait tous les droits pour le faire, et en dernier ressort l’état de guerre, qui en fait est le fait même des choses (et oui on est en guerre) fait que nous cons-citoyens n’avons pas notre mot à dire.

N.B. d’A.:
1. Durant la seconde guerre mondiale les Nazis qualifiaient la Résistance Française de Terroristes (on peut donc se demander qui sont les nazis aujourd’hui ?)
2. Durant la seconde guerre mondiale, le SS disait « Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher ». Les politiciens d’aujourd’hui à travers le monde feraient bien de faire attention aux phrases qu’ils utilisent.

Librement

[Militant anonyme]

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