Vidéo Anonymous pour la journée internationale contre la violence policière – 22 novembre 2014

Source: https://twitter.com/AnonymousVideo/status/533854239534362624

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Le Pentagone se prépare à une rupture civile de masse

Les sciences sociales se militarisent afin de développer des « outils opérationnels » visant à cibler des militants pacifiques et des mouvements de protestation.

The Guardian, par Nafeez Ahmed, 12 juin 2014

pentagoneLe Pentagone finance des recherches en sciences sociales dans le but de modéliser les risques de « contagion sociale » qui pourraient compromettre les intérêts stratégiques américains.

Le Département de la Défense américain (DoD) finance un programme de recherche universitaire dont le but est de modéliser la dynamique, les risques et les points de basculement de troubles civils à grande échelle à travers le monde, sous la supervision de diverses agences militaires américaines. Ce programme de plusieurs millions de dollars est conçu pour élaborer des « éclairages pertinents pour les combattants » à court et à long terme, destinés aux hauts fonctionnaires et décideurs de « la communauté de la défense ». Il vise également à informer la politique menée par « les commandements de terrain.»

Lancée en 2008 – l’année de la crise bancaire mondiale – « l’initiative de recherche Minerva » du DoD a noué un partenariat avec les universités, «visant à améliorer la compréhension de base des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent les régions du monde d’importance stratégique pour les États-Unis.»

Parmi les projets retenus pour la période 2014-2017 figure une étude dirigée par l’Université de Cornell, gérée par le Bureau scientifique de recherche de l’US Air Force, visant à développer un modèle empirique « de dynamique de mobilisation du mouvement social et des phénomènes de contagion. » Ce projet déterminera « la masse critique (points de basculement) » des contagions sociales à partir de l’étude de leur « empreinte numérique » dans les cas de « la révolution égyptienne de 2011, des élections de 2011 à la Douma en Russie, de la crise du carburant subventionné au Nigéria en 2012, et des manifestations au parc de Gazi en Turquie en 2013. »

Les messages sur Twitter et les conversations seront examinés « afin d’identifier les personnes qui se mobilisent dans une contagion sociale et le moment à partir duquel elles se mobilisent. »

Un autre projet attribué cette année à l’Université de Washington « cherche à découvrir les conditions dans lesquelles les mouvements politiques visant à des changements politiques et économiques à grande échelle prennent naissance » ainsi que leurs « caractéristiques et conséquences ». Ce projet, géré par le Bureau de recherche de l’Armée américaine, met l’accent sur « les mouvements à grande échelle impliquant plus de 1 000 participants en activité de façon durable ». Il couvrira 58 pays au total.

L’an dernier, l’initiative Minerva du DoD a financé un projet permettant de déterminer « Qui ne devient pas un terroriste et pourquoi ? ». Ce projet, cependant, confond les militants pacifiques avec les « partisans de la violence politique », qui se démarquent des terroristes en cela qu’ils ne versent pas eux-mêmes dans le « militantisme armé ». Le projet énonce explicitement qu’il va étudier les activistes non violents :

« Dans chaque société, nous trouvons beaucoup d’individus qui ont en commun les mêmes arrière-plans  démographiques, familiaux, culturels ou socio-économiques que ceux qui ont décidé de s’engager dans le terrorisme et qui, cependant, s’abstiennent eux-mêmes de prendre les armes, même s’ils peuvent être favorables aux objectifs finaux de groupes armés. Dans le domaine des études sur le terrorisme, les études n’ont pas, jusqu’à tout récemment, tenté de regarder ce groupe de contrôle. Ce projet ne traite pas des terroristes, mais des partisans de la violence politique. »

Chacune des 14 études de cas du projet « implique des entretiens approfondis avec plus de dix militants et activistes de partis et d’organisations non gouvernementales qui, bien que favorables aux causes radicales, ont choisi la voie de la non-violence. »

J’ai contacté le chercheur principal du projet, le Professeur Maria Rasmussen de l’École d’études supérieures du Centre naval américain, en lui demandant pourquoi les activistes non violents travaillant pour les ONG devraient être assimilés à des partisans de la violence politique  – et quels « partis et organisations non gouvernementales » sont ainsi étudiés. Mais je n’ai reçu aucune réponse.

De même, le personnel du programme Minerva a refusé de répondre à une série de questions similaires que je leur ai soumises, demandant notamment comment les « causes radicales » promues par les ONG pacifistes pouvaient constituer une menace potentielle à la sécurité nationale susceptible d’intéresser le DoD.

Entre autres questions, j’ai demandé :

  • « Le Département américain de la Défense voit-il les mouvements de protestation et l’activisme social dans différentes parties du monde comme une menace pour la sécurité nationale américaine ? Si oui pourquoi ? »
  • « Le Département de la Défense américain considère-t-il les mouvements politiques visant un changement politique et économique à grande échelle comme une question de sécurité nationale ? Si oui pourquoi ? »
  • « L’activisme, la protestation, les ‘’mouvements politiques’’ et bien sûr les ONG sont des éléments vitaux d’une société civile saine et de la démocratie. Pourquoi le DoD finance-t-il des recherches pour étudier de telles questions ? »

Le Dr Erin Fitzgerald, directeur du programme Minerva m’a répondu : « J’apprécie votre intérêt et je suis heureux que vous nous contactiez pour nous donner l’occasion d’apporter des clarifications », avant de me promettre une réponse plus détaillée. Au lieu de quoi, j’ai reçu la vague déclaration suivante du bureau de presse du DoD :

« Le Département de la Défense prend au sérieux son rôle en matière de sécurité des États-Unis, de ses citoyens, des alliés de l’Amérique et de ses partenaires. Alors que tous les défis concernant la sécurité ne provoquent pas de conflit et que tous les conflits n’impliquent pas l’intervention de l’armée américaine, Minerva contribue à financer des recherches en sciences sociales fondamentales qui aident le département de la Défense à mieux comprendre ce qui provoque l’instabilité et l’insécurité dans le monde entier. Par une meilleure compréhension de ces conflits et de leurs causes préalables, le Département de la défense peut mieux se préparer au futur environnement de sécurité dynamique. »

En 2013, Minerva a financé un projet de l’Université du Maryland, en collaboration avec le laboratoire Pacific Northwest National du département américain de l’énergie, pour évaluer le risque de troubles civils dus au changement climatique. Ce projet triennal de 1,9 million de dollars élabore des modèles pour anticiper ce qui pourrait arriver aux sociétés, selon un éventail de scénarios de changements climatiques potentiels.

Dès le départ, le programme Minerva a été prévu pour fournir plus de 75 millions de dollars sur cinq ans dédiés à la recherche en sciences sociales et comportementales. Pour cette seule année, il lui a été alloué un budget total de 17,8 millions de dollars par le Congrès américain.

Une communication par courriel interne destiné au personnel de Minerva – référencée dans un mémoire d’expertise de 2012 – révèle que le programme est orienté vers des résultats rapides destinés à être directement applicables aux opérations sur le terrain. Le mémoire faisait partie d’un projet financé par Minerva  visant à « contrer le discours musulman radical » à l’Université de l’État de l’Arizona.

Un courriel interne du Professeur Steve Corman, chercheur principal du projet, fait état d’une rencontre organisée par le Programme de Modélisation Humaine, Sociale, Culturelle et Comportementale (HSCB) du Département de la Défense, programme dans lequel des hauts responsables du Pentagone indiquent que leurs priorités sont « de développer des capacités rapidement disponibles » sous forme de « modèles et outils pouvant être intégrés aux opérations ».

Corman précise dans son courriel que, bien que le responsable du Bureau de Recherche navale, le Dr Harold Hawkins, ait assuré d’emblée aux chercheurs de l’Université que le projet n’était qu’« un effort de recherche courant, donc nous ne devrions pas être préoccupés par son application pratique », la réunion a en réalité montré que le DoD cherche à « mettre en application les résultats ». Corman conseille à ses chercheurs de « penser à présenter les résultats, les rapports, etc., de telle sorte qu’ils [le DoD] puissent clairement voir leur application comme outils qui peuvent être mis en place sur le terrain. »

De nombreux chercheurs indépendants critiquent ce qu’ils considèrent être les efforts du gouvernement américain en matière de militarisation des sciences sociales au service de la guerre. En mai 2008, l’Association Américaine d’Anthropologie (AAA) a écrit au gouvernement américain pour souligner que le Pentagone n’a pas « le genre d’infrastructure pour évaluer la recherche anthropologique [et autres sciences sociales] » d’une manière qui assure « un examen par les pairs, rigoureux, objectif et équilibré » ; elle a demandé que de telles recherches soient gérées à la place par des organismes civils comme la Fondation National des Sciences (NSF).

Le mois suivant, le DoD a signé un protocole d’entente (Memorandum of understanding) (MoU) avec la NSF afin de pouvoir coopérer à la gestion de Minerva. En réponse, l’AAA a mis en garde que, même si les propositions de recherche devaient désormais être évaluées par des comités d’examen du mérite de la NSF, « les fonctionnaires du Pentagone auront le pouvoir de décision au moment de déterminer qui siègera aux comités d’examen » :

«… Il reste des inquiétudes dans la discipline que la recherche soit financée uniquement lorsqu’elle prend en compte l’ordre du jour du Pentagone. Les autres critiques du programme, notamment le Réseau des anthropologues engagés, ont fait état de leurs inquiétudes quant à un programme susceptible de décourager la recherche dans d’autres domaines importants, et de saper le rôle de l’Université comme lieu de discussion indépendant et de critique des instances militaires ».

Selon le professeur David Price, anthropologue culturel à l’Université de Saint-Martin à Washington DC et auteur de La militarisation de l’anthropologie : Les sciences sociales au service de l’État militarisé : « Lorsque vous regardez chaque élément d’un grand nombre de ces projets, ils se présentent comme des sciences sociales normales, d’analyse textuelle, de recherche historique et ainsi de suite ; mais lorsque vous additionnez tous ces morceaux, ils partagent tous des thèmes de lisibilité avec toutes les distorsions résultant de la sur-simplification. Minerva travaille à la production des éléments de l’empire d’une façon qui peut permettre aux gens de dissocier leurs contributions individuelles du projet d’ensemble. »

Le Professeur Price a précédemment exposé comment le programme HTS (Human Terrain Systems) du Pentagone – programme conçu pour intégrer des spécialistes des sciences sociales dans le domaine des opérations militaires – conduit régulièrement des scénarios de formation dans les régions « à l’intérieur des États-Unis. »

Citant une critique sommaire du programme envoyée aux directeurs d’HTS par un ancien employé, Price a rapporté que les scénarios de formation HTS « ont adapté COIN [contre-insurrection] pour l’Afghanistan et l’Irak » à des « situations internes aux États-Unis » où la population locale était considérée d’un point de vue militaire comme une menace pour l’équilibre du pouvoir et de l’influence et une contestation de la loi et de l’ordre ».

Price rapporte qu’un exercice militaire impliquait des militants écologistes protestant contre la pollution provenant d’une centrale au charbon près du Missouri, dont certains étaient membres de l’ONG environnementale bien connue Sierra Club. Les participants furent chargés d’« identifier ceux qui ‘‘résolvaient les problèmes’’», ceux qui ‘‘causaient les problèmes’’ et le reste de la population, qui devait être la cible d’opérations d’informations afin de déplacer le centre de gravité de l’opinion vers cet ensemble de valeurs et de points de vue qui constituait ‘‘l’état final désiré’’ de la stratégie de l’armée. »

Ces exercices militaires s’inscrivent dans le droit fil d’une série de documents du Pentagone qui indiquent que la surveillance de masse de l’Agence de la Sécurité Nationale (National Security Agency – NSA) est en partie motivée par la préparation à l’impact déstabilisateur des chocs à venir, environnementaux, énergétiques et économiques.

James Petras, professeur de sociologie à l’Université de Binghamton à New York, partage les inquiétudes de Price. Les sociologues financés par Minerva et liés aux opérations de contre-insurrection du Pentagone sont impliqués dans l’« étude des émotions survenant lorsqu’on alimente ou que l’on réprime des mouvements déterminés par une idéologie » ajoute-t-il, notamment pour « contrer des mouvements populaires. »

Minerva est un excellent exemple de la profonde étroitesse d’esprit et de la nature défaitiste de l’idéologie militaire. Pire encore, la mauvaise volonté des responsables du DoD pour répondre aux questions les plus fondamentales est symptomatique d’une évidence : dans leur mission à toute épreuve pour défendre un système mondial de plus en plus impopulaire qui sert les intérêts d’une infime minorité, les agences de sécurité n’hésitent pas à peindre le reste d’entre nous comme des terroristes en puissance.

Le Dr Nafeez Ahmed est un universitaire et un journaliste spécialiste de la sécurité internationale. Il est l’auteur du Guide de l’utilisateur de la crise de civilisation : et comment la sauver ainsi que du roman de science-fiction à paraître, ZÉRO POINT.

Source: http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/jun/12/pentagon-mass-civil-breakdown?CMP=twt_gu

Source de la traduction: http://www.upr.fr/actualite/monde/article-paru-journal-britannique-the-guardian-pentagone-se-prepare-rupture-civile-masse

 

Les communautés d’informatique et de technologie vont « relancer l’Internet » pour protester contre la NSA (vidéo)

Reset the Net, le 5 juin 2014

Eric Hal Schwartz, 11/05/2014

Les communautés d’informatique et de technologie comme Reddit, Boing Boing et Imgur font équipe avec des groupes de libertés civiles dans la campagne « Reset The Net » contre la surveillance de la NSA. Plus de 30 groupes prévoient une journée d’action de protestation le 5 Juin pour marquer l’anniversaire des révélations de l’ancien contracteur de la NSA, Edward Snowden, qui ont mis en lumière la NSA. La protestation est conçue sur le modèle des protestations contre les lois Protect IP Act et Stop Online Piracy Act, mieux connues sous le nom de PIPA et SOPA.

Lire la suite: http://inthecapital.streetwise.co/2014/05/11/tech-community-reset-the-net-protest-nsa-video/

Signer la pétition: https://www.resetthenet.org/

Anonymous #NOV5TH2013 – « Le lion ne dort plus »

« Le lion ne dort plus », vidéo postée par Anonymous le 28 juin 2013

Message de la vidéo:

Greetings world
[Salutations au monde]
We are Anonymous We are the people
[Nous sommes Anonymous Nous sommes le peuple]
Governments of the world, take this as your last will and testament
[Gouvernements du monde, prenez ce message comme votre dernière volonté et testament]
The game is officially over
[Le jeu est officiellement terminé]
Social media has given birth to something new
[Les médias sociaux ont donné naissance à quelque chose de nouveau]
Now its time to set the record straight
[Maintenant, il est temps de remettre les pendules à l’heure]
This video was intended as that spark that gets delivered straight into the hearts and minds of the world
[Cette vidéo a été conçue comme cette étincelle qui soit délivrée droit aux coeurs et aux esprits du monde]
This video is an idea, a shared idea, so listen very carefully
[Cette vidéo est une idée, une idée partagée, alors écoutez très attentivement]
And make sure you are sitting down
[Et assurez-vous d’être bien assis]
On the 5th of November 2013, Anonymous calls for a GLOBAL day of civil dosobedience
[Le 5 Novembre 2013, Anonymous appelle à un jour MONDIAL de désobéissance civile]
This time we target all government facilities across the globe, calling on all free thinkers
[Cette fois, nous ciblons toutes les installations des gouvernements à travers le monde, en appelant tous les libres penseurs]
The time for global civil disobedience is now
[Le temps de la désobéissance civile mondiale est venu]
This time it seems that Unions from around the world are also supporting this action
[Cette fois, il semble que les Unions à travers le monde soutiennent aussi cette action]

THE LION SLEEPS NO MORE
[LE LION NE DORT PLUS]
Ask yourself « Where will you be, when we make history? »
[Posez-vous la question « Où serez-vous, quand nous écrirons l’histoire? »]
November 5th 2013, worldwide
[Le 5 Novembre 2013, partout dans le monde]
Now it’s a Vendetta, now it’s personal, now it’s time to occupy everywhere
[Maintenant c’est une Vendetta, maintenant c’est personnel, maintenant c’est le moment d’occuper partout]
It’s time to throw everything we have at November 5th
[C’est le moment de jeter tout ce que nous avons pour le 5 Novembre]
It’s time to re-light the flame of protest till our demands are met
[C’est le moment de faire revivre la flamme de la protestation jusqu’à ce que nos demandes soient satisfaites]
Now it’s time for our brothers and sisters of the awakening to take to the streets
[Le moment est venu maintenant pour nos frères et nos soeurs du réveil de prendre les rues]
Austerity means WAR
[L’austérité signifie la GUERRE]

Here’s to the dreamers, the ones who stand for human freedom
[Voici pour les rêveurs, ceux qui défendent la liberté humaine]
The Occupiers, the ones who change things
[Les militants Occupy, ceux qui changent les choses]

It’s about solidarity, but more than that, it’s about the people
[Il s’agit de solidarité, mais plus que ça, il s’agit des gens]
The people we can help, the people we meet, the people of this once great nation standing together for a common goal
[Les gens que nous pouvons aider, les gens que nous rencontrons, les gens de cette nation qui fut grande et qui se rejoignent dans un but commun]
Concerned by numerous ecological and social problems, we stand united
[Concernés par de nombreux problèmes sociaux et écologiques, nous sommes unis]
As long as there are young and idealistic people out there who share the ideas of ultimate human freedom
[Tant qu’il y aura dehors des jeunes gens idéalistes qui partagent les idées de la liberté ultime de l’homme]
There will always be hope for the world
[Il y aura toujours un espoir pour le monde]

We are Anonymous
[Nous sommes Anonymous]
We are Legion
[Nous sommes Légion]
We do not Forgive
[Nous ne pardonnons pas]
We do Not Forget
[Nous n’oublions pas]
On November 5th 2013
[Le 5 Novembre 2013]
EXPECT US!
[ATTENDEZ-NOUS!]

Le 5 Novembre 2013, la nuit aux 1 million de masques

L’Assemblée du Peuple: Message d’Anonymous (avec John Reese, historien, écrivain et penseur de gauche, qui s’est exprimé lors de l’assemblée dans un discours contre l’austérité et qui a appelé à mener des actions le 5 Novembre)

Anonymous adresse une pétition à Obama pour légaliser les attaques DDoS

Wikileaks-op4-By Anonymous (Operation Payback IRC channel.) [Public domain], via Wikimedia Commons

Anonymous, le groupe de hacking Internet, a adressé une pétition à l’administration Obama pour légaliser les attaques DDoS.

Au moyen du formulaire en ligne de la pétition, sur le site officiel de la Maison Blanche, Anonymous affirme qu’une cyber-attaque, qui paralyse des sites web et les rend indisponibles en inondant leurs serveurs avec des données inutiles, n’est pas du hacking, mais une forme légitime de protestation.

Une attaque DDoS “est l’équivalent d’un clic répété sur un bouton pour rafraîchir une page web”, écrit Anonymous dans sa pétition. “Ce n’est pas différent, en ce sens, de n’importe quelle manifestation d’occupation. ”

“Au lieu d’un groupe de personnes qui se tiennent dehors face à un bâtiment pour occuper un espace, ceux-ci ont leur ordinateur pour occuper un site web dans le but de ralentir (ou d’empêcher) un service de ce site web particulier, pendant un court laps de temps.”

Anonymous a utilisé les attaques DDoS dans le cadre de diverses campagnes politiques et idéologiques dans le passé. Les sites web du gouvernement du Zimbabwe ont été pris d’assaut par le groupe en utilisant cette tactique en janvier 2011. L’ “Opération Payback” a été lâchée en retour, en décembre 2010, sur les sites des gouvernements et des entreprises qui ont aidé à arrêter le fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

Les gouvernements utilisent aussi cette technique dans la cyber-guerre contre d’autres nations. Actuellement, l’Iran est suspecté d’utiliser des attaques DDoS sophistiquées pour paralyser les principaux sites web des banques américaines.

Les attaques DDoS sont illégales en Amérique, au vu du Computer Fraud and Abuse Act (Loi sur la Fraude et l’Abus Informatique), avec des peines allant jusqu’à 20 ans de prison et de lourdes amendes. La cyber-attaque est aussi illicite dans d’autres pays, incluant la Grande-Bretagne.

La pétition Anonymous appelle à ce que “ceux qui ont été emprisonnés pour un DDoS devraient être immédiatement [sic] libérés, et que toute mention au DDoS soit retirée de leurs casiers”.

Au moment de cet article, la pétition compte 735 signatures. Il en faut 25,000 avant le 6 février pour que la Maison Blanche donne une réponse.

Source: http://www.therightperspective.org/2013/01/09/anonymous-petitions-obama-to-legalize-ddos-attacks/

Image: http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AWikileaks-op4.png