La réforme de la NSA d’Obama peut forcer les opérateurs télécoms à recueillir et stocker encore plus de données sur les clients

obama_et_la_reforme_nsaLe plan du président Barack Obama pour la refonte du programme de surveillance téléphonique de l’Agence de sécurité nationale [NSA] pourrait forcer les opérateurs à recueillir et stocker des données de clients qu’ils ne sont pas légalement obligés de garder actuellement, selon des responsables américains.

Lire la suite: http://voiceofrussia.com/news/2014_04_05/Obamas-NSA-overhaul-can-force-telecoms-to-collect-ans-store-even-more-customer-data-8465/

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Pourquoi WikiLeaks est peut-être un projet gouvernemental en faveur de la transparence politique

Nombreux sont ceux qui, au sein des gouvernements, et notamment au sein du gouvernement américain, accusent WikiLeaks de trahison et d’avoir porté atteinte à la sécurité des Etats. Pourtant, il n’y a rien de plus étrange que de porter de telles accusations, alors que la transparence politique est à l’origine une idée soutenue par les gouvernements occidentaux.

Open Data, Open Gov, ouverture des données publiques: tout ces concepts rejoignent l’idée de transparence politique. Il n’y a qu’à lire Wikipedia pour le comprendre: « En Europe et dans certains pays, des directives et lois imposent aux collectivités de publier certaines données publiques sous forme numérique. » (Article sur les « données ouvertes ») La transparence politique, c’est donc une idée gouvernementale. Le concept a aussi été développé en France et en Europe, avec des initiatives comme Démocratie Ouverte (traduction d’Open Gov). Mais l’organisation WikiLeaks, qui fait exactement la même chose que toutes ces organisations, en ouvrant des données au public, se fait bizarrement attaquer de tous côtés par le gouvernement américain et par d’autres acteurs du monde politique, alors que la transparence politique est une idée gouvernementale. On accuse WikiLeaks de trahison, alors qu’ils révèlent simplement les failles du système politique et que leur travail n’est pas différent de ces groupes qui, au sein des gouvernements, font la promotion de l’ouverture des données publiques.

Mais personne ne s’est jamais posé la question: et si WikiLeaks n’était qu’une émanation de ces programmes gouvernementaux qui défendent la transparence politique? et si WikiLeaks n’était qu’un outil parmi d’autres, pour lutter contre la corruption et améliorer le fonctionnement de nos démocraties corrompues et en pleine crise économique?… Comme le rappelle un article du Monde, L' »open data », un outil pour la transparence des administrations, il n’y a rien de mal à divulguer certaines informations collectées par les gouvernements: c’est un concept à la mode, un concept qui vient lui-même des Etats-Unis et qui est apparu en 2007 sous le nom de la loi « OPEN Government Act« . En 2009, Barack Obama lui-même relance le projet sous le nom d’Open Government Initiative. Pour résumer, les Etats-Unis, le pays qui déclare WikiLeaks comme un ennemi à la sécurité nationale (au même titre qu’Al-Qaïda), est en même temps le pays qui a inventé le concept d’Open Gov et qui a incité l’ouverture des données publiques. Si vous raisonnez de manière logique, vous auriez plutôt tendance à dire qu’en fait, WikiLeaks, loin d’être un ennemi des gouvernements, serait au contraire un outil très utile aux mains des Etats-Unis et des gouvernements qui ont enclenché des programmes d’Open Gov et d’Open Data.

Bien sûr, nous n’aurons pas tout de suite la réponse à cette question – de savoir si WikiLeaks est ou n’est pas au service des gouvernements en quête de transparence -, mais le mystère qui règne autour de l’organisation WikiLeaks est peut-être, en partie, une explication à ce problème. Si WikiLeaks était une organisation totalement indépendante des gouvernements, il y aurait sans doute beaucoup plus de facilité de contact. Or, on constate qu’il est très difficile de contacter cette organisation, qu’il n’y a pas d’email ni d’adresse officielle, et que les journalistes qui ont pu interviewer Julian Assange travaillent souvent pour des grands titres de presse, plus ou moins liés aux gouvernements. A partir de là, nous posons la question: est-ce que l’organisation WikiLeaks est si difficile à contacter, par mesures de sécurité, tout simplement parce que, derrière cette organisation, repose le travail de personnes liées à des services secrets et à des gouvernements impliqués dans le projet? est-ce que WikiLeaks est un projet gouvernemental an faveur de la transparence politique, mais un projet caché sous le nom d’une ONG « non-gouvernementale »? La réponse la plus évidente serait, en effet, que WikiLeaks a un rôle à jouer dans ces projets gouvernementaux concernant la transparence politique.

De plus, quoi de plus utile qu’une telle organisation pour réformer les systèmes de nos démocraties corrompues et vieillissantes? Les Etats-Unis devraient se réjouir du rôle de WikiLeaks qui, à travers l’affaire Manning, a révélé le dysfonctionnement de l’armée américaine et la déshumanisation de certains soldats, qui tirent aveuglément sur des victimes civiles ou des cibles terroristes. Les Etats-Unis devraient remercier l’organisation WikiLeaks de ce que ces révélations apportent à la démocratie américaine, à la prise de conscience de la population qui va peut-être permettre de changer les mentalités et de responsabiliser la classe politique face à leurs décisions et à leurs actions.

WikiLeaks est la meilleure des choses qui aient pu arriver aux Etats-Unis, le meilleur outil pour réformer le système politique, là où les Etats-Unis auraient dû dire, en soutien au travail de WikiLeaks: « si quelque chose ne va pas, nous allons le changer, heureusement qu’il y a des gens comme WikiLeaks pour révéler les failles de nos démocraties, car c’est grâce à eux que la démocratie américaine pourra continuer à exister ». Au final, les Etats-Unis ou plutôt une partie des responsables politiques ont attaqué et condamné WikiLeaks, ce qui est une réaction très décevante. Comme on peut le voir dans cette vidéo officielle, certains représentants aux Etats-Unis ont même appelé à l’assassinat de Julian Assange. Si les Etats-Unis avaient soutenu WikiLeaks dans ses publications, cela aurait donné un élan à la démocratie dans le monde et cela aurait redonné de l’espoir à beaucoup de gens déçus par la politique américaine. WikiLeaks était la meilleure des choses qui pouvaient aider à changer le système politique des Etats-Unis, malheureusement le gouvernement américain a pour le moment une attitude peu réceptive à l’égard de WikiLeaks, et comme on le voit aux réactions du Pentagone, l’escargot américain se replie dans sa coquille, au lieu de saisir la chance d’aller vers plus de démocratie.

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CC BY-SA

La réforme du renseignement américain est plus que décevante (Analyse exhaustive)

Vidéo: Discours entier de Barack Obama sur la NSA

Publié par Kiergaard, le 18 Janvier 2014

Après avoir analysé le discours du 17 janvier de Barack Obama sur la réforme des agences de renseignements voici les enseignements que j’en retiens au niveau des réformes elles-mêmes et au niveau de la vision des États-Unis de leurs programmes de renseignements. Cette analyse est, à mon sens, plus pertinente que d’essayer de déterminer un hypothétique niveau « qualitatif » de la réforme annoncée dans une intervention déclaratoire et dans une directive présidentielle qui fixe majoritairement des objectifs.

Lire l’analyse complète du discours de Barack Obama: http://www.points-de-vue-alternatifs.com/2014/01/la-r%C3%A9forme-du-renseignement-am%C3%A9ricain-est-plus-que-d%C3%A9cevante-analyse-exhaustive.html

Traduction du discours de Barack Obama sur la réforme du renseignement: http://www.points-de-vue-alternatifs.com/2014/01/exclusif-traduction-du-discours-de-barack-obama-sur-la-r%C3%A9forme-du-renseignement.html

Affaire Prism/NSA: Julian Assange critique les propositions insuffisantes de Barack Obama

Julian Assange: Obama « embarrassant »

Par Jose Delreal, 17 janvier 2014

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a vivement critiqué les réformes de surveillance proposées par le président Barack Obama vendredi, les qualifiant de « faibles » et disant qu’il est « embarrassant pour un chef de l’Etat de continuer ainsi pendant 45 minutes et de ne dire presque rien. »

« Bien que ces lanceurs d’alerte nationaux ont forcé ce débat, ce président a été traîné, se débattant et hurlant au discours d’aujourd’hui. Il se montre très réticent à faire des réformes concrètes », a déclaré Assange à CNN. « Et malheureusement, aujourd’hui, nous voyons aussi très peu de réformes concrètes. »

Source: http://www.politico.com/story/2014/01/julian-assange-obama-embarrassing-102323.html

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